Le mildiou est un fléau qui a déjà anéanti de nombreuses cultures à travers le monde. Pour mémoire : la grande famine d’Irlande qui au milieu du 19ème siècle a détruit toutes les cultures, provoqué la mort d’un million de personnes et l’exode de millions d’autres. Plus récemment, il semblerait que le mildiou ait anéanti cette année une bonne partie des productions de pomme de terre des Etats-Unis et du Canada. Certains chercheurs considèrent aujourd’hui que toutes les conditions sont réunies pour que le mildiou passe prochainement d’une reproduction végétative à une reproduction sexuée, ce qui conduirait à l’apparition de nouvelles souches encore plus virulentes. Le mildiou risque donc d’avoir un impact accru sur la production de nourriture de la planète (ce problème de nourriture étant en train de devenir crucial).
Il ne sera question dans cet article que du mildiou de la tomate. Ou plutôt « des » mildious de la tomate car ce terme (qui est la francisation du terme anglais mildew, signifiant « moisissure ») est un terme générique qui regroupe toute une série de maladies cryptogamiques.
Cet article est la reprise d’un article déjà ancien que j’ai écrit sur ce thème et que j’ai jugé utile de reprendre aujourd’hui car des expériences complémentaires et des discussions avec les uns et les autres m’ont fait avancer dans ma réflexion. Je suis donc en mesure d’être aujourd’hui un peu plus précis dans mes préconisations pour lutter contre cette maladie, d’autant plus que l’année 2009 m’a conforté dans certaines de mes intuitions et réflexions (voir l’article que j’ai mis en ligne il y a quelques jours et qui montre des pieds de tomates qui sont encore en plein rendement au 12 octobre … Depuis, le gel a tué brutalement tous les pieds)
Mon constat préalable est qu’il n’y a pas de règles valables à 100% car malgré toutes les précautions prises, le mildiou peut apparaître sur n’importe quel pied, y compris sur des variétés vendues comme très résistantes (la variété « Belle de Lorraine » vendue comme étant la variété la plus résistante, et sur laquelle je mettais beaucoup d’espoir, n’a pas fait l’ombre d’un pli et j’ai même dû arracher les pieds prématurément). On ne peut donc être complètement à l’abri d’une attaque. Par contre, on peut mettre toutes les chances de son côté pour que l’impact du mildiou soit faible et le contenir dans des limites acceptables. C’est le but premier de cet article. Et les précautions que l’on doit prendre ne sont pas de l’ordre de quelques-unes seulement, mais multiples, ce qui peut rendre la culture de la tomate fastidieuse pour les uns mais ô combien passionnante pour les autres (pour les jardiniers qui aiment relever les défis !).
Alors ces conseils et ces réflexions (que je partage avec d’autres amis jardiniers), les voici :
A PROPOS DU CHOIX DES VARIETES
- Utiliser essentiellement des variétés anciennes dites « à croissance indéterminée ». Il faut savoir que les tomates anciennes grandissent sans cesse et pourraient vivre plusieurs années (en théorie seulement, car en pratique le gel vient anéantir les plants sous notre climat). Ce qui veut dire que le mildiou met du temps à couvrir toute la plante car celle-ci continue de grandir. Par contre, il faut savoir que les variétés modernes sont au contraire des tomates dites « à croissance déterminée ». Elles sont issues d’un nouveau type de plant qui est apparu en 1913 dans le New Jersey. Au fur à mesure que la sève monte dans le pied, elle s’épuise et les tomates ne peuvent alors dépasser une certaine taille, elles s’arrêtent de grandir. Et comme elles ne grandissent plus, elles sont rattrapées en un temps record par le mildiou. L’idée que les variétés modernes seraient plus résistantes est une idée fausse, c’est exactement le contraire qui se passe. Disons, pour être plus précis, que les tomates modernes ne sont pas plus sensibles au mildiou que les variétés modernes, mais qu’elles n’ont pas la possibilité de « fuir » devant les attaques du mildiou en produisant de nouvelles feuilles.
- Lors des attaques de mildiou, chaque variété réagit différemment des autres. On aura donc intérêt, pour limiter le risque, à planter deux pieds de dix variétés différentes plutôt que vingt pieds d’une seule variété (ce qui ne coûte d’ailleurs absolument rien au jardinier qui fait ses propres semences). Et quand on a pris goût à la biodiversité, on la recherche constamment … Parmi ces variétés, pensez aussi à mettre des variétés à feuillage de pommes de terre, plusieurs d’entre elles me semblent résister à la maladie jusque assez tard à l’automne (exemple de la variété « matina »). Sachez aussi que les tomates cerises offrent plus de capacité de résistance que les autres tomates. Et comme ce sont assurément celles qui ont la meilleure qualité gustative, privilégiez-les dans votre jardin.
A PROPOS DU MODE DE CULTURE
- Les pieds de tomates doivent être espacés car le mildiou a moins de prise sur les pieds bien aérés. Je préconise 1 m entre chaque pied. La plupart des jardiniers n’espacent pas assez leurs pieds de tomates et c’est une grosse erreur. Une autre méthode consiste à disperser les pieds de tomates dans tout le jardin. Un pied par ci, un pied par là, c’est encore mieux !
- Il faut que les pieds de tomates aient bien commencé leur vie. Je m’explique. Un pied qui a été stressé au départ sera moins bien armé pour développer ses propres défenses. Il faut donc mieux avoir semé ses tomates soi-même plutôt que d’acheter des plants dont les racines « tournent autour du pot » car manquant déjà d’espace pour se développer. Et on aura soin de repiquer plusieurs fois ses jeunes plants et les transplantant dans des godets chaque fois un peu plus gros (deux repiquages minimum, trois étant sans doute l’idéal). Attention aussi à tout autre type de stress des jeunes pieds de tomates (excès de chaleur dans une serre, godets de repiquage desséchés en manque d’eau …).
- Il faut qu’il y ait un certain rapport entre la masse du feuillage et celle des fruits. Un pied en bonne santé a généralement beaucoup de feuillage et cela lui permet d’être plus résistant. Cela nous confirme un peu plus dans le choix des variétés anciennes dont le feuillage se développe beaucoup plus. La nécessité d’avoir un bon développement du feuillage implique aussi qu’il ne faut pas trop tailler les tomates, voire ne pas les tailler du tout. Il faut savoir que l’élimination des branches secondaires (que l’on appelle « gourmands »), qui poussent à l’aisselle des feuilles, favorise la pénétration du mildiou dans les plaies provoquées par la taille. De toute façon, les tomates anciennes à croissance indéterminée se comportent infiniment mieux avec trois ou quatre tiges-maîtresses qu’avec une seule. On peut cependant éliminer certains gourmands mais uniquement lorsqu’ils sont petits car la plaie se cicatrise ainsi très vite. Et le but de l’élimination de ces quelques gourmands est aussi de garder un feuillage aéré et sec car les spores du mildiou ne peuvent pas germer sur une feuille sèche. Il faut donc rechercher une manière de garder beaucoup de feuillage mais en faisant en sorte que celui-ci reste cependant suffisamment aéré. Une question d’équilibre donc.
- J’ai remarqué que la proportion idéale feuillage/fruits n’est pas respectée chez certaines variétés qui donnent de gros fruits volumineux à la base du plant. Ces gros fruits pompent trop de sève et le feuillage se développe alors très mal. Ces grosses variétés sont en général plus sensibles au mildiou, elles atteignent rarement l’automne et je me suis demandé s’il ne fallait pas couper les premiers bouquets de fleurs afin de laisser d’abord le temps au feuillage de se développer. C’est ce que je vais faire dès l’an prochain sur les grosses variétés (coeur de boeuf, brandywine, blue fruit, ananas…). Un beau champ d’expérimentation en perspective.
- Contrairement à une idée répandue, les tomates n’ont pas besoin d’eau. N’arrosez donc pas vos tomates ! Sauf si l’été s’avère trop sec. Dans ce cas, paillez le pied des plantes et arrosez-le une ou deux fois seulement dans l’été. Il faut toujours garder en tête que l’humidité favorise le mildiou. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il vaut mieux enlever les feuilles de tomates qui touchent le sol car la zone proche du sol est en général très humide, notamment la nuit.
