« A vos plumes ! » (24)

Un article proposé par Etincelle.
Un nouvel atelier d’écriture pour se régaler d’inventer des histoires et se régaler de lire celles des autres.
Les dix mots à employer sont ceux-ci :
Espoir – Perle – Feuille – Incendie – Lune – Vague – Embrasser – Ironie – Etang – Sourire
Que l’inspiration soit au rendez-vous …

38 réflexions au sujet de “« A vos plumes ! » (24)”

  1. La sueur perle sur mon front. Tout espoir est maintenant perdu. L’incendie qui avance vers moi ressemble à une grande vague impétueuse contre laquelle personne ne peut lutter.
    Ironie du sort, c’est moi qui ai fait craquer l’allumette. Je n’avais pas vraiment vu que le coin était rempli d’herbes sèches et que la première feuille enflammée allait créer ce brasier, une véritable fournaise.
    La lune est couleur de feu, drôle de présage ! Ma mort est-elle déjà inscrite dans les astres ?
    Je cours mais je sais que je ne pourrai atteindre l’étang. Les flammes commencent à lécher mon pantalon. Je sors le médaillon que j’ai dans la poche, la seule chose précieuse qu’il me reste. C’est un portrait de Marie, il me reste peu de temps pour l’embrasser. J’esquisse un sourire, le dernier avant que mon visage ne se torde de douleur …

  2. L’éclipse.
    Je m’étais allongée près de l’étang avec un grand espoir : Voir l’ombre de la Terre venir embrasser la lune.
    Tout devait me sourire cette nuit là. Pas le moindre petit nuage dans le ciel, pas plus que le moindre brin de vent. La température était douce pour la saison.
    Ironie du sort ! Mon ami qui était parti en montagne pour profiter d’un spectacle encore plus beau était dans les nuages. Ici, à la maison, les conditions étaient parfaites.
    Telle une douce et lente vague, l’ombre envahit petit à petit la lune. C’est alors que notre satellite devint de feu, comme si un incendie embrasait sa surface.
    « Lune de sang » » dit-on
    « Lune de braise » pourrait-on dire.
    Quand la lumière du soleil inonda de nouveau la lune, des perles de rosée recouvraient les feuilles des roseaux.

  3. En relisant mon histoire, je la trouve terriblement pessimiste. Alors voici la même, elle commence exactement de la même manière, les dix premières lignes sont sensiblement les mêmes mais elle évolue différemment …

    La sueur perle sur mon front. Tout espoir est maintenant perdu. L’incendie qui avance vers moi ressemble à une grande vague impétueuse contre laquelle personne ne peut lutter.
    Le pire dans cette histoire, c’est que c’est moi qui ai fait craquer l’allumette. Je n’avais pas vraiment vu que le coin était rempli d’herbes sèches et que la première feuille enflammée allait créer ce brasier, une véritable fournaise.
    La lune est couleur de feu, drôle de présage ! Ma mort est-elle déjà inscrite dans les astres ?
    Je cours mais je sais que je ne pourrai atteindre l’étang. Les flammes commencent à lécher mon pantalon.
    Quand soudain … oui c’est bien de l’eau que je sens d’un seul coup sur le visage, et de plus en plus violente. A ma grande surprise j’entrevois à vingt mètres de moi des silhouettes. Il s’agit là de pompiers. L’un d’eux braque sur moi sa lance à incendie. Jamais je n’ai autant apprécié l’eau.
    Nous sommes là au milieu des herbes calcinées dont il ne reste qu’un tapis noir. Le pompier qui m’a sauvé la vie enlève son casque. Ironie du sort : il s’agit de mon voisin. Je ne savais même pas qu’il était pompier. Je ne connais même pas son nom. La plupart du temps je l’évite volontairement, je n’ai jamais eu envie de me mêler aux autres, fussent-ils sympas.
    Je vois se dessiner sur son visage un sourire narquois. Sans doute est-ce justifié de sa part. Mais moi, j’ai soudain envie de l’embrasser …
    Comme quoi la vie … !

