Ça c’est de l’info !!!

J’ai déjà dit au moins une dizaine de fois (au bas mot) sur ce blog que les journalistes ne faisaient plus que répéter bêtement les dépêches de l’AFP, que tous les journaux finissaient par se ressembler, et que les journalistes ne faisaient plus de travail d’investigation.

La semaine dernière, l’annonce de la mort de Bernard Tapie a été un modèle du genre.

A cette occasion, je me suis amusé à faire des captures d’écran, juste pour étayer mes propos sur l’uniformisation de l’info dans notre pays.

25 médias ont à peu près tous dit la même chose.

Il y a eu ceux qui ont répété que Bernard Tapie avait eu six vies différentes : entrepreneuriale, politique, sportive, artistique, médidatique et judiciaire (personnellement, je me souviens surtout des épisodes judiciaires, peut-être simplement parce que c’est plus récent). Ils l’ont dit quasiment avec les mêmes mots. Exemples :

Et puis il y a eu ceux qui ont fait dans la surenchère, allant jusqu’à comptabiliser 1000 vies ! Je ne sais pas qui a eu l’idée de parler de ces milles vies, mais ça a fait un carton, tout le monde l’a répété ad nauseam (et pas que des journaux à la noix !).

 

 

Il y a eu Yahoo qui en a comptabilisé 1001, c’est sans doute faux (moi je n’en ai compté que 483 en compilant tous les articles parus depuis la naissance de Jésus-Christ), mais au moins ce média a au moins le mérite d’avoir essayé de nous faire prendre des lanternes pour des messies !

 

La palme revient au journal Le Point qui, en annonçant dans son titre que la cérémonie aurait lieu à la cathédrale de Marseille a cru bon d’annoncer juste au-dessous dans sa manchette, sans doute pour faire le buzz, qu’il serait inhumé dans la même cathédrale. Evidemment non, l’inhumation a eu lieu dans un cimetière et non dans une cathédrale. La ficelle pour amener sur le chemin de la sanctification une personne ayant eu affaire à la justice était quand même un peu grosse et les autres journaux n’ont pas repris cette fake-news. Et si le coup n’était pas volontaire et qu’il ne s’agissait que d’une erreur on se demande quand même comment ce type de bourde peut arriver dans un journal tel que Le Point.

 

Mais revenons à nos histoires de vies.

Six vies ou mille vies, perso je m’en tape.

Mais j’aurais aimé lire des choses différentes.

Evidemment, personne n’allait oser titrer « L’homme aux mille coups tordus », ce qui, là aussi, aurait donné une image trop erronée d’un personnage tout en ambiguïtés qu’on ne peut résumer d’une formule à l’emporte-pièce.

Et, dans ce pays, fort heureusement, il n’est pas question de parler de la vie privée des gens, on ne verra donc jamais, lors de la mort future de nos stars nationales, des titres tels que « L’homme aux mille vits ».

Et si on supprimait tous les journaux pour ne garder que l’AFP, ça serait un peu du pareil au même, non  !?!

Ah la mascarade !

Au Parlement, on vient d’étudier une loi sur la souffrance animale.
Une loi vidée de sa substance dès le début des discussions, vu qu’il était hors de question d’aborder la première cause de souffrance : l’élevage industriel … Ni, bien évidemment, la chasse à courre et la corrida !
Et on fait ça sous la pression de qui … ? : des amis des animaux … qui n’hésitent pas, entre deux tranches de foie gras, à castrer leurs chats et leurs chiens.

Ah la bien belle époque que voilà !!!

De très très bonnes nouvelles !!!

Aujourd’hui, samedi 23 janvier 2021, leMonde faisait sa Une avec la mort d’un journaliste américain. Ouais, bof bof . Titrer ainsi sa Une alors que la colère sévit dans notre pays, quand même ! Tout me semble ridicule dans notre époque. La situation liée au Covid me semble elle-même risible. Les mots employés n’ont plus aucun sens. On perd le sens des réalités. On donne le nom de « pandémie » à quelque chose qui va à peine se voir dans les statistiques mondiales. Evidemment, si ce nom de « pandémie » signifie simplement son sens premier, c’est à dire  « présent à l’échelle de toute la planète », je ne vais pas contester le terme, mais force est de constater que dans ce cas toutes les grippes saisonnières des dernières décennies – et sans doute même des derniers millénaires – étaient aussi des pandémies.

Quand on lit les infos, on a l’impression que tout le monde est appelé à mourir du Covid. Oh, attention, ce n’est jamais dit tel quel ! Mais c’est le sentiment qui se diffuse de manière pernicieuse chez les personnes qui regardent la télé et écoutent la radio. Une personne que j’ai vue récemment (âgée d’environ 45 ans) est assurée qu’on va tous en mourir.

Quand un ancien président de la république meurt, c’est du covid. Quand un réalisateur de cinéma meurt, c’est du covid. Quand un vieil artiste meurt, c’est du covid. Ce qui est drôle, c’est qu’autrefois, quand un vieux de plus de 90 ans mourait, on ne se posait même pas la question de savoir de quoi il mourait. Dans bon nombre de cas, le grand âge avait affaiblit ladite personne et celle-ci mourait souvent d’une infection qui prenait le dessus sur l’organisme défaillant. C’était assez souvent une grippe saisonnière, ou un pneumocoque, ou un truc du genre, … c’est assez souvent le covid aujourd’hui. Ouais, bof bof, rien de nouveau dans notre galaxie, ce qui se passe ressemble à du « déjà vu ».

Mais bon, dans le contexte actuel où personne ne peut s’exprimer sans être taxé de complotiste, j’ai envie de m’exprimer quand même. Et comme j’ai quand même un peu envie de rigoler (d’un rire nerveux certes) je vais le faire en interprétant à ma manière les chiffres (ceux qu’on veut bien nous donner). Et, pour le faire, je vais donc partir du postulat de départ (« oui, on va tous mourir du Covid ») en mettant en perspective ce postulat avec les chiffres officiels. Quitte, évidemment, à raisonner par l’absurde (j’ai envie de me laisser aller).