- Les tomates que je cultive en terre limoneuse en plein champ sont plus sensibles au mildiou que celles que je cultive dans mon jardin en terre plus argileuse. La nature de la terre doit donc certainement influer. Mais comme les tomates que je cultive en plein champ sont sur un terrain infesté par le mildiou à cause de la proximité de cultures de pommes de terre, je peux difficilement, pour l’instant, tirer de conclusion définitive quand au comportement du mildiou selon la nature du sol. Il me semble cependant que les sols lourds conviennent plutôt bien à la tomate.
- Les tomates semées tardivement (deuxième quinzaine de mai) se comportent mieux face au mildiou et assurent une bonne production d’arrière-saison en septembre-octobre. Cela s’explique facilement car à l’entrée de l’automne (période plus humide, notamment à cause de la présence de brouillards), les pieds sont encore jeunes, ils n’ont pas encore affaibli le sol en oligoéléments, et offrent donc bien plus de résistance que les vieux plants semés en mars. Pensez donc à échelonner vos semis : février (pour ceux qui possèdent une serre), mars (pour le gros de la production) et mai (pour une récolte d’arrière-saison).
- Sachez aussi que l’excès d’azote favorise les maladies et notamment le mildiou. Je me contente de mettre un peu de fumier au pied des tomates lorsque je les plante. D’autres utilisent le purin d’ortie en cours de culture (dilué à 20%).
A PROPOS DES TRAITEMENTS
- Les traitement à base de cuivre sont difficiles à éviter. Sachez que la fameuse bouillie bordelaise (sulfate de cuivre) est tolérée en agriculture biologique. Néanmoins, on peut se préoccuper de la teneur en métaux du sol et essayer de limiter les quantités de cuivre. J’ai testé avec beaucoup de succès le cuivrol qui est vendu par Magellan comme étant un engrais foliaire pour plantes et qui est beaucoup moins dosé en cuivre. Il contient par contre des oligoéléments qui renforcent les défenses des plantes (zinc, bore et molybdène). La fréquence des traitements varie selon la météo : on peut pratiquement se passer de bouillie bordelaise (ou de cuivrol) lorsque l’année est sèche mais les traitements peuvent être très proches (tous les 10 jours) si l’alternance pluie/soleil est trop forte. Le fait de transpercer le pied de la tomate d’une fil de cuivre est une pratique assez répandue chez les jardiniers amateurs, mais je ne sais pas si l’efficacité de cette méthode est avérée. Je l’ai faite autrefois, je ne prends plus le temps de le faire, c’est sans doute dommage.
- Les principes actifs (oligoéléments, minéraux) contenus dans l’ortie sont précieux et peuvent être utilisés pour renforcer les défenses des pieds de tomates. On peut utilement enterrer quelques poignées d’orties au pied de chaque pied de tomate lors de la plantation. Un purin d’ortie (à diluer à 5% maximum), pulvérisé régulièrement sur le feuillage, renforcera les défenses des plantes. Idem paraît-il pour les décoctions de prêle, de saule ou d’osier mais je n’ai pas testé ces dernières.
- Les plants atteints peuvent être traités par un mélange très naturel, dont la nocivité est nulle, de bicarbonate de soude et de savon noir. Pour 4 litres d’eau, mettre 1 cuillerée à soupe de bicarbonate de soude et 4 de savon noir (le savon noir n’a comme rôle que de permettre au bicarbonate de soude de se fixer sur les feuilles). Le traitement est à renouveler après chaque pluie.
- Lorsque un plant est atteint, il faut enlever les feuilles dès qu’elles sont abîmées, ce qui nécessite une surveillance permanente. Les feuilles seront de préférence brûlées, en aucun cas mises au compost. Quand on a largement assez de pieds de tomates, on peut carrément arracher le pied malade afin d’éviter une contamination des autres
- Il semblerait que les tomates secrètent dans le sol des substances qui vont les aider à mieux résister les années suivantes. Ce qui veut dire qu’il vaut mieux replanter les tomates chaque année aux mêmes places. C’est ce que disent certains. D’autres affirment le contraire. Rien dans mon expérience ne me permet de confirmer ou d’infirmer ces dires. Encore un champ d’expérimentation pour les années prochaines ! Mais peut-être avez-vous un avis là-dessus …
CONCLUSION
Sujet donc très complexe que ce problème du mildiou. Cet article n’est donc pas définitif et il est probable que je l’amende encore dans les années qui viennent. Et j’espère que beaucoup d’entre vous (Marie-Jo, Francisca, Christophe, Luc, Lamosa, Dan …) pourront témoigner par leurs commentaires de leurs expériences, ce qui permettra sans doute de confirmer certaines de mes observations mais aussi d’en rejeter certaines.
En conclusion, les clés du succès de la lutte contre le mildiou de la tomate tournent pour moi autour de cinq concepts : « Diversité de variétés anciennes », « absence d’arrosage », « peu ou pas de taille », « traitement à base de cuivre/ortie » et « surveillance permanente ».
mon expérience est tout à fait empirique; en fait, j’esaie un peu tous les trucs.
je crois m’être aperçue cependant que les plants traversés par un fil de cuivre et plantés sur un lit de feuilles d’orties avaient mieux résisté que ceux venus spontanément et non « cuivrés ». j’ai aussi planté 2 plants d’hybrides (honte sur moi!) qui se sont comportés mieux que les autres, et là, y a pas photo!
j’ai aussi supprimé quotidiennement les feuilles atteintes, pulvérisé bicarbonate et purin de prêle. purin de consoude aussi pour fortifier les plants. et, bien entendu, bouillie bordelaise…
ce qui est râlant, c’est que dans certains coins des jardins, certains dont les miens ont subi une attaque en règle du mildiou alors que dans d’autres coins, ils ont échappé et produit magnifiquement jusqu’aux gelées. il est vrai que je ne leur ai pas demandé ce qu’ils employaient comme produits chimiques….
vrai aussi que j’avais planté mes tomates très tôt et cueilli les premières vers la mi-juin. le mildiou est arrivé ensuite; mais mes plants ont continué à survivre et même se régénérer jusqu’au coup de gel.
a mon avis il faudrait échelonner la mise en terre, j’y penserai l’année prochaine.
en 2007 alors que tous le secteur avait été ravagé , mes plants ont magnifiquement produit. il est vrai que j’étais la seule à utiliser orties et purin d’orties; les autres n’en voulaient pas (ça pue!).
je crois aussi avoir constaté que ne pas regrouper les plants et les disséminer était bénéfique mais cette année il va falloir que je bataille car IL veut tout planter en rangs d’oignons (comme son papa avant lui), alors que, moi, je suis pour sortir des sentiers battus.
notre voisin de jardin est toujours scandalisé de voir que je sème tout en fouillis , sans belles allées pour les séparer, et pourtant, ça pousse.
dans un autre ordre d’idées j’ai souvent écouté alfred deller et d’autres haute-contre. le seul reproche que je peux faire, c’est que ce genre de répertoire m’ennuie : je ne dois pas être assez esthète.
Tout ça est très intéressant.
Juste une remarque (bien que je n’ai strictement aucune compétence en la matière, il faut bien le dire) …
Les tomates qui n’ont pas besoin d’être arrosées, ou presque pas, ça c’est valable en Franche-comté mais je ne crois pas que là ou j’habite ce serait possible.
A moins d’un été pluvieux comme l’an dernier, chez moi, il n’y a aucune humidité au sol, même la nuit.
Quand à la journée, tout grille !
C’st un climat hoRRible dont j’ai hoRReur !
N’empêche que c’est bien sympa de faire gagner une trentaine d’années d’expérience aux petits jeunes qui débutent en jardinage !
Super article. J’ai pas fini de tout lire. Mais j’ai une question à poser au sujet des pieds de tomates. Il y a un professeur qui s’appelle Gérard Ledoigt qui a rendu compte d’une étude sur les ondes électromagnétiques en utilisant des plants de tomates.
Comme tu parlais du stress des tomates, je me demandais si ces plantes étaient sensibles au stress plus qu’une autre.
