Les oiseaux de l’hiver 2020-2021

Le nourrissage hivernal des oiseaux a sans doute commencé pour la plupart d’entre nous.

Comme chaque année, cet article est là pour qu’on échange, entre tous les amoureux des oiseaux qui viennent sur ce blog, sur les différentes espèces que chacun peut observer cet hiver à son propre poste de nourrissage.

Quelles seront les tendances de cet hiver ? Beaucoup d’oiseaux ? Des espèces inhabituelles ?

On a souvent une attitude très paradoxale vis à vis de ces oiseaux. On aime bien en voir beaucoup autour de soi en hiver …  même si l’on sait pertinemment que si l’on en voit beaucoup ça peut être parce qu’ils crèvent de faim et qu’il n’y a pas grand chose à bouffer dans la nature. Plaisir égoïste sans doute … Mais bon, l’Homme est ainsi fait. Pas de raison donc de bouder son plaisir et de ne pas se rincer l’oeil !!!

A noter que, comme il a souvent été dit sur ce blog, les observations sont toujours très difficiles à interpréter. Une abondance de mésanges au poste de nourrissage peut vouloir dire que les effectifs de mésanges sont très importants. Mais cette abondance peut aussi signifier aussi le contraire, à savoir qu’en raison d’une pénurie de ressources alimentaires dans la nature, toutes les mésanges se regroupent de manière artificielle au poste de nourrissage et donnent l’illusion qu’elles sont nombreuses. Soyons donc prudent dans l’interprétation de nos observations.

J’ai remarqué qu’en général, lors d’une « année normale », il y a une quinzaine d’espèces différentes au poste de nourrissage. Mais que ce chiffre passe à une dizaine seulement les années basses, une vingtaine les années hautes, jusqu’à 25 les années exceptionnelles (ce qui est tout de même très rare, cela correspond en général à des hivers exceptionnellement froids comme janvier 1985 ou février 1986).

Alors cette quinzaine d’espèces habituelles, quelles sont-elles (évidemment, ce n’est valable que pour l’Est de la France) ? Je mets ici des images des espèces qui constituent pour moi la base de ce que l’on peut voir quasiment chaque hiver, les autres espèces non citées (tarins, pic mar, bouvreuil, …) étant un peu plus aléatoires.

Mésange charbonnière

Mésange bleue

Mésange nonnette

Sittelle torchepot

Pic épeiche

Rouge-gorge

Merle noir

Chardonneret

Verdier

Gros-bec

Pinson des arbres

Pinson du nord

Moineau domestique

Accenteur mouchet

Pie bavarde

Alors, il se passe quoi dans votre jardin ?

 

 

Pourquoi le poulet …

Il y a quelques semaines, Joëlle m’a transféré par mail l’histoire du poulet qui traverse la route. Je ne connaissais pas cette histoire, elle m’a beaucoup fait rire, mais en faisant quelques recherches sur le net, je vois que la question « pourquoi le poulet traverse t-il la route ? » est une question très ancienne, très « humour british »  sur laquelle des tas de générations ont essayé successivement, depuis le 19ème siècle, de répondre de manière rigolote, chacun imaginant ce que les hommes célèbres auraient dit sur le sujet.

Alors, qu’auraient dit nos très Grands Hommes à la question « Pourquoi le poulet traverse-t-il la route ? » Quelques réponses, pour la plupart très connues (on les trouve toutes sur internet) :

DESCARTES : Pour aller de l’autre côté

PLATON : Pour son bien. De l’autre côté est le Vrai.

ARISTOTE : C’est la nature du poulet que de traverser les routes.

KARL MARX : C’était historiquement et socialement inévitable car, poussé par la pression sociale, le poulet exploité est contraint de traverser la route.

HIPPOCRATE : c’est en raison d’un excès de sécrétion de son pancréas.

MARTIN LUTHER KING : J’ai fait un rêve où tous les poulets seraient libres de traverser la route sans avoir à justifier leur acte.

MOÏSE : Et Dieu descendit du paradis et Il dit au poulet : ” Tu dois traverser la route”. Et le poulet traversa la route et Dieu vit que cela était bon.

SIGMUND FREUD : Le fait que vous vous préoccupiez du fait que le poulet ait traversé la route révèle votre fort sentiment d’insécurité sexuelle latente.

EINSTEIN : Le fait que ce soit le poulet qui traverse la route ou que ce soit la route qui se meuve sous le poulet dépend uniquement du référentiel dans lequel vous vous placez.

STALINE : le poulet devra être fusillé sur le champ, ainsi que tous les témoins de la scène et 10 autres personnes prises au hasard, pour n’avoir pas empêché cet acte subversif.

SHAKESPAEARE : Traverser ou ne pas traverser, là est la question.

CONFUCIUS : Le poulet qui d’abord regarde des deux côtés, vivra assez pour voir une autre journée.

DARWIN : Les poulets ont été naturellement sélectionnés de telle sorte qu’ils soient génétiquement modifiés enclins à traverser les routes.

BOUDDHA : Poser cette question revient à renier votre propre nature de poulet.

EPICURE : Pour rigoler.

NIETZSCHE : Par affirmation de sa volonté de puissance

SADE : Parce qu’il est naturellement vicieux.

GALILEE : Et pourtant il a traversé …

ROUSSEAU : Parce que le poulet est bon par nature.

SARTRE : Le poulet était condamné à traverser la route.

Au fil des générations qui passent, on fait référence à d’autres personnages plus récents :

BILL GATES : Nous venons justement de mettre au point une application « poulet 3.0 » qui ne se contentera pas seulement de faire traverser la route à vos poulets mais qui couvera aussi leurs oeuf, les classera par taille, …

TRUMP : Le poulet n’a pas traversé la route, je répète, le poulet n’a JAMAIS traversé la route.

ERIC CANTONA : Le poulet, il est libre le poulet. Les routes, quand il veut, il les traverse.

L’EGLISE DE SCIENTOLOGIE : La raison pour laquelle le poulet traverse est en vous, mais vous ne le savez pas encore. Moyennant la modique somme de 1000 € par séance, une analyse psychologique vous permettra de la découvrir.

ZEN : Le poulet peut traverser la route, seul le Maître connaît le bruit de son ombre derrière le mur.

NELSON MONTFORT : J’ai à côté de moi l’extraordinaire poulet qui a réussi le formidable exploit de traverser cette superbe route : ” Why did you cross the road ? “, ” Cot cot !”
eh bien il dit qu’il est extrêmement fier d’avoir réussi ce challenge, ce défi, cet exploit. C’était une traversée très dure, mais il s’est accroché, et…”

RICHARD VIRENQUE : C’était pas un lapin ?

JEAN-CLAUDE VANDAMME : Le poulet la road il la traverse parce qu’il sait qu’il la traverse, tu vois la route c’est sa vie et sa mort, la route c’est Dieu c’est tout le potentiel de sa vie, et moi Jean Claude Super Star quand le truck arrive sur moi, je pense à la poule et à Dieu et je fusionne avec tout le potentiel de la life de la road ! Et ça c’est beau !

FOREST GUMP : Cours poulet cours !!!

EMMANUEL MACRON : C’est parce que le poulet a trouvé du travail.

CASTANER : Pour vérifier si vous avez bien votre attestation de sortie….

CHIRAC : Parce que je n’ai pas encore dissout la route.

Arlette LAGUILLER : Poulettes, poulets, ne vous laissez pas spolier par le patronat qui vous oblige à traverser les routes.

Alain MADELIN : Parce que c’est la loi du marché.

Francis BOUYGES : Il fallait bien justifier la contruction de cette route à péage.

TEMOINS DE JEHOVAH : Parce que la fin du monde aura bientôt lieu de son côté.

Charles PASQUA : Qui critique les poulets ?

Neil ARMSTRONG : Un petit pas pour le poulet, un grand pas pour le poulailler.

