Archive pour la catégorie ‘Coups d'ailes’

Toujours à propos d’escargots

Lundi 14 juillet 2008

Dans mon article précédent, je n’avais pas publié toute la série de photos de l’escargot au bout de sa tige. Voici en exclusivité l’escargot qui tremble devant le vent qui arrive, qui se ressaisit et qui tient ferme face à la violence de la bourraque.

dimanche à escargots

Dimanche 13 juillet 2008

Pas grand chose à faire dehors par un dimanche pluvieux, si ce n’est aller observer les escargots !

Et je dois dire que je prends un immense plaisir à renouer avec la photographie macro (après quinze années d’interruption), même sous la pluie !

Le faucon crécerelle (5)

Samedi 12 juillet 2008

L’élevage d’une nichée de faucons crécerelles ne prend pas beaucoup de temps, guère plus d’un mois. Au cours des derniers jours de leur séjour dans le nichoir que j’avais installé dans la maison de mes parents, les jeunes ont été nourris à un rythme rapide. Dans les derniers temps, seule la femelle apportait des proies. Le duvet a fait place aux plumes définitives.

Le nichoir est maintenant vide et les cinq petits faucons se sont tous envolés en quelques jours. Les deux premiers ont quitté le nid le vendredi 4 juillet et le samedi 5 juillet. L’envol du troisième le dimanche 6 juillet était un peu prématuré et a failli tourner à la catastrophe. Le voisin de mes parents a réussi à remettre en vol le jeune qui était tombé dans le jardin et sur lequel un chat s’apprêtait à bondir. Les deux derniers jeunes se sont envolés les mardi 8 et mercredi 9 juillet.

Les crécerelles sont restés sur le site. Le soir, la famille de faucons dort sur les nombreux rebords des murs de l’église du village et je peux les observer à la longue-vue depuis ma maison.


Comme je l’avais précisé dans mes précédents articles, je n’avais pas prévu de dispositif particulier pour photographier ce qui se passait à l’intérieur du nichoir et j’ai donc utilisé des photos très anciennes pour illustrer ces articles. Je vais construire cet été un nichoir spécialement conçu pour la pratique de la photographie.

Il ne reste plus qu’à attendre le retour des faucons au printemps prochain !

Jardin à orvets

Mardi 8 juillet 2008

J’aime la biodiversité. Qu’elle soit sauvage ou cultivée. J’éprouve une joie infinie à être entouré d’une diversité de formes de vie. Et comme je déteste les pelouses uniformes, j’essaie d’entretenir la mienne en fauchant le plus rarement possible afin que les différentes plantes qui la composent aient largement le temps de produire leurs graines. Ainsi, celle qui est derrière la maison n’est fauchée que deux fois dans l’année, ce qui lui permet d’avoir le temps de fleurir au printemps.

Les insectes viennent y butiner nombreux mais je m’aperçois que malgré mes efforts, ils régressent au fil des années. Mais le problème est beaucoup plus général. Avez-vous remarqué aussi leur diminution progressive au fil des années ?

J’ai l’habitude de cultiver des massifs de fleurs au milieu de la pelouse et de laisser s’installer le fouillis au pied des fleurs. Cela procure une zone où de nombreux animaux, escargots et autres, peuvent trouver refuge. Le pied de ces massifs garde toujours une certaine fraîcheur et une certaine humidité, même en plein été, et j’y vois régulièrement la couleuvre à collier.

Mais ma plus grande satisfaction est d’y rencontrer souvent l’orvet. J’avais rarement eu l’occasion de l’admirer jusque là, mais depuis que j’habite dans cette maison (il y a maintenant sept ans), les observations de l’orvet se comptent par dizaines. Actuellement je vois ce reptile presque toutes les semaines. Quand je sais que je vais avoir du monde à la maison, j’en capture un, l’installe au fond d’un seau, puis le relâche à l’endroit exact où il a été capturé dès que mes amis l’ont vu de près. Le but de l’opération : faire aimer ce monde méconnu des reptiles et faire en sorte que la crainte injustifiée de ces animaux disparaisse. Mais je sens que ce n’est pas facile. Joëlle n’a pas trop envie de toucher ces petites bêtes. Et vous ?

