Strombo Sessions

C’est en cherchant des vidéos sur un artiste soul que j’aime beaucoup, Charles Bradley, que je suis tombé sur les séances d’enregistrement de la radio The Strombo Show qui est une radio canadienne.

Moi qui suis un adepte du noir et blanc, j’ai été très séduit par la première vidéo que j’ai découverte. Alors j’ai continué mon exploration et je suis tombé sur de bien belles autres émissions. En voici quatre autres, dans des genres musicaux bien différents, sélectionnées parmi celles que j’ai écoutées :

The Kills, groupe de garage rock américain, et sa chanteuse Allison Mosshart :

Chantal Kreviazuk, pianiste et chanteuse canadienne :

Première partie d’un concert de The Arkells, groupe de rock canadien :

Et enfin, Collective Soul, groupe de rock alternatif américain :

Comme c’est de très très bonne qualité, tant au niveau du son que de l’image, vous aurez tout intérêt à régler chaque vidéo dans la qualité d’image 1080p, à mettre plein écran et à écouter avec de bonnes enceintes.

Bonne écoute à tous !

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Inonder le monde de graines !

On n’imagine pas à quel point la nature est généreuse. Chaque plante produit la plupart du temps des milliers de graines. Les naturalistes le savent. Les jardiniers aussi.

Lorsque j’ai semé un sachet de graines de mâche le 15 août dernier, je savais que des centaines de petites plantules sortiraient de terre si je prenais le soin de maintenir la terre humide, le temps que la germination se fasse. Comme la germination s’est déroulée dans de bonnes conditions (chaleur et humidité), ce ne sont pas des centaines, mais des milliers de graines qui sont sorties de terre sur quatre parcelles différentes.

imgp8278Comme j’avais eu besoin de place pour semer la mâche, j’avais au préalable éliminé sur l’une des parcelles tous mes pieds de tomates (qui avaient donné beaucoup de fruits et qui étaient au bout du rouleau). Mais j’avais oublié que des tomates cerises abîmées étaient tombées à cet endroit-là. Alors, j’ai vu sortir de terre, en même temps que la mâche, des centaines de plantules de tomates. J’ai donc obtenu à certains endroits un parterre mâche/tomates que je ne savais pas vraiment comment gérer.

imgp7140Et finalement, la nature faisant bien les choses, c’est le gel qui a eu raison en octobre des plantules de tomates.

Comme j’ai été impressionné aussi bien par le nombre de plantules de mâche que celui de tomates sorties de terre, je me suis amusé à faire un petit calcul, calcul basé sur des comptages précis que j’ai effectués.

L’une de mes pieds de tomates a donné 90 fruits de taille assez petite. Il y avait une moyenne de 32 graines par tomate, soit un total de 2 880 graines par pied de tomate. On peut imaginer qu’au moins 90% de ces graines vont germer, soit 2 500 graines (chiffre sans doute sous-estimé car le taux de germination des graines de tomates est plus proche de 100%).

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Et que se passerait-il si je donnais une graine à 2 880 personnes  et que ces personnes les diffusent ensuite à leur tour les années suivantes ?

Voici ce qu’il adviendrait …

La situation de départ : le 1er mars 2016, j’ai semé une graine de tomate. Au fur et à mesure de la récolte des tomates, je prélève toutes les graines. L’année suivante, le 1er mars 2017, je donne une graine de chaque à 2 880 jardiniers. En fin de saison, en tenant compte que 90% seulement des graines vont germer, ces jardiniers récoltent à eux tous 6 250 000 graines susceptibles de germer (2 500 X 2 500). Le 1er mars 2018, ces graines données à plus de 6 millions de personnes vont produire en fin de saison à leur tour  15 625 000 000 graines. Plus de 15 milliards de graines ! Dès septembre 2018, on a donc de quoi donner deux graines à chacun des habitants de la planète. Et tout ça en deux ans et demi (trois cycles de végétation complets).

Quant on a fait ce constat, il y a deux attitudes possibles.

On peut se contenter de se lamenter et de râler contre le prix injustifié des graines, sachant que de toute façon on ne changera pas grand chose au système, qui est bien plus qu’un système de vol organisé : un véritable système de racket (je parle des semences qui sont vendues parfois à plus de 1 € la graine ; si si ça existe) !

Mais on peut aussi se dire qu’on a tous (en tant que jardiniers) un pouvoir énorme : celui de diffuser gratuitement partout autour de nous les graines des variétés que l’on a produites et que l’on a aimées.