Voir l’étude en question ici :
http://www.robindestoits.org/Rapport-de-l-Universite-de-Clermond-Ferrand,-Septembre-2007_a37.html
J’ai globalement, mais avec bien moins d’expérience, fait les mêmes constats que Bernard.
Toutefois, quelques doutes :
- sur l’espacement, il y tout de même des plants qui ne souffrent pas d’une grande promiscuité (à laquelle je les condamne souvent, cette année, quelques plants cernés par le mildiou ont résisté malgré un écartement moyen de 50 cm).
- sur les variétés, quelques-unes se révèlent résistantes une année (ce n’est pas toujours reproductible), mais les mêmes variétés sont parfois plus atteintes chez un autre jardinier la même année. Je crois que l’exposition, la nature du sol, bref et même si le terme n’est pas absolument approprié, les conditions microclimatiques (à l’échelle du pied) sont parfois déterminantes.
- sur la plantation tardive : les plants rattrapent souvent ceux qui ont été mis en terre bien avant, mais le mildiou rattrape aussi bien je trouve !
Reste que je suis très en accord avec quelques observations de bernard :
- le plant issu de ses propres semis, n’ayant subi ni le stress des aléas du rempotage, ni celui de la migration géographique (nouvelles conditions de vie), est plus résistant.
- la diversité de toute nature est bénéfique : variétés, lieux, époque de plantation…
- l’absence d’arrosage, même dans des conditions d’aridité n’est pas dangereuse. Contrairement à ce que paraît penser Etincelle, l’été franc-comtois est souvent redoutablement chaud et sec : l’amplitude thermique régionale est très élevée. En n’arrosant pas (sauf semis et jeunes plants pendant une poignée de jour), on favorise un enracinement profond des plantes, et leur capacité de trouver de l’eau difficilement soumise à l’évaporation ou la dessication. J’ai pu effectuer les mêmes observations pour des sols nettement plus secs et sableux (sortes d’arènes granitiques dans l’extrême sud de la Bourgogne).
- la présence de nombreuses feuilles ne nuit pas à la plante, sa vitalité étant mesurable à son port, sa floraison, etc. Je suis toujours surpris par ces plants devenus chauves… et bien incapables d’une nouvelle croissance. L’appel foliaire est une nécessité physiologique pour le développement végétal. Là se trouve sans doute une clé de la réussite : observer, réagir en conséquence et non systématiquement.
- éliminer les feuilles malades est en revanche une garantie contre la propagation du mildiou qui utilise un flagelle pour gagner le reste du plant.
- au sujet du fil de cuivre, je suis assez réticent car j’ai du mal à traumatiser le vivant, avec un métal qui plus est. Par contre, je place toujours, lors de la plantation, un brin d’ortie qui n’est pas en contact direct ou immédiat avec les racines (sous la couche de terreau ou de fertilisant.
- sur la place des tomates, je n’ai pas constaté de difficultés à les laisser au même endroit… mais j’ai moi-même souvent changé d’endroit et donc de potager !
Une question enfin : s’il est avéré que la propagation du mildiou est le fait de l’eau (d’où la mise à l’abri du feuillage lorsqu’il pleut, et qui me semble à imiter, je me demande si l’exposition plein vent ne permet pas elle aussi une propagation plus rapide : j’ai pu constater que mes plants abrités du vent étaient touchés moins vite et moins fortement que les autres… est-ce possible que les spores se déplacent aussi par ce moyen ?
Bon ben moi , je n’ai plus qu’à acheter des parapluies pour mes plants de tomates …. !!!!

Non , trêve de plaisanterie . Très bel article sur ce poison qui me fait être dégouté du potager après tous les étés depuis quelques années .
ah, un petit truc que je ne vous ai pas livré : je leur parle gentiment à mes pieds de tomates, je les encourage et, quand ils se comportent bien, je les félicite : » gentil, je suis contente de toi, bravo, continue. »…et ça marche….
Il est vrai que la culture de la tomate demande beaucoup de soins et d’investissement temps si on veut des résultats à la hauteur de nos espérances.
Je mets mes plants à 1 m de distance, et jamais deux pieds de la même variété côte à côte. Bien sûr, cela demande un étiquetage multiplié, mais qu’importe.
En ce qui concerne les semis, je mets une graine tous les 5 cm dans du terreau très fin. Je repique une première fois toujours avec du terreau très fin dans un très petit godet en tourbe. Je place les godets les uns contre les autres dans le même terreau – pour éviter un assèchement – Dès que je vois un petit bout de racine dépasser, je repique dans un godet de tourbe plus grand, mais sans supprimer le premier godet. Ainsi, le plant n’est en aucun cas traumatisé par ce deuxième repiquage et je procède de même pour le troisième repiquage.
Ensuite, j’installe mes pieds en terre à 1 m de distance avec le godet en tourbe, donc toujours pas de choc de plantation, ni difficultés de reprise.
Je creuse un bon trou que j’ameublis, au fond je mets des orties fraîches hachées, par dessus une couche de terreau de semis et ensuite le pied dans le pot de tourbe et couvrir avec de la terre de jardin. Ainsi, pas de stress garanti, et j’arrose le pied avec de l’eau et tout de suite après avec un purin d’ortie de ma fabrication, à 10%.
Cela ne me gène pas, par expérience de replanter sur planches de tomates de l’année précédente. Par contre, jamais sur un terrain où il y a eu des pommes de terre. Sinon je pratique efficacement la rotation des cultures.
Personnellement, je supprime les premiers bouquets de fleurs sur coeur de boeuf notamment. C’est un crève coeur sur le moment, mais le résultat est ensuite bien meilleur. Je ne supprime pas les feuilles du bas, soit je les attache en les remontant, soit je mets une sorte de tuteur pour les relever. Les plaies favorisent grandement le mildiou, donc pour moi, pas de taille des gourmands, sauf exception lorsqu’ils sont alors tout petits. Je suis, enfin, mes tomates, peu attaquables au mildiou, et si malgré tout j’ai une petite attaque, vite je coupe les feuilles malades, immédiatement après je pulvérise de la bouillie bordelaise, j’arrose le pied à l’eau et de suite avec du purin d’ortie à 20% que je renouvelle tous les quinze jours, au moins trois fois. Les feuilles ne seront pas mises dans le compost mais brûlées. Pas de pitié pour le mildiou. J’ai pris l’habitude d’arroser mes tomates d’abord à l’eau et lorsque l’eau est imbibée, avec le purin d’ortie à 10% hors maladie. En Sologne, j’étais obligée d’arroser régulièrement mes tomates, au pied bien sûr, par contre, en Normandie, je pouvais espacer davantage. L’avantage, non négligeable, d’avoir un carré réservé rien qu’aux tomates, c’est que pour le reste des cultures on peut installer un système d’arrosage automatique et aérien. Quel gain de temps, cela suffit amplement d’arroser à l’arrosoir les tomates ou au goutte à goutte automatique. Et puis l’esthétisme est ainsi conservé. Un jardin c’est comme un tableau, cela demande du doigté.
Merci à Lurbeltz d’avoir attiré notre attention sur l’effet génotoxique de nos portables sur nos chères tomates ! Voilà une bonne raison de le laisser à la maison ! Laissez nous en paix à rêver dans notre jardin…secret.
Merci à toi Bernard pour l’excellence de ton article…comme d’habitude d’ailleurs…
Pour rajouter de l’eau au moulin de Christophe, sur deux côtés de mon carré « tomates », je plante sur l’un d’eux une haie faite de topinambours, contre le vent, et de l’autre des plantes mellifères pour que les insectes aillent dessus plutôt que sur mes fleurs de tomates, évitant ainsi toute fécondation croisée indésirable, même si l’on sait qu’elle reste relativement rare.
Très content que cet article ait suscité autant de réactions, j’avais passé tellement de temps à le préparer …
Je suis content de voir aussi que l’expérimentation qui consiste à couper les premières fleurs des variétés à gros fruits (type « coeur de boeuf ») a déja été faite par Francisca et que ses résultats sont probants. J’ai eu cette intuition-là les temps derniers et je m’apprêtais à le faire l’an prochain, comme je l’ai dit dans mon article.
