Rêves de neige et de glace

Au début de la canicule, j’avais écrit dans un commentaire « mes plus beaux rêves sont des rêves de pluie ».

La canicule s’aggrave. Mes rêves évoluent en conséquence, ils deviennent de neige et de glace. Alors, comme ça en passant, j’offre aux lecteurs qui viendront faire un petit tour sur ce blog, une photo faite depuis la maison en mars dernier.

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Si l’été est appelé à devenir durablement la pire des saisons, viendra un temps, peut-être pas si lointain, où l’on dira le 21 mars de chaque année : « Finis les beaux jours ! ».

24 réflexions au sujet de “Rêves de neige et de glace”

  1. Merci pour cette petite photo rafraichissante et de toute beauté !
    On en avait vraiment besoin ! …
    Tu as raison Bernard, fin mars on va se dire… « le suplice ne va pas tarder à recommencer ! Profitons encore un peu du froid pendant qu’on peut …! »
    C’est le monde à l’envers !

  2. Pour moi, ce n’est pas le monde à l’envers. J’ai toujours aimé ce que les autres appelaient et appellent encore « la mauvaise saison ». Je l’aime d’autant plus aujourd’hui.

  3. Je te rejoins complettement sur ce point ! Surtout étant originaire du Haut Doubs… J’adore les paysages de neige, le ski, les bonnes bouffes dans un chalet là haut… (raclettes, fondues, etc…), paradoxalement avec la température extérieur de l’hiver, c’est là où l’on passe les moments les + chaleureux et réconfortants ! … ;
    Mais je dois dire que j’aime quand même bien ce que l’on appelle « la belle saison » car on est tonifié par la luminosité et on fait + d’activités diverses… ou en tous cas, c’est + facile de faire toutes ces activités au printemps ou en été plutôt qu’en hiver …
    Seulement maintenant, que la belle saison donne du tonus, ça ferait presque sourir tant on est assomé et engourdi par la chaleur !…

  4. J’aime aussi l’hiver parceque c’est la période idéale pour pouvoir observer, photographier et étudier les oiseaux ! … (ma grande passion avec la photo) … et les aider aussi dans ce mauvais moment à passer où la nature est presque dépourvue de nourriture ! cruel !

    Je pense que tu es d’accord avec moi … ;)
    toi qui passe plusieurs milliers d’heures depuis longtemps dans ton affût à nourrir les oiseaux dans ta main ou ailleurs, à les compter ou encore à les photographier dans ton affût ! (qui est idéal je dois le reconnaitre ! merci d’ailleurs !).
    C’est vrai qu’à la réflexion, j’ai hâte d’être en hiver ! Ne serait-ce que pour tout ça ! (cela fait un bon moment maintenant que je n’arrive plus à faire de la photo d’oiseaux, vu qu’ils sont tous cachés dans toute cette végétation…)

  5. Pour moi la « belle saison » est celle des Martinets (de fin avril à fin juillet)… Tout le reste finalement (température, etc.) me paraît complètement secondaire.

  6. Vincent, t’es sûr que y’a que les Martinets qui t’intéressent à cette période ? Les femmes qui ressortent leurs petites robes légères (et autres tenues estivales) par exemple, t’es vraiment certain d’y être totalement indifférent ? Que ça ne joue pas quelque part dans l’euphorie qui te gagne à cette période de l’année ?

  7. En tout cas (pour causer de préférence avec Nico et Bernard), on peut toujours se prémunir du froid hivernal en se couvrant davantage, alors que la chaleur, une fois qu’on a tout ôté… à part gémir il ne nous reste plus grand chose à faire.

  8. A propos de saison, ce souvenir :

    Pierre Bichet – le célèbre peintre du Haut-Doubs – racontait un jour son passé de cinéaste d’Haroun Tazieff, et entre autre les veillées avec les porteurs Africains qui lui demandaient de raconter son pays.