La nature est généreuse, à nous de l’être aussi !

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A qui profite le crime ?

Un chiffre qui est passé quasiment inaperçu ces jours-ci : le nombre de victimes de mines antipersonnel (la plupart étant des civils) a augmenté de 75% en un an.
C’est considérable.
Les rares journaux qui en ont parlé ici ont mis en cause la responsabilité de « groupes armés non étatiques ».
Mais y’a bien des pays qui les leur vendent, non ?

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Live on KEXP (2)

Poursuite de ma petite exploration des concerts proposés par KEXP (voir mon premier article sur le sujet). Petit rappel : il s’agit là de concerts courts entrecoupés de petites interviews, les vidéos proposées excédant rarement les 35′.

Je vous propose aujourd’hui cinq styles de musique bien différents les uns des autres.

D’abord une musique très intimiste, minimaliste, avec un duo suédois/islandais My Bubba.

Ensuite un jeune musicien qui nous vient de Chicago, JC Brooks, que n’aurait pas désavoué Otis Redding.

Place ensuite à un guitariste du Zimbabwe : Oliver Mtukudzi.

Poursuite de la petite balade musicale avec Nao, chanteuse britannique, qui mêle habilement la musique soul et l’électro.

Et terminons cette petite virée musicale par une musique plus expérimentale avec un musicien islandais : Ólafur Arnalds.

Bonne écoute à tous !

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Les légumineuses (1)

Le sujet de l’alimentation est un sujet important. Pour plein de raisons que j’expliquerai peut-être un jour si je me décide à aborder sérieusement ce thème sur le blog.

Celui qui a envie de Continuer la lecture

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« A vos plumes ! » (25)

Un article proposé par Etincelle.
Pour ne pas perdre les bonnes habitudes, voici un nouvel atelier d’écriture.
Les dix mots à employer sont ceux-ci :
Ascendant – arrivée – nuage – pulvériser – étroit – paroxysme – déroutante – capable – réellement – meilleur
Amusez-vous bien …

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Tomates en pots

Elles ont de bien jolis noms polonais. Le catalogue Baumaux (la référence pour moi en matière de biodiversité cultivée) les présentait comme étant des variétés pouvant être cultivées en pots. Je dois dire que j’étais un peu sceptique, ne voyant pas vraiment l’avantage de mettre des pieds de tomates dans des récipients quand on a la possibilité de les repiquer en pleine terre (sauf quand on habite en ville bien entendu). Mais j’imaginais déjà bien l’avantage qu’on pouvait en retirer grâce à la possibilité de déplacer les pots (notamment à l’automne). Et puis, comme vous le savez, je suis plutôt curieux de nature et toutes les expériences en matière de jardinage me semblent intéressantes, qu’elles soient concluantes ou non, l’important étant pour moi de tirer de ces expériences-là quelques enseignements. Alors j’ai essayé. Et comme j’avais – sans doute à juste titre – un a priori concernant la petitesse de l’espace et donc le manque de matière organique, j’ai utilisé de gros pots et un mélange de terre/terreau très enrichi en fumier de vache composté (les vaches de mon frère produisant en hiver 5 tonnes de fumier par jour, ce n’est pas une ressource limitée pour moi).

J’ai cultivé trois variétés proposées par les graines Baumaux :

Maskotka
1Ola Polka
2et Pokusa.
3Je dois dire que j’ai été très séduit, voire Continuer la lecture

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Anniversaire !

Nous sommes aujourd’hui le 11 novembre.
Cela me fait penser qu’il y a cinq ans tout juste on était à une date historique.
Et cette date historique, ni Dan, ni Dom, ni Joëlle, ni moi n’aurions aimé la louper.
Alors, en ce beau jour du 11/11/11, alors que nous étions venus au lac du Der pour observer les grues et que nous roulions en voiture, nous étions tous les quatre les yeux rivés sur le tableau de bord attendant le moment précis ou l’horloge allait marquer le 11/11/11 à 11H11. C’est quand même pas souvent que se produit une telle conjonction de nombres !
On a vécu la chose avec une certaine satisfaction et il est bon que de temps en temps on se rappelle l’événement.
D’ailleurs les premiers à nous le rappeler ont été les gendarmes. C’est bien connu : on a les meilleurs gendarmes du monde. Et Dan a eu la surprise de recevoir quelques jours plus tard un PV. On avait été flashé le 11/11/11 à 11H11 précises (si si je vous le jure !). On était tellement préoccupé par le tableau de bord qu’aucun d’entre nous n’avait vu le radar.
Et comme je ne peux pas être moins gentil que les gendarmes (quand même !), j’ai eu envie d’en rajouter une couche.
Alors, en ce jour anniversaire, plutôt que de commander une messe auprès du curé local, j’ai décidé de faire un article (vu qu’il y a plus de monde sur ce blog que dans n’importe quelle église) pour que Dan se souvienne bien de ce moment HIS-TO-RIQUE !
C’est sympa les copains, hein ?  :devil:

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Un p’tit coin de paradis (3)

Comme j’envisage d’aller prochainement retrouver « mes » chamois jurassiens, retour sur quelques images faites il y a quelques années déjà et qui n’ont pas encore été mises sur ce blog.

1Cela se passait sur Continuer la lecture

Publié dans Mammifères | 11 commentaires

Bastien Lallemant

Et puisque je vous ai quitté il y a quinze jours avec un article intitulé « discussions au coin du feu », il m’a semblé logique de vous retrouver avec ce petit concert filmé dans le même esprit, dans une belle intimité. Pas tout à fait « au coin du feu » mais presque !

J’aime !!!!!

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Discussions au coin du feu

Ce blog se met en congés, histoire de recharger les batteries (plusieurs types de liquide pour batterie sont envisageables dans mon cas : Chimay, Rochefort, Carolus, Lupulus …).
Je vous retrouve pour un nouvel article le lundi 7 novembre.

J’aime plutôt bien le fonctionnement de ce blog et les échanges entre les uns et les autres.
Par moments, ça fait un peu « discussion de salon entre amis » et ça me plait beaucoup. C’est parfois comme dans la vraie vie, on finit par se connaître un peu les uns les autres, on a envie de dire des choses ou au contraire de quitter la conversation, quitte à y revenir plus tard, etc… A chacun son propre rythme. Ce blog a pris un rythme bien plus lent qu’il y a dix ans, on prend enfin le temps de souffler. Peut-être que le fait que je sois en retraite y est pour quelques chose. Car l’inactivité (toute relative) dans laquelle je suis désormais change un peu ma perception du temps qui passe, celui-ci est devenu plus élastique, toute notion d’urgence a disparu. Il y a dix ans j’aurais pu écrire « ne remets pas à demain ce que tu peux faire aujourd’hui ». Je pense qu’aujourd’hui je suis plus enclin à « ne pas faire aujourd’hui ce qu’éventuellement je pourrais faire demain ou l’année prochaine ». J’apprends progressivement la lenteur.

A propos de lenteur, de « discussions de salon », j’ai déjà dit sur ce blog que j’ai aimé la télé d’autrefois, le début de l’ORTF, l’époque où l’on prenait le temps d’interviewer les gens. J’aimais le rythme de la télé de l’époque. Et j’en ai aimé le contenu. C’était souvent tellement riche qu’il n’y avait parfois besoin que d’une seule caméra (c’est quand il n’y a plus véritablement de contenu qu’on est obligé de faire des plans qui ne durent que quelques secondes, les changements perpétuels d’images permettant ainsi de cacher la misère). Et puis je me rappelle qu’avec la lenteur de la télé, qui prenait vraiment son temps, on allait au fond des choses et du propos des uns et des autres. Aujourd’hui, il y a plein de stars (écrivains, acteurs, chanteurs …) qui viennent sur des plateaux télés, qui auraient peut-être des choses à dire (même si parfois j’en doute) mais qui ne sont là que pour faire le buzz médiatique, sourire bêtement, sortir la petite phrase anecdotique, la petite phrase assassine ; au bout du compte il ne se dit rien d’essentiel ni même d’important, bref tout ça me semble faire partie d’un monde de figuration, un monde de carton-pâte très représentatif de notre époque et dont je ne veux pas.

Il y a un an, j’avais écrit un premier article sur Georges Simenon et dans la discussion que nous avions eue, Christophe avait proposé une vidéo où Simenon, interrogé sur le personnage de Maigret, avait ensuite raconté – ou plutôt décortiqué  – la manière dont il écrivait ses romans. J’avais trouvé la vidéo admirable, tellement admirable que j’aimerais bien aujourd’hui revenir dessus (d’autant plus que la plupart des lecteurs de ce blog ne l’ont pas vue, elle était dans un commentaire et non dans un article). D’une part part parce qu’elle va dans le sens de mes propos ci-dessus concernant une époque où on allait au fond des choses et où on tirait les auditeurs vers le haut. Mais aussi parce que j’aime la relation qu’il y a dans cette vidéo entre « intervieweur » et « interviewé » (on est loin de notre époque où le journaliste coupe sans arrêt l’invité du plateau et se prend lui-même pour la star). Là aussi, dans la vidéo que je vous propose, on retrouve le côté « discussion de salon » ou plutôt « discussion au coin du feu » qui m’est cher (il n’y manque que le verre de bière à la main, mais dans le cas de Simenon il y a la pipe qui joue le même rôle).

