L’extraordinaire dans l’ordinaire

Ce blog est en congés pour deux semaines et le prochain article paraîtra le 1er janvier.

La semaine dernière, pour la première fois j’ai trouvé un peu de poésie dans les poteaux et les fils téléphoniques qui sont en bas de chez moi. Deux photos faites à deux jours d’intervalle :

Alors je vous laisse avec ces deux images, finalement très banales et très ordinaires. Mais ne faut-il pas « chercher l’extraordinaire dans l’ordinaire » ? Belle devise de vie non ?

Joyeuses fêtes à toutes et à tous !

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Weather Report

Je viens de me livrer à une très belle expérience : lire un bouquin en écoutant simultanément les musiques dont parle le livre en question. Il s’agit en l’occurrence d’un magnifique ouvrage de Christophe Delbrouck , très étayé (450 pages), sur l’histoire du jazz-rock vue à travers le groupe Weather Report.

Il s’agit-là d’une époque (la décennie des années 70) que j’aime beaucoup et qui a permis de ramener au jazz un large public après une certaine désaffection suite aux errances et aux excès du free jazz des années 60 (c’est du moins ce qu’on dit, il s’agit là d’une opinion largement partagée mais … que je ne partage pas, il n’y a jamais eu d’errances ou d’excès, il y a juste eu une voie particulière qui a été explorée et qui a d’ailleurs donné de bien belles choses … et d’autres moins bien).

Le livre présente le cheminement de deux grands musiciens qui seront à l’origine de la création de Weather Report : Joe Zawinul et Wayne Shorter. Au fil des pages, on suit leur parcours musical depuis la fin des années 50. L’un va faire ses armes avec le grand orchestre de Cannonball Aderley, l’autre avec Miles Davis.

Ce dernier, avec son célèbre second quintet, va d’ailleurs être le précurseur de ce qui va arriver en 1969 : la naissance du jazz-rock (que l’on appellera plus tard « jazz-fusion » et que Delbrouck appelle à juste titre dans son livre « jazz électrique »). En effet, après cette période du second quintet, Miles Davis publiera un magnifique disque de jazz électrique : Bitches Brew qui sort dans les bacs quelques mois seulement après le premier disque de jazz rock de l’histoire (Hot Rats de Frank Zappa). Nouveau changement de direction donc pour Miles Davis (qui a souvent dit à l’époque à quel point il a été marqué par les musiciens rock des années 60, notamment Jimi Hendrix, et par les musiciens de musique funk : surtout James Brown et Sly & the Family Stone).

Wayne Shorter et Joe Zawinul participent tous deux à ce grand disque révolutionnaire de Miles Davis. Mais à partir de cette date, ils voleront de leurs propres ailes et créeront le groupe le plus célèbre de toute l’histoire du jazz électrique : Weather Report qui dominera toute la décennie 70 (d’autant plus qu’à cette période Miles Davis, pour des raisons de santé, sera complètement absent de la scène musicale pendant une longue période de six années). Weather Report durera 15 ans, publiera 15 albums et fera autant de tournées mondiales (un disque et une tournée par an). Le groupe sera rejoint en 1976 par le bassiste Jaco Pastorius pour une série de disques grandioses dont beaucoup resteront dans les annales (Black Market, Heavy Weather, Night Passage …).

En lisant cette histoire du jazz électrique, j’ai écouté simultanément et quasi-systématiquement les disques cités dans le livre. Pas seulement ceux de Weather Report, mais également ceux produits par Zawinul et Shorter avant la naissance du groupe ou ceux produits par d’autres artistes à la même époque. Par exemple, si je lisais dans le bouquin qu’au moment où Weather Report sortait tel disque, Herbie Hancock ou Chick Corea en sortaient chacun un autre, j’écoutais les disques en question, parfois tout en continuant de lire le bouquin, parfois en le posant et en me laissant aller à une écoute bien plus attentive. J’ai ainsi écouté tous les disques importants de cette période (Billy Cobham, Stanley Clarke, Return To Forever, Mahavishnu Orchestra, Jean-Luc Ponty, …).

