La phrase de l’année ?

Chaque année, les médias ont pris l’habitude de revenir sur l’actualité de l’année précédente en reprenant les faits les plus marquants. Parfois d’autres, avec plus d’humour, font un bêtisier. On peut décliner le truc sur plein de variations. Deux exemples sur le blogadupdup :

Premier exemple, la phrase de l’année qui, rétrospectivement, m’a fait le plus rire. Kylian Mbappé (mai 2022). « L’avantage qu’on a, les Européens, c’est qu’on joue toujours entre nous et on a des matches de haut niveau tout le temps, comme en Ligue des nations. Quand on arrive à la Coupe du monde, on est prêts, là où le Brésil et l’Argentine n’ont pas ce niveau-là. En Amérique du Sud, le football n’est pas aussi avancé qu’en Europe. C’est pour ça que les dernières Coupes du monde, si vous regardez, ce sont toujours les Européens qui gagnent. »

Deuxième exemple : la phrase de l’année que je juge la plus cynique. Emmanuel Macron (voeux télévisés du 31 décembre) : « Qui aurait pu prédire … la crise climatique aux effets spectaculaires encore cet été dans notre pays ? » 

Et vous, c’est quoi votre retour sur ce qui a été dit ça et là en 2022 ?

 

Meilleurs voeux

Argent, énergies fossiles, ressources naturelles, … plus on en consomme, moins il en reste. Nous vivons un épuisement généralisé.
L’amour est la seule exception à cette règle et il procède même d’une logique inverse : car plus on en donne, plus on en reçoit.
Une seule goutte en produit 10 ou 100 fois plus !
Alors finalement, c’est la seule chose que je vous souhaite pour 2023.
De l’Amour donc : un peu, beaucoup, passionnément, à la folie … à vous de choisir !

Dans quel monde on vit ?

J’attends un colis qui doit arriver d’ici la fin de la soirée.

Sur le mail qui m’est envoyé il est écrit : « Afin d’assurer la sécurité de nos clients et de nos employés, les livreurs déposeront désormais, tant que possible, vos colis sur le pas de votre porte avant de reculer en attendant que vous récupériez votre colis. »

Un livreur qui recule, c’est nouveau ! Dans quel monde on vit ?

Encore un truc à la con mis en place par le capitalisme, car il est bien entendu hors de question de donner le moindre avancement à un salarié qui recule !

Par association d’idées, ça m’a fait penser à un truc qu’on chantait quand on était gamin :

« Si j’avance et que tu recules, comment veux-tu, comment veux- tu,
Si j’avance et que tu recules, comment veux-tu que je t’em … brasse ! »

Que la société à qui j’ai commandé le matériel se rassure, son livreur peut repartir tranquille, je n’avais aucune intention de l’em … brasser !

Le monde : gris ou en couleur ?

Reprise du blog après deux mois de pause ! Pour reprendre nos discussions (qui me manquaient un peu), un sujet important pour moi : la noirceur (supposée ou non) de notre monde.

Il y a un an ou deux, un copain que je vois de temps en temps me demande « ca va ? ». Je lui réponds avec un ton un peu provoc’ (sans doute un peu trop) : « oui, ça va, le monde va mal mais moi ça va ! ». Ce n’est pas la première fois que je dis un truc de ce genre, je suis assez coutumier de ce genre d’humour « à la con », mais là, je me suis fait engueulé avec des phrases moralistes du genre « égoïste, comment peux-tu aller bien avec tout ce qui se passe ? » et ça m’avait un peu ébranlé sur le coup.

Derrière le pseudo-humour de ma réponse, il y avait quand même, sur le fond, une vérité que je voulais dire : « on n’a pas le droit, vis à vis de nos enfants et de nos petits-enfants, de dire que tout va mal. Bien sûr, si on dit que ça va bien, il n’est pas certain que le monde va  aller mieux, mais si tout le monde se dit que ça ne va pas, alors là, vous pouvez être certain que notre monde est foutu d’avance (d’autant plus qu’il n’y a rien de pire pour paralyser l’action que la peur et l’angoisse) ».