Pour rigoler (mais aussi, quelque part, de manière sérieuse), je vais vous annoncer trois bonnes nouvelles, qui vont vraiment vous donner du baume au coeur, et qui sont basées sur des chiffres officiels (mais que les journalistes des grands journaux, devenus les organes de communication du gouvernement – on gagne sa croûte comme on peut, hein ! – n’ont pas pensé à analyser).

La première de ces nouvelles est liée à la situation particulière de la France. Il y a eu 64 508  personnes mortes en France du Covid en 2020. Chiffres alarmants diront les « culs serrés », chiffres négligeables diront les autres.  Je ne vais pas départager ces deux types de personnes, je continue juste sur mon postulat de départ distillé ad nauseum par les médias (« on va tous mourir, et papati et papata »). Comme nous sommes 67 400 000 personnes à vivre dans ce pays, cela veut dire qu’à raison de 64 508 morts par an, vous allez tous mourir dans les 1044 années qui viennent (1044,83 exactement). A priori, c’est une mauvaise nouvelle que de savoir que chacun d’entre nous va disparaître au plus tard en novembre 3065 mais comme désormais vous ne pouvez plus mourir que du Covid (vu que les suicides, les accidents de la route, les cancers … semblent avoir disparu de notre paysage), ça vous laisse quand même beaucoup de marge. Et si vous faites un calcul bassement arithmétique, et que vous rendez compte que vous n’avez que 7,6% de probabilité de mourir au cours de ce 21ème siècle, j’en connais parmi vous (suivez mon regard) qui vont illico ouvrir quelques bières pour fêter l’événement (et je les accompagne, pas seulement en pensée !). Ça, c’était la première bonne nouvelle !

La deuxième nouvelle est liée à deux autres infos passées inaperçues. D’abord un article du Monde qui nous raconte que les virus sont partout dans l’air, qu’on en respire entre 17 000 et 400 000 par minute (jusqu’à 2 000 000 même si on fait un effort physique intense) et que le nombre de virus est à peu près partout égal (ce qui sous-entend : « en lieu confiné ou pas »). Deuxième info : l’Institut Pasteur nous a annoncé il y a un mois et demi que 7 millions de personnes avaient déjà contracté le covid dans notre pays. Comme l’info date du 4 décembre, en extrapolant, on peut dire sans beaucoup se tromper qu’on doit être aujourd’hui de l’ordre de 10 millions à avoir été victimes de cet affreux virus (sans doute même beaucoup plus, de l’ordre de 15 millions). Les virus sont tellement partout que, malgré les fermetures de certaines frontières, le variant anglais a contaminé plus de 60 pays en quelques semaines. Je donne ces chiffres pour ceux qui pensent que si on n’a pas pu juguler les quelques foyers de départ (la fameuse rencontre des évangélistes de Mulhouse dont on a tant parlé) on serait quand même capable aujourd’hui d’empêcher, grâce à l’usage du masque et du confinement, 10 (ou 15) millions de personnes (qui consituent autant de foyers potentiels, les fameux clusters) de contaminer les autres. Tout ça pour dire que les personnes qui avalent de telles sornettes – et c’est à elles que j’adresse cette deuxième bonne nouvelle – peuvent, si l’on s’en réfère notamment à l’article du monde qui nous donne ce chiffre hallucinant de 17 000 virus minimum respirés par minute, s’arrêter de respirer. C’est leur seule manière d’ailleurs de s’en sortir. Oui, oui, vous avez bien lu : « s’arrêter de respirer ! ». Mais bon, pour être sûrs de leur coup, tous ces pauvres gens devront le faire pendant 1 044,83 ans ! Oui, je sais, quand on arrête de respirer on devient rouge comme une écrevisse, on a l’air d’un con, d’un véritable con. Mais il paraît que « le ridicule ne tue pas ». Et puis, si on ne devient pas rouge écrevisse, on prend successivement toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, et ça fait rire au moins les enfants des voisins (et peut-être même les voisins eux-mêmes). Et, à l’heure où j’écris, il ne reste aux candidats éventuels à la non-respiration déjà plus que 1044,82 années à tenir. Bon, ça c’était la deuxième bonne nouvelle, exclusivement adressée à ce public particulier … Désolé d’avoir donné une bonne nouvelle juste pour ce public-là (le public des « culs serrés ») mais je réserve une troisième bonne nouvelle, pour tous les autres ! (il est sympa le dupdup, hein, quand il s’y met !).

Pour la troisième bonne nouvelle, je vais revenir aux chiffres donnés au premier chapître. Ces chiffres ne concernaient que la France, pays qui fait partie des 12% des pays les plus atteints au monde … si l’on ne tient compte que du seul indicateur qui est vraiment fiable : le nombre de morts ramené au nombre d’habitants (je dis cela pour ceux qui, ne lisant pas la presse internationale ou les chiffres officiels de l’OMS,  croient encore qu’on fait partie des meilleurs). Hé bien, il n’y a eu que 1 808 254 morts liés au Covid dans le monde (au 31 décembre 2020), soit, proportionnellement, quatre fois moins qu’ici en France. Ce chiffre est ridiculement bas pour une pandémie, vu qu’il meurt chaque année 57 000 000 de personnes et c’est d’ailleurs sur ce chiffre que je me base en début d’article pour dire que la pandémie ne va pas se voir dans les statistiques mondiales  (et si jamais elle se voit ce sera sans doute parce qu’on a arrêté, sous prétexte du covid, de soigner certains vieux, qu’on a pris des mois de retards sur les diagnostics des cancers, que le nombre de dépressions et de suicides a augmenté dans les pays occidentaux, que des centaines de millions de personnes ont basculé en 2020 sous le seuil de la pauvreté… enfin tout ce que les médias appeleront dans quelques années d’un terme détestable « les dommages collatéraux »). Donc, dans le monde, au final très peu de morts ! Et si l’on continue de mourir à ce rythme là ailleurs dans le monde, ce n’est plus au plus tard dans 1 044 ans que nous mourrons tous mais dans 4 310 ans. Vous  avez donc compris ma troisième bonne nouvelle : on a donc intérêt à aller vivre ailleurs qu’en France ! Si la perspective annoncée à mon premier chapitre de ne pas pouvoir dépasser l’année 3065 vous faisait un peu peur (personnellement, je m’en contente et suis prêt à signer tout de suite), demandez l’asile à d’autres pays et avec un peu de chances vous pourrez allez jusqu’en 6331 !!! Elles sont pas belles les propositions de Dupdup ! Cela dit, je mets un bémol à mon propos : il va vous falloir tout de même, pour multiplier par 4 vos chances de survie, aller dans un pays où les systèmes de santé sont performants, où les prises de décision sont rapides, non bureaucratiques, sans experts autoproclamés, sans têtes d’oeuf, sans lobbies présents à tous les niveaux, dans des pays où la malbouffe ne règne pas, où les décideurs sont responsables et ont le sens de l’intérêt général… bref, n’importe où mais pas dans ce qu’on a coutume d’appeler « les pays occidentaux » qui sont, globalement, tous logés à la même enseigne. Bref, il va vous falloir changer complètement de culture ! L’occasion de s’ouvrir aux autres, hein !!! Non seulement, Dupdup vous donne des infos, mais en plus, il vous incite à prendre des vacances ailleurs ! Elle est pas belle la vie !?!