Sur le bateau qui revient de Texel

Lundi 30 juin 2008

Je suis constamment tiraillé entre l’envie de renouveler complètement mon matériel photo en passant définitivement au numérique et l’envie d’approfondir la vidéo que j’ai découvert l’an passé. Une seule certitude : je ne mènerai pas les deux choses de front, la photographie et le film sont deux pratiques qui n’ont rien à voir l’une avec l’autre et qui relèvent de deux approches radicalement opposées.

J’avais décidé que je ne toucherais pas à mon appareil photo lors de mon dernier séjour à Texel et que j’en profiterais pour me décider définitivement : photo ou film ? Je suis revenu de la Mer du Nord encore plus indécis qu’avant …

Par contre, Joëlle en a profité pour faire plein de photos à l’aide de son petit compact. Voici donc quelques images faites par ma nouvelle photographe préférée sur le bateau du retour.

Sur le mur, à la lueur d’une lampe (1)

Mardi 17 juin 2008

Je mets rarement la lumière extérieure, la nuit n’ayant pas spécialement besoin d’être éclairée. Mais il m’arrive d’allumer la lampe qui est devant ma porte, juste pour admirer quelques insectes qui ne manquent jamais de venir, attirés par la lumière.

J’ai pour projet de vous présenter, tout au long de l’année qui viennent, quelques-unes des espèces que je vois régulièrement sur le crépi du mur de la maison.

Voici deux papillons nocturnes que j’ai vus fréquemment les temps derniers.

Le premier est un papillon de la grande famille des noctuelles. Il s’appelle la double tache mais les scientifiques l’ont appelé d’un nom beaucoup plus intime : agrostis exclamationis (affublé d’un nom pareil, ça en jette dans les soirées nocturnes où se rend notre animal !) Ce papillon est assez fréquent dans les régions cultivées car la chenille peut vivre sur de très nombreuses plantes herbacées.

Le deuxième papillon appartient aussi à une grande famille, celle des phalènes (appelées aussi “géomètres”). Il s’appelle la timandre aimée (nom latin : timandra griseata), il est aisément reconnaissable à cette bande pourpre qui traverse obliquement les deux ailes.

Michael Chinery, dans son livre, dit que la chenille de ce papillon vit dans les lieux incultes, ça tombe bien, je suis inculte dans plein de domaines, je ne devrais donc pas tarder à trouver plein de chenilles autour de chez moi !

Le faucon crécerelle (3)

Mercredi 11 juin 2008

Un très grand merci à Mat, Marc et Caro qui m’ont indiqué ce site fabuleux où l’on peut suivre en direct l’élevage d’une nichée de jeunes faucons crécerelles. Il se passe parfois une heure avant que la femelle ne vienne apporter une souris mais quand elle arrive, c’est extraordinaire. Le site de nidification est en Suisse allemande si j’ai bien compris et les jeunes crécerelles n’ont probablement qu’un ou deux jours de plus que “les miens”.

Un troglodyte moderne

Mercredi 28 mai 2008

J’ai toujours eu un faible pour les hirondelles. Mon origine paysanne y est probablement pour quelque chose, ayant passé toute mon enfance entouré de nombreuses hirondelles rustiques et hirondelles de fenêtre qui avaient choisi les bâtiments de la ferme parentale pour se reproduire.

Il y a une quinzaine d’années, j’ai installé quelques nichoirs artificiels dans des endroits favorables à l’installation de l’hirondelle rustique (qu’on appelait encore à l’époque “hirondelle de cheminée”). L’un d’eux, notamment, a été installé dans la cabane de mes deux ânes favoris : Grand-Pas et Pluchon.

Mais point d’hirondelles. Seule la bergeronnette grise a utilisé de temps en temps le nichoir, ce qui n’est déjà pas si mal.

Cette année, Grand-Pas et Pluchon ont une nouvelle compagnie. Le troglodyte, qui d’habitude fait un nid entièrement en mousse, a utilisé le nid artificiel en béton comme soubassement et le résultat est plutôt original.

Le nichoir a Dupdup a ainsi évité au troglodyte quelques centaines de voyages à transporter de la mousse. Tiens, à propos de mousse, il me doit bien une petite bière en compensation, non ?

