Mon blog ne va quand même pas devenir une rubrique nécrologique, non ? Après Pavarotti, Jean-Baptiste Bizot, Voila-t-y pas qu’un géant du jazz nous quitte aujourd’hui : Joe Zawinul. Moi qui m’apprêtais à mettre en ligne un article sur la chèvre ventriloque, va falloir que ladite chèvre attende un peu que ces messieurs aient fini de mourir.
Il n’y a pas longtemps, j’avais entendu (ou lu ?) des propos d’un spécialiste du jazz qui disait que le jazz était une musique avant tout américaine et qu’il n’y avait que deux musiciens européens qui avaient apporté quelque chose à cette musique : Django Reinhardt et Joe Zawinul. Je ne sais pas ce que vaut ce jugement, n’accordant en général pas trop d’importance à ce que disent les « spécialistes » dont j’ai plutôt tendance à me méfier.
Ce que je peux dire, c’est que, comme toute une génération, j’ai été profondément marqué par la sonorité de Weather Report dans le début des années 70. Le son était inouï, il s’agissait là d’une tentative fabuleuse de fusionner le jazz et le rock. Joe Zawinul, musicien autrichien, avait fondé Weather Report avec le saxophoniste Wayne Shorter. S’était ensuite joint à eux l’un des plus grands bassistes de tous les temps : Jaco Pastorius dont le passage sur terre aura vraiment été trop court. Avec Miles Davis, John McLaughlin et Chick Corea, Joe Zawinul a été l’inventeur du jazz-rock. Plus tard, il avait créé le Zawinul Syndicate et avait alors permis au jazz d’approfondir ses racines africaines.
Joe Zawinul, « sorcier des claviers électriques et électroniques » , que l’on qualifiait de « jeune homme de 75 ans » avait une pêche d’enfer. Mais le cancer l’a rattrappé, comme tant d’autres. Le voici, toujours aux claviers, dans un document récent.
Les nouvelles vont vite, la mort de Joe Zawinul figure déjà dans l’encyclopédie en ligne Wikipedia.
Décidément, le 11 septembre est encore à marquer d’une pierre noire.