J’ai adoré procéder ainsi. Je crois m’être à peu près approprié l’essentiel de ce qu’a été le jazz électrique de la décennie 70. Avant la lecture du bouquin, je connaissais assez bien les disques de cette époque mais le livre m’a permis de comprendre un peu mieux comment tout ça s’est construit, la cohérence du cheminement de chacun des artistes, les relations entre les musiciens (j’ai par exemple intégré le fait que Weather Report est avant tout le fruit d’une amitié à toute épreuve entre deux musiciens exceptionnels) et ça m’a surtout permis de revoir avec un certain recul cette époque particulière à travers le prisme particulier de la musique. Et puis j’avais 15 ans quand le premier disque de jazz-rock est sorti ! Autant dire qu’à cet âge-là j’avais une soif insatiable de musique (qui ne m’a d’ailleurs jamais quitté depuis). Je me rappelle avoir vécu toutes ces musiques avec passion. Des dizaines d’années plus tard (j’ose pas calculer !), pas besoin de vous dire que je viens de les revivre avec beaucoup de pincements au coeur.

Toute cette lecture et ces écoutes simultanées se sont déroulées il y a quelques semaines. Je ne suis d’ailleurs pas encore complètement sorti de cette expérience, j’ai réécouté depuis, une deuxième fois, la plupart des disques cités dans le livre. Et, histoire de croiser différentes sources biographiques, j’ai aussi consulté tous les articles de Wikipedia sur le sujet (ils sont très très complets et très synthétiques, voir par exemple les articles concernant Miles Davis ou Herbie Hancock). Et – pure coïncidence – au moment où je menais cette expérience lecture/audition, sortait enfin l’intégrale des disques de Weather Report !

Allez hop, avant de vous quitter, un concert complet de Weather Report en Allemagne en 1978 (l’image n’est pas de très bonne qualité mais reste potable tout de même).

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Le grimpereau des jardins

Le grimpereau des jardins se détecte surtout à l’ouïe. Mais la fréquence de son chant se situe plutôt dans les aigus. Et il arrive qu’en vieillissant on devienne un peu sourdingue (du côté des aigus justement), c’est un oiseau qui peut donc avoir tendance a disparaître un peu de notre vie. Mais quand les yeux restent bons, il est encore facile de le voir de-ci de-là.

Quelques images de Continuer la lecture

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Le marché de Boulot et d’Etuz

Il n’y a pas beaucoup de marchés en Franche-Comté (tout du moins en milieu rural). Je crois que dans notre région, il n’y a jamais eu de tradition très vivace de ce côté-là, contrairement à d’autres régions de France comme les départements du Sud.

Mais depuis quelques années, tout change et le nombre d’initiatives est impressionnant. Par exemple, le marché bio de Mesmay dont j’avais parlé il y a dix ans sur ce blog a essaimé. Ce marché, qui ne fonctionnait à l’époque qu’une fois par mois, a lieu maintenant toutes les semaines et tourne dans quatre villages (Quingey, Liesle, Byans et Mesmay).

Jamais je n’aurais pensé qu’un marché s’installerait vers chez moi. Mais c’était compter sans Aurélie qui est éleveuse de volailles. Aurélie a une pêche pas possible. Et quand elle croit à quelque chose … ! Et c’est à son initiative qu’est né en juin 2016 le marché de Boulot. Celui-ci s’est étendu l’année suivante sur le village voisin d’Etuz, selon un principe très simple d’alternance : un mercredi à Boulot, le mercredi suivant à Etuz (de 16H à 20H).

Beaucoup n’auraient pas donné longue vie à ce marché. Mais petit à petit, semaine après semaine, il s’est installé dans le paysage local. Il s’est même développé tout récemment sur le chef-lieu de canton à Rioz (un vendredi sur deux).

La première année, en 2016, le marché s’est structuré autour d’un noyau dur de trois producteurs, dont je vais présenter les stands (mais comme je n’ai pas pris le temps de demander aux différentes personnes l’autorisation de publier leur image, je n’utiliserai pour cet article que des photos où l’on ne peut quasiment identifier personne) :

Aurélie naturellement qui, en plus de ses volailles, vend maintenant de la viande de porc issue de son exploitation familiale …

… Virginie qui propose une très belle sélection de fromages (une cinquantaine de productions différentes) …

… et Richard, producteur d’un excellent miel.

En 2017, pour la deuxième année du marché, deux autres producteurs sont arrivés :

… Sébastien qui propose les légumes bio qu’il produit dans sa ferme voisine à Bonnevent-Velloreille …

… et Benjamin, qui nous régale de ses crêpes, galettes et autres pâtisseries bio.