    Il ne s’est paraît-il jamais lassé de leur regard incrédule lorsqu’il tentait de leur expliquer qu’une année chez lui n’était pas rythmée par la mousson mais par 4 saisons. En hiver surtout, des choses littéralement incroyables survenaient : les arbres déjà perdaient toutes leurs feuilles (et on ne mourrait pas pour autant, de toutes façons elles repoussaient toutes ensembles quelque mois plus tard), parfois de la neige (ce qu’on aperçoit tout blanc au sommet du Kilimanjaro) tombait du ciel en petits morceaux légers comme du coton mais glacés comme on ne peut imaginer, et s’il faisait vraiment très froid, l’eau des lacs devenait tellement dure qu’on pouvait carrément marcher dessus (ça, ils n’ont paraît-il jamais voulu le croire !).

    Il en concluait que ce qui faisait – à ses yeux de grand voyageur – la principale valeur de nos latitudes était la grande chance que nous avions d’avoir des saisons qui modifiaient continuellement et en de multiples et subtiles nuances nos paysages.

    Qu’est-ce qu’on doit se faire chier finalement au Paradis, s’il n’y a qu’une seule saison (surtout si c’est l’été) ! Au cas où, par malheur, on n’ait pas fait assez de conneries ici-bas pour y échapper, profitons donc bien de notre séjour sur Terre… surtout lorsqu’elle se déguise et qu’on peut jouer avec elle à la « marchande des 4 saisons » !

  9. C’est vrai que jusqu’à présent, en Franche-Comté, nous étions gâtés : un climat continental qui change sans cesse, jamais deux jours identiques et surtout des tas de nuances. Un vrai régal pour nous autres amoureux de diversité.

    D’accord avec toi Vincent sur ton idée du paradis. Si j’ai la certitude que le paradis que tu décris se limite à une seule saison, en l’occurence l’été, je choisirai peut-être alors de ne pas mourir du tout (… enfin, tant que les saisons d’ici-bas ne sont pas trop modifiées !). Vous m’enverrez alors des cartes postales de là-haut et j’y répondrai en vous rappelant comme la vie était belle ici-bas ! Si le paradis bénéficie de l’ADSL (j’imagine que Dieu est « branché »), vous pourrez toujours allez sur ma galerie d’images et accéder à des images de notre belle terre ! Maigre compensation tout de même : il vous manquera l’odeur de la terre, le souffle de la brise et le bruissement de l’aile de l’oiseau !

  10. Quelle poésie Bernard !, bravo !

    Je suis tout à fait d’accord avec Vincent pour dire que nous n’avons pas d’autres alternatives que de gémir lorsque nous avons tout enlevé !…

    … Au fait Vincent, c’était uniquement par rapport à la chaleur que tu disais ça, ou alors c’était une petite confidence « érotique »… ? :D

  11. Après toute cette poésie, j’hésite un peu à vous parler du réchauffement de la planète. Il y a environ deux ans (à l’époque où j’avais encore la télé), Arte avait diffusé un documentaire qui défendait la thèse que, en ramenant les choses à une échelle de temps géologique, rien ne permettait d’affirmer que l’homme contribuait au réchauffement de la planète (ou plutôt que la part du réchauffement due à l’homme était infime jusqu’à présent). Le propos était néanmoins nuancé par le fait que les protagonistes disaient bien qu’il ne fallait surtout pas en conclure qu’on pouvait continuer ainsi, et reconnaissaient l’urgence d’agir sur l’effet de serre. Ce documentaire m’avait d’autant plus choquée qu’il était bien fait et les arguments semblaient tenir la route. Depuis, j’essaye de potasser un peu le sujet. La température moyenne de la terre a augmenté de 0,6 °C à plus ou moins 0,2 °C près, depuis 1900.
    Les prévisions donnent une fourchette allant de + 1,5 °C à + 6°C en 2100, sachant qu’il s’agit d’une augmentation de LA MOYENNE. On sait aussi que la température de l’hémisphère nord augmentera plus que celle de l’hémisphère sud (les continents étant plus sembles à l’effet de serre que les océans).
    Alors, même si à l’échelle géologique, ça n’est pas grand chose, à l’échelle humaine, c’est une catastrophe.
    Je voulais préciser aussi que ce n’est pas parce que que la température moyenne augmente qu’on a plus de chance de vivre des canicules. La température moyenne pourrait très bien augmenter parce que les hivers seraient moins froids par exemple. Mais les spécialistes remarquent qu’en plus de cette augmentation, les températures ont aussi tendance à être plus extrêmes (plus d’hivers très rigoureux et plus d’étés très chauds).