Bon voilà, je me suis lâché. Mais j’ai tellement de colère en moi, vous m’excuserez … !

Dis papa, c’est quoi une tête d’oeuf ?

Je ne crois pas vraiment aux experts. Enfin si, je crois à la science, mais l’avis des experts est devenu bien plus politique que scientifique et cela enlève toute la crédibité du propos. Quand on paye quelqu’un pour avoir un avis, on obtient l’avis qu’on a envie d’entendre. Et quand celui qui donne son avis au Pouvoir défend des intérêts extérieurs privés, cela ne laisse plus aucun doute sur le sujet … Et on en arrive à voir paraître des documents expertisés disant que les rivières franc-comtoises sont en bon état alors que la merde crève les yeux !

Par contre, si je suis devenu très sceptique sur ce qui se dit sur le plan scientifique, je crois beaucoup plus au bon sens. Et comme je viens de ma cambrousse, j’ajouterai « le bon sens paysan ». Ce bon sens a souvent raison. Pas toujours, mais souvent. Je n’ai pas forcément partagé les revendications hétéroclites des gilets jaunes. Mais il y avait beaucoup de bon sens dans certaines d’entre elles et notre pays aurait gagné à débattre de ces idées. En tous les cas, on n’avait pas à les écarter d’un revers de main.

A propos de cette oppostion « bon sens / expert », exemple des changements climatiques. Dans les années 70, le paysan qui observait un peu autour de lui observait déjà des changements, celui qui avait une vigne commencait de s’apercevoir qu’on vendangeait de plus en plus tôt, celui qui jardinait notait des choses très inhabituelles, celui qui s’intéressait un peu aux oiseaux ou aux insectes constatait déjà l’arrivée d’espèces méridionales, celui qui allait se promener en montagne voyait déjà l’évolution de l’étagement de la végétation, …. Les ONG environnementales ont alerté très tôt l’opinion sur ces changements climatiques. Et pendant ce temps-là, des experts discutaillaient sur le sujet et, pour la très grande majorité d’entre eux, niaient ces changements. Il aura fallu 40 ans pour que la communauté scientifique s’accorde (à peu près) sur le fait que ce que l’homme de la rue avait pressenti quelques décennies auparavant était vrai. C’est assez incroyable.

En ce qui concerne la crise sanitaire actuelle, si Macron avait demandé à une personne lambda qui possède juste un sou de jugeotte (je ne parle même pas d’intelligence moyenne), ce qu’il faut faire pour empêcher les gens de trop se côtoyer et de se contaminer, la plupart des personnes interrogées auraient répondu plein de choses évidentes, à savoir qu’il ne faut aller que dans les lieux les moins fréquentés (c’est à dire autoriser les gens à aller dans les forêts, à aller se promener à des dizaines de kilomètres de la ville loin du monde, à quitter même la ville pour aller en vacances ou en résidence secondaire à la campagne, … ), à autoriser l’ouverture des magasins sur des amplitudes horaires les plus larges possibles pour fluidifier la fréquentation, à avoir des règlements différenciés selon que l’on habite dans des zones à forte densité de population ou au contraire dans les déserts ruraux, …

Mais voilà, Macron a demandé à ses têtes d’oeufs.

C’est quoi une tête d’oeuf ? J’ai recherché tout à l’heure la définition de ce terme, j’en ai trouvé plusieurs qui valent ce qu’elles valent mais qui, pour beaucoup, visent des énarques (et autres sortis des grandes écoles) qui prennent des décisions abstraites loin des réalités de terrain. Pour moi, ce sont avant tout des gens dont la devise est « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? ».

Alors ces têtes d’oeufs ont proposé l’interdiction d’aller se promener dans les forêts (c’était au printemps dernier), de faire des activités extérieures en groupe (sauf la chasse !), de quitter la ville pour aller à la campagne, … Et on se retouve avec des situations ubuesques, en tous les cas incompréhensibles pour le commun des mortels : le fait de pouvoir aller dans une église mais pas au théâtre, d’aller se serrer au milieu de centaines de personnes dans le métro mais de limiter à six convives les regroupements familiaux, le fait de ne plus pouvoir aller dans des galeries de peinture (là où il n’y a personne), mais par contre d’aller dans des galeries marchandes (là où il y a plein de monde). Et surtout, cette mesure incroyable d’interdire l’activité de certains magasins (au printemps dernier surtout) et d’instaurer un couvre-feu dans certains départements dès 18H. En interdisant certains lieux et en réduisant l’amplitude horaire des lieux ouverts, on ne pouvait qu’avoir une conséquence désastreuse (vis à vis de l’objectif fixé par le gouvernement), à savoir qu’on a concentré l’activité humaine sur certains lieux et sur certains horaires. L’exact contraire de ce qu’aurait dit l’homme de bon sens.

Tout à l’heure, il y avait un monde fou au Super U de Devecey (tout çà parce que le magasin est obligé de fermer le magasin à 17H45, couvre-feu oblige). Je vous dis pas la promiscuité !

