Grandis sous le Troisième Reich. Vraiment ?

Les colonnes ce nos journaux sont remplies de chiffres. Je les regarde toujours avec circonspection. « Qu’est-ce qu’on veut encore bien nous laissé entendre là ? » me dis-je souvent. La prudence est de mise pour moi et je prends rarement les chiffres qu’on nous assène avec force pour argent comptant. Le journal LeMonde que je parcours tous les jours dans sa version internet est assez fort pour publier des chiffres très approximatifs, pour ne pas dire erronés. Ainsi ce journal vient de s’offusquer qu’en Allemagne « un quart des Allemands jugent que le régime d’Adolf Hitler a aussi eu des bons côtés, en matière de construction d’autoroutes, de politique familiale ou de criminalité, par exemple ». Ce genre de raccourcis a le don de m’énerver car je ne vois pas en quoi le fait de reconnaître qu’Hitler a fait construire des autoroutes veut dire que l’on cautionne pour autant sa politique. Par ailleurs, il me semble mal venu, au Pays de Le Pen, de montrer du doigt un pays voisin touché par l’extrêmisme.

Mais surtout, des chiffres m’ont profondément gonflé dans cet article, ils concernent les soit-disant pro-hitlériens : « Ils sont même 37 % chez les plus de 60 ans, la génération qui a grandi sous le Troisième Reich ». Oui, vous avez vien lu cette phrase ! Ainsi donc, pour ce journaliste qui n’a même pas osé signer son torchon, ceux qui ont soixante ans en 2007 auraient grandi sous le Troisième Reich. Je rappelle qu’en 1945, date de la fin du régime hitlérien, ceux qui ont 60 ans aujourd’hui étaient encore dans les sacoches à papa et ne s’apprêtaient à naître que deux ans plus tard. Je ne pense pas non plus que les Allemands nés pendant la guerre aient eu suffisamment de maturité pour apprécier la grandeur du IIIème Reich. Ni que les quelques souvenirs des bébés de l’époque soient aujourd’hui liés à des scènes heureuses. Car n’oublions pas que la vie a aussi été très dure pendant la guerre en Allemagne. Il se peut – et il est même probable – qu’il y ait de la nostalgie chez ceux qui ont pu connaître la vie sous le IIIème Reich (1933-1945), mais celle-ci est probablement à rechercher chez les plus de 70 ans, voire plutôt et en grande majorité chez les 75 ans et plus. Ce qui n’est pas tout à fait la même chose quand même !

Je suggère à ce pseudo-journaliste du Monde de retourner sur les bancs de l’école, soit pour y relire ses leçons d’histoire, soit pour y apprendre les règles de calcul les plus élémentaires. Puis de faire un stage dans un grand journal pour s’approprier réellement ce qu’est un vrai travail d’investigation journalistique. Mais en tous les cas pas au Monde dont le niveau de conscience professionnelle baisse année après année. (Voilà, c’est dit, il fallait que je le dise un jour !).

Pour en revenir à l’article lui-même, je me demande tout de même quel est le but recherché par de tels propos.

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5 réponses à Grandis sous le Troisième Reich. Vraiment ?

  1. Anne dit :

    Je profite de la colère de Bernard contre Le Monde pour citer un article du 11 août 2007. Je l’avais gardé… pour le montrer à Bernard. En fait, il est depuis cet été, pli en quatre dans mon sac, mais j’oublie toujours de lui montrer quand on se voit.

    Il s’agit d’un article sur les espèces disparues, et qui fait suite à la disparition du dauphin du Yangzi. J’en cite un extrait :

    Les extinctions de familles de mammifères sont rarissimes. Les dernières recensées étaient celles de la musaraigne des Caraïbes, vers l’an 1500, des lémuriens géants de Madagascar, vers 1650, et du tigre de Tasmanie, dont le dernier représentant est mort en captivité en 1936.
    Concernant le territoire français, cinquante espèces de vertébrés ont disparu de l’Hexagone depuis la fin de la dernière période glaciaire , voilà 11 000 ans. Parmi elles, le lynx pardelle, l’hydrontin, l’élan, le phoque moine de Méditerranée, la grande grue des cavernes, le pélican frisé, l’ibis chauve, le canard siffleur, l’aigle criard, la siciste des bouleaux ou la tortue caouanne…

    Pour les dates et les autres espèces, je ne sais pas.
    Mais pour le canard siffleur, il en est vu tous les jours dans la région en ce moment, je viens d’aller vérifier sur un forum d’observations naturalistes.

  2. Humeur badine dit :

    C’n'est pas le « canard siffleur » qui a disparu, semble-t-il… mais le « journaliste scrupuleux » (enfin, pas partout, faut tout de même pas exagérer) !

    Un qui n’est pas près de disparaître, en revanche, c’est le « Bernard en colère » !!! (Il est vu, lui aussi, tous les jours, en ce moment… on peut vérifier sur un forum de discussions naturalistes ;-) )

  3. Bernard dit :

    Canard siffleur …
    Journaliste père siffleur …

  4. Bernard dit :

    C’est incroyable cet article du Monde que cite Anne. Il y a beaucoup de confusion de la part du journaliste. Confusion entre espèce et famille. Quand il dit « Les extinctions de familles de mammifères sont rarissimes », il ne sait probablement pas de quoi il parle. Une extinction d’une famille voudrait dire une extinction de quantité d’espèces, ce qui voudrait dire un cataclysme. Heureusement, il n’y en a pas encore eu depuis que l’Homme existe.

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