  4. Je n’avais pas oser le dire mais je trouvais ta première histoire assez dure à la fin.
    Bon ben voilà, la télépathie a fonctionné et tu as corrigé le tir :w00t:
    Ceci dit, des histoires dures dans la réalité, ça existe aussi.
    Je crois que c’était hier, j’ai entendu aux infos quand j’étais dans ma voiture qu’une fillette est morte noyée dans une canalisation où elle avait été entraînée par accident.
    Je trouve ça horrible !!!
    J’imagine ses derniers instants (horrible comme être coincé sous une avalanche) et le/la désarroi/douleur de ses parents et j’ai le coeur qui se serre et fait mal.

  5. Lune rousse, étang placide,
    Sourire de l’astre, vague incendie,

    Feuille luisante, perle de pluie,
    Ironie du temps, météo fortuite,

    Lune rousse, vague incendie,
    Embrasser l’espoir, jour à venir,

    Sourire de l’astre, vie apaisée,
    Perle de pluie, éclat de lune,

    Vague incendie, soleil du cœur,
    Météo fortuite, ironie du vent,

    Ironie du temps.

  6. Sur sa joue perle une larme ; le vague à l’âme, une lueur d’espoir dans les yeux, elle l’attend de pied ferme au bord de l’étang, recouvert de feuilles mortes aux couleurs chatoyantes ; elle l’attend, le seul être capable de lui redonner le sourire……
    Soudain, elle entend ses pas ; son coeur bat la chamade, enfin, il est là, il va l’embrasser, l’embrasse……A ce moment précis, la sirène hurle au loin,., une incendie ; alors qu’il allait lui déclarer sa flamme, ironie du sort, d’autres flammes embrasent le ciel. » Le devoir m’appelle, »………Elle reste là, plantée, avec l’envie de se jeter à l’eau. Elle se ressaisit.Non, la vie est belle, il a fait le premier pas, demain il fera jour.

  7. un incendie, bien sûr!!
    Moi aussi, je me suis jetée à l’eau… cet exercice est une première pour moi, alors, je compte sur votre indulgence.

    Bon week end

  8. Je lis ton texte Françoise, et je trouve qu’il a quelques points communs avec celui que j’allais mettre …

  9. Un pas en avant ou pas.
    Son sourire me fit fondre et lorsqu’il m’enlaça pour m’embrasser, mon cœur, mon cerveau, ma chair, mon être tout entier ne fut plus que fusion, comme si un violent et doux incendie s’était emparé de mon corps.
    Hélas ! Mille fois hélas !
    Tout cela n’était qu’un rêve. Aucun espoir qu’il ne se réalise un jour.
    Quelle ironie !
    Un si beau rêve pour en arriver là, au bord de l’étang.
    Les feuilles du grand peuplier frémissaient dans le vent léger. Quelques vagues chahutaient le reflet de la lune et mes larmes formaient des perles à la surface de l’eau.
    Il suffisait maintenant de faire un pas en avant …