J’ai discuté aujourd’hui du mildiou avec Oliver qui a un frère passionné de jardinage dans le nord de la France. Il m’a dit que dans le secteur où habite son frère, tous les pieds de tomates ont été détruits cet été. Non seulement la bouillie bordelaise a été inefficace mais les jardiniers ont été estomaqués de voir que même les produits chimiques les plus forts, tels que le mancozèbe ou le cymoxanil, ont été eux-aussi inefficaces. De quoi se faire du souci car il semblerait bien que l’on ait aujourd’hui affaire à de nouvelles souches de mildiou plus virulentes que par les temps passés.
Il faut interdire la culture de la patate … Interdire la pluie en Bretagne !!!

Et peut-être que là , j’aurai de belles tomates …
C’est vraiment extraordinaire, ces petites expériences empiriques personnelles menées par Francisca, Bernard, Christophe, Marie Jo, (je n’ose pas ajouter Yves
).
Passionnant même.
D’autant plus que ces expériences conduisent quasiment aux mêmes conclusions.
Continuez comme ça et quand vous aurez tout découvert, vous me direz tout, et je me mettrai à la culture des tomates … LOL
Yves, on pourrait peut-être s’arranger.
Tu m’envoies un peu d’humidité et je t’envoie un peu de sècheresse !
D’accord avec Francesca sur l’ingrédient miracle qu’est l’affection voire l’amour porté au vivant. (Voir « la vie secrète des plantes » ouvrage indispensable pour ceux dont la science n’a pas définitivement occulté les informations sensorielles).
J’ai oublié dans la liste de mes recettes, le soin porté à la lune : elle détermine grandement les choses, et sans vouloir jeter un pavé dans la mare (encore une fois souvent méprisée de la science), bien des choses dépendent de ce puissant satellite… à commencer par la menstruation. Je sème et transplante le plus souvent en fonction du calendrier lunaire, rien à voir avec l’astrologie.
Je suis assez impressionné par la rigueur de Francesca, en étant moi-même généralement incapable en ce qui concerne la moindre gestion !
Dernier ingrédient donc : un zeste d’instinct ou d’écoute de la nature.
JARDINIER : – je t’aime oh merveille de production à venir !
TOMATE (inaudible au profane) : – Moi aussi je t’aime, mais j’aimerais aussi que ma santé te préoccupe autant que ton panier !
Tomate: « Oh, mon jardinier, comme tu prends soin de moi ».
Jardinier : « C’est pour mieux te manger, ma tomate ! »
Moralité : Il semble que le jardinier soit un loup pour ses tomates vêtues d’un petit manteau rouge.
Aïe ! Ils vont tous me tomber dessus, les Francisca, Bernard, …
Non, non, très belle et très humoristique la comparaison.
Et puis les tomates sont très bonnes pour la santé !!!
http://www.lanutrition.fr/Les-effets-anti-cancer-de-la-tomate-mieux-compris-a-2021-145.html
Et je suppose que les tomates du potager sont encore meilleurs … Alors tant pis si je perds ma récolte encore l’année prochaine … Je planterai des tomates . Et avec pour la variété cette fois si ….. les conseils de Dupdup .
A bas le Mildiou nom de diou !!!!!!!!!!!!
Très intéressant, Yves, cet article sur le phytoène et le phytofluène dont je ne connaissais même pas l’existence. J’ai l’impression que, d’une manière générale, les légumes, contiennent des tas de composés qui jouent un rôle essentiel sur notre santé et qui sont encore, pour certains, à découvrir.
De toute façon, on sait qu’on a intérêt, d’un point de vue santé, à réinverser notre manière de consommer et à réintroduire le maximum de végétal dans une nourriture beaucoup trop carnée.
Je me demande si le fait de mettre du purin d’ortie, en engrais (c’est à dire dilué à 20%), au pied des tomates ne favorise pas le mildiou (l’apport d’engrais azoté étant favorable aux maladies), contrairement à la pulvérisation de purin d’ortie sur les feuilles (dilué à 5%) en tant que complément alimentaire destiné à renforcer les défenses des plantes. Enfin, c’est juste une question que je pose, je n’ai pas de réponse.
Je suis un adepte du purin d’ortie. Deux années de suite que j’arrose deux fois par semaine mes plants, il me semble que cela est bénéfique, la plante est en bonne santé en général. Je reviens au cuivre, au lieu de stresser la plante en la transpersant, prenez un fil de cuivre électrique(attention souvent il est recouvert d’un vernis industriel) et fabriquer un rond que vous enterrez autour de la base de la tige, les molécules de cuivre se diffuseront sur les racines
ça n’a rien à voir avec le mildiou mais , je me souviens que lorsque j’étais enfant les anciens ici portaient à leur bras un bracelet en cuivre ( lorsqu’ils le retiraient ça faisait une trace verte sur le poignet ) .. On ne voit plus ou peu cela aujourd’hui .
Pourquoi portaient-ils ce bracelet exactement ?
Le cuivre était très utilisé par les anciens effectivement, et depuis la nuit des temps. On a retrouvé notamment dans les tombeaux égyptiens des bracelet en cuivre. Nos aïeuls portaient ces bracelets contre les rhumatismes, le cuivre est un puissant anti-inflammatoire qui soulage l’arthrose.
Pour ma part, je consomme le kéfir de lait, qui a les mêmes effets, et qui me semble plus naturel.
Thierry, merci pour votre « truc » du bracelet de cuivre pour nos tomates contre le mildiou, de cette façon impossible de blesser le pied.
Pourquoi ils portaient un bracelet en cuivre ? Pour ne pas attraper le mildiou … ! Tu as déjà vu un enfant ayant attrapé le mildiou ? La preuve que les bracelets en cuivre, ça marche, non ?
Trêve de plaisanterie, on doit sûrement trouver des choses dans la littérature sur l’utilité de porter des bracelets en cuivre. Peut-être cela a-t-il un rôle au niveau énergétique, je n’en serais pas surpris.
Messieurs, n’hésitez pas à consommer un maximum de tomates, le phytoène et le phytofluène vous conserveront en bonne santé et vous aideront à conserver votre ….virilité…plus longtemps….nous en avons besoin….. :
Il semblerait effectivement que le Cuivre soit un minéral anti-oxydant déterminant dans la protection des os, des cartilages et de la peau. Ces effets bénéfiques sont connus depuis l’antiquité (chez les Egyptiens, les Chaldéens, les Grecs et les Romains) et ont été mis en évidence de manière plus scientifique par les études du Dr Ray Walker.
Le cuivre aide à :
* soulager les douleurs articulaires,
* apaiser durablement l’inflammation,
* stimuler le système immunitaire,
* combattre efficacement l’arthrite…
Francisca, tu nous parles du képhyr de lait, je voulais faire dans les temps qui viennent un article sur le képhyr de fruits (ma boisson quotidienne), on pourra donc parler à ce moment-là de ces deux boissons.
Des « green zebra » pour rester vert !!!!
Et une bonne salade de Batavia…Gra !!!
ça va chauffer dans les potagers …
Pour revenir au purin d’ortie, il est peut-être utile de rappeler que je le prépare moi-même. Il n’est sans doute pas aussi puissant que celui que l’on trouve dans le commerce. En complément alimentaire, je le dilue à 10%, mais en curatif à 20%. C’est une habitude de plusieurs décennies. J’ai très peu d’attaque du mildiou, voire pas du tout, je mets ça sur le compte du purin d’orties, mais, qui sait…..mais qu’importe après tout, on ne peut pas élucider tous les mystères de la nature…l’important n’est-il pas d’y croire et que cela fonctionne !
Super Bernard, encore quelque chose en commun à partager, ça marche bien sur ton blog. Je consomme aussi du kéfir de fruits, nous pourrons nous échanger nos recettes, toutefois je pense que le kéfir de fruits n’a pas le même impact sur la santé que celui de lait.
Je consomme aussi du Kombucha, tu connais ?
Il y a trois ans, j’ai voulu faire un article sur le Kombucha (je disais « la » kombucha, sans doute que je me trompais de genre) mais finalement, j’ai perdu « la mère » et j’ai alors arrêté l’idée de faire un article sur ce sujet, n’ayant plus de quoi faire de photo pour illustrer cet article.