Perso, je ne suis que très peu impacté par tout ça car, en tant que retraité, j’ai énormément de latitude pour m’organiser et, bien évidemment, je n’ai pas à me plaindre. Mais, avoir fait toute cette casse économique et sociale de la vie de nos enfants (et petits enfants), sous prétexte de lutte sanitaire alors qu’en fait les mesures aboutissent à l’inverse, je ne comprends pas …

Il fallait vraiment être tête d’oeuf pour concevoir toute ce dispositif abracadabrantesque (merci Chichi pour avoir popularisé ce mot !).

Et, comme je suis dans l’oeuvre de Brassens en ce moment, je vous propose le Grand Pan. C’est une chanson connue pour sa chute peu réjouissante (« j’ai bien peur que la fin du monde soit bien triste »). Mais si je vous la propose c’est surtout parce que chaque fois que je la chante sur ma guitare, je change l’expression « la bande au professeur Nimbus est arrivée » par « la bande au professeur Macron est arrivée ». Et ça me fait bien rire. Et j’en ai bien besoin en ce moment !

La revanche des culs serrés

Je les appelle les « culs serrés ».

Les culs serrés, c’est quoi, c’est qui ?

Petite tentative de description.

Les culs serrés, ça ne boit pas, ça ne va jamais dans un bar, ça ne trinque jamais avec les copains.
Les culs serrés, ça ne baise pas. Ou si peu. Ou « par inadvertance » (selon une formule de Bernard Dimey).
Les culs serrés voient peu de monde, ils restent parfois des journées entières sans rencontrer quelqu’un. Sûrs d’eux-mêmes et de leur propre valeur, ils sont persuadés qu’ils n’ont pas besoin des autres.
Les culs serrés ne sortent jamais de leurs gonds, jamais les yeux embués à la lecture d’une poésie ou à l’écoute d’une musique. La froideur du coeur et l’impassibilité du visage sont de mise en toutes circonstances.
Les culs serrés ont peur des autres. L’Autre est une menace potentielle. Et pour se prémunir du danger, les culs serrés vous tendent la main avant même que vous n’ayez eu l’idée saugrenue de leur faire un bisou.
Les culs serrés en arrivent à avoir peur d’eux-mêmes. Seuls dans leur bagnole, ils mettent un masque pour se préserver. De qui ? De quoi ? D’eux-mêmes ?
Les culs serrés ne déambulent pas sous la pluie, ne marchent pas dans la rosée du matin, ne sortent pas quand il fait froid, ont peur de la nuit. La nature est pour eux le lieu de tous les dangers.
Les culs serrés ne touchent jamais la terre, sauf avec des gants. Ils n’entendent pas le chant des oiseaux, le bruissement des feuilles, craignent la fraîcheur du vent sur leur visage.
Les culs serrés restent sagement chez eux à regarder BFMTV en caressant le chat d’une main et en mangeant des cacahuètes de l’autre.
Les culs serrés ne consomment que la nourriture la plus insipide possible.
Les culs serrés ne s’expriment jamais sur un sujet sensible (« quand on entend c’qu’on entend, qu’on voit c’qu’on voit, qu’on lit ce qu’on lit, on a bien raison de penser c’qu’on pense, hein ma bonne dame ! »). Ils font pourtant croire qu’ils ont une opinion.
Les culs serrés sont des êtres soumis. Jamais à une manif ! Un cul serré, ça ne se bat pas. Peut-être même pas le moindre bulletin de vote dans l’urne. Car les culs serrés, ça ne rêve pas du monde de demain, ça ne fait que ressasser les aigreurs et les rancoeurs du passé.
Les culs serrés sont des êtres constipés (par définitition), mais ils chient pourtant dans leur froc à la moindre crise sanitaire. Et sans doute est-ce pour cela qu’ils dévalisent les stocks de PQ dans les supermarchés …

Mais il vient de se passer un truc incroyable. Jusqu’à présent les culs serrés avaient une incapacité congénitale à jouir de l’existence, à profiter de la simple vie comme vous et moi en avons l’habitude. Mais tout cela est d’un autre temps : maintenant, avec le confinement, les culs serrés jouissent enfin ! Alleluia !!! Mais de quoi jouissent-ils ? De voir les autres, ces autres qu’ils jalousent tant, avoir progressivement une vie aussi étriquée, aussi merdique, qu’eux. Car désormais les autres ne peuvent plus aller au bar, aller à un concert, voir leurs proches (y compris leurs enfants), s’exprimer dans la rue… Comme les culs serrés, les autres ne peuvent désormais que rester (ou presque) cloîtrés chez eux …

Et en plus, c’est grâce aux culs serrés qu’on en arrive là. Car sans cette majorité silencieuse, qui a réussi à transférer sa peur viscérale de la mort au niveau collectif de notre société, sur quoi s’appuierait le pouvoir en place pour imposer toutes ces mesures liberticides, dont la plupart sont inadaptées à la situation sanitaire actuelle ?

A qui ont dit merci ? Aux culs serrés bien entendu !

Elle est pas belle la vie ?

Incivilités

Personnes qui jettent leurs détritus (canettes, emballages de burgers et de cigarettes, …) par la fenêtre de leur bagnole, sacs-poubelles déposés au bord des routes ou à l’entrée des forêts, détritus de toutes sortes entassés au pied des containers de récupération du verre, personnes qui sortent leur fusil pour tirer depuis leur maison sur les oiseaux, chiens qui divaguent, chiens qui aboient en permanence et qui font chier tout le voisinage, chiens qui bouffent les poules du voisin, chiens qui courent à chaque promenade après les chevreuils (parce que leurs maîtres sont incapables de se faire obéir), automobilistes qui empruntent les sens interdits, qui klaxonnent chaque fois qu’ils passent devant la maison de leurs amis, voitures et scooters qui dégradent le terrain de pétanque, tapage nocturne, voisins qui passent la tondeuse entre 12H et 14H ou le soir après 19H, automobilistes qui vont en bagnole dans les pâtures des paysans (oubliant parfois de refermer la clôture), propriétaires de 4X4 qui font du tout-terrain dans les prés, etc…

C’est fou comme les actes d’incivilité se multiplient dans mon village.