Alors, le monde est-il déjà complétement gris ou est-il encore très coloré ? Je vous laisse en débattre si vous en avez envie.

Pour illustrer mes propos, je vous laisse juste avec une image toute en couleurs, quelques petites tomates cerises cueillies les jours derniers et partagées avec des amis à l’apéro.

La différence entre l’Homme et les autres espèces ?

Qu’est-ce qui différencie l’Homme des autres espèces ?
Certaines personnes vous diront que c’est l’intelligence (ouais, bof bof, au vu des connaissances actuelles, c’est pas si sûr que ça !)
D’autres vous diront que c’est le rire (« le rire est le propre de l’Homme »).
Certains vous diront que c’est l’Art (ça, ça me plait infiniment plus).
Je vous donne mon propre point de vue (et je pense que ça mérite débat sur ce blog)  : « L’Homme est la seule espèce de la planète qui contient en elle-même les germes de sa propre destruction ».

Et si on disait plutôt …

Dans un commentaire datant d’il y a un mois, Christophe a écrit « Je ne compte pas les deux milans car ils nichent à proximité et j’habite sur leurs territoires de chasse ».
Eh oui, si au lieu de se dire « j’ai tel ou tel oiseau autour de ma maison » (sous-entendu « ils habitent chez moi »), on se disait au contraire que finalement c’est nous qui sommes chez eux, ça changerait un peu les choses, non. Et sans doute que notre rapport à la nature en serait complètement modifié …

Sous le gazon le goudron ?

François, qui habite le village voisin, est un peu plus jeune que moi. Comme il me disait qu’il adorait les légumes, j’ai demandé pourquoi il ne faisait pas de jardin alors qu’il a largement la place de le faire (au moins 10 ares de gazon sans aucun arbre ou arbuste planté). Il m’a dit que c’est parce qu’il n’avait pas de terre. J’ai cru à une blague. En fait, en continuant la conversation, je me suis rendu compte qu’il ne savait pas que sous le gazon il y avait de la terre. Si si, je vous le jure … !

Ainsi continue notre rapide déconnexion avec la nature … :angry:

Chronique d’une sécheresse annoncée (1)

Ici, en Franche-Comté (mais c’est un peu pareil dans presque toute la France), les réserves d’eau se font d’octobre à mars. Ce qui tombe ensuite, à partir d’avril, est absorbé par la végétation (sauf pluies exceptionnelles) et ne sert plus à alimenter les nappes.
Or, depuis l’été dernier il pleut très peu. L’année 2021 avait été bien arrosée certes, mais ce sont seulement quatre mois très excédentaires qui ont fait la différence avec des pluies quasiment deux fois plus importantes que la moyenne mensuelle (janvier, mai, juillet et décembre) mais les 8 autres mois ont été déficitaires en eau.

Depuis le mois d’août dernier, il pleut très peu et si on excepte le mois de décembre, très arrosé (+66%), les 7 autres mois ont eu un déficit en eau sévère : août (-29%), septembre (-23%), octobre (-11%), novembre (-17%), janvier (-24%), février (-19%), mars (-83%).

Le trimestre qui s’achève a été exceptionnellement sec (57% seulement de la pluviométrie habituelle, avec un mois de mars tellement sec que ça n’a peut-être jamais été vu : 17% seulement de la pluviométrie moyenne mensuelle, déficit donc de 83%). Et le mois d’avril qui arrive ne va sans doute pas changer la donne car avril est souvent, ici, l’un des mois les moins pluvieux.

L’été s’annonce forcément très dur car une sécheresse d’hiver et une sécheresse de printemps annoncent forcément un été encore plus sec (même si la pluviométrie redevenait normale entre temps). Ici, autour de moi, personne ne parle de tout ça (à part quelques amis jardiniers et quelques agriculteurs) et il y a même des gens qui pensent que l’hiver a été pourri et froid.