La glaréole à collier

Mardi 20 mai 2008

Décidément, l’ornitho franc-comtois a de quoi se régaler. Au rythme où les surprises s’accumulent, on est en droit de se demander si la faune de notre région n’est pas en train de se modifier progressivement et si les espèces rarissimes qui y sont observées ne sont pas les prémisses de modifications lentes et beaucoup plus profondes. Les faucon kobez sont à peine partis que nous arrive un oiseau du sud. Et pas n’importe lequel : la glaréole à collier.

Je me souviens qu’il y a vingt ans, les ornithos qui voulaient observer cet oiseau se rendaient sur l’unique site français de Méjanes en Camargue. Sinon, l’observateur devait aller dans le sud de l’Espagne ou dans des contrées plus ou moins dispersées sur le pourtour du bassin méditerranéen. C’est en Camargue qu’à l’époque j’ai admiré à deux uniques reprises la glaréole.

Aussi, quand Anne a appelé dimanche après-midi pour signaler qu’elle avait la glaréole dans la ligne de mire de sa longue-vue, je n’en croyais pas mes oreilles. Il semble qu’il s’agisse là de la troisième observation connue de glaréole en Franche-Comté. C’est à Guy Pascal que revient le mérite d’avoir su la détecter. Guy est devenu notre nouveau “découvreur de glaréole”.

J’ai retrouvé Anne sur le terrain, il y avait aussi Dominique, Annie, Sam, Françoise et bien entendu Christophe qui est l’auteur des magnifiques clichés de cet article et que je publie avec son autorisation (photos toutes réalisées ce dimanche en digiscopie à plusieurs dizaines de mètres de l’oiseau, je suis stupéfié par le résultat, d’autant plus que les conditions de lumière n’étaient pas très bonnes).

La glaréole est un drôle d’oiseau, très atypique dans la grande famille des limicoles (bécassines, chevaliers, gravelots, avocettes, courlis…). Elle se nourrit d’insectes qu’elle capture en plein vol (un peu à la manière d’une guifette) et vit dans les paysages arides et dénudés.

Une observation dans un champ labouré de la vallée de l’Ognon a vraiment de quoi surprendre.

Quelle sera la prochaine surprise ?

Le faucon crécerelle en images

Vendredi 16 mai 2008

Le 5 avril dernier, Oetincelleo mettait en ligne sur Youtube un diaporama consacré au faucon crécerelle. Les photos de ce diaporama ont été réalisées il y a vingt cinq ans dans la tour du château de Buthiers en Haute-Saône.
Encore un immense merci à Oetincelleo qui redonne ainsi vie à mes anciennes photos.

Le faucon crécerelle (1)

Vendredi 16 mai 2008

Cela fait une trentaine d’année que j’installe des nichoirs un peu partout. Des tas d’oiseaux y ont déjà fait leur nid : les mésanges, les rouge-queues, les bergeronnettes, le torcol, le grimpereau des jardins, l’hirondelle de fenêtre, la chouette effraie et même le cincle plongeur. Mais il y a un oiseau qui me désespère et que je n’arrive pas à attirer, c’est le faucon crécerelle. Pendant quinze ans, un nichoir suspendu au hangar agricole de mon frère l’a attendu en vain.

Cette année, le 12 avril, jour de mon anniversaire - mais est-ce un hasard ? - Joëlle a vu un couple de crécerelles se poser sur le rebord d’une lucarne dans l’un des murs de la maison de mes parents (lucarne de gauche sur la photo).

Aussitôt, dans l’heure qui a suivi, j’ai installé une caisse sommaire derrière la lucarne, côté grenier. Si le faucon revenait, nul doute qu’en entrant directement dans une caisse, il y élirait domicile. Ce serait une première pour le village de Bussières, les crécerelles n’y étant pas des habitués des humains et préférant nicher dans de vieux nids de pies ou de corneilles loin des habitations.