Moi qui ne regarde pas la télé, si ce n’est de rares émissions en streaming ou en podcast, je dois dire que j’ai retrouvé dans la nouvelle émission de  Gérard Miller (sur la chaîne Toute l’Histoire, en partenariat avec le Monde) une très belle manière de faire de la télé. C’est une émission qui s’intitule « Et si c’était vous ? » et qui s’appuie sur un concept original : demander à un homme politique d’aujourd’hui d’apporter un éclairage sur une situation particulière à une époque donnée. Le premier invité politique de cette nouvelle émission est Jean-Luc Mélenchon qui nous parle de Robespierre. Ne croyez pas que je cherche à vous infliger une vidéo politique de plus sur Mélenchon (d’ailleurs ça fait longtemps, très longtemps …), là on est plus dans l’Histoire que dans la politique. On retrouve dans cette vidéo la même manière de prendre le temps de discuter, d’aller au fond des choses. Par rapport à la vidéo de Simenon, le lieu de tournage de l’émission est bien plus prestigieux, ce n’est pas  tout à fait « la discussion au coin du feu », mais quelque part c’est le même esprit qui prévaut. Et, sur le contenu, ça nous tire tout autant vers le haut.

J’espère que vous prendrez le temps de regarder ces deux vidéos.

Je vous souhaite pour les temps qui viennent de bien belles discussions au coin du feu, entre amis et de préférence … le verre à la main !

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Alors le jardin en 2016 ?

Avec l’arrivée des premières gelées, il a fallu récolter les légumes les plus fragiles.
C’est ainsi que piments et poivrons ont dû être cueillis à la hâte il y a une dizaine de jours.

imgp7219 imgp7208Une saison de jardinage se termine. Avec une météo compliquée, le bilan de 2016 est plutôt mitigé et mon jardin n’a pas tout à fait la même allure que les années précédentes.

imgp7192Même s’il reste encore beaucoup de choses en pleine terre (salades, carottes, poireaux, bettes, choux …) on peut déjà tirer des conclusions sur cette année très particulière marquée par une pluviosité de printemps exceptionnelle (il est tombé plus de pluie les 6 premiers de l’année que pendant toute l’année 2015).

Globalement on peut dire que, pour la deuxième année consécutive, il n’y a pas eu beaucoup de légumes à consommer avant juillet (soit un mois plus tard que d’habitude). On peut dire aussi que bon nombre de semis ou repiquages précoces se sont révélés catastrophiques et que ce sont les légumes semés ou repiqués tardivement qui s’en sont le mieux sortis (d’où l’intérêt qu’il y a de plus en plus à échelonner les semis et à utiliser une large gamme de variétés). La fin de saison a plutôt été bonne mais n’a permis de rattraper qu’en partie les difficultés du printemps. On peut ajouter aussi que bon nombre de légumes ont eu du mal à arriver à pleine maturité (on voit d’ailleurs sur les photos précédentes qu’il n’y a pas beaucoup de poivrons et de piments bien mûrs et que beaucoup ont dû être récoltés encore verts).

Si je prends, légume par légume (par ordre alphabétique), voici mon bilan de l’année :