Francisca, nous prépare un jour un article là-dessus, il pourrait venir en complément à l’article sur le képhyr ?
Pour ma part, il n’est absolument pas question que je sème ou plante sans le calendrier lunaire…je suis convaincue que c’est portant. Il y a pourtant pas mal de controverses à ce sujet
Je ne sais pas si on dit le ou la kombucha, ni si on écrit préférentiellement kéfir ou kephyr , mais si tu veux une mère de kombucha, je t’ enverrai bien volontiers un éponyme.
Et toi, Bernard, le calendrier lunaire, ça te parle ou pas ? Intéressant de connaître ton avis
Je crois qu’on écrit plutôt « képhyr » que « kéfir ». D’ailleurs, tout à l’heure, je me suis rendu compte que j’avais fait une erreur orthographique sur ce mot et j’ai aussitôt corrigé.
Tiens, un article sur la lune, ça serait pas mal pour un débat sur ce blog, non ?
Et la Stévia, tu connais ?
Oui, j’ai déjà goûté et j’ai d’ailleurs envoyé à Etincelle ces jours-ci un article du Monde qui parlait de cette plante pouvant avantageusement remplacer le sucre.
Hou la la, déjà trois idées d’articles qui sont nées aujourd’hui … ce blog est épuisant !
Francisca, le purin d’ortie est largement plus puissant que le purin de magasin (vendue très cher). Tout dépend de comment tu fais infuser. C’est comme pour une tisane ou un thé. Plus ou moins de produit et de temps d’infusion.
Quand a la stévia, je voudrais pas etre moqueur, mais ca fais qq années que les grands trusts sucriers ont mis la main dessus, avec dépot de brevets pour remplacer l’aspartame. Ils ont compris qu’il y avait un enjeu colossal sur le marché de l’obésité. Il parait qu’au Japon, la stévia est consommé depuis plusieurs décennies. – Diable, on s’éloigne pas du couple tomate/mildiou ?
Si c’est vrai ce que tu dis, c’est un scandale de plus, les grandes firmes agroalimentaires ayant pris l’habitude de breveter le vivant, tout ce qui est possible, dépossédant ainsi de nombreux peuples de la terre de leurs plantes traditionnelles cultivées.
Si la stévia peut remplacer cette saloperie d’Aspartame !!!
Oui, Yves, la Stevia rebaudiana, édulcorant naturel, va remplacer l’Aspartame, je le parie. Pas de doutes. Il y a longtemps que je me suis penchée sur ce petit arbuste. L’arrêté d’autorisation de mise sur le marché français ne date que depuis début septembre…enfin !!
Cela fait un demi-siècle que les japonais l’utilisent, des siècles pour les indiens guarani. Il y a toujours eu barrage des grands industriels sucriers, que font-ils faire de leur aspartame ? Pour ceux qui ne connaissent pas cette plante, on ne la trouvait que « sous le manteau » jusqu’ici. J’ai une amie dans le Gers qui en a un pied depuis trois ans, et m’a fait le mois dernier un marcottage. Elle fait sécher les feuilles, les réduit en poudre et l’utilise en remplacement du sucre, mais avec un pouvoir sucrant de 300 à 400 fois supérieur, c’est un produit 100% naturel. On en trouve en magasin bio, non raffinée à un prix très élevé puisqu’il faut compter 10€ les 50g. Elle sera très utile pour les personnes souffrant de diabète, d’obésité et de maladies cardio-vasculaires (0 calorie). Un petit bout de feuille sur la langue sucre la bouche pendant plus d’une heure! Elle aurait des vertus sur le contrôle de l’appétit, diminution de la pression sanguine, la régulation du taux de sucre dans le sang et la guérison accélérée des petites plaies (on utilise déjà dans les hôpitaux le miel pour guérir certaines plaies avec succès).
Je me suis laissée dire que Canderel proposera le « Pure Via » dés la fin de ce mois-ci. A suivre..
Thierry, désolée, on s’est un peu éloigné de la tomate et de son compagnon d’infortune, mais comme j’avais évoqué le Kéfir et le Kombucha, tous deux produits 100% naturel, je me suis permise d’y adjoindre un troisième larron : la Stevia.
La Ferme Sainte Marthe en propose des pieds, si cela vous branche…..
Faut pas avoir de scrupules à sortir de la discussion de départ. Quand ça part sur d’autres sujets (comme par exemple le képhyr, le kombucha ou la stevia), ça ouvre de nouveaux horizons, voire de nouvelles idées d’articles. Donc dérivons, dérivons …
Il y a env. deux anx, j’ai testé la kombucha. Bon, faut en vouloir… Je pense qu’il y a meilleurs ds la nature.
Francisca, peut on trouver un plant (ou graine) de stévia qq part ? Je planterai bien ca chez moi. Sur le site de Guayapi on en acheter depuis pas mal de temps me semble t’il. Ca fait qd même 3/4 ans que je connais la stévia, simplement en lisant des revues bio.
Francisca, champagne contre un plant. Dac ?
Thierry, pour le Kombucha, j’en suis une grande fan j’adore cela, on croirait vraiment boire du cidre, cela en a la couleur, le pétillant et le goût.
Les éponymes se reproduisent très bien. Tout dépend des soins que l’on y apporte, je me souviens en avoir consommé lors d’un dîner du vraiment « dégueu », avec un goût de terre infecte.
Quant à la Stévia, La Ferme Ste Marthe, producteur de semences de variétés anciennes mais surtout AB, en a vendu dans son catalogue 2009, mais pour cette année, seulement en graines. Je prends toutes mes graines chez eux, depuis une vingtaine d’années.
¨Plante d’origine du Paraguay où les indiens Guaranis en font un usage séculaire. Elle y est appelée « feuille comme miel » ou « herbe sucrée ». On lui prête, entre autres vertus, des propriétés médicinales.
Elle atteint 40 à 60 cm à maturité, se cultive comme le basilic. Pincer pour obtenir un port buissonnant.
Semis : de février à mai, en terrine (20°mini). La germination de la Stévia étant difficile, nous vos conseillons d’exposer vos semis à un cycle de 16 h de lumière journalière pour faciliter la levée. Maintenir humide Repiquer les plants lorsqu’ils ont 6 à 8 paires de feuilles, à exposition ensoleillée et sol pauvre. Craint la sécheresse, bien pailler et arroser régulièrement »
J’ai mis l’intégralité de leur texte concernant ce sucre naturel.
J’en ai passé commande que je recevrai fin mars, c’est bien volontiers que je partagerai avec vous, et bien évidemment sans contrepartie, ce n’est pas mon système de fonctionnement. Mais j’adore le champagne!!! Et oui, on a ses petites faiblesses !!!!que j’achète Bio…évidemment.
Kombucha , goût de cidre …. Bon dieu , ça va être bon avec mes crêpes saucisses !!!!!

Bientôt Noël … Alors pour le sapin , prenez un BIO !!!!
Comme dit la chanson :
» Mon BIO sapin roi des forêts , que j’aime ta verdure …. La la lala lala la la »
Contrairement à ce que dit Thierry, je trouve que le goût de la Kombucha est très bon.
Francisca, j’ai bien noté ta question sur l’influence de la lune. Je ne l’ai pas écartée, je pense que ça vaut plus qu’un commentaire de ma part, un article complet au moins.
Je bien bien d’accord avec toi, il nous faut un article sur ton expérience à ce sujet.
Je sais, je sais….on abuse. C’est un énorme boulot, on te bouffe tout ton temps…c’est pas bien mais on aime tant te lire !!!! c’est ta faute aussi….
Allez, Bernard, courage, prends ton temps, rien ne presse, et fais nous rêver au clair de lune
Superbes photos de Camargue..
Pas trop dur le retour Bernard ?
J’aimerais bien, si tu en étais d’accord, que l’on aborde deux nouveaux sujets, en plus de ceux déjà évoqués antérieurement, encore à traiter, et que tu nous fasses part de tes réflexions pour le premier sujet et de ton expérience sur le second :
1 – Que penses-tu des tomates transgéniques ? Je n’en connais que deux mais il risque d’y en avoir d’autres : – La Mc Gregor aux USA
– Pusa Ruby en Indes
N’y a-t-il pas un risque qu’en France un illuminé en créé une ? Il y a beaucoup à développer sur ce sujet.
