Les oiseaux de la Bassée (2)

Lors de notre dernier séjour en baie de Somme et baie d’Authie, j’ai été impressionné par la diversité des oiseaux rencontrés. 110 espèces pour la semaine (alors que je pouvais difficilement marcher because ma sciatique), c’est autant, voire même un peu plus que ce que je vois à la même époque en Mer du Nord à Texel.
Aujourd’hui, je vous parlerai de la mouette rieuse.

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Curieusement, j’ai rarement parlé de

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Mes oiseaux de l’hiver 2015-2016

Ce blog se met en congés et reprendra le lundi 2 novembre.

Plusieurs d’entre nous ont déjà commencé à nourrir les oiseaux. On l’a fait d’autant plus facilement que des comportements inhabituels ont lieu en ce moment (afflux soudain de certaines espèces autour des maisons, comportements atypiques…).
Cet article est fait pour que nous partagions nos observations pendant tout l’hiver.
Alors discutons-en.

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Vautour moine et gypaète barbu

Un article proposé par Etincelle.

Il n’est pas dans mes habitudes d’écrire un article sur les oiseaux pour le Blogadupdup.

En principe, je laisse ça aux spécialistes.

Mais l’observation que j’ai eu la chance de faire cet été est si extraordinaire que je m’en voudrais de ne pas vous la faire partager.

Comme vous le savez, je passe beaucoup de temps en Haute-Tarentaise où vivent mes enfants et la grande partie de ce temps est consacrée au « crapahutage » en montagne, à la recherche de recoins perdus et si possible de jolies plantes.

Ce jour là (le 07/08), avec deux copains, Rémi et Félix, nous avons décidé d’aller explorer du côté du Lac Blanc, tout en haut du Vallon du Clou.

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Pour ce faire, après avoir garé la

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Les oiseaux de la Bassée (1)

Lorsque je suis allé au début mai dans la baie de Somme et la baie d’Authie, j’avais emporté avec moi, en plus de mon appareil photo … une énorme sciatique. Mis à part une balade que j’ai voulu faire à tout prix le premier jour du séjour (que je n’aurais d’ailleurs jamais dû faire) et qui a achevé de me casser le dos, les reins et la jambe gauche, j’ai été dans l’obligation de rester à moins de 100 m de mon véhicule. J’ai tout de même pu découvrir quelques zones naturelles situées en bordure de route (et donc accessibles au pauvre handicapé que j’étais alors).

J’ai notamment découvert une belle zone d’étangs dans un lieu-dit appelé « la Bassée » située à 2 km au nord-nord ouest de la petite ville du Crotoy. Les conditions d’observation étaient très bonnes à cet endroit-là, un étang bordant la piste cyclable, elle-même en bordure de route. Alors j’ai profité au maximum de cette zone (mais pas suffisamment car je ne l’ai découverte que la veille du départ), tant du point de vue de la photographie …

1… que de l’observation à

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Les vautours de Rémuzat

Lorsque nous sommes descendus en Camargue en mai dernier avec Michel et Pascale, nous avons fait quelques arrêts »ornithologiques ».

D’abord à Lyon où nous avions prévu de nous arrêter et de passer la soirée à observer le martinet à ventre blanc qui niche en plein coeur de la ville (je vous en parlerai peut-être un jour sur ce blog) et que nous avons d’ailleurs arrosé copieusement avec de bonnes bières (il me semble d’ailleurs que le nombre de bières bues était sans commune mesure avec le peu de martinets à ventre blanc vus réellement).

Puis un arrêt à Rémuzat dans les Baronnies en Drôme provençale où nous avions projeté d’observer une colonie de vautours fauves.

Le 23 mai dernier, nous sommes donc allés sur la corniche au-dessus de la colonie de vautours. Nous y avons accédé à partir du village de Saint-May. Il y a une vingtaine de minutes de marche à pied à partir du parking au bout de la route. Vingt minutes au milieu d’un paysage superbe !

1 2La corniche surplombe le

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Le coucou gris

Le coucou gris est plutôt difficile à photographier et je n’ai aucune bonne image à vous présenter. Voici quand même trois photos réalisées dans les dunes de la baie d’Authie au printemps dernier.