BISON FUTE : Le week-end prochain, éviter la RN12 pour cause de traversée de poulets.

Jean CASTEX : Le poulet ne traverse pas la route mais le gouvernement y travaille.

MELENCHON : Si le poulet était un Insoumis, il ne traverserait pas la route.

En y réfléchissant un peu, je me dis que, sur plein de sujets, chacun y va de sa réponse et que finalement la réponse (si réponse il y a) ne peut être qu’une réponse de bon sens. Interrogez l’homme de la rue, il aura sans doute une réponse bien moins brillante, bien moins intelligente, mais pas forcément à côté de la plaque. Voici par exemple ce qu’aurait répondu Dupdup si on lui avait posé la question « pourquoi le poulet traverse t-il la route ? » : « Tout simplement parce qu’il y a une belle poulette de l’autre côté de la route ».

Tout ça pour dire … Pour dire quoi au fait ? Que nous sommes dans une période incroyable où chacun a envie de se réfugier derrière la paroles des gens connus, des experts de toutes sortes plus ou moins autoproclamés. Mais que parfois la réponse la plus évidente nous échappe.

Sur le sujet du covid 19, avec tout ce que vous racontent les uns et les autres, tous des habitués de la scène médiatique, vous n’avez pas l’impression, vous, que la vérité toute simple vous échappe ?

La revanche des culs serrés

Je les appelle les « culs serrés ».

Les culs serrés, c’est quoi, c’est qui ?

Petite tentative de description.

Les culs serrés, ça ne boit pas, ça ne va jamais dans un bar, ça ne trinque jamais avec les copains.
Les culs serrés, ça ne baise pas. Ou si peu. Ou « par inadvertance » (selon une formule de Bernard Dimey).
Les culs serrés voient peu de monde, ils restent parfois des journées entières sans rencontrer quelqu’un. Sûrs d’eux-mêmes et de leur propre valeur, ils sont persuadés qu’ils n’ont pas besoin des autres.
Les culs serrés ne sortent jamais de leurs gonds, jamais les yeux embués à la lecture d’une poésie ou à l’écoute d’une musique. La froideur du coeur et l’impassibilité du visage sont de mise en toutes circonstances.
Les culs serrés ont peur des autres. L’Autre est une menace potentielle. Et pour se prémunir du danger, les culs serrés vous tendent la main avant même que vous n’ayez eu l’idée saugrenue de leur faire un bisou.
Les culs serrés en arrivent à avoir peur d’eux-mêmes. Seuls dans leur bagnole, ils mettent un masque pour se préserver. De qui ? De quoi ? D’eux-mêmes ?
Les culs serrés ne déambulent pas sous la pluie, ne marchent pas dans la rosée du matin, ne sortent pas quand il fait froid, ont peur de la nuit. La nature est pour eux le lieu de tous les dangers.
Les culs serrés ne touchent jamais la terre, sauf avec des gants. Ils n’entendent pas le chant des oiseaux, le bruissement des feuilles, craignent la fraîcheur du vent sur leur visage.
Les culs serrés restent sagement chez eux à regarder BFMTV en caressant le chat d’une main et en mangeant des cacahuètes de l’autre.
Les culs serrés ne consomment que la nourriture la plus insipide possible.
Les culs serrés ne s’expriment jamais sur un sujet sensible (« quand on entend c’qu’on entend, qu’on voit c’qu’on voit, qu’on lit ce qu’on lit, on a bien raison de penser c’qu’on pense, hein ma bonne dame ! »). Ils font pourtant croire qu’ils ont une opinion.
Les culs serrés sont des êtres soumis. Jamais à une manif ! Un cul serré, ça ne se bat pas. Peut-être même pas le moindre bulletin de vote dans l’urne. Car les culs serrés, ça ne rêve pas du monde de demain, ça ne fait que ressasser les aigreurs et les rancoeurs du passé.
Les culs serrés sont des êtres constipés (par définitition), mais ils chient pourtant dans leur froc à la moindre crise sanitaire. Et sans doute est-ce pour cela qu’ils dévalisent les stocks de PQ dans les supermarchés …

Mais il vient de se passer un truc incroyable. Jusqu’à présent les culs serrés avaient une incapacité congénitale à jouir de l’existence, à profiter de la simple vie comme vous et moi en avons l’habitude. Mais tout cela est d’un autre temps : maintenant, avec le confinement, les culs serrés jouissent enfin ! Alleluia !!! Mais de quoi jouissent-ils ? De voir les autres, ces autres qu’ils jalousent tant, avoir progressivement une vie aussi étriquée, aussi merdique, qu’eux. Car désormais les autres ne peuvent plus aller au bar, aller à un concert, voir leurs proches (y compris leurs enfants), s’exprimer dans la rue… Comme les culs serrés, les autres ne peuvent désormais que rester (ou presque) cloîtrés chez eux …

Et en plus, c’est grâce aux culs serrés qu’on en arrive là. Car sans cette majorité silencieuse, qui a réussi à transférer sa peur viscérale de la mort au niveau collectif de notre société, sur quoi s’appuierait le pouvoir en place pour imposer toutes ces mesures liberticides, dont la plupart sont inadaptées à la situation sanitaire actuelle ?

A qui ont dit merci ? Aux culs serrés bien entendu !

Elle est pas belle la vie ?

La fin du blog (suite)

Ce nouvel article ne remet pas en cause la fin du blog.
Mais, à situation exceptionnelle mesures exceptionnelles.
On a commencé à parler entre nous de la crise liée au coronavirus mais sur des articles tellement disparates (jardinage, oiseaux, grippe aviaire, …) qu’il est impossible, même pour moi qui suis censé administrer le blog et qui lis tous les commentaires, de suivre ce qui se dit.
Et ce, d’autant plus que j’ai l’impression d’avoir arrêté le blog à une mauvaise période, c’est à dire à un moment important où il se passe des choses sur lesquelles on a tous besoin de s’exprimer.
Alors ce nouvel article est simplement là pour tenter de donner du lien à la discussion.
Alors vous, comment vivez-vous ça ?

La fin du blog

Ce blog s’arrête définitivement. Enfin en théorie … ! Car, comme je crains un peu de regretter ma décision, je me garde quand même une petite possibilité, même si celle-ci est infime, de repartir ultérieurement. Je vous donne rendez-vous le 1er janvier prochain, histoire de vous faire un dernier coucou (cas le plus probable) ou de reprendre mon bâton de pèlerin pour faire encore un bout de chemin ensemble (mais c’est peu probable, il faudrait vraiment que je sois dans un état d’esprit bien différent de celui qui est le mien aujourd’hui). De toute façon, dans tous les cas de figure, ce blog restera en ligne plusieurs années, afin de permettre la discussion permanente. Je me mets en congés, mais je ne vous mets pas en congés (ça c’est le côté sadique du Dupdup !!! :devil: )

Voici donc le dernier article. Le 2020ème !

L’aventure aura duré un peu plus de 14 ans avec une intense participation de vous tous (plus de 65 000 commentaires, 32 en moyenne par article, près de 3 millions de visites).

Je crois qu’il en est ainsi des projets, comme des gens. Les choses naissent, se développent et meurent. C’est dans l’ordre naturel des choses.

Je savais que ce jour arriverait et, honnêtement, je pensais même qu’il arriverait bien plus tôt.

Il n’y a pas une seule raison à cet arrêt, il y en a plusieurs. Certaines ont d’ailleurs déjà été évoquées sur ce blog (car j’ai souvent eu des états d’âme sur le fait de continuer ou non). Ces raisons, les voici, en vrac (c’est à dire sans ordre d’importance) et de manière assez concise :

La première raison est l’impression que j’ai dit à peu près tout ce que j’avais envie de dire. J’ai encore une bonne centaine d’articles dans ma tête et suffisamment de photos pour illustrer mes articles, mais à quoi bon un Nième article sur les oiseaux de Texel, sur la diversité des tomates ou sur les chansons de Brassens … ? Bref, il me faut arrêter avant de devenir un vieux qui radote (c’est déjà un peu fait, non ?)