Et enfin, signe que le marché est en plein développement, se sont greffés tout au cours de l’année 2017, de manière plus ou moins régulière, d’autres vendeurs/producteurs : un torréfacteur de café, un brasseur de bière, une vendeuse de bijoux, un producteur d’escargots cuisinés, un vendeur de terrines, un marchand de poules et de lapins …

… et même une vendeuse de préparations orientales.

Si je parle de ce marché, c’est évidemment parce qu’il a souvent été question sur ce blog de l’intérêt des productions locales et des circuits courts et que c’est un sujet qui est cher à la plupart d’entre nous.

Mais c’est aussi parce que ce type de marché a une dimension sociale très forte. Il permet aux gens du village (et de quelques villages avoisinants) de se retrouver chaque semaine et de prendre le temps de discuter ensemble. Je suis un habitué du marché et je prends beaucoup de plaisir à discuter avec les uns et les autres. Et quand on est dans les petits papiers d’Aurélie et de Virginie, on a souvent droit (si on va à la fin du marché) au petit verre de vin blanc ou de rouge. Et parfois ça se prolonge … !

Et ce marché, qui a réussi le tour de force de s’imposer en moins de deux ans et de rythmer notre petite vie de villageois, a pris tellement d’importance qu’on finit même par y aller quand on n’a rien de particulier à acheter. On y va alors simplement pour le plaisir de rencontrer les autres, pour l’enthousiasme d’Aurélie, le sourire de Virginie, la gentillesse de Richard, de Sébastien et de Benjamin …

Seul petit bémol : il y a toujours du monde devant les stands de Virginie et d’Aurélie et il devient difficile de tailler la bavette avec elles ! Rançon du succès !

Enfin, une petite amélioration que je suggère : à quand du vin chaud en hiver sur l’un des stands ? La réponse ne dépend pas des organisateurs semble t-il, il ne peut y avoir d’autorisation de vendre une boisson alcoolisée plus de cinq fois par an. Mais bon, c’est à réfléchir et je suis sûr qu’il y a des solutions possibles.

Deux infos concernant les événements à venir. D’abord, tous ces producteurs, ainsi que d’autres, animeront un marché de Noël le samedi 16 décembre (avec Sylvain à l’accordéon).
Et ensuite, autre info importante : les dates de 2018 sont déjà connues. Et là, belle surprise, il n’y aura pas d’interruption comme les autres années (habituellement ça ne reprenait qu’en mars), le marché continuera donc de fonctionner en janvier et février.Evidemment, ce blog n’a pas une grosse portée locale (les centaines de personnes qui le lisent quotidiennement habitent pour la plupart dans d’autres régions de France) mais ça peut être l’occasion de discuter entre nous de ce qu’il se passe ailleurs.

Alors chez vous, les marchés locaux ça existe ?

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Feuilles mortes


J’aime beaucoup les feuilles qui tombent à l’automne.

Hier, en voyant une feuille morte collée sur ma terrasse au bas des escaliers je me suis dit que c’est quand même très beau cette petite chose insignifiante tombée de je ne sais quel arbre. Je ne sais pas si cette feuille a lu dans mes pensées mais avant d’être chassée par le vent elle m’a laissé un petit message en forme de coeur.

Evidemment il s’agit là d’une interprétation romantique de la réalité et toute personnelle, mais il ne m’en faut pas plus pour me donner la pêche ce matin. Cette journée commence bien ! Car j’aime les petits signes de cette nature-là !

Et vous, il y a aussi parfois des petits signes qui dynamisent votre journée ?

Publié dans coups de coeur | 7 commentaires

Barbara … dis, quand reviendras-tu ?