C’est pareil chez vous ? :blink:

Ainsi va le monde …

On vient de nous abreuver pendant près de 24H de l’arrestation d’un assassin qui en fait n’en était pas un.
Sur ce sujet inintéressant au possible (un fait divers n’ayant de valeur que s’il traduit un fait de société), sans doute des dizaines de fois plus de lignes et de temps de télé que pour les prix nobel de littérature et de la paix réunis.
Ainsi va le monde médiatique … et nous qui suivons comme des moutons et qui ne sommes même plus choqués par ces incongruités.
J’ai envie de crier mais en même temps, de manière paradoxale, je n’ai plus envie de dire quoi que ce soit.
Et sachez que si ce blog venait à s’arrêter dans les temps qui viennent, c’est pour une seule et unique raison : je ne me sens plus du tout concerné par le monde dans le quel je vis et encore moins par la manière dont on le représente.
Vivement que vienne le temps où l’on aura tellement vomi qu’on n’aura plus rien à vomir : ce sera la paix. Pas la paix du monde, elle ne viendra qu’avec la fin de l’humanité, mais la nôtre qui nous réfugierons dans nos petites bulles faites de famille, d’amis, de nature, de jardins et de verres partagés, de musique, de poésie …
Bon dimanche à tous.

A vot’ santé m’ssieurs dames !

Je voulais reprendre ce blog de manière cool avec quelques petites vidéos musicales.
Mais voilà-t-y pas que notre gouvernement nous joue une drôle de musique.
C’est quoi ce projet de loi de n’interdire l’épandage de pesticides qu’à 5 ou 10 mètres des maisons ?
Un poisson d’avril décalé ?
Une fake news ?
Une provoc’ de plus ?

En tous les cas, à vot’ santé m’ssieurs dames !

Rêver … ou vomir !

Pour celles et ceux d’entre vous qui ne savent pas qu’on est toujours en monarchie : une cérémonie organisée pour les 15 ans de Renault-Nissan mais qui correspondait aux 60 ans de Carlos Ghosn, ça se passe au château de Versailles en 2014.

J’ai eu mes 60 ans au même moment que lui, mais il avait réservé avant moi, le château n’était plus libre ! :angry:
Et merci à Carlos, grâce à lui, j’ai pu économiser 634 000 euros. :wink:
(sources de mon article)

Europe : il y avait les « uns », il y avait les « autres »

Il y avait les « uns » qui rêvaient d’une belle Europe
Une Europe d’abord fraternelle ouverte au monde
Une Europe mutualiste aidant ses pays membres en difficulté
Une Europe de la diversité qui respecte les différentes cultures
Une Europe sociale où tous les acquis seraient tirés vers le haut
Une Europe fiscale harmonisée de la manière la plus juste pour limiter les inégalités
Une Europe économique qui défendrait, la tête haute, sa place dans la jungle mondiale
Une Europe de la défense qui serait autonome, sans allégeance particulière
Une Europe où l’intérêt général primerait avant tout sur l’intérêt privé
Une Europe démocratique qui respecterait les décisions et la souveraineté des peuples
Une Europe de la liberté qui permettrait l’épanouissement de tous les citoyens du continent.

Et il y avait les « autres ». Ces autres ont fait croire aux peuples gogos et naïfs qu’ils pensaient comme les « uns » cités ci-dessus. Alors ils ont été élus. Forcément ! Ils ont donc eu le plein pouvoir. Et qu’en ont-ils fait de cette Europe ?
Une Europe qui s’est fermée sur elle-même
Une Europe qui a attisé les différences et qui a joué la carte des peuples les uns contre les autres
Une Europe qui a mis sous l’eau la tête des pays en difficulté
Une Europe antisociale qui a tiré toute la réglementation vers le bas (toujours vers le « moins disant »)
Une Europe qui a imposé aux acteurs économiques de son territoire des normes draconiennes (et qui ne s’est pas gênée par contre pour accueillir toute la merde du monde produite ailleurs dans des conditions – sociales et environnementales – inacceptables).
Une Europe antidémocratique qui n’a pas respecté le vote des peuples (exemple du vote sur la constitution, 2005)
Une Europe qui n’a pas lutté contre les paradis fiscaux existants en son sein
Une Europe du flicage permanent
Une Europe qui a joué la guerre économique à l’intérieur même de ses frontières
Une Europe qui a livré ses propres intérêts économiques à ses concurrents (exemples  des accords Ceta, Tafta, …)
Une Europe qui a été livrée aux technocrates
Une Europe qui été livrée aux lobbies
Une Europe qui a été livrée aux banques
Une Europe qui a été livrée à l’Otan
Bref, une Europe qui a été vendue, bradée !

Pourquoi j’enrage ? Parce que, si l’on prend le soin de lire les éditorialistes et chroniqueurs des principaux journaux (qui appartiennent tous à des hommes d’affaires ou à des banques) ce serait ces derniers, « les autres » donc (c’est à dire ceux qui ont sacrifié la belle idée d’Europe sur l’autel du libéralisme à tout crin), qui seraient les vrais Européens.
Et les « uns » alors ? Ces « uns » dont certains continuent tout de même de rêver à une Europe différente alors que la plupart d’entre eux n’y croit plus du tout, ces « uns » seraient donc les mauvais européens ?
Pour la simple et bonne raison qu’ils n’acceptent pas la ligne ultra-libérale et le saccage organisé du monde ?
Et tous ceux-là, les « uns », on les mettrait dans ce grand sac fourre-tout appelé « populisme » ?

Les médias, presque tous acquis à la Macronie, ont raison : les anti-Europe risquent effectivement de détruire l’Europe. Mais les anti-Europe, ne seraient-ce pas « les autres », c’est à dire ceux qui ont déjà livré, pieds et poings liés, notre bon vieux continent aux intérêts extérieurs et privés ?
Et puis, cette Europe, n’est-elle déjà pas détruite en très grande partie ?

Un débat voué à l’échec

Le Grand Débat voulu par Macron et annoncé à grand renfort de communication, c’est du vent !