  10. Françoise, un incendie …
    Pas d’autre solution effectivement que de « se jeter à l’eau » comme tu le dis …

  11. Marcher, marcher sous la lune, péniblement, pour fuir cet incendie provoqué par la bêtise humaine.
    Qu’espères-tu petit homme en fuyant ainsi.
    Plus rien n’existe autour de toi, ce n’est que terre brulée, feuilles calcinées, leurs bombes sont tombées.
    Tu demandais peu de choses, cultiver ton petit potager, partager avec ceux que tu aimes, être réchauffé par le sourire de ton enfant.
    Las, les hommes sont fous, embrasser la violence ils savent faire, le pouvoir plus que tout. Que c’est-il donc passé pour qu’ils oublient l’enfant qu’ils étaient et se transforment à ce point ? Ont-ils oubliés ce que vivre veut dire ? Ton vague espoir était que tout s’arrête avant ce point de non-retour.
    Enfin, tu aperçois ce vaste étang qui pourra te sauver de ce feu grandissant.
    La barque, ou est la barque ?
    Disparue.
    Ironie du sort tu n’as jamais su nager, dans ton désert de sable ce n’était pas utile.
    Tout espoir est perdu, mais à quoi bon être le seul survivant, alors tu t’abandonnes sans lutter.
    Un bond, un grand bond, tu te redresses d’un seul coup de rein, ton cœur bat la chamade.
    Que se passe-t-il ?
    Tu es dans ton lit, tout cela n’était qu’un mauvais rêve.
    Soulagé tu laisses une perle d’argent couler le long de ta joue. Tu n’as rien à craindre, tranquille chez toi entouré des tiens.
    Ne te réjouis pas trop vite petit homme, reste bien éveillé, regardes à ta fenêtre, rêve et réalité entremêlés, que faut-il distinguer.

  12. En l’invitant à venir me rejoindre au bord de l’étang, sans embrasser l’espoir d’un coup de foudre immédiat, j’espérais faire naître en elle un sourire, un vague incendie qui rosirait ses jolies joues.
    En l’attendant, j’observai les canards pilets, les grèbes à cous noirs et les colverts glisser sur l’eau. Leurs sillages absorbaient mes pensées: viendrait-elle ? Aurait-elle mis un doux parfum? À la première perle glissant sur une feuille d’iris je pris conscience de l’humidité qu’apportait la rosée, de l’heure qui avançait.
    J’attendis toute la soirée et ne pus me résigner â quitter les lieux à la tombée du jour. A la lune montante, son doux reflet apparut sur le miroir d’eau paisible. Pas un bruit ne m’avait signalé son arrivée à pas de velours. Alors que je m’ approchais, elle m’informa qu’elle n’était pas seule. Quelle ironie, son frère l’avait suivie!
    Nous restâmes là, à discuter de tout et de rien. Malgré la forte lumière que dégageait l’astre, je ne pus voir la couleur de ses joues.Chaperonnée par le cadet, je ne pus rien entreprendre. Point d’incendie, juste un sourire discret, la belle ne put rien exprimer. Nous rentrames discrètement tous les trois au château. Son frère l’accompagna jusque sa chambre. Je ne pus que rentrer dans la mienne en laissant sourdre ma colère. Quand se présenterait-il une occasion pareille?
    Fichu frangin !

  13. Face à l’étang, une vague ironie fit pointer mon sourire. Alors que je voulais embrasser la carrière de pompier, je reçus ma feuille d’aptitude. Aucun espoir, il n’y aurait de lutte contre l’incendie que contre celui de mon immense déconvenue: j’étais reconnue inapte du fait de ma légère boiterie. Avais-je demandé la lune? Une perle légèrement salée coula du coin de mon oeil.
    Qu’à cela ne tienne, ma détermination ne serait pas entamée, j’y rentrerai par une autre porte!

  14. que S’est-il donc passé. voila ce que c’est de trainer trop tard. Fichu français. :sick:

  15. Super les filles ! :smile:
    Et les mecs, ils sont où ?
    Heureusement qu’il y a Dupdup pour sauver l’honneur … :whistle:

  16. Bravo Dupdup ; Que ferions nous sans toi??!!!!!
    J’en profite…. Je n’arrive pas à retrouver la vidéo sur le petit papi dans sa forêt du Jura, peux-tu m’aider ?
    merci d’avance.