On en reparlera plus tard … !

Et chez vous ?

Tomber … et se relever !

Confucius a dit un truc du genre « L’important n’est pas de tomber mais de toujours se relever ».

Cette citation m’est revenue en mémoire en regardant cette magnifique vidéo de Vincent Tesson qui parle de l’accident qu’il a eu (chute de 10 m qui a failli lui coûter la vie). Il y parle de plein de choses essentielles. Tous ceux qui ont vécu des événements graves dans leur vie comprendront ce qu’il dit. Les autres je ne sais pas … mais à mon avis cette vidéo peut nous apporter des tas d’enseignements, quelque soit le vécu de chacun.

C’est un petit article que je dédie à Jacqueline.

Meilleurs voeux

En cette période troublée, que vous souhaitez pour 2022 ?
Personne ne sait de quoi sera fait le monde de demain.
Une chose est sûre : la planète s’épuise et il y a aura bien moins de biens matériels à partager.
L’intuition que j’ai depuis longtemps, c’est que les personnes qui sont capables de se contenter de choses simples qui ne coûtent rien (la musique, la poésie, la peinture, l’observation de la nature, le sourire de ses proches, le verre partagé, …) s’en sortiront bien mieux que ceux qui ne vivent que de produits de consommation.
A une époque lointaine où un sondage révélait que pour les Français, Brassens était le plus heureux des hommes, celui-ci vivait encore, malgré sa célébrité, chez la Jeanne, dans le dénuement le plus complet. Dans un livre que j’ai lu récemment sur lui, il disait que s’il découvrait chez un poète deux vers qui lui plaisaient, il pouvait vivre ensuite pendant deux semaines simplement avec ces deux vers-là dans la tête. Je nous souhaite tous cette capacité d’être touché par la poésie (poésie des mots, poésie des notes, …).
Alors vivez simplement avec ce qu’il y a de plus simple et la vie continuera d’être belle pour vous, malgré tout. Pour les autres, ça ne sera pas gagné !
Avec cette vidéo mise sur youtube par un amateur, et qui m’a beaucoup ému, je vous souhaite juste de faire partie de ceux qui peuvent se contenter des rares choses indispensables à notre bonheur, par exemple trois petites notes de musique posés sur trois petits accords d’une simplicité extrême …

Ma dernière ligne droite, mais au ralenti …

Le moment devait fatalement arriver.
Ce blog mourra de sa belle mort, d’une mort douce, au ralenti.
Je crois avoir dit à peu près tout ce que j’avais envie de dire, et mes sujets de prédilection, finalement, ne sont pas si nombreux que ça, je ne ressens plus le besoin de les développer, voire de ressasser un peu les mêmes choses.
Les vieux finissent tous par radoter, je préfère tirer ma révérence avant.
J’ai aussi un besoin vital (la vie est courte, hein !) de repartir sur d’autres projets.
Mais si je crois avoir dit l’essentiel de ce que je voulais dire sur des tas de sujets, je n’ai pas envie d’arrêter sans parler auparavant de quelques sujets musicaux qui me tiennent à coeur.
Car la musique est au centre de ma vie.
Donc, pour les derniers articles qu’il me reste à écrire, je parlerai des musiciens qui me tiennent le plus à coeur, Brassens surtout, mais peut-être aussi Dylan, Bach et Miles Davis (j’évolue constamment entre ces quatre énormes piliers de la musique).
Ce n’est que lorsque j’aurai épuisé ce que j’ai envie de dire sur Brassens que ce blog s’arrêtera (avec, j’imagine, un dernier article pour remercier celles et ceux qui m’ont accompagné dans ce projet de longue durée  … bientôt 16 ans !).
Donc, pour cette dernière ligne droite, un article sur deux au moins sera consacré à la musique, le reste se partagera sur les sujets habituels (jardinage, nature …) que je n’abandonne pas tout à fait complètement … mais presque.

