Conférence de Claude Bureaux

Quelques mots pour vous signaler cette conférence qui aura lieu ce jeudi soir 31 mars à 20H30 au Petit Kursaal à Besançon.

Cette conférence est organisée par la Maison de la Nature de Brussey (CPIE de la Vallée de l’Ognon) et Franche-Comté Nature Environnement dans le cadre de la charte régionale « Jardiner naturellement » qui a été signée par 56 jardineries franc-comtoises s’engageant à promouvoir les matériels, les techniques et les solutions privilégiant un jardinage sans pesticides. Opération soutenue par l’Agence de l’Eau.

Le conférencier Claude Bureaux travaille au Jardin des Plantes de Paris depuis 1964. Il y a été apprenti jardinier, puis jardinier, et enfin chef jardinier. Aujourd’hui responsable des animations pédagogiques, il est également chroniqueur pour France Info et a déjà publié plusieurs ouvrages sur le jardin. Lors de cette soirée, il présentera les nombreuses techniques et astuces pour jardiner au naturel.

Citrons pas virtuels

Les relations sur le Net sont virtuelles et le restent le plus souvent.
Mais avec le temps qui passe, elles se concrétisent parfois en quelque chose de plus réel. Et notamment sur ce blog. On finit alors par se rencontrer dans la vraie vie, à aller boire une bière ensemble, à s’échanger des graines, des disques, à s’offrir des petits cadeaux …

A propos de cadeau, Jean-Pierre m’avait envoyé il y a quelques mois par la poste un citronnier qu’il avait lui-même formé. Cela m’avait beaucoup touché. Et quelle ne fut pas ma surprise de recevoir hier un nouveau colis avec des tas de citrons et une belle orange en direct du jardin de Jean-Pierre.

Un immense merci pour cette attention délicate. Et je ne connais toujours pas ce cher Jean-Pierre !
Dis Jean-Pierre, tu nous prépares pour bientôt un article sur la culture du citronnier ?

Coup de sonde dans les arts de l’espace

Un article proposé par Luc
Cela fait quelques temps déjà que l’idée me trotte en tête, et je ne le cache pas, elle m’a été soufflée à l’oreille par Dupdup lui-même. « Ce serait pas mal d’ouvrir le blog à d’autres formes d’expressions que la musique » m’avait-il dit. « On pourrait même imaginer créer un espace réservé à de jeunes peintres ou à tout autre inconnu désireux de montrer ses productions quelque soit son domaine. »
L’idée est évidement magnifique et j’ai été immédiatement tenté d’utiliser d’une manière ou d’un autre cette ouverture sans jamais oser.
Depuis cette ancienne correspondance, Bernard a ouvert le site à la littérature et a fait appel à tous pour enrichir les sujets de discutions d’apports extérieurs.
Mais de praticiens des arts de l’espace, point.
Aussi, puisque jadis je fus tenté, aujourd’hui j’oserai.
J’oserai cependant sans risque, via un courant artistique bien développé et très en lien avec la nature puisqu’il s’agit du Land Art. Si jamais un deuxième article devait voir le jour, c’est promis il sera plu polémique, plus… urbain.
Selon le sens commun, le Land Art qui apparaît dans la fin des années ’60 joue dans et avec la nature. Les œuvres entièrement conçues avec des matériaux naturels sont soumises aux aléas du temps qui passe et du temps qu’il fait. Elles évoluent jour après jours.
Dans ce domaine, une artiste me fascine depuis toujours, c’est Andy Goldsworthy un britannique né dans le Cheshire en  1956. C’est évidement loin d’être un inconnu mais cet article est un coup de sonde dans la communauté dupdupienne, très attachée à la musique, aux piafs et aux billets d’humeur…
Si j’ai choisi celui là, c’est parce que la sensibilité de ses œuvres, et sa force aussi le rendent immédiatement accessible.
Dans le monumental,
Comme dans

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Plume de Presse, un blog engagé !

Je ne sais pas si vous l’avez remarqué mais tout en bas de la colonne de droite de ce blog il y a un lien vers le site Plume de Presse (cliquer ici pour y accéder directement). Un blog que j’avais trouvé lors de mes pérégrinations sur le net. Et que je trouve extraordinaire, tellement le regard qu’il jette sur l’actualité politique est différent de celui des autres blogs de ce type. En tous les cas, ce blog est engagé et la citation d’Albert Londres qui est mise sur la page d’accueil donne le ton : « Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie ». Belle définition du métier de journaliste, non ?