ail : récolte moyenne, gousses assez petites.
artichaut : production exceptionnelle au printemps (parfois 20 artichauts par pied) mais quasiment plus rien le reste de l’année.
asperge : production exceptionnelle (1 200 asperges alors que d’habitude ça tourne autour de 800).
aubergine : année exceptionnelle.
bette : bonne production pour les deux pieds qui ont échappé aux lièvres.
betterave rouge : moyen, tubercules plutôt petits pour les premiers semis, corrects pour les autres.
carotte : bonne production, aussi bien pour les semis précoces que les semis tardifs.
cassis et groseilles : peu de fruits, production très décevante.
– céleri-rave : gros tubercules.
chicorées : bonne production de chicorée castelfranco et pain de sucre.
choux : tous mes choux ont été attaqués par l’altise (pour ceux qui avaient échappé aux dents des lièvres), je n’ai donc quasiment eu aucun chou vert, rouge, brocoli, chou-fleur, romanesco, chou chinois.
concombres : assez moyen, mes pieds ont été assez vite attaqués par l’oïdium, y compris ceux que j’ai semés tardivement en juillet.
cornichon : bonne récolte mais saison courte en raison de l’attaque d’oïdium dès le début août.
courgette : assez moyen, assez de fruits pour ma propre consommation mais pas de quoi en donner aux poules ou aux voisins !
échalote : moyen, gousses assez petites
endives : j’ai oublié de les semer ! Mon frère a une belle production par contre (et je vais en profiter).
fenouil : bulbes de taille habituelle, année plutôt normale donc. L’échelonnement des semis me permet d’en consommer jusqu’en novembre.
fraises : année moyenne, peu de fraises remontantes en été et en automne (il aurait fallu arroser souvent).
framboises : j’ai dû arracher mes pieds envahis par l’herbe, je vais refaire une nouvelle plantation cet automne.
fruitiers : production faible pour les poiriers, pruniers et cerisiers. Très variable pour les pommiers (peu de résultats sur mes espaliers mais bonne production sur mes formes de plein vent). Assez bonne production de pêches (et comme il y avait moins de fruits que les autres années, ils étaient de plus belle taille et plus sucrés). Les figues n’arrivent pas à mûrir.
haricots verts : seuls les semis de juin et juillet ont été bons, celui d’avril n’a rien donné de bon et mes haricots semés en août n’ont pas eu le temps d’arriver à maturité.
haricots en grains : une seule variété cultivée, plutôt bien.
laitues : plutôt moyen en début de saison (problèmes de germination que j’ai mis du temps à comprendre : les fourmis embarquaient les graines). Production de laitues par contre exceptionnelle en fin de saison.
mâche : très belle production, supérieure à la normale (il faut dire que j’ai maintenu le sol humide pendant toute la période de germination et que toutes les graines ont germé).
maïs doux : plutôt bien (mais j’oublie souvent de les consommer, je les récolte toujours trop tard).
melons : année mauvaise car les premiers ont souffert du froid et ceux que j’ai du semer de nouveau n’ont donné que des fruits de qualité gustative médiocre en septembre seulement.
oignon : les premières plantations ont donné des bulbes de taille moyenne, par contre les plantations tardives ont donné de très gros bulbes.
panais : pas réussi à faire germer les graines.
pastèques : meilleurs résultats que pour les melons mais très moyens quand même.
patate douce : mes pieds sont exceptionnels mais je n’ai pas encore pris la bêche pour les récolter. C’est la première année que j’en cultive.
persil tubéreux : mes graines n’ont pas germé (sans doute trop anciennes).
physalis : plutôt bien sur la quantité, les fruits ont rarement été aussi goûteux et même exceptionnels en fin de saison.
piments : année assez décevante, fruits qui ont beaucoup de mal à mûrir (d’où la difficulté à récolter des graines cette année).
plantes aromatiques : rien de particulier à signaler, année normale et même plutôt très bien pour le basilic.
poireau : plutôt bien, mais j’en ai planté assez peu. Quelques-uns sont montés prématurément en graines.
pois : correct au printemps, un peu en-dessous de la normale pour la production d’automne.
poivrons : même difficulté que les piments. Les quelques pieds de variétés modernes que j’ai achetés s’en sont mieux tirés que ceux issus de mes propres semis.
pomme de terre : je n’en ai pas planté, mon frère à eu de bons résultats mais cela a été très variable d’un jardinier à l’autre (question de variété ?).
potirons : la cata ! Quatre ou cinq fois moins de fruits que d’habitude. Mais comme les amis craignent que je ne passe pas l’hiver, vu l’insuffisance de la récolte, j’ai eu quelques beaux potirons en cadeau.
radis : année très décevante en raison des nombreuses attaques par l’altise.
raisin : assez bonne production mais il manquait beaucoup de grains aux grappes.
tomates : année moyenne, des fruits à consommer de fin mai à début octobre mais pas en grande quantité, attaques de mildiou dès le mois d’août, dernières tomates cueillies au tout début octobre. Il me reste encore, et fort heureusement, des tomates en pots (j’en ferai un article prochainement).

Année bien en deçà de la normale donc.

Et vous ?