    Je ne sais plus comment dit Vincent dans ce cas-là, mais l’idée est « à quelque chose malheur est bon » ou « aux grands maux les grands remèdes ». Je veux dire que, plutôt que contempler ce désastre en nous regardant foncer dans le mur, on pourrait en profiter pour agir pour une société qui nous convienne mieux (qui convienne mieux au genre humain), parce que de toute façon, il va bien falloir faire quelque chose.

  12. La phrase du poète Hölderling est : « Là où est le péril, là croît aussi ce qui sauve ». C’est bien à celle-là que tu faisais allusion, Anne ?

  13. Davantage poète que philosophe quand même, si on s’en tient à l’acception courante (ou du moins simpliste) qui tient les premiers pour idéalistes, les seconds pour réalistes. Car il y a tout du voeu pieux dans cette idée, à bien y regarder. Et c’est sans doute ce qu’il fait qu’elle nous séduit. On aimerait tellement que cela se passe comme ça ! On a en effet bien du mal à nous défaire de cet irrépressible espoir de Salut ! Faut-il chercher à nous en défaire, d’ailleurs ? En tout cas – il me semble – juste ne pas trop prendre ce qui est de l’ordre de nos désirs pour des réalités.

    Il n’empêche – pour revenir au fond de ton commentaire, à sa conclusion je veux dire – je crois (oui c’est une croyance, une affaire de pari) comme toi que tout n’est pas non plus « déjà perdu » pour autant. Et que la marche arrière n’est de toute façon pas plus souhaitable que possible.

    Car Prométhée n’est pas Lucifer. Son but n’est pas de prendre la place de Dieu, simplement de ne plus compter sur lui pour aménager la Terre à notre convenance. S’il la soumet au calcul, ne nous trompons pas, c’est avant tout pour conjurer les catastrophes, s’il n’a de cesse de tenter de la maîtriser, c’est pour en finir avec les caprices et les duretés de ce que, depuis la nuit des temps, notre impuissance nomme destin ou hasard. Certes il y a des hasards heureux, l’immaîtrisable n’est pas toujours détestable (bref, il y a parfois sur nos chemins de jolis papillons) mais ne l’oublions pas : le fléau est toujours autre, autre que ce qui est attendu, désiré, programmé (et des pestes ravageant 1/3 de la population aux tsunamis, la liste noire serait bien longue à établir).

    Qui prétendra dès lors que la chute de la mortalité infantile, le doublement de l’espérance de vie sur un siècle, la découverte des antibiotiques (de la chimiothérapie aussi, hein Bernard ?), l’aéronautique, le numérique, la recherche de maîtrise du feu et de l’énergie, etc… ne sont pas de fabuleux progrès ? Seul « le » Progrès – avec un rand P qui dévoile ses relents divins -était une illusion de plus de notre indécrottable idalisme. On y a d’autant plus souscrit (tous ensembles… ou quasiment) qu’on était laborieusement parvenus à nous échapper de millénaires où la domination de la pensée religieuse nous interdisait de franchir des limites soit-disant inscrites dans la nature (forcément divine), de changer l’ordre des choses établi une fois pour toute.

