Les estivales du jardin à dupdup

« Les estivales du jardin à dupdup », c’est l’un des moments que j’attends le plus dans l’année, elles me permettent de rencontrer de bien belles personnes. Car, après avoir bourlingué toute ma vie dans le monde associatif, notamment environnemental (toute ma vie professionnelle !), je me rends compte que c’est parmi les groupes de jardiniers que je me sens le mieux. Et de loin ! Les jardiniers, c’est pas des gens compliqués, ils n’ont pas « de porte de derrière » comme on dit ici, les relations avec eux sont simples et en plus ils ont un goût prononcé pour la convivialité (je ne connais d’ailleurs aucun jardinier buveur d’eau ! Si vous en connaissez un, dites-le moi, j’éviterai d’aller me promener de ce côté-là !).

Contrairement aux années précédentes (on en est déjà à la quatrième édition), il n’y aura pas de thème spécifique à chaque séance. Je me contenterai d’adapter à chaque fois le contenu de l’animation en fonction de ce qu’il y aura dans le jardin à ce moment-là et surtout en fonction des questions/demandes des uns et des autres. A chacune des séances j’essaierai de parler de cette question désormais primordiale : « Comment adapter ses pratiques de jardinage aux changements climatiques en cours ». Je ferai d’ailleurs un article sur ce sujet dans le courant de l’année.

Les séances sont une succession de trois moments :
– une animation avec visite des trois jardins
– un apéro
– un repas partagé sur la terrasse pour celles et ceux qui auraient envie de prolonger les échanges (ou simplement de passer du bon temps entre jardiniers).

Les animations ont toujours lieu le samedi matin à 9H30. Six dates sont proposées.

Joëlle et moi aurons évidemment un immense plaisir à accueillir les habitués de ce blog.

Davina & the Vagabonds

Merci à Isa, Baber et Michel qui sont venus renforcer les temps derniers les discussions sur le blog. Et merci évidemment aux autres, fidèles d’entre les fidèles, qui sont toujours là malgré les années qui passent.
J’avais promis un petit article « en clin d’oeil » pour Michel, mais je n’ai pas pris le temps de l’écrire. Raté donc, mais ce sera pour plus tard.
Le rythme du blog va changer un peu (au moins jusqu’à cet été lors de ma petite pause estivale) : dorénavant il y aura deux articles par semaine, un le lundi sur un thème habituel (nature, jardinage, société …), l’autre le vendredi consacré à la musique.
On a beaucoup parlé de musique sur ce blog les dernières semaines. Aujourd’hui, j’ai envie de poursuivre ma petite rubrique musicale par quelque chose d’un peu frais, de léger. Je vous propose donc une artiste et un groupe que j’ai découverts il y a six mois et que j’ai beaucoup aimés : Davina & The Vagabonds. C’est de la musique d’une autre époque, un peu datée diront certains d’entre vous, mais j’adore ! Quelque part entre ragtime, jazz, blues et la musique de Kurt Weill.
Si vous ne voulez visionner que la partie « concert », vous pouvez zapper les interviews qui sont en noir et blanc. Mais avant d’appuyer sur « play », ouvrez-vous une petite mousse, hein  (d’autant plus que c’est de la zik plutôt festive) !
Que la musique soit, et la musique fût (de bière) !

Bon week-end à tous !

Europe : il y avait les « uns », il y avait les « autres »

Il y avait les « uns » qui rêvaient d’une belle Europe
Une Europe d’abord fraternelle ouverte au monde
Une Europe mutualiste aidant ses pays membres en difficulté
Une Europe de la diversité qui respecte les différentes cultures
Une Europe sociale où tous les acquis seraient tirés vers le haut
Une Europe fiscale harmonisée de la manière la plus juste pour limiter les inégalités
Une Europe économique qui défendrait, la tête haute, sa place dans la jungle mondiale
Une Europe de la défense qui serait autonome, sans allégeance particulière
Une Europe où l’intérêt général primerait avant tout sur l’intérêt privé
Une Europe démocratique qui respecterait les décisions et la souveraineté des peuples
Une Europe de la liberté qui permettrait l’épanouissement de tous les citoyens du continent.