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Avec le Grateful Dead (1)

Un commentaire de Frusquin mis cet été sur le blog m’a incité à lire le livre d’Alain Dister consacré au Grateful Dead. Dans la foulée, j’ai réécouté tous les disques de ce groupe mais aussi plein de disques des autres groupes qui ont fait partie de cette belle aventure musicale qui a débuté dans les années 60 sur la côte californienne et que je connais plutôt bien, m’étant longtemps nourri de cette musique : Jefferson Airplane, Hot Tuna, Quicksilver Messenger Service, … Et je me suis rendu compte aussi, à la lecture du livre, que tous les musiciens du Dead avaient participé à plein d’expériences musicales et qu’ils avaient fondé d’autres groupes. Et comme les sites de streaming nous donnent maintenant accès à des millions de disques, j’ai exploré les musiques des « groupes associés » dont parle Dister dans son livre : New Riders of the Purple Sage, the Ratdogs , the Other Ones, Phil Lesh and Friends, Donna Jean Godchaux Band, etc…
Tout ça m’a pris bien plus que l’été et je suis encore à fond dans cette musique.

J’avais promis un article à Frusquin mais je ne savais comment m’y prendre, tellement le sujet me semble vaste. Alors ce sera plutôt une série d’articles et non pas un seul.

Quand je parle du Grateful Dead autour de moi parmi mes amis musiciens, peu de personnes connaissent ce groupe, si ce n’est quand même le nom. Il faut dire que les auditeurs français sont bien plus dans la musique qui vient d’Angleterre que dans la musique américaine.

Il n’empêche que, bien qu’assez méconnu ici, on a affaire à l’un des plus grands groupes du monde. Il y a plein de faits dans l’histoire du groupe qui vont dans le sens d’un groupe hors-normes et qui m’ont impressionné. Je ne parlerai que de ces aspects là aujourd’hui :

– le Grateful Dead a été la tête d’affiche du plus grand concert de l’histoire du rock  qui s’est déroulé le 28 juillet 1973 à New York (600 000 personnes, moitié plus que le festival de Woodstock).

– le succès du groupe ne s’est pas démenti au fil du temps. Alors qu’on ne parlait plus du Grateful Dead en France, le groupe est devenu l’un des plus gros vendeurs de tickets d’entrée au monde de toute la décennie des années 80 et le groupe américain qui a généré le plus d’argent par la vente des billets. Dans l’année qui a précédé la mort de Jerry Garcia et donc la fin du groupe (juillet 1995), le Grateful Dead a vendu 500 000 billets d’entrée.

– Il y a une immense communauté qui s’est agrégée autour du groupe. Pendant des dizaines d’années – fait unique dans le monde de la musique – il y a eu des kilomètres de caravanes et de bus décorés de peintures psychédéliques qui ont suivi le groupe dans tous ses concerts. Je consacrerai un article à cette communauté des Deadheads qui semble encore très vivante vingt ans après la disparition du groupe (je me rappelle que Cyril était venu faire un tour sur ce blog alors que j’avais écrit un premier article sur Grateful Dead il y a 10 ans, il anime avec beaucoup d’enthousiasme un forum sur le sujet en France).

– Chaque concert était immense, durait une partie de la nuit (parfois 9 heures d’affilée) et la fête avec la communauté pouvait avoir lieu cinq jours d’affilée. Le public était toujours en symbiose avec le groupe malgré les longs moments à s’accorder entre les morceaux, les solos étirés de Jerry Garcia (un solo de guitare électrique a duré 29 minutes) et le caractère démesuré de certains morceaux (l’un d’eux a duré 40 minutes au festival de Woodstock). C’était bien plus qu’un public : une grande famille ! On en reparlera plus tard.

– Le 9 juillet 1995, une semaine avant la mort de Jerry Garcia, le Grateful Dead donnait son 2 314 ème et dernier concert (en fait le Grateful Dead se reconstituera en 2015, le temps de 5 concerts d’affilée au début juillet, pour célébrer le 50ème anniversaire de la naissance du groupe). Chose étonnante – et là aussi je pense que c’est un fait unique – dans la plupart des salles de concert, il y avait un lieu qui était aménagé exprès pour que les amis – souvent équipés de matériel haut de gamme – viennent enregistrer le concert. C’est ainsi que bon nombre de concerts ont fait l’objet de prises sonores de haute qualité et qu’une partie de ces enregistrements a ensuite été éditée. On peut citer par exemple la fameuse série des Dick’s Picks (36 concerts enregistrés par Dick Latvala, ingénieur du son, certains des concerts sont sur 4 CD) et la série des Download. Tous ces enregistrements sont disponibles en streaming (Spotify, Deezer, Google Play …).