20 ans aujourd’hui que « la dame en noir », « la longue dame brune » est partie.
A l’occasion de cet anniversaire, Marianne sort un hors-série consacré à cette grande dame de la chanson française avec ce magnifique texte de Jean-François Kahn en présentation :

Elle tendait les mains. Les ouvrait, les déployait tels des éventails.
Comme pour offrir le cœur, le verbe, les tripes qu’elle paraissait s’être arrachées.
Voix mohair et soie aux lueurs de nuit boréale. Coulissante.
Tremblante juste comme un souffle d’air frais.
Un gouffre de mystère dont montaient d’envoûtants effluves.
Elle donnait l’impression d’écrire ce qu’elle chantait en le chantant, tant la sonorité faisait le sens, le portrait, l’infusait, l’imprégnait.
S’imposait comme le miroir du sens.
Boule de sentiments intériorisés, Barbara, noire chrysalide devenue
soudain papillon, anthracite porté à l’incandescence,
se projetait hors d’elle-même. Vers nous.
Extériorisait son intériorité. Et quelque chose, alors, se déclenchait.
Comme aurait dit Montaigne, « parce que c’était
elle et parce que c’était nous ». Parce que c’était elle et nous.

Pour ce petit week-end musical en compagnie de Barbara, deux versions différentes de la même chanson.

Par Barbara elle-même (avec une vidéo filmée comme on savait le faire dans les années 60, à savoir … avec une seule caméra !) …

… et par Gérard Depardieu (son disque consacré à Barbara est sans doute l’un des événement majeurs de l’année 2017 en matière de chanson française).

Bonne écoute et bon week-end à vous tous !

Publié dans Petit dimanche musical | 7 commentaires

Corrida et chasse à courre, même combat !

Corrida et chasse à courre, même combat !
Je déteste l’une, je hais l’autre.
Je les vomis toutes les deux.
Ce n’est pas trop dans mon habitude de dire ce genre de choses sur le blog mais quand ça déborde ça déborde !
Si la violence de notre société est omniprésente et sans doute très difficile à endiguer, il y a au moins ces deux violences-là qui seraient faciles, avec une simple loi, à éliminer. Alors, pourquoi ne pas enterrer à jamais ces deux hontes ?
Je me dis parfois qu’il y avait infiniment plus d’humanité chez nos ancêtres Cro-Magnon.

Et vous, qu’en pensez-vous  ?

Publié dans Coups de gueule | 13 commentaires

La diversité des piments (2)

Pour toutes les plantes de la famille des solanacées, 2017 restera dans les annales. En effet, la récolte des tomates, piments, poivrons et aubergines fut en tous points exceptionnelle.

Aujourd’hui, dans ma nouvelle rubrique « la diversité des piments » entamée il y a deux mois, je voudrais vous parler de poivrons. Car vous savez sans doute que les poivrons sont des piments. Ce sont en fait des piments que l’on a adoucit au fil des sélections successives, jusqu’à éliminer totalement le principe actif qui donne la force aux piments : la capsaïcine. Et la sélection s’est faite aussi dans une autre direction : obtenir des fruits de plus en plus gros à la chair de plus en plus épaisse.

Les poivrons sont donc de gros piments qui ont été « assagis » d’une certaine manière. Et j’aime à rappeler ce petit texte, très imagé, de Jean-Luc Danneyrolles : « Le poivron, lui, va s’embourgeoiser, prendre du poids, de l’épaisseur, et même du ventre ! Peu à peu, par la volonté des jardiniers, des sélectionneurs, le poivron a perdu le caractère brûlant de ses ancêtres, tous certainement piments. Il est devenu un bon gros légume débonnaire. »

Mais s’il est vrai que l’on ne trouve sur les étals que des poivrons ventrus, de plus en plus gros, il existe aussi bien d’autres poivrons (c’est à dire complètement dépourvus du piquant des piments d’origine), qui ont gardé une certaine finesse et une allure plus racée que ces gros fruits ventripotents omniprésents.


Cet article, qui sera suivi par d’autres, est là pour Continuer la lecture

Publié dans Piments et poivrons | 25 commentaires

La flore de Rémuzat (1)

Un article proposé par Etincelle

Pour faire patienter, en attendant les vautours de Rémuzat promis par Bernard, un peu de la flore de ce joli coin de la Drôme.

Ceux qui se rendent dans ce petit village de la Drôme profonde qu’est Rémuzat, le font avec la bonne intention de scruter le ciel, évidemment pour observer les vautours.

Dans l’idée de montrer une autre facette de cette localité que Bernard nous fait découvrir en regardant en l’air, je vais ici vous convier à regarder plutôt par terre.

Comme on le voit sur la carte ci-dessous, Rémuzat est cerné de falaises : celles du Plateau de St Laurent au nord-ouest et celles de la Tête du Mouret au sud-est. Pas étonnant que les vautours trouvent leur bonheur ici.