Et il y avait les « autres ». Ces autres ont fait croire aux peuples gogos et naïfs qu’ils pensaient comme les « uns » cités ci-dessus. Alors ils ont été élus. Forcément ! Ils ont donc eu le plein pouvoir. Et qu’en ont-ils fait de cette Europe ?
Une Europe qui s’est fermée sur elle-même
Une Europe qui a attisé les différences et qui a joué la carte des peuples les uns contre les autres
Une Europe qui a mis sous l’eau la tête des pays en difficulté
Une Europe antisociale qui a tiré toute la réglementation vers le bas (toujours vers le « moins disant »)
Une Europe qui a imposé aux acteurs économiques de son territoire des normes draconiennes (et qui ne s’est pas gênée par contre pour accueillir toute la merde du monde produite ailleurs dans des conditions – sociales et environnementales – inacceptables).
Une Europe antidémocratique qui n’a pas respecté le vote des peuples (exemple du vote sur la constitution, 2005)
Une Europe qui n’a pas lutté contre les paradis fiscaux existants en son sein
Une Europe du flicage permanent
Une Europe qui a joué la guerre économique à l’intérieur même de ses frontières
Une Europe qui a livré ses propres intérêts économiques à ses concurrents (exemples  des accords Ceta, Tafta, …)
Une Europe qui a été livrée aux technocrates
Une Europe qui été livrée aux lobbies
Une Europe qui a été livrée aux banques
Une Europe qui a été livrée à l’Otan
Bref, une Europe qui a été vendue, bradée !

Pourquoi j’enrage ? Parce que, si l’on prend le soin de lire les éditorialistes et chroniqueurs des principaux journaux (qui appartiennent tous à des hommes d’affaires ou à des banques) ce serait ces derniers, « les autres » donc (c’est à dire ceux qui ont sacrifié la belle idée d’Europe sur l’autel du libéralisme à tout crin), qui seraient les vrais Européens.
Et les « uns » alors ? Ces « uns » dont certains continuent tout de même de rêver à une Europe différente alors que la plupart d’entre eux n’y croit plus du tout, ces « uns » seraient donc les mauvais européens ?
Pour la simple et bonne raison qu’ils n’acceptent pas la ligne ultra-libérale et le saccage organisé du monde ?
Et tous ceux-là, les « uns », on les mettrait dans ce grand sac fourre-tout appelé « populisme » ?

Les médias, presque tous acquis à la Macronie, ont raison : les anti-Europe risquent effectivement de détruire l’Europe. Mais les anti-Europe, ne seraient-ce pas « les autres », c’est à dire ceux qui ont déjà livré, pieds et poings liés, notre bon vieux continent aux intérêts extérieurs et privés ?
Et puis, cette Europe, n’est-elle déjà pas détruite en très grande partie ?

Produire ses propres graines ?

Produire ses propres graines est un bel enjeu pour le jardinier.


La démarche qui consiste à vouloir boucler le cycle complet de la plante (« de la graine à la graine ») est cohérente, elle est l’un des aboutissements de la vie de jardinier. Dans la réalisation d’une vie complète de jardinier, c’est aussi important à mon avis que de vivre toute l’année des produits de son jardin.
Et puis, une graine c’est tellement magique !
La graine est un maillon indispensable à la grande chaîne de la vie. Mais il n’y a pas que le fait de participer à ce grand cycle qui justifie qu’on produise ses propres graines.
D’où l’idée de cet article dans lequel j’aimerais récapituler les autres raisons de sélectionner soi-même ses propres semences (dans plusieurs chapitres, je prendrai l’exemple de la tomate mais beaucoup d’autres types de légumes se prêteraient également à ma démonstration) :

1 – Le coût des graines.
Quand on produit ses propres graines, celles-ci ne coûtent rien. Absolument rien, si ce n’est un peu de temps passé. Et zéro travail, car le jardinage ce n’est pas vraiment du travail, ceux qui jardinent le font avant tout par plaisir. D’un point de vue financier, 10 000 graines de tomates ne valent donc rien et en plus elles se récoltent en très peu de temps. Zéro centime, on est donc loin du coût prohibitif actuel. On en arrive aujourd’hui à trouver parfois des sachets de graines de tomates à plus d’un euro la graine – si si vous avez bien lu – c’est le cas par exemple de la variété Philovita qui est vendue 10,70 € les 10 graines et qui en plus n’a rien d’exceptionnel d’un point de vue gustatif. Le prix des graines est devenu tellement élevé que la plupart de mes amis, lorsqu’ils achètent des graines, le font soit à l’étranger, soit sur internet, soit même dans des magasins low cost de type Lidl.