La deuxième raison, importante dans mon cheminement personnel, tient au fait que je ne me sens plus vraiment concerné par le monde actuel dans lequel je vis. Ce monde de l’inculture et de l’ultra-consommation tire l’ensemble de l’humanité vers le bas. C’est effrayant. Et en plus c’est un mode de théâtre, un monde de carton-pâte, un monde de figurants, dans lequel peu de choses sont vraies. Alors je vais vivre dans ma petite bulle faite de  choses vraies, c’est à dire faite surtout d’amis, de bonnes choses à partager, de contacts avec la terre, avec la nature, au milieu de mes bouquins, de mes musiques, … On ne peut pas sauver le monde, mais au moins on peut essayer de préserver son âme ! Pour l’état du monde, advienne que pourrira !

La troisième est liée à l’impossibilité de dire maintenant des choses sur certains sujets d’actualité. J’avais prévu trois articles « à charge », le premier sur la laïcité, le deuxième sur la « perm’arnaqu’culture », le troisième sur le mouvement vegan). Ces articles sont prêts (sur mon ordi ou dans ma tête) mais ne seront pas publiés. A quoi bon écrire des choses qui ne sont pas dans la bien-pensance actuelle, si c’est pour se faire laminer sur les réseaux sociaux ? Je sais que j’ai tendance à prendre les choses à cœur et que tout conflit n’est pas bon pour moi. Cet arrêt du blog, à l’heure où j’avais pourtant vraiment envie d’écrire sur des sujets moins consensuels, est donc la seule solution que j’ai trouvée pour me préserver.

Il y a bien sûr aussi la déception qu’il peut y avoir parfois à écrire un article qui suscite peu de commentaires (surtout quand l’article était important pour moi). Mais comme ça fait forcément partie de la règle du jeu (sinon j’aurais arrêté le blog dès le départ), ça m’affecte au final assez peu. Mais les articles en question m’ont pris tout de même beaucoup de temps … Et de toute façon, il n’y a qu’un public très confidentiel pour la musique de Miles Davis, les chansons de Jacques Bertin, les variétés de piments, …

La dernière raison tient à mes « différents métiers de retraité ». Je mène de front trop d’activités différentes : brassage de bière, jardinage, conférences, animations au jardin, production et diffusion de semences, pratique de la guitare et du chant, blog, photographie,  … sans compter les projets en cours (projets d’écriture, préparation d’une série de concerts pour 2021, mener à bien le projet des « fêlés de la graine »). Et évidemment ma vie de famille à préserver ! Au cours de mon existence, j’ai toujours trouvé le temps de faire ce que j’avais envie de faire, même lorsque j’étais en activité professionnelle, mais là, pour la première fois, c’est un peu plus tendu … !

Ce fut une bien belle aventure. Riche d’échanges. Riche de relations humaines. Et je sais que cette partie là n’est pas complètement terminée et que je reverrai, toujours autour d’un verre, la plupart des fidèles de ce blog.

Ce blog est né dans un contexte très particulier. A une période difficile de ma vie, j’ai commencé d’écrire en 2002 un petit livret sur mon lit d’hôpital, pour moi d’abord, puis ensuite pour mes proches, avec juste des choses qui me passaient par la tête. Deux ou trois choses importantes sans doute, mais surtout des choses anodines, comme il en passe dans la tête de tous les gens malades. Et Stéphane, ayant remarqué que j’avais peut-être deux ou trois trucs à dire, m’a « formaté » un peu plus tard ce blog (ce fut son cadeau de Noël 2005). A l’époque, je ne savais même pas ce qu’était un blog. Et ce fut le début d’une belle expérience pour moi, car ce blog m’a permis d’ordonner des choses éparses que j’avais dans la tête et que j’ai dû ensuite structurer pour en faire quelques sujets d’articles.

Il y a eu tellement de chemin parcouru depuis que j’ai l’impression que ce blog a toujours fait partie de ma vie (alors qu’il n’a que 14 ans). C’est pourquoi la séparation ne peut pas se faire pas sans une certaine douleur. Mais j’assume évidemment le fait de prendre cette décision qui devait avoir lieu inévitablement un jour ou l’autre.

Merci à tous ! Merci de votre compréhension.

Ce blog ayant cette spécificité très rare – et c’est grâce à vous – de voir des discussions repartir parfois plus de dix ans après la parution d’un article, nul doute que s’il s’éteint de sa propre vie ça ne sera que dans quelques années … car il vous reste sans doute beaucoup de choses à dire.

Je voulais terminer cet article en ajoutant une petite touche de couleur, avec quelques photos emblématiques de ce blog. Mais que choisir ? Le guêpier ? La buse variable (dont j’ai tant parlé) ? Un panier coloré de légumes ? … ? Et puis finalement, non, au moment de mettre un point final à cet article, j’ai juste envie de mettre quelques images de mon village, photographié depuis la maison. Et je crois que ça illustre bien ce besoin que j’ai de me recentrer.

Images d’un petit séjour à Texel

LES OISEAUX DE TEXEL (44)
Pour ce dernier article consacré aux oiseaux, voici une série d’images réalisées il y a près de deux ans déjà, du 8 au 14 avril 2018, sur l’île de Texel en Mer du Nord (nous y étions allés avec les enfants pour fêter le départ en retraite de Joëlle).


La période de la première quinzaine d’avril est très intéressante pour l’observation des oiseaux en Mer du Nord car on peut y croiser des populations d’oiseaux qui sont à des périodes différentes de leur cycle de vie : hivernants, nicheurs, migrateurs.

Certaines espèces, telles la bernache cravant ou le canard siffleur qui ont passé l’hiver sur l’île, sont encore hivernantes et n’ont pas encore regagné leurs lieux de nidification situés bien plus au Nord.

D’autres espèces sont en

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Elections 2020

Comme je l’ai annoncé, ce blog va suspendre son vol, mais il me reste encore quelques articles à publier. Ce site restera tout de même en ligne afin que les discussions continuent.

Si j’intitule cet article « élections 2020 » c’est donc pour permettre à celles et ceux d’entre vous qui suivent l’actualité politique, de mettre des commentaires sur les élections à venir, françaises d’abord (municipales et sénatoriales), mais aussi internationales, avec notamment un œil fixé sur les élections aux États-Unis où l’on joue gros (présidentielle + législatives + sénatoriales) et où se joue une partie de l’avenir du monde (si toutefois il a un avenir …).

Juste quelques phrases pour lancer la discussion sur les municipales (qui risquent d’ailleurs d’impacter un peu ma vie familiale, Joëlle étant encore plus investie cette fois-ci).

Après l’effondrement des deux partis autrefois dominants, le paysage politique est radicalement modifié … mais cela est sans doute plus visible au niveau national qu’au niveau local. Et cela sera moins visible aussi en milieu rural pour les prochaines municipales car l’enjeu est forcément moins politique dans les petites communes. Et il faut dire aussi que les gens aiment plutôt bien leurs maires (on oublie souvent de le dire) et mettent l’appartenance politique, quand elle existe, souvent au second plan. Beaucoup de mairies sont d’ailleurs bien gérées par des élus de tout bord, malgré la baisse des moyens (car tout est de plus en plus accaparé par les agglos et les communautés de communes, sans compter la baisse des dotations d’État, … mais c’est un autre débat !).

De toute évidence, pour ces municipales-là, il va se passer des choses dans les villes importantes (pour info : il y a en France 125 villes de plus de 50 000 habitants, dont 42 de plus de 100 000, source wikipedia) et il semblerait bien que des bastions socialistes et républicains vont tomber. Au profit de qui ?