Tout dépend du point de vue …

Tout dépend du point de vue où l’on se place …

J’avais lu un jour que Brassens, dans une interview, avait dit que l’objectivité n’existait pas. Je ne me rappelle plus exactement de sa phrase, mais ça disait à peu près ceci « C’est quoi un coup de pied au cul ? Celui qui le donne n’a pas la même définition pour ce mot que celui qui le reçoit. Et celui qui n’en n’a jamais donné ou reçu a sans doute encore un avis différent ». Effectivement, vu sous cet angle … !

Même ceux qui utilisent les mathématiques pour démontrer des choses soit-disant objectives, le font de manière très partiales, souvent juste par idéologie. Exemple : « L’espérance de vie ayant augmenté de tant d’années, il faut reculer l’âge de la retraite d’autant, c’est mathématique je vous l’dis ! ». Quelqu’un d’autre pourrait lui répondre « Les jeunes trouvant leur emploi bien plus tard qu’auparavant, il faut avancer le départ des Anciens d’autant, c’est mathématique je vous l’dis ». C’est à dire exactement le contraire en prenant lui aussi l’argument des maths … L’arithmétique, c’est du niveau CP, c’est le degré zéro des maths. Et quand on regarde n’importe quel problème sociétal, ou économique ou autre, on voit bien qu’on est quasiment tout le temps sur des équations à plusieurs inconnues car tout est évidemment multifactoriel, tout est très complexe, sans doute encore plus aujourd’hui qu’hier.

Dans la vie de tous les jours, on prend donc souvent la position qui nous arrange.

Ainsi celui qui fait du vélo le week-end trouve que les automobilistes sont dangereux. Mais quand à son tour il prend sa bagnole le lundi pour retourner au boulot, il râle contre les cyclistes qui sont très dangereux sur les routes, ne se souvenant déjà plus que la veille encore il était cycliste lui-même. Et je vous dis pas les propos qu’il tiendrait s’il avait aussi par ailleurs une moto, des rollers ou une trotinette !!!

Tout ça pour en arriver à ceci :

J’adore le Choucas des tours, son oeil vif, son intelligence exceptionnelle, sa capacité d’adaptation à notre monde moderne (et je sais d’ailleurs bien qu’il nous survivra, je n’ai aucun doute là-dessus !).


En tant qu’ornitho, cet oiseau me plait énormément, comme tous les autres d’ailleurs, chacun ayant sa place dans un écosystème aux règles complexes et qui est rôdé depuis des millénaires.

Mais ça, c’est juste mon point de vue …

Les agriculteurs d’ici ont un avis différent, ils sont passés du statut de « indifférent » (car jusqu’à présent ils ne connaissaient que le corbeau freux) au statut de « farouchement contre ». Il faut dire que le choucas est arrivé en masse à Bussières et cause de multiples dégâts (exemple : destruction complète de 150 000 grains de maïs dans un champ de mon neveu, déterrés et consommés par des dizaines de choucas ce printemps).

Moi qui jardine en plein champs, je suis aux premières loges pour voir l’ampleur du problème dans les cultures  des paysans, je me dis que « quand même on n’aurait jamais dû en arriver à cultiver autant de maïs ». Et quelque part je me dis que ces dégâts occasionnés par les choucas, c’est juste l’un des grains de sable de l’agriculture d’aujourd’hui, l’une de ses contreparties obligatoires (aucun système n’ayant que des avantages). Et je suis persuadé que je dis cela de la manière la plus neutre possible.

Mais voilà-t-y pas qu’après avoir avalé le maïs, les choucas s’en sont pris à mes tomates qui sont toutes éventrées les unes après les autres.

Je vais passer de la paire de jumelles à l’arme atomique (je vais d’ailleurs écrire à Manu pour lui demander une autorisation) !