2 – La qualité des graines.
Prenez 50 graines de vos tomates, vieilles de trois ou quatre ans, et faites les germer. Si vous les avez bien conservées, il en germera 49, peut-être même 50. Faites la même expérience avec des graines du commerce, vous verrez qu’on est loin de ce résultat. Les groupes semenciers vivent de leur réputation (acquise au 19ème siècle), mais la profession s’est bien dégradée, la sélection de graines qui était un vrai métier est devenue quelque chose de très aléatoire. Exemple : dans un sachet de graines de concombres, il y a plein de graines vides, il n’y a parfois que l’enveloppe, signe qu’il n’y a eu aucun tri de la part des semenciers. Et ce constat qui n’était valable que pour les marques bas de gamme, l’est aussi pour les grands noms de la distribution de graines. Je vois que cette baisse de qualité augmente année après année. Les vrais professionnels de la sélection de graines, ce sont aujourd’hui les amateurs. Il faut le dire et le répéter. Les vrais professionnels, aujourd’hui c’est donc vous !!! Pourquoi ? : Pour la simple et bonne raison que si vous gardez  100 graines de haricots pour votre semence de l’an prochain, vous les sélectionnerez avec soin et ne garderez que les plus belles graines, les plus régulières, chose que ne font plus les professionnels (on voit bien, vu l’hétérogénéité de l’aspect des graines achetées, lorsqu’on ouvre un sachet, que l’on a affaire maintenant à du « tout-venant »).

3 – La possibilité de prendre des risques.
Les aléas climatiques obligent maintenant à prendre des risques. De plus, expérimenter, oser, … a toujours été l’une des pratiques habituelles du jardinier. Mais qui osera risquer en pleine terre dès le mois d’avril 10 plants de tomate achetés en jardinerie à 2 € pièce ? Ou semer des janvier des graines de tomates que l’on a achetées très cher ? Quand on a par contre des centaines de plantules de tomates issues de ses propres graines, et des tonnes de graines en réserve, on s’en fiche de risquer graines ou plants car il y en a plein d’autres qui attendent en cas de problème.

4 – La possibilité de diffuser.
Comme il est très facile de récolter des milliers de graines, on peut en donner partout autour de soi. La graine est synonyme de partage. Elle a toujours été synonyme de partage d’ailleurs. Et si on connaît beaucoup de jardiniers, on peut vite arriver à diffuser chaque année plusieurs dizaines de sachets de graines. Et comme les jardiniers sont plutôt généreux par nature (enfin, tous ceux que je connais), vous recevrez souvent en échange d’autres variétés que vous n’avez pas.

5 – Anticiper la baisse des variétés disponibles.
Vous l’avez peut-être remarqué, le nombre de variétés hybrides proposées dans les catalogues (ou sous forme de plants en jardinerie) augmente chaque année de manière insidieuse. Or ces  variétés hybrides ne sont pas reproductibles. Le risque est donc grand de se retrouver un jour à la merci complète des semenciers. C’est pourquoi il est urgent de récupérer les variétés non hybrides et de les reproduire soi-même avant qu’il ne soit trop tard. Et si dans 20 ans, vous trouvez quand même dans les catalogues des graines de tomate marmande, il y aura beaucoup de chances pour que cette marmande ne soit plus la vraie. Alors, faites vite car j’ai l’impression que tout s’accélère.

6 – Acclimater ses graines, c’est s’adapter aux changements climatiques
Je termine par ce dernier argument car il me semble essentiel. Je m’explique. On a tous des conditions de jardinage différentes qui varient d’une région à l’autre mais aussi d’un jardin à l’autre. Les phénomènes sont aujourd’hui amplifiés : augmentation des vents, pointes de chaleur, de froid, déphasage des saisons … Or, les graines qu’on nous vend sont produites dans des conditions optimales, sans excès dans un sens ou dans un autre. Les plantes qui ont produit ces graines n’ont jamais eu soif, elles n’ont jamais eu faim, elles n’ont jamais eu trop chaud, elles n’ont jamais eu trop froid, et comme elles sont cultivées la plupart du temps en serre, elles n’ont même jamais été sous la pluie ou dans les brouillards. Bref, ces plantes n’ont jamais connu la vraie vie. A nous de leur apprendre ! Bien entendu, il faut se procurer des graines au départ. Alors, si on n’a pas la possibilité d’échanger avec d’autres, achetons tout de même des graines qui viennent de plantes chouchoutées par les semenciers. Mais soyez sûrs qu’ensuite, année après année, en les semant dans les conditions qui sont celles de votre jardin et de votre climat, vous les adapterez à votre terre, plus facilement même que vous ne l’imaginez, l’acclimatation se fait déjà au bout de quelques années. Et si le climat évolue comme il est en train de le faire, certaines de vos plantes s’adapteront aussi (dans une certaine mesure) au manque d’eau, aux excès d’humidité … Les changements climatiques et les excès engendrés par ces modifications rapides font que certains jardiniers confirmés se posent même la question d’arrêter ou non la pratique du jardinage. Il est certain que dans 10 ans, ceux qui seront encore jardiniers seront ceux qui auront eu l’envie et la volonté de s’adapter et qui auront mis en place les méthodes de jardinage adéquates, la production de ses propres semences étant dans ce cas un passage (presque) obligé.