Si vous pensez par exemple que l’ISF doit être rétabli, que les transactions financières doivent être taxées et que l’évasion fiscale doit être sévèrement combattue, vous avez tout faux car vous n’aurez pas la possibilité de le dire. Les dés sont pipés : les questions qui vous seront posées vous sembleront diverses et ouvertes mais elles ont été formulées en fonction de ce que Macron veut en tirer comme conclusion (c’est une manière de faire très usitée, dans monde politique notamment mais pas seulement ). En aucun cas il n’est question que le bas-peuple puisse s’exprimer sur les vrais sujets. Or, si les revendications des Gilets Jaunes sont très hétéroclites (c’est le moins qu’on puisse dire), on peut reconnaître tout de même que le point commun entre toutes , c’est quand même bien la justice sociale et la justice fiscale. Comme le dit Pierre Dusquesne dans l’Huma de ce matin : « C’est une lettre aux Français qui ferme le débat avant de l’ouvrir ».

La lettre de Macron est ubuesque. Comment peut-il dire « Pour moi, il n’y a pas de questions interdites » alors qu’il n’autorise aucun des sujets qui fâchent. Qui est dupe de cette opération de comm’ ?

Il faut qu’on arrête de répéter que notre pays s’enfonce d’un point de vue économique. Ce n’est pas vrai, on nous ment continuellement. Le PIB de la France a énormément augmenté au cours des 20 dernières années (1 299 milliards en 1997, 2 291 milliards en 2017). Mais les Français n’en profitent pas. L’argent s’évapore, il est

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Et si on boycottait les enquêtes de satisfaction ?

Putain ce que ça me gonfle toutes ces enquêtes de satisfaction ! Impossible d’acheter un objet sur internet sans recevoir (dans les jours qui suivent la livraison) un petit questionnaire.
En général je ne réponds pas.
Et quand j’ai quelques réclamations à faire (ça arrive très rarement car globalement tout est devenu très professionnel) je ne le dis surtout pas car je me doute bien que quelqu’un, quelque part, va se faire taper sur les doigts.
Les enquêtes de satisfaction c’est, d’une certaine manière, une façon de fliquer les salariés. Mais c’est du flicage pervers qui n’ose pas dire son nom.
Je déteste cette manière de faire.
Dernière en date : non seulement après un achat un peu conséquent j’ai reçu le questionnaire habituel mais en plus le vendeur nous a appelé pour qu’on mette au moins 9/10 à toutes les questions car sinon son agence locale allait être mal vue au niveau de son groupe national (et j’imagine qu’il en est de même pour lui en tant que commercial). Il nous a même dit que 8/10 ce n’était pas  considéré comme une bonne note et qu’on allait le pénaliser si on mettait nos notes à ce niveau-là.
Mais où va le monde de l’entreprise ?
Et dire que tout ça se passe avec la complicité du consommateur qui se prête au jeu !
Qu’en pensez-vous ?

« Vous pourriez être ma mère … »

Cette vidéo a été bien diffusée ces jours-ci, souvent dans sa forme écourtée. Voici l’échange complet qui donne une idée du sexisme qui règne dans le monde politique (voir la répartie d’une intelligence extrême à 3’25 », mais je pense que l’intégralité de la vidéo doit être visionnée).

Si j’étais le député Républicain Robin Reda, après une telle intervention vue par des millions de gens, je n’oserais plus sortir dans la rue et je raserais les murs (au mieux) ou je me retirerais définitivement dans un monastère (au pire). Et dans tous les cas de figure, je pense que je me retirerais de la vie politique.

Mais non, les hommes politiques sont en général dépourvus d’amour-propre, alors vous reverrez ce monsieur dans les temps qui viennent sur un plateau télé ou en train de pavaner devant les journalistes dans le hall de l’Assemblée Nationale, tout content d’avoir fait le buzz.

LA-MEN-TABLE !

Il pleut dans leur tête (2)

Il y a exactement 12 ans, jour pour jour (le 17 janvier 2006), j’écrivais le premier article de ce blog. A l’époque je pensais que cette aventure serait éphémère. Une semaine avant d’écrire mon premier article, je ne savais même pas ce qu’était un blog, je ne savais donc pas où j’allais.
Aujourd’hui, j’écris mon 1901ème article. Mine de rien, article après article, ça fait quand même un petit bout de chemin.

Mon premier article s’appelait « il pleut dans leur tête ». C’était un sujet qui me tenait particulièrement à coeur.
Il me tient toujours à coeur car il est symptomatique du monde déconnecté de la réalité dans lequel on vit et il y aurait sans doute de quoi écrire un livre sur les rapports qu’entretiennent les gens avec le temps qu’il fait.
Les gens n’ont pas de mémoire pour la plupart. Ils sont vieux pour certains et ne se rappellent même pas du temps qu’il fait habituellement à telle ou telle saison.
Alors ils râlent.
Ils râlent quand il pleut même quand on vient d’avoir 15 mois d’affilée avec une pluviométrie très inférieure à la normale.
Ils râlent quand il neige alors qu’il ne neige presque plus en plaine.
Ils râlent depuis deux mois parce qu’il fait froid alors qu’en fait on a des températures très au-dessus des normales saisonnières.

Le pire, c’est que les sites météos entretiennent cet état d’esprit. Le site tameteo.com entretient par exemple une espèce de terreur permanente. Ce site, une fois que vous avez pris l’habitude de vous connecter dessus, vous submerge d’alertes.
Dans une région comme la mienne où il n’est pas rare que le thermomètre descende  15°C en dessous de zéro, on se demande pourquoi on reçoit des alertes chaque fois que le thermomètre va descendre autour de zéro.
Je reçois des tonnes d’alertes (jamais un jour sans !) alors qu’il ne se passe quasiment jamais rien d’inhabituel (à part une certaine douceur dont on n’a pas l’habitude ici).
Je reçois même maintenant quotidiennement des infos concernant des départements éloignés de plusieurs centaines de kilomètres. C’est ça les alertes personnalisées ?
Par contre, je n’ai jamais reçu d’alerte concernant le département du Doubs (j’habite pourtant à moins de 500 m de ce département et le vent vient souvent de là).
Ces messages que je reçois ad nauseam sont contre-productifs car le jour où il y aura un véritable risque, je n’y ferai pas attention.