Je vous le disais au début de l’article : « tout dépend du point de vue où l’on se place » …

Le sens du partage

Je discute tous les jours (ou presque) avec des jardiniers. Chacun à ses propres manières de faire, et toutes les méthodes sont bonnes me semble t-il, pour peu qu’elles aient été éprouvées par le temps et par l’expérience.
Et je me pose parfois la question : « Au delà de la méthode, différente d’un jardinier à l’autre, c’est quoi un vrai jardinier ? ».
J’ai discuté de tout cela avec quelques personnes venues à mes animations « jardin » au cours des journées précédentes.
Et finalement, la réponse, à laquelle je ne m’attendais pas forcément, pourrait être la suivante :  » ce qui différencie un vrai jardinier d’un autre, ce n’est pas la méthode de jardinage, c’est le sens du partage ».
Et, effectivement, ça me renvoie à une époque très ancienne (voire ancestrale pour moi, celle des années 50-60, la période de mon enfance), au cours de laquelle les gens donnaient facilement des légumes, des fruits, des graines, voire de simples conseils, … à leurs proches, à leurs voisins.
Vous en pensez quoi ?

Météo: « c’est tout ou rien ! »

Dans la vallée de l’Ognon où j’habite, la pluviométrie annuelle n’est pas très importante : un peu plus de 1000 mm (1036 mm exactement, d’après Didier qui a fait la moyenne précise des années 2008 à 2020). C’est moins que ce qu’il tombe dans le reste de la Franche-Comté (plus montagneuse, donc plus arrosée) et sans doute dans la moyenne de ce qu’il tombe en France (à noter, pour ceux qui ne le savaient pas, que globalement il pleut significativement plus dans la moitié sud de la France que dans la moitié nord, voir la carte).

Ici, dans mon secteur, la pluviométrie a l’avantage d’être régulière et c’est une bénédiction : globalement, à 10% près, il tombe la même quantité d’eau chaque mois. Mais ce schéma de régularité, idyllique pour moi qui suis jardinier (encore que ! il ne pleut jamais assez à mon gré), n’a plus cours.  Cette régularité, c’est de l’histoire ancienne ! Tout est devenu très capricieux et cette année encore plus. Excès et pénuries se suivent et c’est devenu la règle.

Le mois de mai est terminé et on peut déjà analyser ce qu’il s’est passé pour les cinq premiers mois de l’année. C’était très cahotique, en dents de scie. Voici les chiffres, relevés quotidiennement à mon pluviomètre et totalisés par mois :

  • janvier : 154,5mm (+ 78% par rapport à la moyenne mensuelle)
  • février : 99 mm (+ 14%)
  • mars : 70mm (- 19%)
  • avril : 40mm (- 54%)
  • mai : 168,5 mm (+ 95%)

Certaines périodes ont été très excessives, dans les deux sens. Deux exemples : moins de 20 mm entre le 20 mars et le 20 avril, 149 mm en 18 jours entre le 6 et le 23 mai.

Quand j’écoute les gens parler de météo, j’entends souvent cette expression : « maintenant, c’est tout ou rien ! ». Effectivement … !

Et chez vous ? En Bretagne ? Dans la Drôme ? En Suisse ? En Belgique ? … ?

Happy birthday Bob !

80 piges aujourd’hui, c’est quand même kèk’chose !!!

Je n’ai pas pris le temps d’écrire quelque chose, tout a déjà tellement été dit et redit sur Dylan …

Au départ, je voulais proposer 6 vidéos, une par décennie. Mais finalement, je suis resté « accroché » aux vidéos de la tournée Rolling Thunder Revue, tournée assez délirante comprenant près de 50 concerts entre l’automne 75 et le printemps 76 à travers les Etats-Unis et le Canada. Le Dylan de ces années-là n’était pas le même que le Dylan des années 60, ni le même que les nombreux Dylan qui suivront, année après année, disque après disque, jusqu’à ce moment extraordinaire du confinement 2020 où un nouveau Dylan nous a abreuvé d’un disque crépusculaire, intemporel. Sans doute que depuis, il est reparti dans son univers intérieur, pour de nouveaux chemins de traverse, et que dans quelques années il nous amènera encore, comme à chaque fois, dans son nouveau monde, toujours là où personne ne l’attend.