Mais la vraie raison de faire ses graines (s’il en fallait une) est résumée par cette phrase de Christian Boué (« Produire ses graines bio », éditions Terre Vivante) : « Faites-le tout simplement par amour de la vie comme, justement, une plante le fait pour ses graines ».

La tomate du grand-père

Une date à mettre dans les annales : c’est aujourd’hui 11 mai que je cueille ma première tomate en pleine terre. Sous la pluie et sous le froid ! Du jamais vu dans mon histoire de jardinier !

Cette nouvelle est d’autant plus étonnante que le printemps a été exceptionnellement froid et qu’il a fallu protéger les plants un grand nombre de nuits sous de gros bidons, de plus en plus grands, au fur et à mesure de leur développement.

Et puis aujourd’hui 11 mai, à 12H49 précises, un autre beau fruit – et pas n’importe lequel – a émergé. Il s’agit de Maya qui pendant de nombreux mois a dû, elle aussi, être protégée par un bidon de plus en plus gros.

Eh oui, me voilà pour la première fois grand-père ! :wink:

Laitues d’hiver

Les « laitues d’hiver » sont bizarrement dénommées car on ne les sème pas en hiver et on ne les récolte pas non plus en hiver. Simplement, elles passent l’hiver sans encombres, sans doute est-ce là l’explication du nom.

Autrefois, tous les jardiniers avaient ce type de laitues dans leur jardin. Ils les semaient au début septembre, les repiquaient fin octobre puis ils attendaient. Ils attendaient longuement car pendant plusieurs mois rien ne se passait. Les laitues restaient alors minuscules, elles ne se développaient pas mais elles ne crevaient jamais malgré le froid et l’absence de protection (même en Franche-Comté lorsque les températures descendaient à -15°C, voire encore plus bas). Et puis, en mars, miracle ! Les laitues se mettaient alors à pousser et on en récoltait alors pendant tout le début de printemps.

Ce qui est étonnant, c’est que la plupart des jardiniers que je connais ont oublié ces laitues d’hiver.

J’avais dit, je crois, dans un très vieil article (qui date de plus de 10 ans) que je testais un certain nombre de variétés d’hiver (qui ne sont pas très nombreuses, sans doute moins d’une quinzaine de variétés trouvables dans le commerce). Avec le temps, j’ai un peu épuré les choses, et je n’ai gardé que trois variétés que je vous présente aujourd’hui (toutes les photos de cet article ont été faites ce matin même).


Ces trois variétés ont toutes un

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Les âneries de Pierre Louki (8)

Commençons la semaine avec un peu d’humour, ça fait pas de mal hein ?!?

L’été dernier, Joëlle et moi avons organisé un petit concert privé dans la vieille grande de mes parents. Il s’agissait du Trio Louki dont le spectacle est entièrement consacré aux chansons et aux textes de Pierre Louki. Mon ami Jean-Pierre Bolard est le chanteur de ce groupe. Entre deux chansons il nous a récité ce petit texte que je trouve très drôle et qui est un inédit de Louki (jamais publié sur disques ou livres, mais que nous avions déjà entendu par Louki lui-même à trois reprises sur scène).