    En désenchantant le monde, c’est-à-dire en faisant appel non plus à des moyens magiques mais à la raison pour maîtriser toute chose, la technique a quelque peu enchanté les hommes. Nous sommes désormais contraints de sortir de cet enchantement-là. A la bonne heure ! Nous étions fiers d’oeuvrer avec méthode, nous sommes mis en demeure d’agir avec prudence. Tant mieux ! Finalement le héros de l’audace est mis au défi de jouer à contre-emploi, sommé de chercher dans l’inhibition les voies de sa toujours désirable liberté. L’insatiable briseur de tabous, transgresseur de limites, doit toutes affaires cessantes s’assagir, se retenir.

    Les dangers qui venaient jadis de l’extérieur, viennent aujourd’hui du dedans : ils sont de plus en plus les produits dérivés de nos actions, de nos décisions, de nos calculs. Prométhée est un peu pris au dépourvu. Aucun dieu, aucune « nature des choses » – maintenant qu’il s’en est débarrassé – ne viendra lui indiquer où sont les limites à ne pas dépasser. Nous sommes – avec lui – contraints de les définir ensemble, sans doute au cas par cas. Et surtout dans le brouillard de nos incertitudes et autres limitations.

    Tout ça (désolé, je n’ai pas eu le temps de faire court !!!) pour en venir à cette thèse : notre problématqiue actuelle n’est peut-être pas tant une crise des valeurs, une perte de repères, de rapport au réel ou un accroissement soudain des dangers (y a-t-il un temps béni où nous n’en étions préservés ?) qu’un inquiétant DEFICIT DEMOCRATIQUE. Le plus rageant, je trouve, n’est pas que nous fassions des erreurs (qui prétendrait ne jamais en faire ?), mais que ce soient d’autres qui les fassent pour nous… et en notre nom !

    L’urgence, dès lors, serait de développer avant tout des organisations, procédures, appareils, disciplines permettant aux contre-pouvoirs de s’exercer, et surtout aux individus de patriciper aux responsabilités sociales.

    Mais gare ! N’espérons pas trouver là (ou ailleurs) un quelconque nouveau Salut ! Juste un « pauvre outil de régulation » (humain, trop humain !) qui créera sans doute en s’imposant ses effets pervers. Car la formule d’Hölderlin est vraisemblablement plus « réaliste » dans l’autre sens : « LA OU SE TROUVE CE QUI SEMBLE SAUVER, CROÎT AUSSI LE DANGER ! »

    (Bye… je vous quitte pour une semaine hors de toute connection !)

  14. Et si, au lieu d’y voir un vœu pieux, on faisait tout bêtement (bestialement ) confiance en l’espèce humaine dans sa capacité à lutter pour sa préservation ?

    « Le calcul pour conjurer les catastrophes ». Tu évoques l’apport des sciences et de la technique qui, comme tu le précises, ont pris la place du religieux.. C’est à dire TOUTE la place (en y incluant la science économique).

    Je ne dissocie pas, contrairement à toi, la crise des valeurs et la perte de repères du déficit démocratique. Les dimensions sociales et culturelles ont été reléguées loin derrière l’économique.
    Après la faillite du socialisme et la dérive de la social-démocratie vers le libéralisme, il n’y a plus d’alternative à la société de marché, nous semble t’il. L’idée serait de remettre l’économie à sa place de moyen, alors qu’elle devenue une fin en soi.

    Tu parles de Progrès et il faut, bien entendu, donner la priorité à la santé, à l’éducation et à la culture. Mais il faut surtout abandonner l’idée que le plus est le mieux.
    Nous aspirons à une amélioration de la qualité de vie, nous à une augmentation du PIB !
    Je voudrais que le progrès s’exerce pour préserver la vie sur cette planète. La vie de l’espèce humaine, mais également celle de la faune et de la flore. On en est, hélas, là.
    Je voudrais que le progrès s’exerce pour améliorer la démocratie et que chaque homme puisse trouver sa place.