Olivier Bonnet, l’auteur et par ailleurs  journaliste au chômage, constatant que « l’info libre et indépendante ne nourrit pas son homme », a fait le pari qu’il pouvait vivre de ce blog et c’est dans cette optique qu’il propose un abonnement à son kiosque pour la somme de 2 € par mois. Alors, si certains d’entre vous sont intéressés, n’hésitez-vous, ne serait-ce que pour soutenir le principe même de cette aventure originale.

La crèche de Boulot

Quand j’étais gamin, la préparation de la crèche à l’église était un événement. Enfin, ça n’en était peut-être pas un, mais vu de mes petits yeux d’enfants la préparation en elle-même était une fête.

Dans le village d’à-côté, à Boulot, à moins de 2 km de chez moi, la tradition de la préparation de la crèche perdure. Et les habitants du village y mettent beaucoup de soin et beaucoup de coeur à l’ouvrage. Mais la crèche n’est plus dans l’église (normal, plus personne ne va à l’église et la messe n’y a peut-être cours qu’une fois ou deux par an) mais dans l’ancien lavoir.

Les personnes qui ont

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Oui mais …

Proposé par Luc
Les aéroports sont bloqués, les grandes surfaces en rupture de stock, les arbres en travers de la route, les écoles fermées. Oui mais…

Les voisins sont dehors, on travaille de la pelle ensemble, les gosses font du traîneau, on se déplace à pieds, on cause, on est tous dans le même bain et ça fait du bien !

Un artiste fou a redessiné mon Condroz bien aimé. Sans vergogne, via  un photoshop céleste, il a gommé à grand coup d’effaceur, les maisons, les arbres, le paysage.

Balade unique à quelques

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Frida

Un article proposé par Luc
« Je rêvais d’un autre monde où la terre serait ronde où la lune serait blonde (…) d’une terre moins terre à terre… » Jean-Louis Aubert.

La Belgique, comme certaines

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L’Orval

Quand les vacances sont là, ce qui m’arrive ce soir, rien de tel pour fêter l’événement que de s’ouvrir une Orval, assurément l’une des meilleures bières au monde.

L’orval est l’une des rares bières qui

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Les vieux témoins (2)

Un article proposé par Luc.

Jadis, oh, temps jadis
S’étendait en mon pays
Une forêt immense
De chênes et de hêtres
De fougères et de clairières
Intimes et mystérieuses.

Le paysage condruzien à bien changé depuis ces temps anciens, et parfois, je me demande si je pourrais supporter maintenant, ces forêts épaisses, sans horizon, qui sont le biotope naturel de la Belgique en général, et de «mon» Condroz en particulier.
Le Condroz est cette bande géologique, de collines légères que borde par le nord, la dépression de la Famenne, évoquée dans le premier article consacré au vieux témoins. C’est une alternance de cultures, (colza, céréales) de vaches et de bois, c’est un mélange étrange d’églises et de granges, pour rependre les mots de Julos Beaucarne.
Ce sont ces petits bois qui aujourd’hui retiennent mon attention.
Je ne sais pas si en France, dans les milieux naturalistes, l’expression est usitée, mais chez nous, sachez que des temps anciens, il nous reste les «lambeaux»…
Essentiellement des lambeaux de prairies calcaires en Famenne, et des lambeaux forestiers en Condroz.
Les lambeaux : le costume des pauvres.
Sur les photos qui suivent, des exemples de ces habits forestiers déchirés.
Souvent, ils persistent dans les endroits les moins confortables:  les gerçures de la terre, les parcelles inexploitables.

Ne nous fions pas aux apparences: derrière ces images bucoliques, se cache autre chose. Les trésors de la nature se méritent, nous le savons tous. Ici, pas de tondeuses à gazon, pas de gravier dans les chemins, pas de chemins…  L’entrée se négocie.

Une fois passé les clôtures à vaches, les éventuels ruisseaux bordés d’orties, les pruneliers et les aubépines, c’est un autre monde qui s’offre à nous. Un monde de trésors rares, celui des plantes étranges, des animaux mal connus ou mal aimés du grand monde, le monde des blaireaux justement, dont on parle beaucoup sur le Blogadupdup, le monde du mariage du végétal et du minéral, celui du chaos, celui de l’équilibre : le monde de la beauté.