Les écolos devraient, après l’exemple précurseur de Grenoble en 2014, rafler un certain nombre d’autres villes. La presse a déjà parlé d’un certain nombre de grandes villes qui pourraient basculer (Montpellier, Bordeaux, Strasbourg, Nîmes, Rouen …).

Il y a toutes les chances d’ailleurs que Besançon, l’une des rares villes de tradition très socialiste (depuis 65 ans sans discontinuité) vire au vert. Impensable il y a encore un an !

Après avoir fait fureur dans les campagnes, le Rassemblement National va sans doute lui aussi faire un tabac dans les villes. No comment de ma part !

Ainsi va la vie politique de notre pays.

Portier pour chat !

Il y a deux ans, j’ai récupéré un chat. Enfin, plutôt une chatte. Elle avait fui son ancien maître qui a eu la malheureuse idée d’acheter un chien. J’adore les chats (mais je n’aime pas les chiens, personne n’est parfait hein !), mais je n’étais pas très favorable à l’idée d’en avoir un, d’une part à cause de tous les oiseaux qui sont autour de la maison, mais aussi parce que Joëlle est plutôt allergique aux poils de chat. Mais bon, vous le savez tous, si le maître choisit son chien, ce n’est pas le même cas de figure pour le chat : le chat choisit son serviteur. Et la gamine nous a choisis (je dis « la gamine » car notre voisin l’appelait ainsi).


Bien évidemment, on a établi une règle : la chatte vient dans la maison quand elle veut, mais pas pour dormir la nuit. D’ailleurs, le soir, dès qu’on prononce le mot « dodo », elle va devant la porte pour sortir, elle a compris. Par contre, elle n’est pas jetée à la rue la nuit, elle a un accès permanent au sous-sol. C’est donc plutôt une chatte qui ne passe que très peu de temps chez nous, juste quelques dizaines de minutes par jour. Enfin l’été ! Car en hiver, ce n’est pas la même chose, elle vient roupiller souvent dans la journée sous le radiateur (un chat dort au moins 15 h par jour). Elle passe donc pas mal de temps à la maison pendant la mauvaise saison.

Quand la gamine veut rentrer dans la maison, elle miaule (dès le matin quand je me lève). Alors je lui ouvre la porte. Quand elle veut ressortir, elle miaule aussi. Je lui ouvre aussi la porte.

Parfois, la situation est ubuesque. Exemple. La chatte miaule pour sortir par la porte d’entrée et je lui ouvre la porte. Mais quelques minutes plus tard, je l’entends miauler en haut des escaliers du sous-sol car elle veut rentrer. Et, évidemment je lui ouvre. 5 mn plus tard, elle remiaule pour sortir. Je ne suis pas du genre à céder aux caprices d’un animal. Mais, évidemment, pour que la gamine s’arrête de miauler et de nous casser les oreilles, je lui ouvre de nouveau la porte.

Pffhhh, dur dur la vie de retraité !

Vous l’avez compris : « portier pour chat » est mon nouveau métier. On croit que les retraités ont tous arrêté leur activité professionnelle. Non, dans mon cas, je bosse toujours. Mon nouveau patron, c’est cette gamine de malheur.

J’en discutais avec un ami (Christophe d’Etuz) il y a quelques semaines, autour d’une bière (bien évidemment). Il me disait qu’à un moment donné il avait eu trois chats et que lui aussi était devenu portier pour chat. Il a même pris le soin un jour de noter les allées-et-venues de ses trois chats. Ce jour-là, Christophe a ouvert la porte … 72 fois !

Pour conclure cet article, moi qui considère que les chats sont des êtres supérieurs, je suis tombé sur une citation que j’aime bien et qui m’a fait beaucoup rire. Je vous la livre, elle parle de nous, leurs supposés maîtres :
Le chien se dit « ils me protègent, ils me nourrissent, ce doit être des dieux ». Le chat se dit « ils me protègent, ils me nourrissent, je dois être Dieu ».
Chat m’amusait de vous la raconter celle-là !

« Retouches à un roman d’amour de quatre sous »

J’aimerais vous présenter aujourd’hui une chanson peu connue de Brassens. Je dis « peu connue » car Brassens n’a pas eu le temps de la chanter.

Trois ans après sa mort, Jean Bertola (qui faisait partie du cercle des amis de Brassens) s’est lancé en 1984 dans un très beau projet : enregistrer les chansons que Brassens n’avait pas eu le temps de chanter et, pour certaines, composer les musiques destinées à coller au mieux à des textes qui étaient seulement couchés sur papier. Bertola, grâce à la complicité des musiciens de Brassens (Pierre Nicolas et Joël Favreau) a eu ce grand mérite de nous faire connaître de magnifiques chansons qui auraient pu rester dans le fond d’un tiroir.

Une dizaine d’années plus tard, Maxime Le Forestier reprenait à son tour ces chansons dans de magnifiques interprétations (chansons qu’il a d’ailleurs souvent produites ensuite sur scène, dont à Besançon au Kursaal le 1er février 2006, j’en avais fait l’un de mes tous premiers articles du blog).

Parmi les 29 chansons qui n’ont eu qu’une vie posthume, il y en a une que j’aime particulièrement. Il s’agit de « Retouches à un roman d’amour de quatre sous ». Vous pouvez lire les paroles en cliquant ici.

Les deux premières vidéos que je vous propose sont sans image. Il s’agit-là des enregistrements faits successivement par Jean Bertola (1985) et Maxime Le Forestier (1996). Ces deux interprétations sont aux antipodes l’une de l’autre, jugez-en !

Brassens n’avait auparavant jamais traité ce thème, celui de la vie que les gens s’inventent. Et je trouve que cette chanson, qui aurait pu paraître vieillotte a priori (de par son thème), prend une toute autre dimension aujourd’hui. Car nous sommes entrés de plein fouet dans un monde factice, un monde dans lequel les technologies modernes (smartphones, blogs, facebook, et globalement internet …) permettent à chacun de peaufiner son image et de donner aux autres l’impression que l’on mène une vie très reluisante, que l’on fait telle ou telle chose … la plupart du temps très loin évidemment de la réalité. Ainsi va le monde …

On trouve sur Youtube d’autres versions de « Retouches à un roman d’amour de quatre sous », souvent réalisées par des amateurs (mais pas que !). Il y a même pas mal de versions et ça m’a surpris très agréablement.

Je vous propose successivement quatre lectures très différentes de cette chanson de Brassens (j’adore la première) :

Brassens n’ayant jamais chanté ces chansons, il est évident que cela décuple les possibilités d’interprétation de ceux qui voudraient se les approprier. D’où les grandes différences d’un interprète à l’autre.

Il y a longtemps, Dan et Dom m’avaient offert un magnifique cadeau : les trois volumes représentant les manuscrits de Brassens. Ouvrages superbes ! Concernant cette chanson, on remarquera, comme pour ses autres manuscrits, la calligraphie si particulière, si reconnaissable, de Brassens.

Il est possible que certains d’entre vous (pour les rares qui auraient écouté toutes les vidéos) aient remarqué une petite différence portant sur un mot : il y a ceux qui disent « que je garde la vérité » et ceux qui disent au contraire « que je farde la vérité ». Le verbe « farder » est bien plus fort évidemment, et surtout infiniment plus juste car on n’imagine pas Brassens annonçant qu’il va « garder » pour lui une vérité qu’il va ensuite raconter, cela n’aurait ni queue ni tête. Et comme Brassens avait le sens du mot exact, nul doute qu’il s’agit bien de « farde ». D’ailleurs, quand je regarde le fac-similé des manuscrits de Brassens, je remarque qu’il écrivait ses « f » quasiment comme des « s » et qu’il n’y a plus de doute possible, il s’agit bien de « farder ».