Monsieur GRAND et Monsieur PETIT sont deux amis.
Comme vous vous en doutez, M. GRAND est petit et M. PETIT est grand.
Quand on les rencontre ensemble, on hésite à savoir lequel est PETIT et lequel est GRAND puisque l’un et l’autre sont les deux.
M. PETIT et M. GRAND ont des enfants.
Les enfants de M. PETIT sont plus grands que les enfants de M. GRAND.
Quand M. PETIT parle à son aîné, il dit « mon grand ».
Alors que, quand M. GRAND s’inquiète des enfants, il demande « Où sont les petits ? »
Et quand la mère GRAND fait « petits, petits », ce sont les petits GRAND qui arrivent et non les petits PETIT.
Les enfants de M. PETIT ne souffrent pas de s’appeler PETIT puisqu’ils sont grands.
Et les enfants GRAND s’accommodent très bien d’être petits puisqu’on les appelle GRAND quand même.
Les enfants PETIT et les enfants GRAND ont pour amis les enfants GROS.
Les petits GROS, eux, ne le sont pas.
Quand on demande « Qui sont les GROS ? », ce sont des maigres qui lèvent la main, mais, les enfants GROS ne souffrent pas de ne pas être gros puisqu’ils le sont plus que quiconque et de père en fils.
Je ne vous surprendrai plus si je vous révèle que les petits PETIT et les petits GRAND et les petits GROS fréquentent également la famille GRAS.
Seulement voilà, les petits GRAS, eux, le sont vraiment gras, vraiment.
Vous comprendrez qu’avec des gens aussi quelconques, il n’y a pas de suite possible.

Petit rafraîchissement musical

Le morceau de musique du XXème siècle le plus écouté (tous genres confondus) était, jusqu’à très récemment, Smells Like Teen Spirit de Nirvana.

Ce titre a été détrôné en décembre dernier par Bohemian Rhapsody de Queen qui a déjà été écouté 1,6 milliards de fois (oui oui vous avez bien lu !) sur l’ensemble des plateformes de streaming. Etonnant pour un titre qui a déjà plus de 40 ans ! Quand une musique est bonne, elle le reste à vie. Sans doute que film de Bryan Singer sorti à l’automne dernier, a bien contribué à faire revenir cette chanson au premier plan.

Lorsque qu’une musique est excellente, elle dépasse tous les clivages musicaux habituels et on peut imaginer que sa richesse est telle qu’elle pourrait être reprise dans d’autres styles.

Justement, voici deux exemples, sur les deux chansons citées précédemment, avec Anthony Vincent qui a pris l’habitude d’adapter des chansons connues. On le revoit donc dans deux prestations qui sont une nouvelle fois époustouflantes :

Bonne écoute !

La bernache du Canada

Hou la la, honte à moi. Ceci est la reprise de l’article que j’ai écrit hier. Je ne remodifie jamais un article déjà mis en ligne mais là, je n’ai pas vraiment le choix : je me suis trompé. J’étais tellement persuadé que j’écrivais un article sur la bernache nonnette que je ne me suis même pas aperçu qu’il s’agissait de la bernache du Canada (que je connais pourtant bien). Une fois n’est pas coutume donc, je modifie le titre et légèrement le texte. Un grand merci à Christophe pour avoir mis le doigt sur l’erreur.

Joëlle et moi allons régulièrement en Belgique, en général deux ou trois fois par an, et notamment à Liège (mais sans jamais oublier d’aller dans le Condroz pour saluer Luc et Marie, Cédric et Sabine).

A quelques centaines de mètres de chez Stéphane qui habite à Liège depuis bientôt douze ans, il y a « une zone verte » que j’aime bien et qui s’appelle le Parc de la Boverie. Ce parc est situé entre la Meuse et le canal de la Meuse (appelé aussi « canal de dérivation »). Ici une photo du canal :

A priori, certains

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Alors, les limaces ?

Ce blog fait une petite pause pendant les vacances scolaires et reprendra le lundi 29 avril.
En attendant, un dernier petit article, à l’attention des jardiniers surtout.
Je m’aperçois qu’on n’a jamais parlé sérieusement sur ce blog d’un problème énorme que connaissent tous qui cultivent amoureusement des salades : LES LIMACES !

Êtes-vous confrontés au problème ?
Et si oui, vous avez quoi comme moyens de lutte ?

Webcam « balbuzard »

Il n’existe qu’une seule espèce de balbuzard sur la planète : le balbuzard pêcheur. L’espèce qui se reproduit en France (quelques couples seulement) est donc la même que celle qui niche sur le continent américain, en Afrique ou en Asie.

Les années passées, on a souvent parlé sur ce blog des webcams estoniennes qui permettaient de suivre la nidification de cet oiseau sur deux sites différents.

Je vous propose de suivre cette année une webcam américaine installée sur un site étonnant, en plein milieu urbanisé, à Missoula dans le Montana. Cette webcam (dont j’ai déjà parlé dans certains commentaires du blog) est gérée par des étudiants américains de l’Université du Montana. La nidification de cet oiseau sur ce site avait été très chaotique les années dernières mais cette année ça me semble plutôt bien parti. Le couple de balbuzards est revenu de migration la semaine dernière et hier soir, alors que j’étais devant l’écran, il y a eu un premier accouplement, en voici la capture d’écran (c’est facile la photo devant son écran hein !).