Et enfin, pour les petits malins, ceux qui se sentent un peu cousins avec les blaireaux, les cloportes et les limaces, la récompense est au bout du voyage. Car là où cohabitent la pierre et la mousse, le blaireau et la parisette, la mercuriale le frêne et le charme, se cachent les morilles!!!

Alors, à mon goût, les morilles se mangent comme tous les champignons : le plus simplement possible. Un peu de sel, un peu de poivre, une sacrée bonne dose de crème fraîche, et le tout sur un morceau de pain grillé. Bon appétit!
N’oubliez pas que la morille crue ou mal cuite est toxique et que pas lavée, vous avez toutes les chances de manger un de mes cousins…!!!

Guignolesque

« La démocratie républicaine et parlementaire ne peut pas continuer à fonctionner avec des gens qui ne respectent pas la signature qu’ils ont donnée ».
(Nicolas Sarkozy, 10 septembre 2009)

Effectivement, dans ces conditions, notre démocratie peut-elle continuer à fonctionner ainsi ?

Summer variations

Allez, de belles images de Vincent Munier, pour commencer la semaine, c’est plutôt pas mal, non ?

Merci à Christophe qui m’a fait connaître cette vidéo.

Plantage

Luc de Belgique vient de m’envoyer à l’instant un clip qui avait été produit en 2005 par les studios Amanita Design (cliquer ici pour y accéder).
Le clip s’appelle Plantage et la musique a été composée par le groupe danois Under Byen.
Pour terminer ce week-end en musique (et en images), c’est pas mal non ?

Marque-page (4)

On a beau être de gauche (ce que je revendique, personne n’est parfait), il faut bien l’admettre : le bilan des expériences collectivistes sur la planète s’est souvent avéré désastreux : exemple des 20 millions de morts politiques sous Staline. Quant à Mao, impossible de vous donner des chiffres. On ne sait même pas, à 10 millions de morts près le bilan humain du régime maoïste, c’est vous dire  ! (et ceci sans compter les centaines de millions de Chinois victimes de lavage de cerveau et déstructurés dans leur mental).

Un livre très beau est paru il y a deux ans : il s’agit de « La rivière et son secret » de Zhu Xiao-Mei, auteure que les amateurs de musique connaissent bien car il s’agit d’une très grande pianiste. Zhu Xiao-Mei raconte dans ce livre son histoire personnelle dans la Chine de Mao et notamment son passage en centre politique de rééducation. Nul doute qu’il y a plus de larmes que de rires dans cette Chine-là et cela ressort admirablement bien de ce livre. A lire donc absolument.

Je ne ferai pas de cet ouvrage un rendez-vous littéraire mensuel comme nous en avons pris l’habitude sur ce blog car ce livre est relativement cher et je tiens à ce que ces rendez-vous voient la participation d’un maximum de personnes.

Au cas ou vous l’achèteriez, voici un petit marque-page à imprimer (accouplement de couleuvres vertes et jaunes que j’ai observé en Corse l’an passé)

marque-page5
Tiens, à propos de couleuvres, quand on ressort, très ému, de la lecture du livre de Zhu Xiao-Mei, on a une furieuse envie : celle de trouver encore quelques maoïstes français survivants (vous savez, ceux qui nous en ont fait avaler des couleuvres) et de leur faire bouffer « le petit livre rouge » de Mao-Tse Toung (qu’on aura, entre temps volé à la bibliothèque municipale du coin).

Des petites roses par centaines

Les fleurs de jardin les plus appréciées par le public sont sans doute les roses. Les variétés à grosses fleurs celles que j’aime le moins. Qu’elles soient rouges, roses, blanches ou jaune, aucune ne trouve grâce à mes yeux. Trop de faste et trop de grandeur tuent l’intérêt des fleurs. Dans un jardin, les grosses roses me semblent indécentes, elles éclipsent leurs voisines et on ne finit par ne plus voir qu’elles. Elles sont pleines de suffisance et je n’aime pas la suffisance. On me dirait que les grosses roses descendent en droite ligne de la lignée Balladur que je n’en serais pas surpris.

roseblanche

Pas contre, j’ai un faible pour les variétés à petites fleurs qui me semblent infiniment plus belles.