IMGP3860IMGP4761IMGP4759La photographie du coucou, dans de bonnes conditions, est l’une de mes priorités du printemps prochain. Alors, peut-être qu’avec un peu de chance …

Retour de congés

Me voici de retour pour ma dernière ligne droite.
En disant ceci, je ne sais pas trop si je parle de ma vie professionnelle – car je suis en retraite le 31 décembre prochain – ou si je parle du blog (car l’idée d’arrêter – il faut bien une fin à tout – me travaille beaucoup).
Mais bon, me voilà encore pour un ou plusieurs tours de piste (tel le clown moyen).
Pour cet article de la rentrée, je ne vais pas trop me fouler. J’espérais préparer un tas d’articles pendant l’été, mais finalement le temps s’est écoulé de la manière la plus harmonieuse qui soit, avec son lot d’amis, son lot de spectacles, son lot de bières, son lot de musiques toutes aussi belles les unes que les autres. La vraie vie quoi (une préparation à la retraite ?) loin du monde de carton-pâte que nous offrent internet et ses illusions ! Alors, je n’ai rédigé aucun article durant l’été. J’ai pourtant dans la tête une centaine d’idées d’articles mais je n’ai pris le temps d’en faire aboutir aucun. Alors, on va faire avec … ou plutôt sans … !
Dans le dernier article, j’avais mis une image-piège. Il fallait deviner de quel oiseau il s’agissait. Comme l’a dit Christophe, c’était un étourneau. La devinette était difficile je vous l’accorde, car il s’agissait d’un étourneau de forme leucique.
Qu’est-ce que le leucisme ?
Autrefois, quand j’ai commencé l’ornitho (il y a près de 40 ans, gamin !), on parlait d’albinisme (quand l’oiseau était tout blanc) ou d’albinisme partiel (quand seule une partie des plumes était blanche). J’ai cru récemment que le terme « leucisme » avait remplacé le terme « albinisme ». En fait, il ne s’agit pas de la même chose (même si les deux ont une origine génétique) car l’albinisme implique que l’animal ait les yeux rouges en plus du plumage blanc, ce qui est rarement le cas chez les oiseaux (c’est Michel qui a éclairé ma lanterne il y a quelques jours sur le sujet). C’est un peu technique, mais vous saurez tout en lisant cet article.
Comment ais-je photographié cet étourneau leucique ?
C’était à Texel en mer du Nord en juin dernier.
Je roulais en voiture et photographiais les vanneaux huppés qui étaient le long d’une route de la côte Est que j’affectionne particulièrement car le terrain est en pente et l’on peut observer les oiseaux à hauteur des yeux.

IMGP1379Il y avait là des

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Le faucon kobez (2)

Qu’est-ce qui pousse le faucon kobez à passer en France alors que nous sommes assez loin de son aire de répartition située dans les pays de l’Est et d’Asie ? Toujours est-il que cette espèce est observée chaque année en France (surtout dans le sud-est) et que le passage est parfois important. Il en fut ainsi en mai 2008 en Franche-Comté (c’était la première fois que je voyais cet oiseau). Ce fut également le cas cette année et Christophe en a parlé dans un commentaire. Coïncidence : alors qu’en mon absence la discussion sur le faucon kobez reprenait sur ce blog, j’étais à ce moment-là (fin mai) en Camargue en train d’observer justement le faucon kobez.

1Avec Michel, nous avons observé quelques

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Blog de nouveau en congés

Ce blog fait de nouveau une petite pause (décidément … !) et reprendra le lundi 22 juin.
Et comme on est plutôt dans la période des devinettes sur le blog (et je sais que vous aimez ça !), je vous laisse répondre à trois petites questions :

1) D’abord, de quoi s’agit-il sur cette photo ?

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2) Quelle espèce aux ailes si fines ?

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3) Et quel est cet oiseau dont je vous parlerai à mon retour ?

IMGP9498A bientôt.

Petite devinette ornitho

La semaine dernière, en descendant en Camargue, j’ai fait un petit crochet dans la Drôme pour photographier les vautours fauves dont les nids surplombent le village de Rémuzat. Je n’en ramène pas vraiment de belles images, il y avait souvent de bien mauvais contre-jours. Mais bon, il devrait quand même y avoir un article avant la pause estivale de ce blog.

0J’ai remarqué à un moment donné un couple d’un autre rapace qui volait très près du village. Les photos sont

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Naturaliste et/ou photographe

Le naturaliste est, par définition, un bon observateur. Muni de sa paire de jumelles, de sa loupe ou de sa longue-vue, peu de choses lui échappent.

Le photographe, au contraire, est plutôt un mauvais observateur. Déjà parce qu’il n’est pas forcément dans une logique d’identification des espèces. Mais aussi pour la simple et bonne raison que le viseur d’un bon reflex, aussi bon soit-il, donne infiniment moins de détails qu’une bonne paire de jumelles ou qu’une longue-vue.

Mais le photographe a la fâcheuse manie de photographier tout ce qui passe à sa portée. Aussi, finalement, et c’est là le paradoxe, il enregistre des choses que les naturalistes ne voient pas.