L’arrivée toute récente de ces deux oiseaux (qui ont été appelés Louis et Iris) fait déjà l’objet de quelques  vidéos sur youtube. En voici une très belle :

Vous pourrez suivre la nidification de cet oiseau tout ce printemps. Pour cela il suffit de cliquer sur ce lien l’après-midi ou le soir (en raison du décalage horaire). Il se peut que dans les jours qui viennent le couple ne vienne que de temps en temps sur le nid, on est au tout début de la période de nidification.

A propos de rapaces, j’en profite pour dire que le faucon crécerelle et la chouette effraie sont en train de couver à quelques mètres l’un de l’autre dans les nichoirs que j’ai installés dans la maison de mes parents. On voit les deux lucarnes sur la façade de la maison, l’effraie niche dans le trou de droite, le crécerelle à gauche.


Je suis tout excité par cet événement, car ce sont deux oiseaux que j’adore, qui me replongent à mes tous débuts ornithos à la fin des années 70, et ces deux couples-là, confortablement installés, laissent présager de bien belles observations au moment du nourrissage des jeunes.

Pour mémoire, deux images de crécerelle et d’effraie faites dans des conditions un peu similaires au tout début des années 80.


Cette dernière image avait fait l’objet à l’époque d’une impression en poster à 5000 exemplaires (édition 1985).

Réponse à la devinette

La devinette de l’article précédent était très difficile, je vous l’accorde. Pourtant Christophe avait effleuré la réponse (au début, avant de s’égarer un peu :whistle: ). Luc, avec sa persévérance, allait sans doute trouver. Mais le dernier commentaire d’Yves montre qu’il a lui-même deviné l’essentiel de la réponse. Voici donc la solution : il s’agit d’une fiente expulsée par une buse. Cela se passait hier matin, juste devant moi, alors que j’étais camouflé depuis près de deux heures dans « ma cabane ». Voici la scène :


Je crois avoir (pour une fois) mérité ces photos. Car c’était la treizième séance d’affilée dans la cabane. Et les douze fois précédentes je n’avais pas vu un seul oiseau malgré un certain passé, en général entre deux heures et deux heures et demie à chaque séance. Je n’avais jamais été confronté à cette absence totale d’oiseaux et ça m’avait un peu démoralisé. Avant-hier fut donc ma seule bonne séance d’affût … de tout l’hiver ! Et elle fut vraiment bonne car deux buses sont venues plusieurs fois devant moi. J’ai loupé les meilleures scènes (erreur de mise au point) mais il me reste tout de même quelques images sympas.


Toujours pas un seul milan au poste de nourrissage. Je retourne une dernière fois dans « la cabane » lundi prochain. Et si aucun milan ne vient, je replie mes gaules … jusqu’à l’hiver prochain.

Le plus important en cuisine ?

Cuisiner est un art de vivre. Mais je suis plutôt partisan des plats très simples. Par exemple, des pommes de terre à la peau (mais une très bonne variété sortant du jardin) avec juste un peu de pain (mais du vrai !), du beurre et du gros sel non raffiné, le tout accompagné d’une vraie salade verte (avec évidemment une vraie sauce), c’est délicieux !
Même si je n’ai pas de compétence en la matière, j’aimerais tout de même faire une série d’articles sur l’art culinaire. Mais je ne sais pas encore comment je vais m’y prendre et sous quelle forme je vais rédiger les articles.
Alors, pour ce premier article, je vous propose, en introduction à ma série, de discuter de cette phrase (sans doute un peu trop affirmative mais c’est juste pour provoquer la discussion) :
« Dans la cuisine, le plus important ce n’est pas la recette, mais la qualité des produits ».

Le retour du torcol (2)

Hou la la, Dupdup a peut-être de la suite dans les idées, mais il n’a pas l’esprit très vif. Pas du tout même ! Car cela fait six ans que je vous ai annoncé la suite de mon premier article sur le torcol en vous la promettant pour « dans quelques mois ». Et ce ne sont pas les mois qui sont passés, mais les années ! Dur dur de vieillir hein ?

Retrouvailles donc avec cet oiseau étonnant. Mais avant de continuer, je vous propose de relire le premier article que j’ai écrit en 2013 (en cliquant ici), car ça vous situera le cadre et la manière dont j’ai réalisé les images de cet oiseau au plumage si particulier.


Je vous avais laissé, dans le

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