Le lézard des souches

ATTENTION, ATTENTION ! C’est en toute bonne foi que j’ai écrit un article sur le lézard des souches. En fait, je sais maintenant, grâce à Alexandre, qu’il s’agit du lézard vert. J’éliminerai cet article dans les temps qui viennent et le reprendrai sous une autre forme. En attendant, je préfère laisser en ligne l’article complet, bien qu’entaché d’erreur, car les commentaires continuent et permettent de discuter sur les différences entre les deux espèces.

C’était il y a presque un mois en Auvergne dans le petit village de Creste, pas très loin de Saint-Nectaire. Un promontoire rocheux domine le village.

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La rainette méridionale (1)

J’aime la Camargue avec ses grands espaces et ses oiseaux.

paysage

Mais si l’on me demandait quel est l’animal camarguais qui me fascine le plus, je serais certes tenté de chercher du côté des flamants, des hérons garde-boeufs ou des guêpiers, mais je crois que je finirais par répondre « la rainette ».

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Ce petit animal me fascine. Autour du gîte où nous étions, les petites rainettes étaient partout : dans le feuillage, au sol, sur les murs, sur les vitres …

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On pouvait même les trouver à l’intérieur de la maison, accrochées aux rideaux et elle se laissaient manipuler avec une confiance qui me paraissait excessive.

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Cette espèce, dont je reparlerai dans d’autres articles, est la rainette méridionale (Hyla meridionalis) que l’on ne trouve que dans le sud et le sud-ouest de la France (carte de répartition extraite de ce site)

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A suivre.

Couleuvre à domicile (2)

Elle est pas belle cette figure géométrique faite par le corps de la couleuvre ?

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Je ne l’avais pas vue, je suis passé à côté lorsque je suis monté dans la maison en passant par le sous-sol. Dix secondes plus tard, elle fuyait devant les pas de Joëlle qui arrivait derrière moi. Sa taille était petite et la frayeur de Joëlle n’a pas été bien grande.

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Je l’ai poussée afin qu’elle puisse entrer dans un seau (la couleuvre, pas Joëlle !) et l’ai aussitôt relâchée à l’extérieur (la couleuvre, Joëlle je l’ai gardée pour moi !). Avec toutes les « mauvaises herbes » qu’il y a autour de la maison, elle va pouvoir reprendre sa vie tranquillement.

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Petite scène de la vie courante donc. Mais au fait, vous savez de quelle espèce de couleuvre il s’agit ?

Nez à nez avec les grenouilles

Au CPIE de Brenne où j’étais en stage la semaine dernière, il y avait une petite mare bien sympathique (que j’ai oublié de prendre en photo d’ailleurs) et surtout très pratique pour photographier de près les grenouilles. Il suffisait juste de ramper en faisant des mouvement extrêmement lents et l’on se retrouvait à quelques dizaines de centimètres des grenouilles vertes.

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Pudeur en Brenne

Je reviens tout juste d’un stage qui se déroulait dans la Brenne. C’était une formation en botanique mais j’ai quand même pris le temps de photographier quelques petites bestioles de la région. Et j’ai constaté que les animaux de là-bas ont bien plus de pudeur que chez nous.

Par exemple, les punaises graphosomes baisent sans enlever leur pyjama …

punaises

Les papillons se cachent derrière le rideau.

myrtil

Quand à la grenouille, elle attend son partenaire … cachée sous la couette !

grenouille

Que voilà de bons exemples pour notre jeunesse entomologique et amphibienne franc-comtoise dépravée !

La cistude d’Europe

Bravo à BF15 et à Jordane qui avaient deviné que le « Cékoissa ? » du dernier article était un naseau de tortue. Oetincelleo n’est pas tombée dans le petit piège que j’avais tendu en donnant un faux titre caché à l’image.

Il s’agit en fait de la cistude d’Europe qui est une tortue aquatique et que j’ai photographiée en Corse en avril dernier.

C’était la première fois que je voyais cette petite tortue qui est menacée partout. Il semblerait que là où elle existe encore, elle subit la lourde concurrence de la tortue de Floride que bon nombre de personnes achètent en animalerie puis relâchent dans la nature lorsqu’elle devient encombrante.

La cistude d’Europe semble très sociable et le petit étang Corse où nous l’avons observée était très peuplé et les tortues s’y comptaient par dizaines.

Cette tortue est très farouche mais quand les naturalistes franc-comtois veulent l’observer de très près, tous les moyens sont bons et la fin justifie parfois les moyens…

Quelques minutes d’observation et notre cistude va retrouver sa liberté. Elle s’éloignera d’autant plus vite de nous qu’elle est une très bonne nageuse.

Observations de couleuvres

Décidément, ça vaut le coup de laisser un peu de fouillis de végétation dans son jardin. La faune y trouve un abri sûr. Il y a quelques semaines, j’avais relaté la présence de très nombreux orvets autour de la maison. Il m’arrive souvent aussi de me trouver en face d’une couleuvre, parfois sur le seuil de la porte. Il y a quinze jours, