Des Birmans victimes aussi de la junte au pouvoir
Dès qu’un cyclone de grande ampleur s’abat sur un pays, le sauvetage des sinistrés et des disparus prend l’allure d’une folle course contre la montre. Car on sait que parmi ceux qui ont pu être épargnés par la violence des forces naturelles, beaucoup seront victimes du manque d’eau potable, du manque de soins et des épidémies qui s’ensuivront. L’aide internationale prend alors toute sa valeur et la coopération se fait alors, main dans la main, entre les Etats secoureurs et le pays victime.
Mais lorsque de tels faits arrivent dans l’un des pays les plus fermés du monde, tout se complique. Il y a deux jours, la junte birmane tentait de minimiser les effets du cyclone en ne laissant pas filtrer les images du pays dévasté, en affirmant que le nombre de morts n’était que de quelques centaines et en décidant de maintenir coûte que coûte le référendum pour l’adoption d’une nouvelle constitution prévu pour samedi prochain. Depuis, alors qu’il faudrait que la junte autorise un accès immédiat et sans restrictions pour les organisations non gouvernementales et les agences d’aide, les autorisations d’entrer dans le pays ne sont délivrées qu’au compte-goutte. Pendant ce temps-là, des milliers de Birmans périssent.
Le pouvoir totalitaire, quel qu’il soit, est toujours indifférent au malheur du peuple.
6 mai 2008 à 22:34
Je ne sais pas pour vous, mais le mot junte est un de ceux qui m’effraie le plus : la dictature armée. L’Amérique du sud y a goûté, l’Asie en souffre… à bas la mondialisation.
Je souhaite surtout que l’ouverture possible du pays aux secours affaiblira la puissance de tels salauds…