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Mais celles qui me plaisent le plus sont les variétés proches du type sauvage d’origine et dont les fleurs ressemblent encore à celles de l’églantier.

J’ai ainsi planté il y a six ou sept ans une variété que m’avait donnée Pascale et qui atteint une très grande taille. Je peux donner des boutures cet automne à qui en voudrait.

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Dans l’affreuse haie de thuyas qui est devant la maison (et que je ne sais pas encore comment je vais remplacer) pousse une sorte d’églantier aux couleurs vives. Là aussi, je peux proposer des boutures en fin de saison.

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eglrouge2

Un drôle d’oiseau dans mon jardin

Hier, jour de mes 55 ans donc, un magnifique oiseau s’est posé en fin de soirée dans mon jardin.

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Et juste à côté, pour photographier ce héron, un magnifique affût transportable ! Personnalisé en plus par une broderie !
affut1
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Un immense merci à tous les amis de la bande qui ont débarqué par surprise ce dimanche soir à la maison ! Vivement les 60 !

Semaine vénitienne (5)

A Venise, l’EAU est partout. Elle irrigue toute la cité.

canal

A venise, on prend le vaporetto presque comme on prend le bus ou le métro à Paris.

Dans la lagune, on fait tout en bateau : le menuisier livre ses planches en bateau, l’ambulancier se déplace à toute vitesse sur les canaux, les flics aussi, on transporte les corps jusqu’au cimetière de San Michele en bateau-corbillard, on vend sa marchandise depuis une embarcation et certains canaux sont parfois bien encombrés.

bateaux

ambulance

transporteur

encombrement

Robert disait, dans l’un de ses commentaires, qu’au XVIIème siècle les producteurs de légumes venaient de Sant’ Erasmo au petit matin pour y vendre leur production sur des barques-étals. L’habitude semble être restée ça et là. Mais d’où viennent les légumes ?

vendeurlegumes

Pendant notre séjour, l’eau a submergé la place Saint-Marc mais nous étions ailleurs à ce moment-là et je n’en ai pas rapporté de photos. Ce phénomène appelé acqua alta est de plus en plus fréquent et laisse peut-être présager un avenir difficile pour Venise.

Semaine vénitienne (4)

Quatrième article consacré à Venise et à sa lagune. Après Sant’ Erasmo, je vous parlerai encore d’une île ce soir : l’île de Burano dont le nom vient sans doute de bora, ce vent violent qui souffle sur le golfe de Trieste. Tout comme sa voisine Murano, réputée pour ses souffleurs de verre, l’île de Burano vit de sa gloire passée. Car la confection de la dentelle qui a fait la renommée de cette île dans le monde entier n’a plus vraiment cours aujourd’hui. Ou si peu. La marchandise vendue dans toutes les échopes se confectionne ailleurs. Et si quelques magasins proposent encore de l’authentique, c’est au-dessus de nos possibilités financières, il faut des centaines d’heures, parfois des années, de travail de brodeuses pour réaliser certaines pièces.

Quand on est à Burano, est-on encore à Venise ? « Oui » disent sans conteste les guides touristiques. « Pas si sûr » disent certains. Car Burano a une longue histoire d’indépendance vis à vis de Venise et les Buranelli de souche ne se disent Vénitiens que du bout des lèvres (et les Buranellettes – c’est un terme que j’invente à l’instant – ayant de belles lèvres, on les croit forcément sur parole !).

Je n’ai pas trop aimé tous ces magasins qui vendent tout ce qu’un touriste peut être capable d’acheter. Mais par contre, j’ai flashé sur ces maisons colorées que l’on trouve à la périphérie du bourg.

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Je ne sais pas d’où vient cette habitude de peindre régulièrement ces maisons, de manière concertée semble-t-il, mais je dois dire que l’effet est garanti sous un ciel pluvieux.

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Sur la photo précédente, Claude, Manu et Joëlle ont leur regard attiré par un écriteau? Qu’y a t-il donc sur cette petite pancarte qui attire ainsi l’oeil ?

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« Il colore come la musica ». « Color is like music ». Belle formule qui résume à elle seule l’île de Burano.

Alors que nous approchons de l’embarcadère pour repartir dans la cité des Doges, un homme passe à côté de nous. Trop drôle … !

parapluie