360 milliards pour les banques.
1,4 pour les mesures sociales !
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Ben, moi, j’ai essayé d’écouter not’Nico hier soir. J’ai tenu 1/2 heure. Suffisamment pour entendre que (si j’ai compris) sur le fonds de réserve de 360 milliards, seuls 26 avaient été distribués aux banques à un taux d’intérêt tel que cela rapporterait à l’Etat 1,4 milliard, pognon qui alimenterait les mesures sociales attendues.
Tout cela ne coûtera pas un centime d’Euros au contribuable !
Les banques au secours du populo, y a pas mieux !
Alors, les fouteurs de merde socialiste, ils disent quoi ?
Il est pas bien not’Nico ?
Merci, merci, c’est bien toi le plus grand, Père Ubu !
360 milliards annoncés, 26 de distribués…
Un rapport de 1 à 13 entre ce qui est annoncé et ce qui est fait réellement.
Effectivement, j’aurais dû m’en douter.
Voilà ce qu’a dit le p’tit Nicolas :
« Quant aux 10,5 milliards qui ont été versés aux banques, sur les 40 autorisés par le parlement, ils sont là non pas pour sauver une banque de la faillite mais pour éviter la contraction du crédit. Alors sur ce point j’ai entendu des commentaires “privatisation des profits mais socialisation des pertes”. Mais, je voudrais rappeler que ces 10,5 milliards que nous avons mis à la disposition des banques, les banques les rémunèrent et les rémunèrent à 9%. Je veux dire que sur ces 10,5 milliards qui ont été prêtés aux banques pour reconstituer leurs fonds propres, je veux dire aux Français, bah, qu’ils ont fait une bonne affaire. Parce que cela a évité la faillite, cela a permis de restaurer, pas assez, le crédit. Mais surtout, c’est 10,5 milliards placés à 9%. Je demande : y-a-t-il un seul d’entre vous qui aujourd’hui a placé ses économies à 9%? »
Alors qui veut bien répondre à cette question à la con , oui , qui d’entre vous a placé ses économies à 9% dans ce pays ??
Ceux qui ont placé chez Bernard L. Madoff , ça n’est pas la peine de répondre .
Moi aussi, j’ai essayé d’aller l’écouter… »de visu »… jeudi soir, je ne suis pas allée jusqu’au bout, à deux, j’ai arrêté :
-1 / « j’ai décidé la construction d’un EPR »….ca y est, le voilà qui se la joue à la gaulliste pro nucléaire et nous faire crever en consommant toujours autant…pour écluser la sur-production des réacteurs !
-2 / « les 35h et le partage du travail ont apporté encore plus de chômage ! »
Là, j’ai dit STOP et suis allée prendre mon cours de semis de tomates sur le blogadupdup !
Je n’ai pas pu tenir plus longtemps ! Non, non et non !
Quel scandale que d’affronter de la sorte le « partage du travail » ! Le partage du travail est nécessaire !
A quoi cela sert-il que je bosse 40h payées 39, avec en fait plutot 43h/semaine d’effectuées…?
C’est nul, nul arch-inul !
Le gateau (?) du boulot est à partager, plus on est : plus les parts sont petites…je suis nulle en maths…mais quand même !
Mais pour vivre, un petit morceau du gateau…c’est un peu mieux que les restau du coeur !
…et moi j’aimerais avoir un peu plus de temps pour autre chose que le boulot !
Comment lui expliquer ça à lui ?:devil:
360 milliards c’est la couverture maximale qu’assure l’état sur les pret interbancaires. En effet ça n’a pas de sens d’utiliser ce chiffre à comme ça n’avait pas de sens de leur part de le donner si ce n’est pour faire grosse impression avec qqch qui ne veut rien dire.
Pour dexia, la recapitalisation a été réelle et s’élevait à 6 milliards d’euros.