– En 1974, le Grateful Dead a inauguré le Wall of Sound, véritable mur de haut-parleurs qui faisait 7 mètres de haut et qui comprenait 641 enceintes. Au fil des années, d’autres enceintes étaient ajoutées, concert après concert, et ce mur a fini par atteindre 10 mètres de haut. Wikipedia dit à ce propos : « Afin de limiter l’effet Larsen, les micros des chanteurs sont doublés, l’un captant le son des haut-parleurs et l’insérant dans le circuit d’amplification après avoir inversé la phase du signal. Vu la technologie disponible à l’époque, le résultat obtenu est d’une qualité impressionnante ». En lisant la biographie du groupe, on se rend compte que ce n’était pas de la démesure (on s’en doutait un peu, ça ne colle pas avec ce type de musique) mais une volonté affichée du groupe de recréer, du point de vue sonore, les sensations obtenues par ailleurs par l’usage de drogues psychotropes. On en reparlera aussi plus tard …

En attendant d’autres articles et pour une première immersion dans la musique du Dead, je vous propose deux extraits de concerts de 1972, l’un en Allemagne, l’autre au Danemark …

… et un concert complet qui date de 1995 (quelques mois avant la mort de Jerry Garcia et la fin du groupe) :

Bonne écoute ! La suite … dès que je pourrai !

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Une journée ordinaire au lac du Der

Le lac du Der, c’est un peu devenu un lieu de pèlerinage. Chaque automne, on y retourne pour y observer la migration des grues. Fin octobre/début novembre, il y en a forcément des dizaines de milliers, quelque soit la date à laquelle on y va. Les journées se passent de manière assez identique, on a les rituels qu’on peut …

Exemple de la journée du 27 octobre 2012 à laquelle participaient Luc et Marie, Dan et Dom, Joëlle et moi.

Comme le réveil des grues est quelque chose de spectaculaire il faut être sur le site de préférence avant le lever du jour.  Quand nous arrivons ce matin-là à 6H45 sur la digue du lac, des fantômes se dressent devant nous. En fait, ce sont des ornithos (Allemands, Belges, Français …) qui sont déjà vissés à leur longue-vue et qui sont déjà là (à tel point qu’on se demande s’ils n’ont pas couché là sur la digue).

1Les premières images sont floues. Est-ce le manque de lumière ou les vapeurs de la bière bue au soir qui nous jouent encore des tours ?

Toujours est-il qu’on avait bu de la chimay bleue, ce qui fait que tout ce début de matinée sera placé sous le signe de la couleur bleue …

2Les grues sont là, immobiles, elles Continuer la lecture

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Quand ça déborde, ça déborde !

Il m’arrive encore d’aller sur leMonde.fr, même si ce n’est plus trop ma tasse de thé.
Vendredi soir, j’ai voulu avoir des infos sur la situation de l’ouragan à Haïti. Et les journaux, dont le Monde, ont plutôt bien couvert la tragédie.

1Quand j’ai voulu lire le détail de Continuer la lecture

Publié dans Coups de gueule | 10 commentaires

Tomates : essai de classement

Les tomates sont diverses et variées. Il en existe des milliers de variétés. On cite souvent le nombre de 2000 dans la presse, mais il est évident qu’il en existe beaucoup plus (le chiffre de 15 082 est même avancé par le site ventmarin).

imgp6625Ces différentes tomates diffèrent les unes des autres par la couleur, par la taille et par la forme pour les trois critères visuels principaux.

imgp5764Et l’une des différences est aussi – et c’est ce qui va intéresser avant tout le jardinier – la qualité gustative.

Je m’attacherai dans cet article à parler de la couleur et le rapport qu’il peut y avoir avec la qualité gustative.

Les différents groupes de couleur ne sont pas uniformes d’un point de vue du goût. On peut par exemple trouver dans les tomates rouges des variétés excellentes alors que d’autres sont plutôt fades. Mais il me semble qu’il y a tout de même quelques tendances qui se dégagent, certains groupes de couleurs sortant un peu du lot.