Au début ça m’énervait un peu ce genre d’alertes. Mais maintenant je fais jouer mon imagination à chaque fois. Alors je m’amuse à imaginer les salariés de tameteo.com gérant leur site internet depuis leur chambre, calfeutrés dans leur lit avec plusieurs bouillottes bien chaudes, une tisane de camomille bien sucrée à la main, une vidéo de « bonne nuit les petits » devant leurs yeux, des boules Quies dans les oreilles pour ne pas entendre le vent du dehors, les fenêtres fermées pour ne pas voir les nuages gris qui passent …
Chez eux aussi, il pleut dans leur tête !

Corrida et chasse à courre, même combat !

Corrida et chasse à courre, même combat !
Je déteste l’une, je hais l’autre.
Je les vomis toutes les deux.
Ce n’est pas trop dans mon habitude de dire ce genre de choses sur le blog mais quand ça déborde ça déborde !
Si la violence de notre société est omniprésente et sans doute très difficile à endiguer, il y a au moins ces deux violences-là qui seraient faciles, avec une simple loi, à éliminer. Alors, pourquoi ne pas enterrer à jamais ces deux hontes ?
Je me dis parfois qu’il y avait infiniment plus d’humanité chez nos ancêtres Cro-Magnon.

Et vous, qu’en pensez-vous  ?

EneDIS’FONCTIONNEMENT

Ce blog est en congés et reprendra son cours normal le lundi 6 novembre.
En attendant, un peu d’humour avec cette mésaventure qui est arrivée à Michel (et dont le Canard enchaîné parlera peut-être un de ces jours, je vous la donne en avant-première).

Michel devait un peu plus d’argent à Enedis qu’Enedis ne lui en devait. La différence : un centime !
Un jour Michel a reçu une facture d’un montant d’un centime. Trop drôle ! Il a téléphoné à Enedis pour savoir s’il ne s’agissait pas d’un gag. Pas de gag du tout, à Enedis on n’a pas le sens de l’humour semble-t-il.
Michel croyait qu’à la suite de son appel, l’affaire en resterait là. Mais non, pas du tout, il a reçu il y a une dizaine de jours une lettre de rappel ! Si si ! Voici ce deuxième courrier (les éléments permettant d’identifier le destinataire de la lettre ont évidemment été gommés).
A quand une mise en demeure ?

Je hais les synthèses ! (1)

Je sors de chez le coiffeur. Et comme je n’y vais pas très souvent, je passe du look « cheveux longs » au look « cheveux courts ». Certains proches me disent parfois « les cheveux longs ça te va bien » mais d’autres me disent au contraire « les cheveux courts ça te va bien ». Si je voulais faire la synthèse de ce qu’on me dit de part et d’autre il me faudrait prendre le plus petit dénominateur commun et la conclusion serait inévitablement « les cheveux te vont bien ». Oui, évidemment. Mais ça ne veut rien dire et ça ne fait pas avancer le schmilblick. Car la synthèse c’est le degré zéro de la pensée (et, dans mon exemple, un truc tiré par les cheveux … oui je sais c’est facile).

Le parti socialiste en est là aujourd’hui. Faire la synthèse entre des courants opposés et irréconciliables. Entre ceux qui sont profondément imprégnés de l’esprit front populaire de 1936 (et ses avancées sociales) et ceux qui sont à genoux devant le monde de la finance (et qui pensent qu’être socialiste c’est juste essayer de tempérer – tel un emplâtre sur une jambe de bois – la casse sociale provoqué par le capitalisme) il y a un fossé.

Les socialos dirigeants sont obsédés par la synthèse. Et, tout obsédés qu’ils sont, ils organisent des « zob sessions ». En termes plus neutres : des congrès (dont le fameux « congrès des pines hé » en 1971) . Les zob sessions, vous savez ce que c’est, c’est un truc où on se triture vous savez quoi … le cerveau bien entendu.

Cette synthèse, si chère à Mitterand et à Hollande, (« cet art de la synthèse » dirait même Attali) c’est sans doute ce qui a permis de rassembler les uns et les autres en période électorale, mais ce n’est pas ça qui a permis ensuite de gouverner et de mener un programme clair et cohérent (le seul qui ait été bon en la matière c’est Lionel Jospin, mais c’est un autre sujet dont il faudrait parler un jour, le PS n’ayant même pas, à l’époque, fait son travail d’inventaire).

J’avais dit il y a un an sur ce blog que les primaires allaient être une machine à détruire les partis. On l’a effectivement vu depuis (et vous pouvez êtres assurés qu’il n’y aura plus jamais de primaires), cela a été le cas aussi bien pour le Parti socialiste que pour les Républicains. Mais dans le cas du PS s’ajoute cette foutue synthèse mortifère, qui chaque fois le conduit forcément, lorsqu’il accède au pouvoir, à mener une politique faite de bric et de broc (à l’image de la diversité de ses électeurs), faute d’avoir su trancher entre plusieurs lignes politiques possibles. Et c’est cela qui, aujourd’hui, provoque (ou va provoquer) l’implosion de ce parti.

Je hais les synthèses !