Sinon il nous prend aussi pour des cons quand il dit qu’il va remplacer la TP par un autre impôts qui touchera tout le monde et parle de moduler les seuils de l’impôt sur le revenu pour libérer les premières couches imposables et redonner du pouvoir d’achat…
Je ne sais pas si la Taxe Professionnelle est si mauvaise qu’il l’a dit, mais même dans ce cas je trouverais malsain que les revenus des collectivités territoriales ne soient plus que liés à des impôts touchant les « ménages ».
Dans une réunion de début d’année d’un des principaux groupes financiers français (qui a fait perdre quelques dizaines de milliards à des fonds de pension et de retraite ainsi qu’à des petits épargnants) on nous a expliqué, d’une manière très argumenté, que la crise actuelle serait, sans doute, une crise en U, contrairement à la crise de 1982 qui été une crise en V et celle de 1929 une crise en L.
Le même intervenant qui, en juin dernier, nous avait explique pourquoi le pétrole allait monter 200$, nous a expliqué pourquoi il allait descendre a 30$.
Ainsi pendant 1h30 ces « savants de la finance » nous ont montré « clairement » ce qu’il faut faire pour une sortie rapide de la crise et la meilleure façon de profiter de la crise pour gagner de l’argent.
La seule chose que je peux dire de cette longue réunion c’est que je me suis vraiment inquiété pour l’avenir de notre société.
Point positif : le champagne était bon
Crise en U ?
Crise en V ?
Crise en L ?
Vu le niveau d’indécence de la crise, je crois qu’il faut la classer X ….
Ben, dis donc, Bernard, te voilà tout retourné par ta soirée d’hier !
Tu nous fais pas une crise du Q quand même… !
Une crise en V c’est une chute brutale suivie immédiatement d’un rebond,
Une crise en U, c’est une chute brutale suivie d’une période de stagnation mais qui se conclue malgré tout par une reprise
Une crise en L, c’est une crise plus grave car elle marque un changement d’époque et ce qui entre en crise ne connaîtra pas de reprise. La crise de 1929 a duré 20 ans
Et une crise en I, scénario n’ayant jamais existé je crois dans l’histoire de l’humanité, en tous les cas pas au niveau planétaire, c’est quand la descente est sans fond …
Tu as raison, mais ce scénario ne rentre pas dans aucun modèle de nos « ânes- à- listes » (analystes financiers) et il n’a jamais été envisagé.
Je pense que tu dois le breveter
En 1929, la crise était forte mais dans un système global qui avait encore des possibilités d’extension. Aujourd’hui la crise se situe dans un contexte qui a des contraintes plus fortes car le système a atteint ses limites en terme de ressources disponibles, de démographie, de pollution, de consommation. Quelque soit l’angle sous lequel on examine la situation, on se rend bien compte que le système actuel basé sur la croissance a fait son temps et n’est plus viable.
J’adore ce terme « ânes-à-listes », il m’était inconnu …
Nous pouvons donc déboucher avec cette crise sur une période aussi noire que les années 30 ? Et qu’un facho puisse en profiter pour prendre le pouvoir ?
Probablement que les crises favorisent plus facilement la montée des prises de pouvoir brutales. Robert, qui connaît bien l’Histoire, pourrait sans doute nous éclairer là-dessus.
S’il vaut mieux connaître le passé pour comprendre un peu le présent, cela n’a jamais permis à quiconque de prévoir l’avenir.
Comme dit l’autre, l’histoire ne repasse pas les plats.
Ceci dit, et sur tous les plans, les contradictions se sont accumulées à un point tel qu’il ne faut pas être grand clerc pour s’attendre à ce que des ruptures majeures interviennent.
La crise montante du système mondial hyper-capitaliste contraint déjà les États à adopter des politiques pragmatiques de redistribution propre à réduire autant que possible les tensions économiques et sociales. C’est le moment ou jamais pour les forces populaires de faire pression pour impulser des mesures de rééquilibrage.
Dans le sillage de la crise de 29, Hitler a su en 1933 capter l’attente des allemands. Par une politique massive d’industrialisation (notamment dans l’armement), de grands travaux (autoroutes, bâtiment, chimie, charbon, acier, etc), son régime est parvenu à réduire le chômage et à développer le pays. A la veille de la guerre, l’Allemagne était une authentique super-puissance. On connaît la suite.