Petite anecdote concernant ce manuscrit : Brassens avait écrit une strophe incomplète en marge de son texte. Elle n’était sans doute pas destinée à être chantée (il y manquait deux vers) mais ça m’a fait sourire.

Enfin pour terminer : y aura peut-être dans un an une autre version sur Youtube : celle de Dupdup qui s’est remis à la guitare et qui prépare un petit truc pour 2021, année du centenaire de la naissance de Brassens.

L’oiseau-vilebrequin

Ah, ça y est enfin, le rêve de ma vie s’est réalisé !

On m’avait toujours dit que le pic était le meilleur oiseau pour percer des trous dans les arbres. Je le savais certes, mais j’avais toujours dans ma tête une petite réserve. Oui, un pic, qu’il soit pic épeiche ou pic vert, reste – aussi beau soit-il – moins efficace pour percer un arbre qu’un véritable outil vendu par Casto.

Alors, bien qu’étant très peu bricoleur, je me suis mis à la recherche de l’oiseau-outil idéal, celui qui allait laisser sur place tous ses concurrents vendeurs de visseuses, perceuses, foreuses …

En quarante cinq ans, depuis que j’ai commencé à m’intéresser à l’ornitho, j’ai fait des milliers d’heures d’affût. Parfois je croyais l’avoir enfin photographié, mais quand je revenais à la maison et que je faisais développer les photos, il n’y avait rien sur le négatif. Combien de stocks de pellicules gâchés ! N’était-ce là qu’un effet de ma consommation de bière excessive ?

Et puis le temps a passé. Les années, puis les décennies …

Et là, surprise, bien que ma consommation de bière n’ait pas baissé, l’oiseau-vilebrequin, dont je suis le premier à démontrer l’existence, a bel et bien été capté par mon nouvel appareil numérique. Il était perché sur un arbre du quartier (c’est à dire « branché sur le secteur »). La preuve de ce que j’avance :


Il existe même une deuxième espèce d’oiseau vilebrequin que j’ai également réussi à photographier. Cette espèce est encore plus performante en ce qui concerne le nombre de tours par minute !

Evidemment, en tant que découvreur d’une nouvelle espèce, c’est à moi que revient le privilège de donner un nom.

Vous avez envie de m’aider ? Qu’à cela ne tienne ! Quel nom latin donneriez-vous à cet oiseau ?

Si vous êtes la personne qui propose le nom le plus original, je vous offre un nombre d’oiseaux-vilebrequins suffisant pour terminer les travaux de votre maison.

Qu’on se le dise dans les chaumières !

« Les fêlés de la graine » (2)

Dans un précédent article, je vous ai parlé de la constitution d’un groupe local de jardiniers dont le but est de parvenir collectivement à l’autonomie du groupe au niveau des graines potagères.
Comme nous travaillons tous ensemble ce sujet très compliqué (car chaque légume pose un problème particulier), nous mettons en place des outils destinés à aider chacun d’entre nous.
A noter que j’avais également mis en ligne un autre article qui parlait des grands principes de la sélection des graines. Les personnes qui seraient de nouveaux lecteurs sur ce blog auraient intérêt à lire cet article « Graines, Tour de France et Shadoks » avant d’aller plus loin.

Lorsqu’on aborde la production de graines de tel ou tel légume, se posent trois questions essentielles auxquelles on est obligé de répondre :

– La plante est-elle annuelle ou bisannuelle ? La question est importante. Prenons l’exemple de la carotte qui a son cycle de développement sur deux années (et qui est donc bisannuelle). Comment procéder pour faire passer l’hiver aux carottes (plantes gélives) que l’on a sélectionnées pour la production de graines ?  Quelles plantes sélectionner (sachant qu’il ne faut surtout pas sélectionner les plantes inadaptées qui auraient tendance à fleurir dès la première année) ? Le jardinier s’attaque rarement à la production des plantes bisannuelles (les poireaux parfois) car il sait, d’instinct, que c’est beaucoup plus complexe que pour les autres plantes.

– La plante est-elle autogame (c’est à dire en autofécondation) ou allogame (c’est à dire à fécondation croisée) ? C’est là sans doute la plus grande difficulté du sélectionneur car seules les plantes autogames sont faciles à reproduire pour le jardinier. Non seulement toutes les variétés des plantes allogames s’hybrident entre elles (par exemple plusieurs variétés de radis ensemble) mais en plus elles s’hybrident avec leurs homologues sauvages (par exemple le radis avec la ravenelle, la carotte avec la carotte sauvage, la chicorée avec la chicorée sauvage …). Et par ailleurs, il faut savoir que plusieurs légumes, qui semblent d’apparence différente, peuvent appartenir à la même espèce botanique et donc forcément s’hybrider entre eux (exemple des bettes, des poirées à couper, des betteraves rouges et des betteraves fourragères qui ne constituent qu’une seule et même espèce). Vous l’avez compris : si vous vous lancez dans la production de graines, vous ne pourrez cultiver qu’une seule variété (de courge, de chicorée …) et à la condition expresse qu’il n’y ait pas d’autres jardins dans votre secteur. Cela donne l’ampleur du défi que notre groupe de « fêlés de la graine » s’est fixé.

– Enfin, il est important de connaître la durée de vie germinative des graines et d’établir un planning de récoltes des graines. Car nous sommes toujours placés devant plusieurs options. Exemple : les graines de courges musquées ont une durée de vie de cinq ans. Vais-je produire ces graines dans mon jardin tous les ans ou tous les cinq ans ? Dans le premier cas, j’adapte plus vite les graines au changement climatique mais j’augmente de cinq fois les risques d’hybridation fortuites avec d’autres variétés. A chacun d’avoir sa stratégie !

Quand on regarde la complexité du problème, on comprend pourquoi les jardiniers qui produisent leurs propres semences ne le font que pour certains types de légumes très faciles : tomates, poivrons, piments, aubergines, laitues … en général moins d’une dizaine de légumes alors que nos jardins en possèdent parfois une cinquantaine.

Nous avons établi un tableau synthétique qui donne pour chaque légume les trois caractéristiques dont je viens de parler : annuelle ou bisanuelle ? Autofécondation ou fécondation croisée ? Durée de germination des graines ? Avec, en plus, mais ça concerne peu notre problématique de sélectionneur de graines, une colonne indiquant les températures et les temps de germination propre à chaque légume.

La suite de ce tableau en ce qui concerne les plantes aromatiques que nous avons préféré mettre à part :

Et enfin, la liste des plantes que notre groupe reproduira sous d’autres formes que les graines.

A noter que ces tableaux ne sont pas d’une grande netteté, je crois que Photoshop est très performant pour les images mais pas pour le texte, il m’aurait fallu « illustrator » que je ne possède pas. Mais bon, ça reste lisible, et en plus je peux envoyer ces tableaux sous forme pdf et word à ceux qui les voudraient.

Vous avez remarqué dans ce tableau que la grande majorité des plantes est allogame et présente donc plein de risques de fécondation croisée. La grande majorité des légumes est donc difficile a reproduire pour les amateurs que nous sommes. Difficile mais pas impossible.

Il a fallu beaucoup de temps pour faire ce tableau, car on a dû regrouper des choses que l’on trouve très éparpillées dans des bouquins, sur des sites internets, … alors on espère surtout qu’il servira à d’autres (c’est d’ailleurs le but : trouver d’autres Fêlés !).

Notre groupe arrivera-t-il à terme à devenir autonome en ce qui concerne la soixantaine de légumes cités dans les tableaux ci-dessus ? Rien n’est moins sûr. Mais c’est un beau défi, non ?

Populations d’oiseaux en berne !

L’endroit où j’habite est très préservé : forêt derrière la maison, nombreuses haies, végétation diversifiée, peu de cultures aux alentours …

Mais, malgré tout, les populations d’oiseaux baissent au fil des années. Je ne parle pas de la fréquentation du poste de nourrissage en hiver qui a toujours été très fluctuante, mais de la densité d’oiseaux nicheurs à la belle saison.