S’il fallait mettre une note aux différents groupes de tomates en ne tenant compte que de leur qualité gustative, voici quel serait mon classement par ordre décroissant :

9/10 pour les tomates vertes (presque toutes ont un goût qui va de très bon à excellent).
8/10 pour les tomates rouges sombres (noire de Crimée, Black Prince, Black Ethiopian, Cherokee purple, …). Elle sont toutes très bonnes mais il n’y a pas, à mon avis, la même diversité de goût (notes épicées par exemple) que dans les tomates vertes, ce qui explique que je classe ce groupe à peine en-deça.
7/10 pour les tomates roses : bonnes tomates.
6/10 pour les tomates rouges : ce groupe est très variable allant du meilleur au nettement moins bon.
6/10 pour les tomates oranges : qualité souvent bonne mais rarement exceptionnelle.
4/10 pour les tomates jaunes : certaines variétés souffrent d’une texture qui est à mon avis trop farineuse. Je leur trouve aussi parfois un aspect fade. Mais il y a aussi quelques très bonnes variétés dans ce groupe.
2/10 pour les tomates blanches. Il manque à ces tomates un bon équilibre acide/sucré et leur goût est souvent assez doucereux avec un manque de caractère (mis à part quelques rares exceptions) et une chair que je trouve trop molle.
2/10 pour les tomates bleues. Manque de caractère certain.

J’ai réalisé ce classement en écartant toutes les variétés hybrides F1 qui ont souvent la peau trop épaisse (car sélectionnées pour le transport) pour être appréciées. J’ai éliminé également toutes les tomates cerises qui possèdent des tomates excellentes dans tous les groupes, y compris dans les tomates blanches (la meilleure tomate cerise que je connaisse est d’ailleurs blanche).

Et vous, amis jardiniers, vous en pensez quoi de mon essai de classement ? (classement évidemment très subjectif, l’important étant d’entamer une discussion sur le sujet).

Publié dans La tomate | 22 commentaires

Bretagne brumeuse

Je suis tellement habitué à avoir du beau temps en Bretagne (si si !) que ce matin-là, lorsque je me suis réveillé dans le brouillard, j’ai pensé que c’était une blague, qu’il s’agissait là de brumes liées à la bière bue la veille.  Mais non, pendant trois jours (les 7, 8 et 9 juin derniers), il y a eu ce qu’on appelle de « la brume de mer ». On était au Cap Fréhel. A quelques kilomètres de la mer il faisait un grand soleil mais au bord du rivage c’était très bouché. La brume semblait parfois se lever et on pensait que le soleil était sur le point de percer …

1… mais non, quelques minutes plus Continuer la lecture

Publié dans Oiseaux | 9 commentaires

Mélanie de Biasio

Des découvertes musicales de ce tonneau-là, on n’en fait pas tous les jours !

J’ai été très ému, touché au plus profond de moi, par cette première vidéo.

Alors, j’ai enchaîné avec d’autres, trouvées sur youtube.

Extrait de Wikipedia à propos de Mélanie de Biasio :« En 2002, une grave inflammation pulmonaire la laissera sans voix pendant une année après une tournée désastreuse en Russie. L’expérience va l’inviter à apprivoiser le silence et la respiration, ainsi que le corps et ses résonances. ». J’aime beaucoup cette dernière phrase.

Drôle de coïncidence : lorsque j’ai découvert cet été cette artiste Belge, j’étais sur un lit d’hôpital et je me baladais sur youtube avec ma tablette. Et j’étais là … pour des problèmes pulmonaires. Double émotion pour moi donc lorsque, après avoir écouté sa musique, j’ai voulu en savoir plus et que je suis allé consulté l’article de Wikipedia.

Bonne écoute !

Publié dans Musique | 13 commentaires

Quand c’est l’heure, c’est l’heure !!!!

Les cloches de la plupart des églises de France sonnent pour indiquer l’heure. Bon nombre d’entre elles sonnent toutes les heures, d’autres parfois même tous les quarts d’heure. Il y en a même qui réveillent les gens toute la nuit.
Mais dans le joli village avant-gardiste où j’habite (Bussières), on n’a conservé que les deux sonneries essentielles, les deux seules qui ont leur raison d’être. Vous avez sans doute deviné, il s’agit de celles qui indiquent que c’est l’heure de l’apéro bien évidemment : 12H et 19H !

imgp0825Alors, elle est pas belle la vie dans une municipalité qui prend soin de votre santé ?

Publié dans Humour | 16 commentaires

Mais où sont-ils donc passés ?

Cinq petites séries d’observations faites au cours du dernier mois, qui méritent d’être relatées et qui posent question :

1 – Il y a quelques semaines je suis allé à une séance de baguage d’oiseaux organisée par la LPO.

1Là où les années précédentes il y avait plus d’une Continuer la lecture

Publié dans Insectes et p'tites bêtes | 30 commentaires