Mais il n’y pas eu l’ombre du moindre faucon dans les jours qui ont suivi. Tant pis, ce sera peut-être pour l’an prochain. C’était donc il y a un peu plus d’un mois. Et puis, il y a une semaine, alors que je rentrais d’une visite à mes amis blaireaux, Joëlle m’a dit “j’ai une super nouvelle pour toi, devine …”. Ma réponse ne fut pas longue : “les crécerelles !”. Effectivement, le couple était bel et bien revenu. D’après le plus proche voisin de mes parents, cela faisait même une quinzaine de jours qu’il voyait régulièrement le couple entrer et sortir du nichoir. Dimanche soir, j’ai mis à profit l’absence momentanée des crécerelles, partis en chasse, pour jeter un coup d’oeil rapide à l’intérieur du nichoir depuis l’intérieur du grenier. Cinq oeufs venaient d’y être pondus.

Je ferai état de l’évolution de la nidification sur ce blog. Mais je n’ai pas eu le temps de prévoir une ouverture dans le nichoir pour pouvoir photographier l’élevage des jeunes faucons. J’utiliserai donc, pour illustrer mes propos, des images que j’avais réalisées il y a vingt cinq ans dans la tour du château de Buthiers en Haute-Saône. Caché derrière une toile, j’avais alors eu l’occasion de photographier l’élevage d’une nichée de faucons à cinquante centimètres seulement du nid.

Nidification à suivre donc.

Le faucon kobez

Lundi 12 mai 2008

Lorsqu’il se produit un événement dans le monde des oiseaux, ça se sait vite dans le milieu ornitho. Je me rappelle ainsi que la nouvelle de la réapparition du hibou grand-duc, après 31 années d’absence, s’était répandue comme une traînée de poudre et nous nous étions alors retrouvés à une dizaine de personnes sous la falaise du château de Joux un soir du mois d’août 1980 pour partager ce moment exceptionnel.

Avec internet, les nouvelles vont encore plus vite. Ce week-end, la nouvelle de la présence d’une cinquantaine de faucon kobez sur un site proche d’Arc-et-Senans, s’est répandue à la vitesse grand V. Avertis par Christophe, nous sommes allés, avec Joëlle et Guy (Anne ayant eu la très mauvaise idée de partir quelques jours dans le sud), admirer ce splendide rapace. Les faucons étaient là, amassés par petites grappes sur les saules aux branches dégarnies. Une petite partie de la communauté ornitho franc-comtoise était aussi sur le site, munie des indispensables longues-vues.

Jusqu’à présent, je n’avais vu le faucon kobez qu’à une seule reprise et à grande distance. C’était il y a une vingtaine d’années en Camargue. Je n’espérais pas voir ce rapace en Franche-Comté, bien que sa présence soit de plus en plus régulière semble-t-il.

C’est probablement à la faveur de conditions exceptionnelles, tant au niveau météorologiques, ressources locales en nourriture et peut-être dynamique des populations de ce rapace, qu’une telle concentration a pu avoir lieu.

Pendant près de deux heures, nous avons pu admirer les allées-et-venues incessantes du faucon en train de capturer au vol inlassablement les insectes dont il se nourrit. Car le régime alimentaire de ce rapace est en très grande partie composé d’insectes tels que coléoptères, libellules, criquets et sauterelles (qu’il n’hésite pas à rechercher au sol).

Merci à Christophe de m’avoir permis de mettre en ligne ses photos, toutes réalisées en digiscopie (appareil photo numérique plaqué, moyennant un adaptateur, sur l’oculaire de la longue-vue). Ci-dessus une femelle en train de faire sa toilette.

Encore quelques jours probablement et ces faucons kobez seront partis en direction de leurs territoires de nidification situés loin à l’Est : depuis la Roumanie et jusque sur une bonne partie de l’Asie.

Chouette effraie

Vendredi 25 avril 2008

La chouette effraie me semblait en diminution sur le secteur où j’habite, mais voilà plusieurs soirs que je l’entends après la tombée de la nuit ou que je l’aperçois dans les phares de la voiture.

Pour les personnes intéressées par la manière dont les adultes élèvent leurs jeunes, voir la série d’images sur la galerie de mon blog.