2 – Là, je fais appel à ton expérience : la greffe des tomates…vaste sujet également…Si tu la pratiques, quelle est la méthode que tu préfères et surtout quel porte-greffe privilégies-tu ?
As-tu déjà pratiqué la greffe patate-tomate ou piment-tomate ou poivron-tomate ? et pour quels résultats.
Si ce n’est toi…….peut-être ton frère…….tomatophile…
Concernant le deuxième point, je dois dire que j’ai deux expériences (déjà anciennes) plutôt négatives :
- j’ai essayé de greffer des tomates sur un porte-greffe qui s’appelait « groundforce » je crois mais j’ai raté presque tous mes greffages et les rares pieds dont la greffe a correctement pris n’ont pas donné de très bons résultats ;
- j’a acheté quelques pieds de tomates déjà greffées, il s’agissait de la variété de tomate cerise sweet 100 F1. Les rendements ont certes été supérieurs à des pieds classiques non greffés mais pas du niveau de ceux annoncés comme arguments de vente.
J’aurais tendance à dire, au vu de mon peu d’expérience, que les tomates greffées, ça relève de l’attrape-nigaud et qu’il s’agit là d’une méthode destinée avant tout à vendre très cher les pieds de tomates (6 à 8 euros le pied, ce qui est extrêmement cher). Quand au rendement supérieur supposé, je dois dire qu’en fin de compte, ça ne m’intéresse pas. J’ai toujours bien plus de tomates que je ne peux en consommer, alors, pourquoi en avoir encore plus ?
Mais peut-être que d’autres sur ce blog ont des expériences plus complètes et plus réussies … !
Je pensais au greffage non pas trop pour une récolte plus abondante mais plutôt pour la meilleure résistance au mildiou, c’est le côté positif non négligeable. L’intérêt c’est aussi de faire nos greffes nous-mêmes et non d’acheter des pieds greffés.
Pour en revenir aux tomates des garde-pêche, j’ai pu obtenir quelques renseignements complémentaires. Ils intercalent des F1 entre chaque pieds de variétés anciennes, ce qui, d’après eux, donnerait plus de résistance au mildiou….(eux n’en ont pas du tout, et leurs pieds, malgré la saison très avancée, restent sains – il n’a pas encore gelé!!) Pas d’engrais non plus, mais personnellement je pense que les sédiments contenus dans l’eau du lac qu’ils utilisent pour leur arrosage est largement pourvue en compléments alimentaires.
Une autre question (la troisième…..) t’arrive-t-il de congeler tes graines, si oui, pourquoi, et qu’est-ce que cela donne ?
Effectivement, je n’avais pas vu que la question était posée sous l’angle du mildiou. Lorsque j’ai cultivé mes pieds greffés, je n’ai pas pensé à observer leur résistance à cette maladie. Mais il me semble qu’il faut distinguer l’effet à court terme et celui à moyen-terme. Car si les pieds greffés sont plus résistants comme tu sembles le dire, il ne faut pas oublier qu’ils sont beaucoup plus développés, donnent plus de fruits et donc épuisent plus le sol, notamment en oligoéléments, ce qui fait que les pieds de tomates des années suivantes pourraient en pâtir car seraient alors moins bien armés pour lutter contre le mildiou. Enfin, c’est juste une petite réflexion …
Concernant la congélation des graines, je sais que certains la pratiquent. Moi non. Sur le haricot, par exemple, la congélation élimine les insectes ravageurs qui pourraient être contenus dans les graines. Pour la tomate, je ne pense pas qu’il puisse y avoir d’intérêt à ce niveau-là. Par contre, Tom Wagner (hybrideur américain avec qui j’étais en stage) dit que la durée germinative des graines dure très longtemps lorsqu’elles sont congelées.
Alors, si c’est Tom Wagner qui le dit, on peut y apporter totalement crédit.
L’intérêt ? cela peut être d’être sûr de préserver plus longuement des graines de tomates de notre création, par exemple, ou d’une variété très rare, et que l’on n’est pas à l’abri d’un accident de conservation par nos méthodes habituelles.
Si tu penses que les plants greffés épuisent davantage le sol, ce qui peut être possible, alors il suffit peut-être de faire des roulements de culture…enfin, c’est une idée comme ça et si l’on installe à l’arrachage un engrais vert enfoui au printemps, cela rétablit l’équilibre…non ?
Heureusement que tu es là, car je vis un grand moment de solitude, sans réponse à mes questions peut-être un peu loufoques, certes, mais qui méritent d’avoir été posées.
Tomatophiles, à vos claviers
Je pense que la qualité du sol est primordiale dans la lutte contre le mildiou. Mais cela n’apparaît pas trop dans mon article car je n’en ai pris conscience que dans les temps derniers, suite aux nombreuses discussions sur cet article.
Dans la lutte contre le mildiou, on peut aussi faire un paillage à base de Grande Bardane broyée. En effet, la Grande Bardane qui a la capacité de concentrer les ions de cuivre , est donc un bon fongicide, et n’est pas difficile à cultiver.
J’ai cultivé de la bardane cette année et je me demandais quelle utilisation j’allais en faire. Merci donc pour cette info.
Et puis, il y a aussi toutes les bardanes sauvages et j’en connais un grand nombre de stations.
Coup de gueule
Oh! temps suspend ton vole……..pourquoi faut-il que l’on te gaspille autant…..toi et ta compagne la monnaie, fruit de nos entrailles….
Je viens de recevoir une circulaire concernant la loi « Mademoiselle » Z’êtes au courant…oui, oui za existe, za vient de sortir..enfin…d’arriver à nos « zoreilles de zozo » – j’en deviens gogo – il faut bien un peu d’humour dans ce monde d’abrutis……
Après les longs mois passés à se demander s’il ne fallait pas changer les paroles de la Marseillaise….si..si..je vous le dis, cela a coûté bonbon, voilà-t-y pas que maintenant il n’y aura plus de « Mademoiselle » parce que c’est « discriminatoire » (sic)!! que vont devenir nos petites « vierges » est-ce que cela ne va pas être insultant pour celles qui ont bataillé dur pour le rester…. Pourquoi tant d’efforts…il y a de quoi les décourager…..
Je ne sais pas où l’on va, mais on va droit dans le mur.
Bernard, toi qui a trop de tomates, c’est le moment de les balancer…..
« A partir du 01.09.2009, le terme « mademoiselle » est définitivement exclu des documents officiels. Le Ministère de l’Egalité des chances en concertation avec des associations partenaires du milieu social et universitaire, a travaillé PENDANT SIX MOIS à l’élaboration d’un dossier. Il en est ressorti entre autre, le côté dégradant et discriminatoire du-dit terme.
La Loi du 02.02.2009 est passée de justesse à quelques voix prêt. Pendant le vote à l’A.Nationale, plusieurs députés ont arboré un badge où était inscrit « DAMOISEAU »
En ce qui concerne les entreprises privées, deux annexes de la Loi précisent qu’à dater du 01.01.2010, les entreprises n’ayant pas changé leurs questionnaires et leur logiciel, seront passibles de 300 à 12 000 € d’amende (en fonction de la taille de l’entreprise)
UN NUMERO VERT EST PREVU POUR DENONCER LES ENTREPRISES QUI AURAIENT ENCORE DES QUESTIONNAIRES A TROIS CASES : MADAME, MADEMOISELLE, MONSIEUR »
On en reste baba non ? Je vais peut-être aller me faire un baba au rhum…j’ai besoin d’un remontant…….
Ah! j’ai oublié de spécifier que le « vol » avec un e était mis à bon escient..On ne sait jamais….
Aujourd’hui, après avoir embauché une animatrice, j’ai envoyé des réponses négatives aux candidats et candidates qui n’avaient pas été retenus. Au moins une quinzaine de lettres commençant ainsi : « Mademoiselle, … » ont été envoyées par la poste. J’espère qu’aucune de ces « mademoiselle » n’aura l’idée de s’appuyer sur ce texte de loi pour m’attaquer en justice.
On vit quand même dans un drôle de monde … !
Ils n’ont que ça à faire, s’occuper des formulaires contenant Madame, Mademoiselle, Monsieur ?