  17. Ils sont là les mecs , ils sont là … !!!
    :wink:
    Pour toi ce soir ma petite perle , sur une feuille blanche , j’ai fait parler mon cœur , éclairé par une lune belle et envoûtante , j’ai soulagé mes peurs , j’ai même étouffé l’incendie qui brulait en moi , ce feu si fort qui empêchait tout espoir d’imager ne serait-ce qu’un brin de joie . Bien des fois pour cacher ma douleur , j’ai pratiqué cette ironie qui m’entraînait vers un vague espoir , sur lequel je tentais de surfer , pour toujours finir par retomber et m’échouer sur le sable froid … Puis un jour , sur le bord d’un étang , j’ai croisé ton regard , il a effacé mes soupires et rallumé tous les voyants du désir, le bonheur a fini par venir frapper à ma porte … Et là , j’ai eu juste envie de t’embrasser ma petite perle , de te serrer dans mes bras , jusqu’à ce que mes larmes , ne soient plus que de joie .

  18. Eh bien ! Cela valait le coup d’attendre un peu …
    C’est joli tout plein cette déclaration d’amour :wub:

  19. En posant la feuille sur ma table, j’avais le vague espoir d’un incendie,
    Un sourire venait embrasser mon visage comme une vague secoue l’étang.
    Je sentais déjà, dans une évidence de mots, la perle scintiller. Mais quelle ironie !
    Le feu ne prend pas, l’ombre envahit la maison et dehors, la lune blanchit le néant.

  20. Ils sont longs à se réveiller les gars :lol:

    Je vois que Christophe a été inspiré par le petit film dont il nous a mis le lien l’autre jour sur la page blanche.

  21. :blush:
    Les mots de cette sélection étaient bien tentants…
    Bravo aux filles aussi hein : des petites envolées amoureuses, c’est bon pour la santé. :wink:

  22. Sur ma feuille de route, il est inscrit:  » Au lever de lune, si une perle glisse le long la branche du saule, penche-toi sur l’étang et éteins l’incendie qui démarre ».
    23h12, la lune monte, une vague ironie vient embrasser la situation: pas d’espoir de rencontrer quelque sourire que ce soit du côté de l’étang. Pas de réseau ici, nul ne pourra m’aider à décrypter ce mystérieux message. Livrée à moi-même je finis par comprendre …

    Si quelqu’un veut écrire la suite…

  23. Maïvon ,
    J’ai bien compris que tu as un espoir que quelqu’un vienne t’aider à finir ce texte . Désolé , mais pour mon inspiration la lune n’est pas au top ce matin , j’avais pourtant une vague idée de ce que j’allais écrire , mais une fois devant ma feuille … Rien ! La peur m’a envahi jusqu’à sentir une goute de sueur qui perle sur mon front ! De plus , j’ai confondu embrasser avec embraser , ça doit être à cause du mot incendie , c’est lui qui a mis le feu … J’entends déjà le sourire plein d’ironie des autres lecteurs de ce blog . Alors , comme y’a pas le feu à l’étang … au lac pardon , je reviendrai demain si j’ai plus d’inspiration !!
    :wink:

  24. Tout comme Bernard, j’ai compté les mots imposés dans le texte de Maïvon et il y en avait 10 alors pourquoi se fatiguer si ce n’est pas nécessaire :w00t:

    J’aime bien le dernier texte d’Yves même si ,en plus de confondre « embrasser » et « embraser », il confond « goute » et « goutte ». A mon avis, alors qu’il écrivait goutte de sueur, il devait penser à goûter une petite bière :lol:

  25. Tu devrais peut-être aller faire une petite cure en Bretagne pour éliminer toutes ces saletés que tu traînes depuis cet hiver :wink:

  26. Tu es une fleur et je suis l’abeille qui vient butiner ton corps. Ton corps incendie le mien. Il est mon sourire du matin, le vague espoir d’une belle journée. Il est aussi le repos du guerrier lorsque la lune se lève après une longue journée passée à t’embrasser. Je te butine feuille après feuille. C’est beau. J’en tremble. Une perle de sueur coule sur mon corps.
    Mais ironie du sort, la nature est ainsi faite : une abeille ne saurait butiner une seule fleur. Alors je vais faire le tour de l’étang à la recherche d’autres de tes semblables. Il me reste tant d’autre filles-fleurs à visiter. Adieu.

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