Quelques exemples :

Le troglodyte ne niche plus autour de la maison depuis trois ou quatre ans.


Je ne vois plus la mésange à longue-queue que certains hivers, et jamais en période de reproduction.

Le pic mar se fait rare, lui aussi ne se manifeste plus qu’en hiver … et encore très rarement !

Même la fauvette à tête noire, encore très nombreuse il y  a quelques années, a vu ses effectifs chuter en 2019.

Mais c’est surtout au niveau des espèces dites « cavernicoles, qui se reproduisaient autrefois dans mes nichoirs, que la population baisse.

Aucune nidification des rouges-queues noirs et à front blanc depuis trois ans.


Aucune reproduction de l’étourneau dans mes nichoirs depuis au moins 10 ans.

Disparition complète du moineau friquet.

Pour la première fois, la sittelle ne s’est pas reproduite autour de la maison en 2019.

Et surtout, disparition complète du torcol qui était en quelque sorte l’espèce la plus emblématique de la maison.

Globalement, le bilan n’est donc pas très rose (mais attention, je ne parle que de la zone qui est directement autour de la maison, pas de ce qui est un peu plus distant).

Et chez vous ?

Manu Dibango

Super concert hier soir à Vesoul de Manu Dibango (qui est un habitué de la scène franc-comtoise).
Sur Youtube, un concert qui est très proche de ce que l’on a pu entendre hier (il s’agit d’ailleurs exactement des mêmes musiciens) :

Bonne écoute à tous !

Le jardinage, étonnamment moderne ?


JARDINER À NOTRE ÉPOQUE, ÇA VEUT DIRE QUOI ?

Drôle de question, non ? Car elle sous-entend que jardiner maintenant, ce n’est pas tout à fait la même chose qu’autrefois.

Effectivement, faire du jardin aujourd’hui ne correspond pas aux mêmes préoccupations qu’auparavant.

Pendant une dizaine de millénaires, depuis que l’Homme s’est sédentarisé, le jardinage n’a pas eu vraiment d’autres fonctions que de nourrir l’Homme. On a longtemps été dans une économie de subsistance et il fallait absolument boucler le cycle annuel de nourriture. Question de survie ! Il fallait tenir jusqu’au printemps suivant et, en cas de disette, aucune possibilité d’aller au supermarché du coin. Ce mode de fonctionnement a duré longtemps et je me souviens qu’étant enfant, tout le monde encore faisait du jardin dans le village, c’était une activité essentielle (le jardinage était une activité obligatoire des classes modestes, c’est devenu aujourd’hui une activité en grande partie réservée aux classes moyennes).

Dans nos campagnes, la société de consommation est arrivée de plein fouet, demeurant encore timide dans les années 60, puis au grand galop dans les années 70 et au-delà. Chacun a pu s’affranchir des contraintes de la terre et du climat. On trouvait de tout sur les étalages, pas besoin de « se casser le cul » à faire du jardin. Emancipation de l’Homme aurait-on pu croire …

Certains, pas plus de quelques personnes par villages, ont continué à cultiver leur petit bout de terre comme si l’époque était restée la même, comme si le modernisme n’avait pas prise sur eux. Ils ont été rejoints à un certain moment par d’autres personnes, souvent plus jeunes, qui avaient soif d’authentique et qui avaient envie de renouer avec la pratique du jardinage.

Mais les préoccupations de ces nouveaux jardiniers sont devenues assez différentes et on peut dire qu’aujourd’hui le jardinage répond à d’autres aspirations.

Car aujourd’hui on ne jardine plus tout à fait pour les mêmes raisons.

Evidemment on jardine toujours pour se nourrir des produits de son jardin. Cette fonction nourricière du jardin existe encore bel et bien (même si très peu de jardiniers arrivent à boucler le cycle annuel de la production de nourriture) et il se pourrait même que cette fonction reprenne du poil de la bête dans les temps qui viennent. Jardiner, c’est donc avant tout produire des légumes !

Mais on jardine aussi de plus en plus dans une démarche qualitative. Car si la plupart d’entre nous a les moyens d’acheter des fruits et des légumes, on sait que la qualité des produits du commerce n’est plus vraiment là. Les pommes sont pesticidées à outrance, les concombres n’ont plus le goût de concombres et les tomates sans goût ont pris une telle apparence de plastique qu’on se demande si ce ne sont pas des produits dérivés du pétrole.

On jardine aussi pour des raisons esthétiques. Car le jardinier est souvent quelqu’un qui aime aménager son espace de vie. Il se crée son petit domaine, façonné suivant son aspiration à vivre dans un espace qui lui convient. Autant de jardiniers différents, autant de jardins différents !

Le jardinage a aussi aujourd’hui, sans doute plus qu’autrefois, une dimension sociale. Le jardin est un lieu de rencontres. Le jardinier aime partager sa passion. Il y a souvent autour de chaque jardinier un micro-réseau de personnes qui parlent de jardinage, se partagent des graines, des conseils, boivent un verre de bière ensemble …  J’aime à dire que le jardinier est un sauvage sociable. « Sauvage » parce qu’il aime se retrouver seul au milieu de ses légumes, de ses fleurs, perdu dans ses pensées…et « sociable » parce qu’il aime partager tout ça. Le jardinier est intarissable quand il parle de ses tomates ou de ses salades, il est même parfois difficile de le faire taire.

On jardine aussi pour « se vider la tête ». Le jardinage peut aider à se déstresser, à prendre de la distance par rapport à sa propre vie, professionnelle ou familiale. Et comme notre société moderne nous inflige une vie hyperactive et trépidante, nul doute que cette fonction de bien-être est une fonction essentielle du jardinage. Quand on est dans son jardin, on ne pense plus vraiment aux tracasseries de la vie quotidienne. Faire du jardin, c’est vivre sans doute dans sa petite bulle mais c’est aussi prendre de la distance, du recul, par rapport aux problèmes. Et combien de problèmes résolus lorsqu’on se met à y réfléchir sereinement, la pioche à la main ?

Il y a aussi parfois, dans les différentes préoccupations des jardiniers d’aujourd’hui, une démarche un peu plus intello, voire même affective. Je m’explique. Cultiver le haricot du père Machin qui nous a été transmis par un voisin, c’est se rattacher à la petite histoire locale. Prendre soin d’une variété d’oignon qu’un Algérien vivant à Besançon m’a donnée, c’est pour moi le fruit d’une rencontre humaine. Prendre soin dans son jardin d’une variété de tomate que cultivaient les Aztèques au Mexique il y a 500 ans, c’est aussi nous relier à quelque chose d’universel, qui vient de loin. Ce ne sont que des exemples. Il y en aurait tellement …

Une autre démarche des jardiniers d’aujourd’hui est une démarche environnementale (dans le sens militant du terme). Jardiner c’est dire NON aux légumes qu’on achète et qui viennent de l’autre bout de la planète, avec un mode de production – en matière énergétique ou en matière d’intrants chimiques – qui produit des ravages au niveau de la planète mais aussi des ravages au niveau économique, en détruisant les économies traditionnelles d’ailleurs et nos emplois de producteurs ici. Il y a donc dans le jardinage ce nouvel aspect, nouvelle fonction, qui est d’ordre politique. Jardiner, c’est un acte citoyen de résistance face au monde que l’industrie agro-alimentaire essaie de nous imposer.

J’ai cité 8 raisons de faire du jardin aujourd’hui. Dans mon quotidien, je me sens riche de toutes ces raisons-là, mais je ne perds jamais de vue la fonction première du jardin qui est la fonction nourricière. Et souvent d’ailleurs, je réagis en fonction de ce critère-là. Car je sais que ce critère peut devenir vital un jour et qu’il est peut-être urgent que chaque jardiner travaille ce point-là.