Comme si, il n’y avait pas plus grave dans notre société en ce qui concerne l’(in)égalité des chances !
Perte de temps, perte d’argent, on est très fort pour ça en France !
Et d’abord, quel est le problème ?
Une demoiselle qui ne voudrait pas être appelée Mademoiselle peut très bien cocher Madame.
Est-ce que tu as pensé à mettre « Damoiseau » pour les animateurs, parce que, c’est vrai, maintenant on ne sait plus quoi faire…il faut se méfier de tout, on est vite ….hors la loi…
Dans le même ordre d’idée, je me suis rendu compte que dans les discours officiels on ne parle plus de « milieu rural » mais de « territoire des zones non densifiées », comme si le terme « rural » était devenu un gros mot. Je me demande de quelle logique procède cette dérive sémantique que l’on constate à plein de niveaux. Il y a un côté effrayant dans cette tendance de notre société à ne plus vouloir appeler un chat un chat.
Et puis, dans un autre ordre d’idée (mais je crois que cela a un rapport), ça me fait chier cette manie qu’ont les journalistes fouilles-merdes à rechercher dans les paroles et écrits (parfois anciens) des hommes politiques des phrases qui ne relèveraient pas du politiquement correct. Notre société devient lisse, sans aspérités et ça commence à me gonfler sérieusement !
Il est vrai que, pour les « biens pensants », « territoires des zones non densifiées » est moins dévastateur et dégradant que « milieu rural » qui peut avoir une connotation dévalorisante…
« T’as vu » en plus on encourage la délation….y’aurait pas une petite récompense en prime ?
Tu sais, Bernard, finalement, arrêtons notre lutte contre le mildiou Organisons-nous pour lutter contre la connerie…….vaste chantier où nous y userons becs et ongles
Oui, j’ai lu tout à l’heure un article sur l’encouragement à la délation. Inquiétant.
C’est vrai que j’ai toujours dit une femelle pour Dame oiseau ….
Le Mont-Blanc a perdu 45 cm en deux ans…..tout fout le camp ma pov’ Lucette. Si le Mont-Blanc s’en mêle, on est foutu.
Adieu, veaux, vaches et Dame oiseau….
45 cm de moins pour le Mont-Blanc …. Etincelle va gagner au moins une heure pour grimper la haut !!!!
Oui, mais comme en vieillissant elle met plus de temps pour grimper, ceci compense cela … !
45 cm de plus ou de moins, ce n’est pas très important. C’est simplement du à l’effet du vent. Aussi bien dans deux ans il aura gagner 90 cm.
Par contre, plus impressionnant …
Le sommet s’est déplacé de 26 mètres en direction de l’est.
Si ça continue comme ça, le sommet du Mont-Blanc va devenir italien.
Au fait, Yves, heureusement que je fais plus que du 45 cm à l’heure !
Cette année, je n’ai effectué aucun traitement au potager.
Mes voisins souffrent apparemment du mildiou mais chez moi il est quasiment absent !
Comme l’an passé, les plants ont été touchés par une attaque au mois de juin mais une fois les feuilles les plus touchées enlevées, ils ont repris pleine vigueur et le champignon ne s’est pas développé. Alors juste un doute… et si le fait de traiter (bouillie bordelaise ou cuivrol) donnait un signal aux spores ?!
Je n’ai fait aucun traitement non plus, comme d’habitude d’ailleurs, juste les précautions d’usage du semis, jusqu’à la plantation, en pots de tourbe, donc sans traumatisme, et avec des orties hachées au fond du trou avant plantation. Arrosage avec du purin d’ortie toutes les trois semaines, pour fortifier les plants et c’est tout.
Mes plants sont très sains, quoiqu’il pleuve beaucoup tous les jours depuis plus d’une semaine !
Christophe, vous avez très certainement la meilleure attitude à adopter lorsqu’il y a une attaque, c’est de couper et brûler les feuilles contaminées. C’est sans doute la meilleure solution et la plus saine, d’autant plus que « ça fonctionne ».
Mon problème majeur cette année, c’est le non mûrissement des tomates, jamais vu ça.
Pas de soleil, pas mal de pluie, le froid (j’ai grelotté aujourd’hui), nuits très fraîches, aucune condition favorable, et c’est pas fini….. Sale année pour les tomates chez moi….
49 litres par m2 la nuit dernière ! Mes tomates en grelottent encore !
Je suis passé par chez toi mais pour la pluie ….. C’est pas ma faute hein ??

Restriction sur l’eau depuis quelques jours en Cornouaille … La Bretagne manque d’eau !!!
Bonjour !
Tombé par hasard sur ce forum en cherchant des infos sur le mildiou, j’ai lu tous les échanges passionnants des différents intervenants. Mais plus rien depuis août 2010… Tout le monde est parti ?
Au plaisir de vous retrouver peut-être !
Henry
Allez hop, Henry, on va faire revivre la discussion sur le mildiou, d’autant plus que nous sommes dans une période critique, l’alternance pluie/soleil qui prévaut ici en Franche-Comté étant très favorable à la propagation du mildiou. Pour l’instant, mes pieds de tomates vont bien mais la première série de pommes de terre que j’ai mise a été atteinte (c’était une variété précoce appelée « carrera » que j’ai voulu tester et que je ne remettrai pas, elle me produit certes de très belles pommes de terre, mais la qualité gustative n’est pas à la hauteur de mes espérances).
alternance pluie/soleil favorable au mildiou …. Ben alors , pas de problème … Y’a que de la pluie !!!

Les amateurs de champignons ont fait de beaux paniers de cèpes ces derniers jours autour de chez moi . Pas étonnant en ce mois de juillet d’automne …..
Je viens de m’apercevoir que la grêle, qui cause des blessures aux tiges de tomates, favorise ainsi l’ancrage du mildiou sur les plants.
hola
salut bernard ici ça a bien grelé aussi les plants ont pris fort cest vrai quapres tant de blessure le champignon va sinstaller deja qu’il est ds le terrain
jai fait un traitement bicar bouilli bordelaise on verra mais vu quil a plu a sault ces jours ci je suis comme fosse: ceptique a+++tu passes qd tu veux dupdup
L’année dernière je n’avais pas connu le mildiou
Pour cette année j’ai juste eu le temps de goûter quelques tomates , tout est entrain de mourir . Il n’y a que les plants de Tétons de Vénus jaunes qui n’ont pas été touchés par le champignon . Non vraiment , une sale année en ce qui me concerne pour la culture de la tomate . Vivement l’année prochaine .
Pas mal de mildiou également sur mes tomates. Il faut dire qu’il y a eu de la grêle et que les blessures occasionnées aux plants de tomates ont permis au mildiou de s’installer. Mais pour l’instant le mildiou ne met pas encore en danger mes plants de tomates, il est encore dans des limites acceptables et certains plants sont même complètement épargnés.
Une utilisation singulière du mot « mildiou » :
« L’héroïsme est la seule façon de devenir célèbre quand on n’a pas de talent. Hélas, la paix, qui est le mildiou de l’héroïsme, s’éternise en France, et je me vois mal héros ailleurs. A la rigueur, j’aurais pu faire pilote de camion-suicide au Liban, mais je n’ai pas mon permis… »
(Pierre Desproges, Chroniques de la haine ordinaire)
Yves, c’est sans doute parce que les tétons de Vénus ne se laissent pas toucher par n’importe qui .
Ceux de Vénus seraient donc différents des autres ?
hola cela t’etonne bernard
si non finalement les plants st pas trop atteint juste les fruits grelés on morflés
mais le feuillage est asser saint jai enlevé quelques feuilles seulement
cette annee 3 bonnes decouverte
pamplemousse du grand pere , coeur de poulain rose et grushovcka a++
Par tous les seins !!!
cette année avait bien commencé, et voila depuis le début Aout après ces gros orages ici dans le Vaucluse, le mildiou a fait son apparition malgré les traitement de bouillie bordelaise et les orties sous pieds, dommage comme chaque année après les orages le mildiou est présent c’est un vrai fleau.
