Archive pour la catégorie 'Coup de plume'

“Mes” petites bêtes de l’été 2008 (1)

Mercredi 23 juillet 2008

LE CLAIRON DES ABEILLES
Comme je l’ai dit dans un précédent article, la passion des petites bêtes me reprend et cet été 2008 risque d’être riche en observations. Ce blog va donc prendre une allure un peu différente et beaucoup d’articles seront consacrés aux coccinelles, abeilles, mouches, papillons et autres insectes que je photographierai pendant l’été.

Voici un premier insecte qui s’est considérablement raréfié. Il s’agit du clairon des abeilles.

Cet insecte est un coléoptère, c’est à dire qu’il possède une carapace qui n’est autre que l’une des deux paires d’ailes transformée en quelque chose de dur et de rigide que l’on appelle élytres. A cause de cette paire d’ailes rigides, les coléoptères sont mieux protégés que les autres insectes mais ils sont par contre, et pour cette même raison, de piètres voiliers.

Pourquoi “des abeilles” ? Simplement parce que les oeufs du clairon sont pondus dans les nids des abeilles, le plus souvent des abeilles autres que notre abeille domestique. Les larves qui vont naître vont ensuite se nourrir du couvain de ces hyménoptères (désolé pour ce gros mot, mais dès qu’on aborde le monde infini des insectes, il est indispensable de se farcir la tête d’un certain vocabulaire !).

L’adulte, quand à lui, est plutôt floricole, c’est à dire qu’il se nourrit du nectar des fleurs. Il arrive aussi parfois que le clairon passe au régime carnivore et qu’il capture des petits insectes qui passent à sa portée.

Quand au mont “clairon”, je n’ai aucune explication. Et je ne la cherche d’ailleurs pas. De toute façon j’ai toujours eu horreur du son du clairon et je n’aimerais pas découvrir une parenté entre ce bel insecte et l’horrible instrument du même nom !

Petite devinette

Lundi 7 juillet 2008

Allez, est-ce que vous pouvez deviner de qui est cette phrase, en jouant le jeu, c’est à dire sans aller chercher la réponse avec Google ?
“Aujourd’hui, comme rarement dans l’histoire de la pensée universelle politique, la force de la pensée environnementaliste apparaît comme un mouvement qui peut offrir une alternative sérieuse de gouvernance face à l’échec dramatique de la prédominance des politiques néo libérales.”

Petite citation

Jeudi 26 juin 2008

Petite phrase du professeur Christian Körner que je viens de lire à l’instant : « La diversité est le principe vital sur lequel se fonde l’évolution. Être différent est la condition nécessaire à la vie et à la survie ; être semblable signifie déclin et absence d’avenir ».
Cette phrase vous inspire ?

Le faucon crécerelle (4)

Mardi 24 juin 2008

“Mes” petits crécerelles poussent à vue d’oeil. Les cinq poussins continuent leur développement. Ce soir, avec Joëlle, nous les avons observés à cinquante centimètres, à travers une petite fente du nichoir. Fabuleux de voir ainsi la vie palpiter à portée de main. Si je m’en réfère aux photos que j’avais faites il y a vingt cinq ans, les jeunes en sont à peu près au stade suivant.

Les jeunes commencent à dépecer eux-mêmes la nourriture, le plus souvent un campagnol, qui est est apportée par l’un des adultes, presque toujours la femelle.

Si les blogueurs qui habitent sur mon secteur ont envie de les observer de très près, je peux organiser, à la demande, des petites séances d’observation dans les jours qui viennent (l’envol est prévu autour du 8 juillet je pense). Il suffit juste de me prévenir. Les dames qui viendraient voir avec moi dans le grenier en ressortiraient probablement couvertes de foin. Je leur souhaite du courage pour expliquer à leurs maris qu’elles se sont juste contenter d’observer avec moi des petits crécerelles … !

J’en profite pour rappeler qu’il existe un site fabuleux où l’on peut suivre en direct l’élevage d’une autre nichée de crécerelles, à peine plus âgés que “les miens”.

Bouquet d’araignées

Vendredi 13 juin 2008

Petite réponse à l’article précédent. Il s’agissait de jeunes araignées fraîchement écloses. Fred D s’était approché de la vérité et je crois que Kn’L et Oetincelleo, en fines observatrices qu’elles sont (les nanas, ça voit tout, ça devine tout … hélas), puis Yves (en fin naturaliste qu’il est), avaient trouvé !

Oui, cette petite boule regroupe une multitude de petites araignées, il suffit d’ailleurs de toucher un peu le feuillage autour d’elles pour les voir partir affolées dans toutes les directions et ensuite revenir se pelotonner ensuite dans la masse dès que le calme revient.