Deux exemples pour étayer mes propos.

Premier exemple : la semaine dernière, les naturalistes qui étaient présents au mas d’Agon en Camargue recherchaient une guifette leucoptère ou un faucon kobez de passage mais personne ne pensait à regarder les hirondelles ou les martinets qui passaient. Or, parmi les quelques hirondelles rustiques qui survolaient l’étang, il y avait … une hirondelle rousseline (espèce que je n’avais jamais vue) !

IMGP6001IMGP6003Quelques jours plus tard, un naturaliste souvent présent sur le site m’a dit que si l’hirondelle rousseline est aussi peu observée en Camargue c’est parce qu’aucun naturaliste ne passe du temps (pour ne pas dire « ne perd du temps ») à regarder les hirondelles.

Deuxième exemple : sur la plage de Salins-de-Giraud (toujours en Camargue), un groupe de naturalistes recherchait jeudi dernier les quelques limicoles de passage susceptibles d’être encore présents (bien qu’on soit très tard dans la saison). Des goélands leucophées passaient au-dessus d’eux. Faudrait être un peu fêlé du ciboulot pour passer du temps à regarder ces goélands-là, tant ils sont communs. Or, parmi la bande de goélands survolant ces braves naturalistes se cachait … un goéland railleur  (que personne n’a vu passer) !

IMGP9434Il fallait être chercheur d’images, donc un peu photographe, pour voir ces deux espèces-là.

Alors, les photographes qui ont tendance à être méprisés par les naturalistes, sont-ils si nuls que ça ?

Le courlis corlieu

Le courlis courlieu n’est pas habituel en Franche-Comté. Je me souviens en avoir observé 6 à Marnay dans la vallée de l’Ognon au tout début des années 80 mais je n’ai jamais revu cette espèce depuis.
S’il est aussi peu fréqent dans notre région, c’est parce qu’il ne se reproduit que sur les côtes. En période de migration, quand il est pressé d’aller rejoindre sa belle dans les pays du nord, il lui arrive cependant de traverser la France en passant au plus court et de survoler l’intérieur des terres mais ce n’est pas très fréquent (Christophe nous dira sans doute où en sont les observations en Franche-Comté)
J’ai par contre l’habitude de l’observer en bord de mer. Par exemple ici en premier plan au milieu d’une petite bande de barges rousses au Conquet en Bretagne en août 2009.

1C’est un oiseau que j’ai aussi

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En direct de la nature estonienne (8)

Voilà deux ans déjà que mon dernier article sur les webcams estoniennes a été écrit. Cet article a beau être ancien déjà, on continue d’y discuter presque tous les jours. La série continue avec ce huitième article qui a pour but de faire le point sur les webcams disponibles ce printemps. Voici ces liens (il suffit de cliquer sur les noms soulignés pour être en direct) :
pygargue à queue blanche
balbuzard pêcheur 1
balbuzard pêcheur 2
buse variable 1
buse variable 2
chouette hulotte
cigogne noire
plage aux phoques
mare aux cerfs
clairière aux sangliers
blaireaux

En Estonie, pas d’aigles pomarins donc au programme cette année, mais les sept nids à suivre pourront nous permettre de bien belles émotions. Sans compter l’observation régulière des phoques. Sans doute que les deux postes de nourrissage (aux cerfs et aux sangliers) arrêteront de fonctionner dans les jours ou les semaines qui viennent mais pour l’instant ils continuent d’être ravitaillés en carottes, foin et graines. Pas de nouvelles de la webcam aux ours qui est arrêtée depuis plus de six mois mais j’espère que ça reviendra.

La nidification du balbuzard semblait avoir pris beaucoup de retard. Le premier n’est arrivé sur le nid qu’il y a quelques jours. Hier en fin d’après-midi, le couple était bel et bien là et n’a pas perdu une minute : aménagement du nid et accouplement :

1Une heure plus tard, nouvel

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La cabane aux oiseaux (12)

C’est donc Yves qui a trouvé les solutions aux deux devinettes de mon précédent article : il s’agissait bien du geai des chênes et de la pie bavarde.

La pie bavarde, je l’avais photographiée il y a quelques semaines depuis la cabane à Michel. J’étais en train de regarder dans l’objectif quand elle est venue se poser pile-poil (ou plutôt pile-plume) dans le viseur. Voici la photo qui a servi à l’illustration de la devinette.

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La photo qui a servi pour l’autre devinette, je l’ai faite la semaine dernière depuis ma cabane habituelle, celle qui est en lisière de forêt.

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Le geai est venu d’ailleurs à

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