En conclusion à mon propos, on voit bien, vu la somme des enjeux (production nourricière, souci de qualité, esthétique, vie sociale, équilibre personnel, démarche environnementale …) que le jardinage est quelque chose d’étonnamment moderne et qu’il contribue à répondre aux préoccupations actuelles de notre société.

Meilleurs voeux

A l’heure où je rentre de ma nuit de réveillon (assez arrosée je dois dire), il n’y a pas d’éclairage public dans les rues de Bussières, la municipalité ayant pris – et c’est une très bonne chose – la sage décision d’éteindre les réverbères entre 23H et 5 H. Ce qui me permet de vous adresser une carte de vœux, pas très colorée certes, mais d’une extrême et rare originalité !

Notre monde s’assombrit de toutes parts. Alors je vous souhaite de trouver de la lumière partout où ça sera possible : dans les yeux et les sourires de vos proches, dans les musiques que vous aimez, dans vos poèmes et textes préférés, bref dans tout ce qui nous permet d’avancer sur le chemin chaotique de la vie … mais aussi et surtout à l’intérieur de vous-même !

« Les fêlés de la graine »

« Sur l’autoroute du blog, tous les deux mois une petite pause s’impose ! » Alors ce blog fait une petite trêve pour la période des fêtes et reprendra le 1er janvier.

Ce dernier article de la saison est très important pour moi. J’avais dit dans un précédent commentaire que j’annoncerais en fin d’année une initiative dans le domaine des graines. Nous y voilà !

Le 5 octobre dernier une petite bande de joyeux jardiniers s’est réunie autour de quelques verres de bières et d’un couscous pour poser la première pierre d’un mouvement qui pourrait essaimer un peu partout (enfin on l’espère !).

Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, un petit préambule s’impose.

Il y a deux objectifs primordiaux pour le jardinier : d’abord ne pas se contenter de produire des légumes juste en été mais essayer de vivre de ses légumes toute l’année (un principe devenu rare dans notre monde actuel mais qui a pourtant été une nécessité pendant plusieurs millénaires), c’est à dire boucler la boucle : DU PRINTEMPS AU PRINTEMPS. Ensuite, de donner de la cohérence à son activité de jardinier en participant, pour un certain nombre de légumes, au cycle complet de la plante, c’est à dire en bouclant une autre boucle : DE LA GRAINE  À LA GRAINE ! On a tous conscience que ces deux objectifs sont très difficiles à atteindre et qu’il s’agit-là d’un très long cheminement qui se déroule sur toute une vie de jardinier.

Les amis jardiniers impliqués dans ce projet ont décidé de se focaliser uniquement sur le deuxième aspect (la graine) en essayant de répondre à la question suivante : « Sachant qu’il est impossible pour un jardinier de produire lui-même les graines de tous ses légumes, la seule manière d’y arriver ne serait-elle pas de le faire collectivement ? » D’où l’idée d’un petit groupe qui se constituerait sur une base de fonctionnement très simple : par exemple, l’un des membres se charge de produire des semences de carottes pour tous les membres du groupe, un autre des graines de radis, un autre de haricots, etc …

A noter que le mot « graines » est utilisé en priorité car il s’agit-là du mode de reproduction le plus habituel des légumes. Mais le terme n’est pas exclusif car notre groupe se penchera bien évidemment sur les autres modes de reproduction : bulbes, tubercules, bouturage, … A noter également que si les légumes constituent le cœur de notre action, il devrait être aussi question de fruits et de fleurs.

Mais quel intérêt à constituer un tel groupe alors que nous avons accès aujourd’hui, notamment grâce à internet, aux semences d’une foultitude de variétés ? Concernant notre action, il y a bien entendu la volonté de s’affranchir du monde des semenciers et d’entrer dans une démarche de résistance par rapport au mode de jardinage que les grands groupes veulent nous imposer (variétés non reproductibles, semences très chères …). Mais il y aussi et surtout l’importance d’adapter nos semences aux changements climatiques en cours. Comme je l’ai déjà dit sur ce blog, les graines que l’on nous vend sont produites dans des conditions optimales (souvent sous serre), à partir de plantes qui poussent sur un type de sol idéal, qui n’ont jamais eu trop froid ou trop chaud, qui sont à l’abri des vents, et qui n’ont jamais manqué d’eau ou d’éléments nutritifs. Or, les changements actuels sont tels qu’il nous faut sélectionner des plantes qui résistent de plus en plus aux conditions extrêmes que nous connaissons. Et la première des préoccupations est d’adapter ces plantes à nos terroirs. D’où l’idée de constituer un groupe à l’échelle d’un petit territoire. Et aussi évidemment l’idée de susciter la création d’autres groupes à l’échelle d’autres territoires (j’en parlerai plus loin).

De par notre passé, beaucoup d’entre nous avons fait le tour du fonctionnement associatif. Nous n’avons donc pas envie de retomber dans les lourdeurs d’une organisation quelconque (réunions, conseils d’administration, assemblée générale, cotisations …) et son lot de problèmes éventuels (conflits de personnes, luttes de pouvoir …). D’où l’idée d’un groupe qui soit juste un groupe informel, de petite taille, et qui privilégie la convivialité. C’est pourquoi nous l’avons constitué à partir de personnes qui, pour beaucoup d’entre elles, avaient déjà l’habitude d’échanger sur le thème du jardin et qui surtout prenaient du plaisir à se retrouver autour d’un verre. L’idée n’est pas d’étendre la taille de notre groupe, mais bien de susciter la création d’autres groupes avec lesquels nous resterions en contact. C’est un type de fonctionnement qui nous semble être d’une très grande souplesse.

Si on avait envisagé d’en rester seulement à la création de notre groupe, nous n’aurions pas eu besoin de nom. Mais notre démarche n’a de sens que si nous suscitons la création d’autres groupes similaires un peu partout. D’où forcément la nécessité de communiquer. D’où aussi l’importance d’être identifié et donc d’avoir un nom. Evidemment, comme bon nombre de mes amis sont des gens passionnés et donc un peu fêlés sur les bords, le nom « les fêlés de la graine » s’est imposé très vite.

Le nom de domaine « les fêlés de la graine » a été déposé et un site internet démarrera prochainement. Ce site sera sans doute très rudimentaire au départ puis s’étoffera au fil du temps. Probablement que sur ce site nous proposerons quelques outils du genre « tableau de durée germinative des graines », « méthodologie pour la récolte des graines ». Mais tout cela va se construire lentement, nous sommes en plein dans l’expérimentation et il nous semble donc important d’échanger avec d’autres sur la manière de faire, les difficultés rencontrées …

Nous n’avons pas encore vraiment parlé entre les membres de notre groupe des relations avec d’autres groupes qui pourraient naître et qui pourraient faire partie de notre petit réseau. Mais il me semble que le fait de se revendiquer des « fêlés de la graine » suppose juste que ces groupes aient pour objectif principal l’autonomie au niveau graines et gardent un contact avec notre groupe fondateur (constitué de Michèle, Catherine, Daniel, Jacques et Brigitte, Christophe et Isabelle, Didier et Christiane, Joëlle et moi-même). Pour le reste, je ne pense pas qu’il y aura autre chose dans le cahier des charges. Donc, très grande souplesse du système !

Vous l’avez compris: ce projet n’en est qu’à ses débuts. Il va falloir tout construire. Ou plutôt co-construire. Car chacun peut amener sa pierre à cet édifice collectif :

  • En amenant des idées pour construire notre réseau (quel maillage du territoire ? quelles relations entre les différents groupes ?..).
  • En amenant du contenu pour notre futur site internet (techniques de récoltes de graines, de conservation, quels critères pour le choix des variétés …).
  • En mettant éventuellement à disposition des différents groupes certaines variétés locales en voie de disparition.