Laissons les vautours et penchons nous sur la flore de l’endroit.

En premier lieu sur celle du Plateau de St Laurent que Continuer la lecture

Publié dans Plantes | 13 commentaires

Les oiseaux de l’hiver 2017-2018

A chaque début d’hiver j’écris ce même type d’article destiné à ce que chacun raconte ce qu’il se passe autour de son poste de nourrissage pour oiseaux.
Les hivers se suivent et ne se ressemblent pas.
L’an passé, globalement très peu d’oiseaux à la mangeoire.
Cet hiver commence bien différemment. En quelques jours, l’affluence est telle que je me demande si les 250 kg de tournesol que j’ai achetés pourront suffire.

Bien sûr les trois espèces de mésanges habituelles sont là dès le premier jour : charbonnière …

… bleue et Continuer la lecture

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EneDIS’FONCTIONNEMENT

Ce blog est en congés et reprendra son cours normal le lundi 6 novembre.
En attendant, un peu d’humour avec cette mésaventure qui est arrivée à Michel (et dont le Canard enchaîné parlera peut-être un de ces jours, je vous la donne en avant-première).

Michel devait un peu plus d’argent à Enedis qu’Enedis ne lui en devait. La différence : un centime !
Un jour Michel a reçu une facture d’un montant d’un centime. Trop drôle ! Il a téléphoné à Enedis pour savoir s’il ne s’agissait pas d’un gag. Pas de gag du tout, à Enedis on n’a pas le sens de l’humour semble-t-il.
Michel croyait qu’à la suite de son appel, l’affaire en resterait là. Mais non, pas du tout, il a reçu il y a une dizaine de jours une lettre de rappel ! Si si ! Voici ce deuxième courrier (les éléments permettant d’identifier le destinataire de la lettre ont évidemment été gommés).
A quand une mise en demeure ?

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Quand j’aurai 92 ans …

Quand j’aurai 92 ans, si jamais j’ai cette force intérieure, peut-être que j’aurai réussi ma vie …

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Sur la route des vautours

Toujours pas de vautours dans cet article qui n’a pour objectif que de vous présenter d’abord la région où s’étend l’une des plus grandes colonies françaises de vautours fauves. Direction donc : les Baronnies, en Drôme Provençale. Remuzat plus exactement

Depuis Nyons, pour accéder à Rémuzat, on suit la vallée formée par Continuer la lecture

Publié dans Oiseaux | 18 commentaires

Intro au monde des vautours

S’il n’y avait eu que des scientifiques pour me transmettre leurs connaissances de la nature, jamais je ne me serais intéressé au monde sauvage. Mais j’ai eu la chance de rencontrer des gens qui étaient des amoureux de la nature, avant d’en être de fins connaisseurs.

La connaissance pure est aride, le monde scientifique emploie un ton distancié et froid qui n’est pas là pour faire des émules (ce n’est pas son rôle d’ailleurs). Par contre, l’amour pour les êtres vivants qu’ont certains est un feu qui se transmet de proche en proche et qui conduit certains d’entre nous (ceux qui avons eu la chance de rencontrer de telles personnes) à vivre quelque chose de fusionnel avec la nature.

Il y a eu Claude-Roland dans ma vie, puis Jean-Yves, Jean-Claude, Jean-Pierre … ils étaient bien plus que des universitaires, ils étaient des « passeurs » qui nous indiquaient un chemin possible. Tout cela s’est passé pour moi à la fin des années 70.

Et si je me suis nourri de ces très belles rencontres, j’ai puisé également beaucoup de choses dans les écrits de très grandes personnes, et notamment de deux grands auteurs suisses. Ces deux auteurs m’ont accompagné toute ma vie.

Si j’ai aimé les textes de Robert Hainard, c’est parce que je sentais, par-delà le connaisseur de terrain qu’il était, l’artiste et l’homme sauvage, l’homme de la forêt primitive, derrière chacun de ses mots.

Si j’ai aimé Paul Géroudet et l’ai autant lu (plusieurs fois chacun de ses livres) c’est parce que je sentais, bien plus que le scientifique qu’il était, le poète derrière chacune de ses phrases.

