Abondance hier au poste de nourrissage hivernal pour oiseaux ! On aurait dit que les oiseaux migrateurs, tels que les pinsons du nord et les tarins, lassés d’être sous les feux de l’actualité because la grippe aviaire, étaient venus se réfugier chez moi.
La neige avait commencé tôt le matin, dès 6H45 et était tombée régulièrement toute la journée. Le nombre d’oiseaux a augmenté régulièrement au cours de la journée et en milieu d’après-midi il y avait une vingtaine de chardonnerets, une quarantaine de pinsons du nord et une soixantaine de tarins, soit à peu près le double que les jours précédents.
Le soir, le vent s’est levé et la neige a continué à tomber de plus belle. Vers minuit, il y en avait quasiment quarante centimères. Je ne me rappelle pas avoir vu autant de neige dans la vallée de l’Ognon (à minuit, ma voiture ayant refusé de me ramener pour cause de patinage pas très artistique, j’ai même dû me faire raccompagner … en tracteur, mais ça c’est une autre histoire !).
Ce matin, au lever du jour, le silence était total, pas un cri d’oiseau, on aurait dit que la neige avait recouvert toute la nature d’une chappe de plomb. Les premières mauvaises surprises étant dissipées (beaucoup d’arbres abîmés sous le poids de la neige), j’ai tassé avec ma pelle la neige au sol pour pouvoir y mettre des graines à disposition des oiseaux. Seuls quelques-uns sont venus en début de matinée, d’autres sont arrivés plus tard mais je n’ai pas retrouvé le nombre d’oiseaux de la veille. Quasiment plus de tarins et de chardonnerets, où sont-ils donc passés ?
J’ai souvent remarqué que la neige avait pour conséquence de déboussoler les oiseaux ; on voit alors passer des bandes de passereaux qui fuient vers le sud, même en fin d’hiver. Une partie de « mes » oiseaux avait donc dû partir aussi. Guy P. m’a fait remarquer que de nombreuses bandes ont survolé Besançon ce matin, au niveau de la rue de Belfort, y compris des vanneaux (ce qui est surprenant en milieu urbain).
Plusieurs de mes amis, lecteurs de ce blog, nourrissent aussi des oiseaux en hiver. Ont-ils fait des constatations identiques ? A moins qu’ils n’aient arrêté cette activité à cause de la grippe aviaire !
Moi je n’ai rien observé de cet ordre… mais faut dire que je ne pratique pas le nourrissage hivernal… et que les seuls zoziaux qui retiennent mon attention sont les martinets !
(C’est sûrement pas le genre de commentaire que tu souhaites Bernard, désolé, mais je peux pas faire mieux… mais c’est tout de même mieux que rien, nan ?)
Il y a eu foule à mes deux point de nourrissage, hier et aujourd’hui. C’est même impressionnant !
Pas de changement sinon un regain d’appétit et la nécessité de « recharger les batteries » (j’en suis à 130kg de tournesol ; plus des noix ; plus des pommes)
Pas de chardonnerets du tout.
Beaucoup de Pinsons du Nord, et de tarins ; et bien sûr les mésanges (charbonnière, bleue, nonnette et boréale), le pinson des arbres, l’accenteur, le gros-bec, le verdier, les ramasse-miettes comme le rouge-gorge et les moineaux. Sur les pommes beaucoup de merles et , hélas, des étourneaux. Quelques fois le pic épeiche.
Aujourd’hui j’ai entendu plusieurs chants : le pinson, le rouge-gorge, le merle et la charbonnière.
Ben dis donc Roland, est-ce que tous les oiseaux qui m’ont quitté (bandes d’ingrats !), sont allés chez toi où ils sont mieux nourris (bandes de gras !)?