Le faucon crécerelle (2) : faire-part de naissance

Lundi 9 juin 2008

A peine ais-je regagné mes pénates après une semaine de rêve au bord de la mer du Nord que je suis allé jeté un coup d’oeil à mon nichoir à faucons. Pendant une bonne partie du mois de mai, j’avais été inquiet, ne voyant aucune activité sur le site. Mais j’ai été rassuré juste avant mon départ : la femelle de crécerelle était bel et bien en train de couver, immobile toute la journée sur ses oeufs, ce qui expliquait le calme apparent autour du nichoir.

Hier matin, je suis allé “guetter” en douce ce qui se passait et j’ai pu admirer la femelle à moins de cinquante centimètres de moi, grâce à une petite fente qui me permet d’observer ce qui se passe. J’ai entendu distinctement de petits piaillements. Plus tard dans la soirée, j’ai profité d’une petite absence de la femelle pour observer plus en détail le reste du nichoir. Cinq jeunes venaient juste de naître. Tous les oeufs, sans exception, avaient donc éclos.

Comme je l’ai expliqué dans mon précédent article, j’ai installé ce nichoir en toute urgence il y a un mois et demi lorsque j’ai vu que le couple de crécerelles venait se poser sur le rebord d’une lucarne dans la maison de mes parents. Je n’ai donc pas pris le temps d’équiper le nichoir d’une petite glissière qui m’aurait permis de faire des photos. Mais si je m’en réfère aux photos ci-dessous que j’ai réalisées il y a vingt cinq ans, les jeunes crécerelles en sont à peu près à ce stade :

A suivre.

Les âneries de Pierre Louki (3)

Mercredi 21 mai 2008

- Dis tonton, t’a-t-on dit ce qu’on fit cet été ?

- Non Titi, t’as pas dit, tu vas me raconter.

- On a beaucoup trotté, on a été partout.

- Bien Titi, en été il faut tâter à tout.

- Oh, on a tout tâté, tonton, tout cet été
Mais on t’a tu tonton tout ce qu’on a tâté.

-Pourquoi m’avoir tout tu ? Dites sans hésiter
Tout à votre tonton. Qu’avez-vous donc tâté ?

- On te dit tout tonton ce qu’on fit à tâtons ?
…. A tâtons on tâta de tata les tétons.

- Titi, tu peux tâter comm’ ton tonton tâta
Mais c’est laid de tâter les tétons de tata.

- Mais tonton, on a tâté dans l’obscurité,
Oui, tant et tant tâté que c’est sans s’en douter
Que tata on tâta. Faut pas le regretter,
Les tétons de tata se sont laissés tenter.

(Pierre Louki, extrait de “Aneries”, éditions Pirot)

Retrouvailles photographiques (4)

Mardi 15 avril 2008

J’ai souvent pratiqué la photographie animalière avec mon ami Michel. Dans certaines situations, nous avons mis nos photographies en commun, ne sachant plus vraiment qui avait appuyé sur le déclencheur. Nous avions parfois très peu de temps pour installer et caler le matériel, alors nous n’installions qu’un seul appareil. Et puis, nous allions nous cacher tous les deux sous une toile de camouflage et nous déclenchions à distance, grâce à la présence d’un moteur sur l’appareil. Alors, quand les photos étaient développées, nous nous les partagions : une sur deux pour chacun, un peu au hasard.

C’est ainsi que nous avons mis en commun des photos de petit gravelot, de pic noir et de huppe fasciée. Sauf que pour la huppe, j’ai égaré toutes les diapos il y a huit ans … y compris celles de Michel. Nous avons souvent parlé de ces photos perdues et j’ai souvent été mal à l’aise dans les discussions. Ce n’était pourtant pas faute de les avoir cherchées.

Et bien, ces photos ont été retrouvées il y a quelques mois, par hasard, en même temps que les photos de grand tétras, de mante religieuse et de chien viverin dont je vous ai déjà parlé. Voici cinq de ces photos. Lesquelles sont de Michel, lesquelles sont de moi ? Nul ne saurait le dire … !

Le nasillard est de retour !

Mardi 8 avril 2008

Lorsque je suis rentré à 12H30, il n’y avait aucun son inhabituel autour de la maison : le rouge-gorge égrenait sont fragile chant cristallin, le pic noir ricanait en haut de la forêt, … la routine quoi ! Et puis quand je suis sorti vers 12H45, le chant tant attendu a résonné dans la haie. Il était de retour. Probablement était-il arrivé par le train de 12H38. Qui ça “il” ? Le torcol quoi ! Vous en connaissez beaucoup, vous, des oiseaux qui viennent vous dire un grand bonjour à peine descendu du train qui arrive du Sud ?