Mais pour l’instant, retour sur cette fin d’année 1975.

Bonne écoute à tous.

une bière, deux bières …

Caché par ma haie, j’ai entendu depuis mon jardin une voix féminine qui venait de la rue : « Oui nous on s’aime, hein mon amour »  :wub:
C’était dit avec tellement de passion que je me suis dit qu’en cette époque compliquée et incertaine, l’amour n’est pas encore mort et je m’en suis réjoui. :angel:
Alors j’ai ouvert une bière pour fêter l’évènement ! :wink:
En fait, le doute s’est installé, à peine la bière ouverte, et quand j’ai jeté un oeil par-delà la haie : elle parlait à son chien !!! :whistle:
Et j’ai ouvert une deuxième bière pour digérer la chose !  :smile:  :smile:
Ainsi va le monde …

Si vous étiez Président … ?

Lorsqu’on vient d’être élu, il y a « un moment de grâce », un moment où les gens « attendent pour voir ». Alors les nouveaux élus prennent parfois des mesures symboliques, pas forcément de grandes mesures, mais juste des décisions qui leur permettent de jalonner le début de leur mandat, de poser leurs marques.
Parfois je me pose la question « Tu ferais quoi, toi, si tu étais à leur place ? ». Et j’ai des tas d’idées qui me viennent par la tête.
Parmi ces idées, je vous en livre une toute petite (j’en ai des tas d’autres, mais c’est pour plus tard) : Je déclarerais illégal le démarchage téléphonique et je punirais sévèrement cette intrusion violente dans la vie des gens (ceux qui suivent assidûment les discussions de ce blog savent que c’est Jacqueline qui, du haut de ses 88 printemps, m’a soufflé cette idée).
Et vous, vous prendriez quoi comme « petites mesures » ?

Passion tomates avec « Vertiloom »

C’est fou, dès qu’on s’intéresse à quelque chose de précis, on a l’impression qu’on va s’enfermer dans quelque chose de très réduit, un monde minuscule, mais c’est le contraire qui se passe et à chaque fois on se rend compte qu’on pénètre dans un monde infini. Celui qui déciderait par exemple de s’intéresser à la musique italienne du 17ème siècle pourrait y passer sa vie tellement le sujet est vaste, celui qui déciderait d’aborder le monde des papillons nocturnes ne verra jamais le bout de son sujet … Mais ça, vous le savez tous …

Lorsqu’on parle de biodiversité, on pense aussitôt aux espèces sauvages. Et on pense plus rarement à la diversité des plantes cultivées (ou des animaux élevés). C’est un sujet qui m’intéresse énormément. Ainsi, par exemple, je me penche depuis un an sur la diversité des houblons (je vous laisse deviner pourquoi …) et on a décidé, avec Christophe (d’Etuz) et Jacques, de mettre en place un mini-conservatoire sur le sujet (pour notre usage personnel, bien évidemment !) Déjà une quinzaine de variétés ! Et là, même chose, dès qu’on est entré dans ce monde-là, tout est devenu immense. Je savais qu’il existait plusieurs dizaines de variétés de houblons et je pensais que ça allait être dur de s’y retrouver ! Mais voilà-t-y pas qu’un site internet vient de naître et décrit, non pas vingt ou trente variétés mais 316 ! Bon, c’est pas grave, je prends d’ores et déjà l’option de vivre jusqu’à 150 ans pour avoir le temps de défricher un peu le sujet !

