Dans ma vie, j'aurai passé des milliers d'heures (des centaines chaque hiver) en présence de la buse variable. Combien de week-ends passés dans ma petite cabane en lisière de forêt à attendre que l'une d'elles se pose - ou ne se pose pas - à quelques mètres de mes yeux. On en oublie alors ses pieds endoloris par le froid, la bise glaciale qui souffle dans les yeux, l'animal est là devant soi et plus rien d'autre n'existe. Bien sûr, mes copains ornithos qui dédaignent ce rapace pataud qu'ils appellent parfois "mémère" préfèreraient un aigle ou à la grande rigueur un milan. Mais la buse, c'est ma copine à moi, celle que je retrouve chaque hiver et ça, ça n'a pas de prix !