Dans l’intimité du blaireau (1)

Mardi 22 avril 2008

Le blaireau est l’animal que je connais le mieux. J’ai passé des centaines de soirées à l’observer devant son terrier. En 1992, alors que ma passion du blaireau était à son point le plus fort, j’ai consacré plus de 150 soirées cette année-là à son observation. J’ai même envisagé de lui consacrer une thèse. Mais à partir du moment où j’ai commencé à noter sur papier ce que je voyais et à avoir une approche scientifique, je n’y ai plus trouvé de plaisir. Je me suis alors rendu compte que j’étais surtout à la recherche de belles images (dans ma tête) et d’émotions fortes mais que le reste n’avait aucune importance.

1992, c’était à Brussey. Dans les années 95, toujours à Brussey, “mes” terriers habituels sont devenus un peu déserts (peut-être ont-ils été victimes de destruction) et je n’ai jamais retrouvé le niveau d’activité du début des années 90. Alors, le blaireau est un peu sorti de ma vie.

Depuis huit ans, j’habite de nouveau dans le village de mon enfance et j’ai pris l’habitude d’aller quelques fois par an observer le blaireau devant d’autres terriers. Mais là aussi, mes observations ont été plutôt décevantes, les conditions ont été souvent difficiles et le blaireau n’a pas été au rendez-vous chaque soir.

Cela fait donc plusieurs années que je rêve de retrouver de bonnes conditions d’observation.

Et puis, il y a quelques semaines en me rendant en journée auprès de terriers que je connais, j’ai été enthousiasmé par les traces d’activités sur le site. Les entrées de terriers étaient récemment remuées par l’animal et il y avait surtout un endroit où le sol était largement piétiné. Il s’agissait là visiblement d’une aire de jeu et j’en ai conclu que de nombreux jeunes étaient nés.

Il m’a semblé évident que je tenais enfin “le” terrier que je n’osais plus espérer. J’ai donc construit un petit affût très sommaire et j’ai créé un petit sentier qui y mène, éliminant sur 50 mètres la moindre feuille morte ou branchette pour pouvoir y accéder le soir sans le moindre bruit.

Le vendredi 4 avril, le jour J est arrivé. Me voilà confortablement installé dès 20H20 devant le terrier. L’ambiance est habituelle, la grive musicienne s’en donne à coeur joie, le rouge-gorge égrène ses notes cristallines et le silence finit par se faire. Quand tout à coup, cinq têtes rayées apparaissent dans la pénombre devant moi. Mais la suite est une autre histoire…

Petite bestiole à identifier

Mardi 22 avril 2008

Aujourd’hui, une fois n’est pas coutume, je travaille à la maison. Je cherche des diapos dont j’ai besoin pour le boulot. Depuis ce matin, des centaines et des centaines de clichés passent entre mes mains. C’est un travail que je n’aime pas faire, allez savoir pourquoi …

Certaines diapos ne me disent pas grand chose, visiblement c’est moi qui les ai faites à la fin des années 70, mais je ne me rappelle de rien (début d’Altzheimer ?). Par contre je tombe sur certaines photos que je n’avais pas revues depuis trente ans, dont j’ai gardé un souvenir vivace, et qui me replongent loin en arrière à mes débuts de naturaliste.

Tiens par exemple, voici cette image retrouvée il y a dix minutes. Il s’agit d’une petite bestiole photographiée en 1979 et que je n’ai jamais revue depuis.

Et comme vous avez l’air de prendre goût aux devinettes (cf. mon dernier article), je vous laisse deviner de quel animal il s’agit … Ce qui m’évite d’ailleurs de faire un long article à son propos. Pas folle la guêpe !

Le chant des oiseaux (1)

Jeudi 3 avril 2008

La détermination du chant des oiseaux est un vrai casse-tête pour les débutants. Comment s’y retrouver alors que la campagne résonne de dizaines de chants différents ? Evidemment, il est impossible d’apprendre à reconnaître autant de chants en une seule saison, même si l’on a l’oreille très musicale.

Pour faciliter la tâche de celles et ceux qui aimeraient se familiariser avec ces sons qui jaillissent de partout au printemps, je vous propose une petite sélection des chants les plus fréquents. Focalisons-nous sur une douzaine de chants seulement. Car 80% des chants que nous entendons proviennent essentiellement de 12 espèces d’oiseaux. Il est donc indispensable de commencer par apprendre à reconnaître le chant de ces espèces.