De l’autre côté de l’Atlantique, Franklin Delano Roosevelt (1882-1945), est élu 32e président des États-Unis. Il sera le seul président américain à être élu à quatre reprises à partir de 1932 et à accomplir, jusqu’en 1945, quatre mandats consécutifs.
Confronté à la Grande Dépression consécutive au crack de 29, Roosevelt mit en œuvre le New Deal, un programme de relance de l’économie et de lutte contre le chômage. Il refond le système bancaire et la Sécurité sociale. Il crée de nombreuses agences gouvernementales telles que la Works Progress Administration, la National Recovery Administration ou l’Agricultural Adjustment Administration. Il réussit à élaborer un nouveau mode de présidence, plus interventionniste et plus active grâce à son équipe de conseillers (Brain Trust). Source : Wikipedia.
Obama saura-t-il en faire autant ?
En tout cas, ce n’est pas le smiley qui nous gouverne qui ouvrira une réelle perspective à la France. Il est par trop inféodé au grand capital.
L’histoire à venir nous fera certainement la surprise d’une de ces relèves politiques inattendues dont elle a le secret.
A nous de peser de toutes nos forces pour en hâter l’occurrence.
Merci pour ces précisions. Et l’Espagne, l’Italie ? Est-ce que le contexte économique était particulier au moment où des pays ont basculé dans le fascisme ? Y-a-t-il un rapport entre la grande crise de 29 et l’avènement de Mussolini et de Franco ?
Autre remarque : on ne la voit pas vraiment venir cette relève politique tant attendue ! Je ne te savais pas aussi optimiste …
Eh, Dupdup, quand j’aurai répondu sur l’Espagne et l’Italie, tu vas peut être me questionner sur l’URSS et le Japon, ou quoi ?
Mais je vais y travailler jusqu’à quand à cette recension des crises nationales dans le contexte de la grande crise, tu y penses, dis ?
C’est que par ailleurs je suis en train de relire l’Archipel du Goulag. Ce genre d’affaire, si de temps à autre tu ne te la remets pas en mémoire, c’est là que tu tomberais sans t’en rendre compte dans l’optimisme béat des niaiseux.
Tu me diras : mourir en souriant sous l’effet des médicaments est aujourd’hui une ambition largement partagée.
Pour répondre à ton dernier alinéa, je crois qu’il y a une certaine élégance à se montrer d’autant optimiste que les choses paraissent aller de mal en pis. Car le pire au fond ne serait-il pas de finir désespéré ?
En fait non, ce n’est une question sur l’Espagne, l’Italie. C’est juste parce que je me demande si les crises économiques peuvent favoriser l’émergence de pouvoirs dictatoriaux. Et pour cela, rien de mieux que de regarder quelques exemples passés.
Oui, mais la tendance ne va pas trop, en Europe notamment, vers la résurgence des dictatures. Au contraire.
Et c’est même une condition très favorable au développement d’une démocratie renouvelée apte à répondre aux besoins fondamentaux du plus grand nombre.
Au sujet de la suppression de la taxe professionnelle, j’ai lu récemment qu’il s’agissait plutôt de moduler, sinon supprimer l’indexation foncière.
Ca change tout!