Présidentielles 2017 (3)

Lutter contre le Front National par des phrases incantatoires telles qu’on les entend en ce moment ne sert à rien. Absolument à rien.
Le terreau sur lequel se développe l’extrême droite, c’est la pauvreté. Et c’est la pauvreté qui entraîne la peur de l’autre, peur qu’il est ensuite facile d’exacerber. Avec autant de pauvres, Marine Le Pen joue sur du velours.
Il n’y a pas d’autre manière de lutter contre l’extrémisme que de s’attaquer frontalement à la précarité.
Le plus infâme, dans cette élection, c’est de voir les deux partis qui ont successivement gouverné et qui ont fabriqué ces 9 millions de pauvres, montrer du doigt la bête immonde qu’ils ont largement contribué à créer.
Le libre échangisme de Macron, on sait ce que c’est. C’est un système qui, au nom de la concurrence, de la compétitivité et de flexibilité, va fabriquer en cinq ans quelques millions de pauvres en plus. Et donc nourrir à terme encore plus le ressentiment des gens. Paradoxe donc : voter Macron, c’est la manière la plus sûre de renforcer à terme le FN.
Mais bien sûr, au moment de mettre le bulletin dans l’urne, je ferai comme la majorité de mes concitoyens en évitant le pire pour maintenant mais en sachant que l’encore-plus-pire risque d’arriver dans cinq ans.
Me voila donc (presque) contraint malgré moi à voter pour un système économique qui conduit à la casse sociale et la destruction de la planète.
Sur un plan politique, jamais je ne me suis fait autant violence.
Putain, quel dilemme cette élection !
Heureusement qu’il y a bientôt les législatives !
Résistance !!!!!!!!!!

« Celui qui ne bouge pas … »

Ce blog se met en congés. Le prochain article reprendra le lundi 6 mars.

Pour ce dernier article avant la pause, j’avais envie de traiter d’un sujet qui me tient particulièrement à coeur, celui de l’inertie de la plupart des gens qui acceptent leur condition dans un monde où bon nombre d’acquis régressent. Inertie difficile à comprendre alors que dans toute notre Histoire les générations qui se sont succédées se sont battues pour faire avancer le monde sur plein de plans différents.

Mes amis sont tous des gens qui donnent de leur temps à la collectivité, dans le milieu associatif le plus souvent, parfois à un niveau plus politique -ne serait-ce qu’en étant conseiller municipal – et il faut bien dire que sans l’implication de ces millions de français militants il y aurait des secteurs entiers de notre société qui partiraient à veau-l’eau (notamment dans les secteurs de la santé, du social, de la culture, de l’environnement …). Mais la plupart des gens ne bougent pas, force est de l’admettre. Pourquoi ? Vaste question à laquelle je n’ai aucune esquisse de réponse. C’est pourquoi j’avais envie que pour ce dernier article on discute de cette phrase de Rosa Luxemburg : « Celui  qui ne bouge pas ne sent pas ses chaînes ». Il y aurait eu sans doute beaucoup de chose à dire sur cette phrase.

Et puis l’actualité m’a rattrapé.

J’ai été très affecté par l’affaire Fillon. Etant de gauche, mais plus encore démocrate que de gauche, je ne me réjouis jamais de ce qu’il peut arriver de dur au camp d’en face. Pour qu’il y ait un vrai débat politique lors d’une élection, il faut que les partis qui portent les idées les plus contradictoires soient suffisamment forts pour qu’il y ait un vrai débat. Or là, on se retrouve avec une affaire aussi grave que celle de l’affaire Cahuzac (à la différence près qu’elle se déroule juste avant une élection et non juste après).

J’aurais aimé parlé de l’immoralité de ce qui arrive, plus que de questions de légalité ou non. Et finalement, il n’y a plus vraiment de discussion possible, même sur la question de la légalité. Car ce que le Canard à dit ce mercredi (et que les journaux généralistes n’ont pas vraiment relevé) c’est que l’un des premiers arguments de la défense c’est la chose suivante : « le délit de détournement de fonds publics serait inapplicable aux députés ». Si les avocats de Fillon se battent avec cet argument c’est qu’il y a bien détournement de fonds publics. Voilà, la messe est dite. Circulez, y’a plus rien à voir … Pour la forme, tout le reste sera de la cuisine entre juristes. Mais sur le fond, on sait …

Donc, pas d’articles sur cette affaire sur leblogadupdup.

Et voilà qu’est arrivé le vote européen lié au CETA.

J’ai lu un certain nombre d’articles depuis au moins deux ans sur le sujet. Tous très inquiétants. Et le vote des députés européens a été sans appel : les sociaux-démocrates se sont pour la plupart ralliés à la droite libérale pour assurer la victoire du OUI. Ils ont donc choisi les multinationales au détriment des citoyens. Car ce CETA sera une catastrophe pour l’environnement, la santé, les droits sociaux et la transparence démocratique.

J’ai donc eu envie de faire un article sur le sujet. Mais par quel bout le prendre alors que tout est complexe ? Et puis hier soir, il y a eu le meeting de Mélenchon à Strasbourg devant 4 500 personnes.  Alors, oui, pourquoi ne pas mettre la vidéo de Mélenchon parlant du Ceta et de ses conséquences, vu que j’aurais du mal à mettre une vidéo d’un autre homme politique, tous ayant eu des positions très ambiguës et peu compréhensibles sur le sujet (on en parlera sans doute dans les commentaires).

Quelques mots tout de même sur cette vidéo avant de vous la livrer en pâture. Comme bien souvent, les salles pouvant accueillir les meetings de Mélenchon sont trop petites et le discours se fait successivement dans plusieurs salles, voire même comme ici pour le premier discours, dehors devant un public qui n’a pas pu rentrer bien au chaud. Donc, pour voir directement le long passage où l’on parle du Céta, il faut aller directement au deuxième discours c’est à dire au minutage 36’03 ». Mélenchon n’entre pas dans le détail du Ceta mais en montre, de manière très pédagogique, tous les tenants et les aboutissants.

Il y a donc beaucoup d’horreurs qui nous attendent suite à la signature de ce traité.

Mais ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est comment les journalistes (hormis ceux de l’Huma et de quelques journaux alternatifs) ont pu autant sous-estimer pendant deux ans ce projet de traité, et comment depuis deux jours ils ont pu minimiser les conséquences de sa signature. D’ailleurs, globalement, on n’en a pas beaucoup parlé. L’actualité – de type rouleau compresseur – est déjà passée à autre chose. Mais peut-être que çà n’intéresse que moyennement le public. D’ailleurs, en discutant aujourd’hui avec un agriculteur, j’ai compris qu’il n’avait pas envie de savoir à quelle sauce il va être mangé. J’imagine que c’est la même chose pour la plupart de nos concitoyens.

Et finalement, j’en reviens au sujet que je voulais traiter au départ : « Celui qui ne bouge pas ne sent pas ses chaînes ».