J’ai souvent fait référence à Paul Géroudet sur ce blog. C’est pourquoi, avant d’écrire quelques articles sur les vautours (suite à une petite escapade en mai dernier dans la Drôme), j’ai eu envie de citer une fois de plus ce grand écrivain. Disons plutôt, pour être honnête, que j’ai eu envie d’écrire un petit préambule sur les milieux naturels dans lesquels vivent les vautours et sur leur rôle dans la nature, que j’ai relu avant cela l’ouvrage de Géroudet consacré aux rapaces et que dans ce livre tout était écrit de manière admirable.

Sur l’habitat commun à toutes les espèces de vautours, voici ce qu’écrivait le grand Paul en 1965 : « Plateaux déserts, croupes dénudées, gorges taillées au vif des montagnes, pierres surchauffées sous la lumière … des ombres immenses glissent lentement sur la terre, de grands oiseaux planent en silence dans un ciel qui semble plus profond … Cette âpreté tragique, ce sauvage romantique d’un Midi presque africain, nous le trouvons encore ça et là, de l’Espagne à la Grèce, dans les contrées les moins peuplées, les plus pauvres, celles surtout dont l’ossature  a été dépouillée par la hache, le feu et la dent du bétail – celles que hantent les vautours. »

Quand au rôle des vautours et la répulsion que nous pouvons avoir vis à vis de ces mangeurs de cadavres, tout est dit dans cette phrase : « Ces rapaces impressionnants sont aussi les plus inoffensifs : ils ne donnent pas la mort, ils la suivent et en effacent les traces ». 

Rendez-vous bientôt pour un premier article sur le vautour fauve.

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Emily Loizeau

« Nous sommes tous potentiellement un migrant, un réfugié, qui un jour aura peut-être besoin d’une main tendue. »
(Emily Loizeau, 20 juin 2017)

Cette belle phrase qui est d’actualité et que j’ai lue récemment dans l’Huma m’a remémoré le concert d’Emily Loizeau qui a eu lieu à Vesoul il y a tout juste un an et que j’ai énormément aimé (j’étais allé au concert sans avoir jamais entendu une chanson d’elle, genre de démarche qui m’arrive souvent). Et puis hier soir, j’ai croisé Albert au théâtre et on a parlé du concert de l’an passé. Alors ça m’a donné doublement envie d’écrire ce matin ce petit article pour mieux vous faire connaître cette artiste.

Pour commencer, une petite interview sur un plateau télé :

Et quelques extraits de Continuer la lecture

Publié dans Musique | 5 commentaires

La diversité des piments (1)

Je ne sais pas si j’arriverai au bout de cette nouvelle rubrique car … dix articles sont en préparation !

Je suis un amateur de cuisine pimentée mais, autant le dire tout de suite, ce n’est pas pour cette raison que je cultive autant de variétés. Non, c’est comme pour les haricots, je trouve que le moindre piment (ou le moindre grain de haricot) est une oeuvre d’art en lui-même. Et comme je suis par ailleurs un amoureux de toutes les formes de vie, je suis toujours à la recherche du maximum de diversité.

Place à l’esthétique donc !

Il faut dire que je me suis pris un peu au jeu cette Continuer la lecture

Publié dans Piments et poivrons | 11 commentaires

La pluie en France

Elle vous inspire quoi cette carte ?

(carte issue de ce site)

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Solution aux petites devinettes

Merci à toutes celles et ceux qui ont participé à mes petites devinettes. Toutes les réponses ont été trouvées.

Pour la photo n°1 il s’agissait du plumage d’un goéland argenté immature.

Rouge-gorge bien évidemment pour Continuer la lecture

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Petites devinettes

Alors, bel été pour vous ?

Pour la reprise du blog quelques petites devinettes très faciles (on va commencer tout en douceur hein !).
A vous de deviner de quoi il s’agit :

photo n°1 :

photo Continuer la lecture

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Petit intermède estival

Comme annoncé dans l’article précédent, ce blog est en congés et reprendra le lundi 11 septembre.

Mais je ne résiste pas à vous faire ce petit clin d’oeil humoristique, juste pour coller à l’actualité du Tour de France. Car je dois dire que la vidéo que Xavier m’a envoyée ce matin m’a énormément fait rire (on peut rire de tout hein ?).

Et comme un été ne serait pas un Continuer la lecture

Publié dans Humour, Musique | 9 commentaires