« En effet, sur cette question du coût, les opinions divergent. Nicolas Sarkozy annonçait d’emblée, lors de son allocution, que cette mesure générait un montant de 8 milliards d’euros. Mais il semble que le chiffre soit assez éloigné de la vérité. Ainsi, il s’agirait plutôt de « 25,5 milliards d’euros en 2006 », selon la Commission permanente de concertation pour l’industrie (CPCI), citée dans le quotidien Libération de vendredi. « Le montant de la taxe professionnelle perçue par l’ensemble des collectivités locales s’élève à près de 28 milliards, dont environ 10 milliards sont d’ores et déjà payés par l’Etat au titre des dégrèvements », déclarait, dans les Echos, Philippe Laurent, le président de la commission des Finances de l’Association des maires de France. Tandis que, selon le SNUI (syndicat national unifié des impôts), « le produit de la TP s’élève à 33 milliards en brut et à 26 milliards en net, après les dégrèvements compensés par l’Etat », pouvait-on lire dans Le Monde. De son côté, le Président de la Fédération française du bâtiment, Didier Ridoret, estimait que « les besoins des collectivités restaient les mêmes » et qu’il était entendu qu’on reste sur la même base des 25-30 milliards d’euros. Selon lui, les 8 milliards évoqués par Nicolas Sarkozy impliqueraient une « réforme que sur la base foncière qui occupe plus de terrain que les autres parties de la TP ».
Ce qui est inquiétant, c’est qu’on a l’impression que ce genre de mesure sort d’un chapeau magique et qu’elle est annoncée sans réflexion en amont. Enfin, ce n’est peut-être pas la réalité, mais c’est l’impression que ça donne en tout cas. Il aurait fallu qu’un véritable groupe de travail, réunissant des représentants des collectivités, de l’Association des Maires de France, …, planche là-dessus. Car les conséquences et les effets pervers (il y en a toujours) peuvent être énormes. Il faut donc voir le problème dans sa globalité.
Ce ne serait pas la mort de beaucoup d’associations ?
Et les engagements sur le Grenelle de l’Environnement …. aux oubliettes monsieur Sarkozy !!!
Alors qu’aux Etats-Unis, le président Obama envisage la création de 5 millions d’emplois verts en développant les énergies renouvelables et en lançant un vaste programme de rénovation thermique des bâtiments.
Le grenelle est un fiasco. Bien sûr, on peut y trouver des avancées certaines, mais c’est bien loin des annonces de départ !
Depuis le début j’ai pensé que le Grenelle (quelle horreur que cette confusion), n’était qu’un os à ronger.
Pour nous, pour la terre, pour ceux qui y croient et s’engagent, même pour Borloo.
Tiens, encore un article qui va vous faire plaisir :
http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/07/22/les-banques-americaines-renouent-avec-la-folie-des-bonus_1221457_1101386.html
ben, les voilà les hommes : politique ou foot. …faut dire qu’ils ne sont pas très nombreux mais , là, on les sent passionnés.
les femmes sont absentes et elles ont bien raison : c’est pas ça qui va faire bouillir la soupe…..
virons les tous…et après on file à lampedusa….:dizzy:
J’adore regarder les titres des journaux ces jours-ci. Ils changent d’heure en heure au gré de la fluctuation en bourse, tantôt ça monte mais le plus souvent ça descend. Tous ces gens paniquent (« niquer ou paniquer ? », il s’agit sans doute là d’une question existentielle). Moi je m’en fous et ça me ferait même plutôt rire que la société générale ou le crédit agricole disparaissent dans les temps qui viennent (ce qui n’est franchement pas exclu).
Les gens sont endettés. Les collectivités sont endettées. Les Etats sont endettés.
Et qui leur prêtent de l’argent ? Les banques … qui n’ont pas l’argent qu’elles prêtent car toutes les transactions qu’elles font, sont pour la plupart d’entre elles fictives (à tel point qu’il suffirait que quelques % seulement des clients d’une banque retirent leur argent en espèces pour que ces banques s’effondrent aussitôt).
Alors, si ce système de merde, qui n’a aucun sens, venait à s’effondrer, ce serait plutôt bien, non ?
(hou la la, je sens que ça ne vas pas faire plaisir à tous les lecteurs de ce blog cette vision un peu provocatrice).
Pendant qu’on nous parle des banquiers, les « indignés » bougent et on ne nous en parle pas (comme si seul l’intérêt des banques, plutôt que l’humain, méritait d’être relaté). Une petite vidéo sur ce qui se passe en Israël en ce moment :
Ouais, le chaos. Le KO? Plus facile à vivre à la campagne, non? Plus que la « pauvreté », moi, c’est « l’urbanité » qui me terrorise?