Je publie donc aujourd’hui la première partie d’un diaporama qu’Oetincelleo a réalisé à partir de mes photos et qui vient d’être mis en ligne sur Youtube. Un très très grand MERCI A OETINCELLEO, l’artisane de ce projet !

La deuxième partie paraîtra d’ici quelques semaines, je pense.

Surtout ne pas arrêter de nourrir les oiseaux !

Lundi 24 mars 2008

Les oiseaux de nos campagnes sont adaptés à passer l’hiver. Bien sûr, le froid et le manque de nourriture vont avoir raison d’une partie de la population mais les survivants seront ceux qui permettront aux effectifs des différentes espèces de se reconstituer dès le printemps. D’un point de vue purement naturaliste et scientifique, rien ne sert donc de nourrir les oiseaux pendant la saison hivernale.

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Mais à partir du moment où l’on commence de mettre des graines à leur disposition, on créé des conditions inhabituelles de concentrations d’oiseaux. La situation devient très artificielle, il y a alors sur un espace restreint beaucoup plus d’oiseaux que ne peut en contenir cet espace en temps normal. L’arrêt brutal du nourrissage crée alors une situation qui peut être fatale à certains oiseaux.

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La situation est d’autant plus difficile que le mois de mars et le début d’avril sont des périodes charnières pour tous les oiseaux de la famille des fringilles qui se nourrissent de graines (chardonnerets, verdiers, tarins, bouvreuils…). Certes, il fait souvent déjà meilleur à cette époque, mais le stock de graines disponibles dans la nature est épuisé ou presque. Pour ces espèces, la jonction est difficile à faire entre l’hiver et le printemps (la transition est par contre plus facile pour les mésanges qui trouvent déjà quelques chenilles et insectes à leur disposition). C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il vaut mieux nourrir les oiseaux de janvier à avril (plutôt que de novembre à février comme le font la plupart des gens).

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Le mauvais temps de ces jours-ci (il neige ce matin) aggrave la situation déjà tendue en temps normal. Si vous faites partie de ceux qui nourrissent les oiseaux en hiver et que vous habitez en Franche-Comté, prolongez cette activité au moins jusqu’au 10 avril et diminuez les quantités de graines progressivement.

Du changement dans l’air (5)

Mardi 18 mars 2008

Hé là, c’est Brind’paille qui a vu la première hirondelles franc-comtoise (c’était le 16 mars) ! Vous faites quoi les autres ? Et Dupdup, il vieillit ou quoi ?

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Nouvelles images d’écureuil

Vendredi 14 mars 2008

Depuis plusieurs années, les écureuils du voisinage se donnent tous rendez-vous à la maison Dupdup. Ce matin, d’eux d’entre eux étaient en train de rechercher des noix qu’ils avaient enterrées dans le sol (pour rappel : voir l’article de mai 2006 dans lequel j’avais déjà relaté ce comportement). Depuis ce début d’année, les écureuils (habillés de neuf suite aux soldes) restent attablés plusieurs heures chaque matin à ma mangeoire, se délectant de noix, noisettes et graines de tournesol. Voici deux photos qu’a réalisées Boris (alias “le Russe”) lors d’un petit week-end passé à la maison il y a quinze jours.

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Du changement dans l’air (4)

Mardi 4 mars 2008

La saison avance à grand pas et chaque jour apporte son lot de nouveautés.

Mercredi 27 février, les bergeronnettes des ruisseaux étaient déjà en train de visiter des cavités pour construire leur nid.

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Jeudi 28 février, j’observais le premier bruant des roseaux et le premier rouge-queue noir fraîchement arrivés du Sud.

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Samedi 1er mars, cinq bergeronnettes grises suivaient le tracteur de mon frère à la recherche de quelques petites bestioles retournées par le soc de la charrue.

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Tiens, il manque à mon tableau le tarier pâtre que je n’ai pas encore remarqué mais qui devrait déjà être revenu. Il était pourtant au bord de la mer du nord à Texel il y a trois semaines …

Et vous, vous avez remarqué d’autres changements ?