Autre exemple, et j’en arrive au sujet d’aujourd’hui : les tomates. Ce thème a déjà été traité de 1000 manières sur ce blog et on est loin d’avoir tout dit sur le sujet. Là aussi c’est un domaine inépuisable. La plupart des gens pense que les variétés anciennes ont été remplacées par des variétés modernes. C’est vrai pour les tomates achetées dans le commerce (sauf chez des tous petits producteurs) mais ce n’est pas vrai pour les variétés proposées aux jardiniers amateurs. L’offre est immense (plus de 16 000 variétés recensées) et ne fait qu’augmenter au fil des années. Pourquoi augmente-t-elle ? Tout simplement parce que partout dans le monde il y a des passionnés qui consacrent leur temps à obtenir de nouvelles variétés (en croisant d’abord deux variétés entre elles, puis souvent en recroisant avec une troisième, voire une quatrième). Et ces variétés ne sont proposées ensuite aux jardiniers que lorsqu’elles sont stabilisées (il faut au minimum 7 générations de tomates pour y arriver, d’où un travail immense). Ces variétés sont donc dites « reproductibles » (contrairement aux hybrides F1 vendues par les semenciers).

Le chef de file de ces « hybrideurs-développeurs-créateurs » (je ne sais pas quel nom utiliser) est Tom Wagner (USA) qui a obtenu en 1985 la première tomate verte (Green zebra) et avec qui j’ai fait un stage en 2008 au château de la Bourdaisière dans la vallée de la Loire. Mais d’autres noms sont devenus célèbres dans ce domaine : Brad Gates, Anna Kozula, Luc Fichot, Pascal Moreau …

A noter également que l’arrivée de tomates vertes dans les années 80 puis des tomates bleues dans les années 2000 a permis de démultiplier les possibilités de croisement et donc de combinaisons génétiques. D’où l’importance, dans les nouvelles variétés obtenues récemment, des tomates striées et des tomates bicolores. On pourrait croire que ces nouvelles variétés sont surtout obtenues pour leur aspect esthétique. On aurait tort de le croire, car les mélanges de couleurs correspondent à des pigments différents, et donc à des composés aromatiques différents. On a souvent de belles complexités d’arômes dans ces tomates-là.

Par cet article, je voudrais faire connaître le site belge Vertilom qui diffuse bon nombre de variétés très récentes, celles obtenues justement par tous ces passionnés du monde entier, et celà à un prix assez bas (2€ le sachet, frais de port gratuit à partir de 25€) . J’ai déjà effectué quatre commandes et j’ai toujours reçu mes commandes en quelques jours seulement. Vertiloom, c’est le top du top ! A noter que Vertiloom est également diffuseur de variétés de piments récemment obtenues.

Allez cliquer sur l’image ci-dessous, vous accéderez directement au site de Vertiloom (vous pouvez choisir la langue si le français ne s’affiche pas directement). Passez ensuite avec la souris sur le mot « tomates » sur le bandeau du haut et faites ensuite votre choix en fonction de la couleur, de la taille, de l’obtenteur … On peut ensuite cliquer sur chacune des photos pour avoir une description précise de la variété et son histoire.

Vous allez voir, vous pénétrez dans un nouveau monde !

La fin du blog (suite)

Ce nouvel article ne remet pas en cause la fin du blog.
Mais, à situation exceptionnelle mesures exceptionnelles.
On a commencé à parler entre nous de la crise liée au coronavirus mais sur des articles tellement disparates (jardinage, oiseaux, grippe aviaire, …) qu’il est impossible, même pour moi qui suis censé administrer le blog et qui lis tous les commentaires, de suivre ce qui se dit.
Et ce, d’autant plus que j’ai l’impression d’avoir arrêté le blog à une mauvaise période, c’est à dire à un moment important où il se passe des choses sur lesquelles on a tous besoin de s’exprimer.
Alors ce nouvel article est simplement là pour tenter de donner du lien à la discussion.
Alors vous, comment vivez-vous ça ?