276, ce serait donc, d’après la presse, le nombre de policiers affectés à la sécurité du siège de campagne de Sarkozy. Pas étonnant donc que la rue d’Enghien, dans le 10ème arrondissement, vive dans une drôle d’ambiance. Les contrôles sont permanents, les habitants sont excédés, les commerçants voient leur chiffre d’affaire baisser.
Après avoir exigé des analyses d’ADN pour identifier le voleur du scooter retrouvé du fils du « premier flic de France » (du jamais vu dans l’histoire de la police), « Sarko candidat » continue donc d’utiliser tous les moyens que « Sarko ministre de l’intérieur » met à sa disposition. Des fonds publics au service d’une paranoïa aigüe ! Une honte dont les principaux médias parlent peu. Par comparaison, le siège de campagne d’un autre candidat de droite (Bayrou) ne bénéficie de la protection d’aucun policier.

(cette photo édifiante, qui m’a été envoyée par un ami, nous laisse
effectivement imaginer ce que pourrait être « la France d’après »)
Avant hier matin, j’ai bien ri : leMonde a publié un article très circonstancié disant que Greenpeace venait de déjouer les services de sécurité et avait déversé huit tonnes de maïs transgénique devant la porte de Sarko qui est le seul candidat à être contre le moratoire sur les OGM. Bizarre, quelques heures plus tard, l’article complet avait disparu (alors que d’habitude, leMonde.fr laisse ses articles une quinzaine de jours en ligne), il ne restait plus qu’un article de quelques lignes agrémenté d’une photo. Le lecteur de ce blog trouvera un compte-rendu plus détaillé de ce fait sur Tribune.fr.
La rue d’Enghien ressemble désormais à un pays occupé. C’est devenu une zone de non-droit. Il semblerait même que les Renseignements Généraux enquêtent sur les habitants.
Terminons cependant par une note d’humour. Une habitante de la rue d’Enghien raconte qu’ayant oublié ses papiers, les gendarmes ne l’ont pas laissé rentrer seule chez elle et qu’ils l’ont obligée à l’accompagner à son domicile. Cette dame s’appelle Mme Delarue-Barrey.