Mais dans l’immédiat, le plus simple est encore de faire connaître notre initiative auprès de vos amis jardiniers (en leur envoyant le lien de cet article) … et de créer dès maintenant quelques groupes de « fêlés de la graine » pour amorcer la dynamique.

Joyeuses fêtes à vous tous, bande de fêlés !

« Heureux soient les fêlés car ils laisseront passer la lumière » (Michel Audiard)

La diversité des piments (4)

Les piments sont entrés dans ma vie. Pas seulement au jardin mais aussi en cuisine où je les consomme presque tous les jours, essentiellement sous forme de purées. Dans un prochain article, je vous parlerai de quelques recettes de purées pimentées (recette antillaise, africaine, réunionnaise …).
En attendant, je poursuis sur ce blog la présentation des différentes variétés que je cultive (voir les articles déjà parus sur ce thème : 1, 2 et 3).



Je vous propose aujourd’hui 10 nouvelles variétés. Les deux premières variétés appartiennent à l’espèce botanique Capsicum frutescens, les huit autres à l’espèce de piment la plus cultivée : Caspsicum annuum.

1 – Bonbon Pfefferoni
Cette variété a une forme originale en forme de cœur (ou de toupie) et possède une bonne saveur (mais assez forte).


Le fruit est d’abord vert puis devient jaune à maturité. Cette variété est tardive, on aura soin de la semer le plus tôt possible. Les plants sont très productifs.


2 – Tabasco
Cette variété est originaire de l’Etat du Tabasco au Mexique. Ces piments servent à préparer la fameuse sauce piquante.

Les petits fruits sont très forts, ils mûrissent en passant par les couleurs blanc, jaune, orange puis rouge.  Les plants sont très productifs et peuvent atteindre plus de 1,5 m de haut.


3 – Guajillo
Cette variété est également mexicaine où elle est utilisée pour la confection de ragoûts, soupes, tamales, moles, salsas…. Les fruits sont moyennement piquants.


Sous sa forme séchée, le Guajillo révèle une saveur à multiples facettes : fruitée, tannique, herbacée, légèrement fumée, avec des notes de pruneau et de petits fruits.

4 – Bulgarian carrot
Cette variété est d’origine bulgare. Les fruits, à la forme originale de carotte lisse orange, sont superbes. Mais attention, ce piment est très fort, malgré sa saveur fruitée !

La plante, qui aime la chaleur, est assez compacte mais elle peut produire de très nombreux fruits.

5 – Pasilla bajio
Ce piment est utilisé frais ou séché dans certains plats mexicains. Il est appelé Chilaca sous sa forme fraîche. La couleur vert vire au brun foncé en fin de saison.


La saveur de ce piment est peu piquante, avec des arômes de raisin sec ou de cacao. Moulu, il donne un paprika relevé.


6 – NuMex Twilight
Ces petits piments de 3 cm passent par un arc-en-ciel de couleurs : violet, mauve, jaune, orange et enfin, rouge. Chaque plant est couvert simultanément de plusieurs couleurs. Cette variété est donc très décorative et on peut la cultiver facilement en pot.


Ces piments sont comestibles (comme tous les piments d’ailleurs) mais ils sont très forts.

7 – Fresno
Ce piment est de style Jalapeno, il est assez hâtif. Il se distingue par ses fruits poussant vers le haut, ses parois plus minces et sa forme plus conique.


C’est un piment aux usages multiples : salsas, ceviches, nachos, marinades, sauces, conserves, etc. Les fruits verts ont un piquant modéré mais les fruits rouges sont nettement plus forts. Les plants sont compacts, la plante n’excède pas 40 cm de hauteur.

8 – Olive noire
Je n’ai aucun renseignement sur l’origine précise de cette variété. Les petits fruits sont en forme d’olive de couleur violet profond à noir.


La plante a un port aéré et des feuilles vertes bordées et veinées de pourpre. Cette variété rare a une saveur forte.

9 – Ziegenhorn Bello
Ce piment est d’origine autrichienne. Il est appelé également Corne de chèvre.


Les fruits sont longs, pouvant atteindre 25 cm de longueur, et passent du vert clair au rouge à maturité. Ils sont fins et charnus. La saveur est assez forte. Cette variété est très appréciée en frais.

10 – Pénis orange
Cette variété, originaire de Louisiane, est appelée aussi « Piment Peter’s Pepper ». Elle existe en version jaune ou rouge (j’en parlerai dans d’autres articles). Ce piment, rare et très original, possède une forme d’anatomie masculine.


Il est très épicé. La plante est assez compacte et se cultive bien en pot. Elle est très productive.  Je l’ai, quant à moi, rebaptisée « pénis de vieux », vous avez sans doute compris pourquoi.


Je rappelle que je peux donner des graines de ces variétés aux jardiniers intéressés.

Samaris

C’est incontestable : il y a dans les pays du Nord une dynamique créative et artistique incroyable. Il y bien évidemment les écrivains et les romanciers qui sont devenus incontournables. Mais aussi les musiciens !
Aujourd’hui, nous irons faire un tour du côté de l’Islande.
La scène musicale islandaise est très florissante actuellement, inattendue même, car on n’imagine pas qu’il puisse y avoir une telle densité de talents au kilomètre carré dans un pays aussi petit (petit rappel : l’Islande a la même population que la ville de Nice et la démographie se limite à 3 habitants/km2, 35 fois moins que la France).
Lorsque Joëlle et moi sommes allés faire un petit coucou à nos amis en Belgique il y a un mois, Luc était dans une période « musique nordique » et il était en train d’écouter de la musique islandaise. J’ai relevé au passage le nom de Samaris et, de retour à la maison, j’ai écouté les disques de ce groupe.
Je ne suis pas coutumier de la musique électro mais je dois dire que j’ai été très séduit par ce groupe très jeune (déjà trois albums pourtant) qui échappe à toute classification, même si on retrouve le côté envoûtant (et magique ?) propre à bon nombre de musiques nordiques. Et j’ai aimé le type de formation qui est sans doute unique dans le monde de la musique : un chanteuse, une clarinettiste et un programmeur (on trouvera sur ce site une belle présentation du groupe, très intéressante à lire).

Samaris a eu la faveur de passer à trois reprises sur KEXP. Alors, ne boudons pas notre plaisir, les voici les trois par ordre chronologique (2015, 2016 et 2017).

Merci Luc pour cette belle découverte ! Sans toi, je serais passé à côté …

En discussion prochaine sur ce blog : un livre de Nicolino

Les plus anciens d’entre nous se souviendront sans doute qu’à un moment donné – je crois que c’était avant 2010 – on proposait aux habitués du blog de lire un livre et d’en discuter ensuite.
J’aimerais beaucoup renouer avec cette tradition.
Alors, si certains d’entre vous ont envie de revivre cette expérience d’échanges, je vous propose d’acheter, ou d’emprunter à la bibliothèque la plus proche, ou même de voler (mais ne dites pas que c’est moi qui vous ai donné l’idée !) un livre de Fabrice Nicolino (paru en 2015) qui s’appelle « Lettre à un paysan sur le vaste merdier qu’est devenue l’agriculture ». Ce n’est pas un livre qui coûte cher (6,50 €). C’est un ouvrage écrit sur un sujet qui me touche beaucoup (évidemment, je viens du monde paysan).
Alors, si vous êtes partant, lisez-le. On en parlera ensuite entre nous, je ferai un article sur le sujet dans la deuxième quinzaine de janvier (mais si Christophe, Etincelle, Yves, Maïvon, otto lilienthal, Michel … lisent le bouquin d’ici là et veulent faire l’article en question, je cède évidemment la place). Un bon mois donc devant nous. De quoi vous laisser largement le temps de lire ce bouquin qui se dévore en très peu de temps.