J’admire la constance de cet oiseau qui pousse la fidélité à venir chaque année dans le même nichoir.

Son chant est si nasillard que je me demande parfois si ce n’est pas la musique de Dylan qui sort régulièrement de la maison qui l’attire et le pousse ainsi à s’installer sous mes fenêtres.

Encore de belles observations en perspective pour cette année !!!

Le coût de l’éducation

Jeudi 3 avril 2008

A l’heure où 11 200 suppressions de postes s’annoncent dans l’Education Nationale, je tombe ce soir sur cette petite phrase d’Abraham Lincoln : “Si vous pensez que l’éducation coûte cher, essayez donc l’ignorance”.

Lu ce soir …

Jeudi 13 mars 2008

Je connais très mal Rainer-Maria Rilke. A peine ais-je quelques souvenirs de Lettres à un jeune poète, lu il y a quelques dizaines d’années. Mais c’est si loin. Je tombe par hasard ce soir sur un texte du chanteur Môrice Benin qui s’appelle justement A Rainer-Maria Rilke. J’aime bien.

“Nous secrétons en nous le pire comme le meilleur, parfois au même instant. Ce que nous nommons destinée tente de nous faire croire que c’est du dehors que survient l’avenir… Mais nous le fabriquons en nous, cet avenir… en demeurant toutes voiles dehors face à l’existence, sens en alerte, accueillant joies et souffrances dans notre solitude. C’est un vertige qui sans cesse nous fait mesurer le vide et croître loin des illusions, en toute sérénité.
Monsieur Rilke, vous avez ouvert cette brèche de conscience douloureuse, vous en êtes le révélateur… afin de brouiller les pistes de notre renoncement.”

Vos citations préférées (5)

Mardi 29 janvier 2008

J’ai beaucoup aimé cette petite phrase de Claude Lévi-Strauss, anthropologue, trouvée ce soir sur le blog de Jenofa : “La civilisation mondiale ne saurait être autre chose que la coalition de cultures préservant chacune son originalité”.

Vos citations préférées (4)

Vendredi 28 décembre 2007

Proposé par Humeur triste :
“Je n’ai pas choisi cette vie, c’est elle qui m’a choisie”
(Benazir Bhutto)

bhutto-benazir.jpg

Vos citations préférées (3)

Mercredi 26 décembre 2007

proposé par Humeur provocatrice :
“Avant de parler des droits de l’homme, il faut vérifier que les immigrés bénéficient de ces droits en France.”
(Colonel Kadhafi, Paris le 12 décembre 2007)

Vos citations préférées (2)

Lundi 17 décembre 2007

Proposé par Christophe :
“J’ai envie de croire qu’à la minute où je suis venu au monde, mon premier geste a été d’embrasser la terre. Là-bas, dans le hameau de Baldovinesti, sur l’embouchure du Sereth, la terre a sûrement dû se fourrer en moi, avec la violence de l’amour. Toute la terre ! Toutes ses beautés !”
(PANAïT ISTRATI, “Pour avoir aimé la terre”)

Vos citations préférées (1)

Lundi 10 décembre 2007

Proposé par Oups :
“Existe-t-il d’autre tâche assignable à la poésie que celle consistant à chercher à voir l’autre côté du monde ?
Cette forme d’Ursprache, de langue des origines, n’est-elle pas d’abord, peut-être même exclusivement, le parler naturel de quiconque, cherchant à se désengluer du quotidien et du psychocosiologique, du circonstanciel aussi, s’efforce de percer la croûte de ce qui se dit aisément sans y penser, pour aller voir ce qui remue si fort dans le terreau de l’informulable ?
La poésie n’est-elle pas cette façon de faire s’effacer l’être social, si pesant en nous, afin de réintégrer l’usage de ces facultés et de ces dispositions dont les premiers êtres humains étaient les familiers ?
N’est-elle pas cet acte gratuit, sublime et désespéré, de réinvestissement de soi par soi-même, cette façon d’échanger les réflexes acquis contre ces réflexes innés qui ne nous viennent plus naturellement ?
Ce monde de mots suscité par le poète, et consolidé par notre lecture silencieuse, n’est-il pas en fait le seul monde authentique, la seule vraie patrie, celle qui, à l’écart des Etat et des nations, connaît par coeur les voies d’accès à notre identité, à notre évidence ?
Ce qui nous relie machinalement et instantanément aux virtualités latentes de notre patrimoine génétique, rien ne l’a sans doute mieux approché que la musique, et que certaines oeuvres de peinture. Toutefois, la poésie pousse plus loin l’avantage, elle qui confie aux mots le soin de donner valeur symbolique aux sens subtils et libres, semble-t-il, de toute entrave émotionnelle.”
Gil Jouanard , extrait de “la saveur du monde”