    La modernité, issue des Lumières, qui a tenté de construire la société sur la seule base de la raison, a été poussée jusqu’au paroxysme, substituant le calcul à la raison, l’économique au social et au culturel.

    La mondialisation – au sens de marchandisation du monde – n’est souhaitée et ne profite qu’à certains. On nous fait cependant croire qu’elle est inéluctable.
    Nous sommes tous, individuellement, soumis à un véritable endoctrinement par les acteurs de l’économie de marché et j’y vois une des causes du déficit démocratique.
    « On nous fait croire que le bonheur c’est d’avoir ».

    Les individus sont de plus en plus isolés, à mesure que les systèmes sociaux auxquels ils appartiennent deviennent de plus en plus démesurés. En d’autres termes, la démocratie est-elle applicable à une structure de plusieurs millions d’individus ? Que peut-on décider qui soit juste pour tous ? Quelles valeurs peuvent se prétendre universelles ? Tu en cites quelques unes, et encore, je ne suis pas certaine que doubler l’espérance de vie soit un progrès en soi…

    Je pense qu’il faut nécessairement relocaliser une part importante du politique (et de l’économique). La globalisation est, à mon avis, une cause majeure du déficit démocratique.
    De plus, en relocalisant le politique, il nous deviendra plus accessible, les actions possible deviendront plus évidentes, les contre-pouvoirs pourront s’organiser.

    La manipulation, combinée à l’impuissance, a vidé la citoyenneté de toute réalité.
    En 1975, Pier Paolo Pasolini écrivait déjà :
    « Aucun centralisme fasciste n’a réussi à faire ce qu’a fait le centralisme de la société de consommation.[…]Les différentes cultures particulières (paysannes, sous-prolétariennes, ouvrières) continuaient imperturbablement à ressembler à leurs anciens modèles : la répression se limitait à obtenir leur adhésion verbale. Aujourd’hui, au contraire, l’adhésion aux modèles imposés par le centre est totale et sans condition. […] Le centralisme de la société de consommation a imposé […] les modèles voulus par la nouvelle industrialisation, laquelle ne se contente plus d’un « homme qui consomme », mais prétend qu’aucune autre idéologie que celle de la consommation ne soit plus concevable. »

    Les pseudo-lois de l’économie nous sont présentées comme des contraintes que l’on ne peut contester, au mieux peut-on les gérer.
    Je crois en la possibilité d’une subversion. Et j’y crois, justement, parce que le système coure à la catastrophe. Nous ne pourrons plus nous cacher la tête dans le sable encore longtemps.

    Je suis d’accord avec le début de ta conclusion qui énumère ce qu’il est urgent de faire.
    Mais tu termines par une pirouette (le terme est mal choisi, parlant du retournement de la formule de Höderlin) des plus pessimistes.

    Je préfère terminer en citant ces mots de Salman Rushdie :
    « L’intelligence, la beauté, l’amour et la poésie sont des valeurs à opposer à la laideur du monde, ce sont les armes que nous avons à notre disposition .»

  15. Il fallait; bien entendu, comprendre :
    Nous aspirons à une meilleure qualité de vie, non à aune augmentation du PIB.
    Nous à ma place de non. Joli lapsus.

  16. Mille bravos pour vos deux commentaires, Anne et Vincent. De la matière pour réfléchir pendant tout l’été, tellemement vos réflexions sont denses et pertinentes !
    J’aimerais tellement croire aux mots de Salman Rushdie sur l’intelligence, l’amour et la poésie. Je pense souvent qu’ils auraient pu changer le monde, mais j’ai parfois tellement de doutes !

  17. ça fait trois jours qu’en lisant les infos je me dis « mais putain, qu’est-ce qu’on en a à foutre des problèmes de neige sur Paris ! » :angry:
    L’attitude nombrilique des journalistes parisiens est exaspérante.

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