Idem ici en Franche-Comté. Il a beaucoup plus dans la semaine (35 l/m2) dans mon village, il y fait une chaleur moite, presque tropicale, très propice au mildiou, d’autant plus que le sol est gorgé d’eau et favorise la présence de brouillards au lever du jour.
Moi j’ai arraché vendredi tous les plants de tomates de mon potager !!
Voir ces kilos de tomates au fumier fait mal au cœur ….
Aucun traitement en ce qui mer concerne pour la deuxième année consécutive.
Bien sûr le mildiou est là mais je prélève les feuilles malades tous les 15 jours et enraye ainsi la progression. Je n »ai dû arracher qu’un plant qui s’était effondré au pied du tuteur et que je pense sensible au mildiou (Gold Nugget), pour le reste la production reste bonne.
Je considère qu’une perte est admissible et normale au potager, c’est la part de la nature qui ne me profite pas, et puis jet crois qu’avoir des plantes qui déclinent un peu à la fin du mois d’août c’est normal.
Mais bien sûr, je suis comme vous tous : quant tout y passe d’un coup, c’est un mauvais moment, celui de préparer toutefois le Chutney de tomates varies avant que tout ne soit fichu.
Je ne mets plus de tomates… mais une dizaine de plants ont repoussés sans prévenir et je les ai laissé faire. Le mildiou arrive seulement et j’ai mangé quelques tomates cerises (et des jaunes) du jardin. Le principal problème, c’est que les autres refusent obstinément de mûrir…
Pour le moment, ce que je jette le plus, ce sont les courgettes et poti(ma)rons pourris ou avortés.
J’avais comme toi Christophe commencé à enlever les feuilles malades … Mais cette année c’est allé très vite . La bruine , le brouillard puis le soleil ont fait que je ne pouvais lutter contre le mildiou . Bien sûr qu’il y avait la solution du traitement mais comme j’ai décidé de ne pas utilisé cette solution … je me suis mis dans la tête que la culture de la tomate sera faite de bonnes années , même de très bonnes comme 2010 et de mauvaises années comme 2011 .
Un collègue de travail m’a montré un phénomène étrange dans son jardin !! Dans une parcelle bien propre sans une mauvaises herbes , ces plants de tomates ont tous la maladie , à quelques mètres de là , des plants de la même variété qui sont planqués dans les herbes hautes sont sains , couché contre les herbes ils donnent de jolis fruits .
Qu’est ce qui fait ce phénomène ?
Voilà une réponse à trouver !
Un copain qui a toujours un potager magnifique a battu des records cette année. Il attribue l’absence de maladie et la production sensationnelle au fait qu’il alterne un rang de fleurs et un rang de légumes.
Mais en discutant avec les anciens du village comme avec ceux qui ont une expérience récente, l’année 2011 sera dans les annales en ce qui concerne les pommes de terre (jamais vu des rattes aussi énormes et une telle productivité pour cette variété), les carottes, les haricots, les betteraves, le céleri, les oignons, l’échalote, les choux, les courges en général… Et toujours une très belle production de tomates, avec, malheureusement, le premier fruit de green zébra attaqué par le mildiou : éliminé ! Mais je ne rêve pas, la prochaine attaque d’humidité, orages annoncés mercredi, risque de faire du mal.
En revanche, tout petits aulx cette année, et en ce qui me concerne, des résultats moyens avec les haricots : on ne peut pas tout avoir.
Je me demande, à la lecture des commentaires de ce blog sur les articles « jardinage » si le mildiou n’est pas « le » problème crucial du jardinier.
Rapporté à une autre échelle, celle de la planète, il semblerait que les enjeux liés à cette maladie soient énormes.
A suivre donc dans les prochaines années.
Je ne suis qu’un modeste jardinier, ne pouvant travailler dans le jardin que le week-end.
Je n’ai pas de jardin en ville mais un petit bout de terrain avec une caravane dans le Loiret.
Cette année, début de récolte de tomate tardif mais prometteur. Puis il y a 3 semaines, le mildiou a frappé. Trop tard pour traiter en curatif
Modeste jardinier, mais professionnel de l’électricité/électronique, alors deux remarques sur le fil de cuivre.
1) Les voisins qui utilisent cette méthode n’ont pas encore de trace de mildiou
2) Concernant le besoin de passer le fil au papier de verre
Que de grosses bêtises ont été écrites. Le fil émaillé n’est utilisé que dans les bobinages (moteurs, transformateurs, relais ou électroaimants). Le fil utilisé dans les installations électriques domestique n’est absolument pas recouvert, en dehos de l’isolant de couleur. Il s’agit de cuivre OFHC (oxygen free high conductivity) particulièrement pur. C’est peut être aussi une raison de son coût si élevé de nos jours.
Dans certains messages de ce blog ou d’autres il est conseillé de le passer à la flamme pour retirer le vernis. Il n’y en a pas, MAIS, cela a peut être comme conséquence de favoriser l’oxydation et ainsi accélérer le passage dans la sève ???
J’ai aussi lu dans certains messages que, introduire ce fil dans la plante la stressait.
Certes, mais crever à cause du mildiou ça stresse encore plus
Mais ce que je retiens de la lecture de ce blog pour l’année prochaine :
– Placer les tomates dans le coin plus sec du jardin.
– Espacer les plants.
– Jouer de l’ortie (comme on dit si ça fait pas de bien, ça fait pas de mal non plus).
– Piquer au fil de cuivre une partie des plants pour pouvoir juger de l’efficacité.
– Boire un petit coup à la santé de mes plantations.
François
François, le dernier point surtout est indispensable !
Moi ce que je veux pour l’année prochaine c’est … Moins d’humidité . Tous le reste je l’ai fait , cuivre , ortie , espace …. Boire une bière à chaque fruit qui apparait
Malheureusement , contre les caprices du ciel je n’ai rien trouvé de bon et ça me stress …

En ce moment ce sont les cloportes qui bouffent mes melons et poivrons . Les limaces elles , s’occupent du reste !!
En fin de compte la seule vrai réussite vient des carottes et des physalis … Enfin , pour l’instant .
Il me reste aussi comme un trésor dans un coin du jardin , un plant de tétons de Vénus jaunes … je ne le dit pas trop fort , le diabolique Mildiou pourrait m’entendre .
Tétons de Vénus..? C’est joli, je ne connaissais pas. Quand aux cloportes, je n’en ai jamais vu autant de ma vie! Ça adore les concombres ces bestioles là.
J’ai essayé cette année de planter des tomates pas loin d’un mur qui est orienté nord-suden plantant côté ouest .. J’en ai été content , l’endroit est mieux chauffé , plus sec , et moins exposé au mildiou . Il est à peu prés sûr que plus un terrain est sec et mieux exposé , moins le mildiou a de prise . J’ai aussi planté des oignons le long des tomates et je trouve que ça leur a pas mal réussi . L’année prochaine , j’essaierai avec de la bourrache en plus . Le mildiou a attaqué cette année après le 20 aout . Je soigne en enlevant les feuilles malades et en arrosant avec eau + bicarbonate ( 1 petite cuiller par litre ) ça bloque le mildiou pour trois ou quatre jours . Mais finalement l’idéal est encore d’avoir le maximum de tomates avant le 20 aout !!! soit en plantant plus tôt soit en ayant des espèces plus précoces .. Autre truc : pour faire murir des tomates cueillies vertes les mettre dans un sac en papier avec des pommes . Les pommes dégagent de l’éthylène et en 8 à 10 jours ça fera mûrir les tomates .
Merci pour toutes ces infos.
Je ne connaissais pas ce truc de faire mûrir des tomates vertes en même temps que les pommes.
Concernant le mildiou, je pense effectivement qu’il vaut mieux semer les tomates très tôt pour avoir le maximum de récolte avant la fin août. Mais je préconise quand même d’en semer quelques-unes tardivement, le mildiou ayant tendance à s’attaquer plus facilement aux plants âgés, fatigués, plutôt qu’aux jeunes plants sains.
Intéressant le truc avec les pommes … Faudra essayer l’année prochaine !!!!
Il parait que la pomme fait aussi mûrir la banane et que la banane fait mûrir le kiwi.
Et il paraît aussi que la pauvreté fait mûrir l’indignation (dans un premier temps) puis la révolte (dans un deuxième temps).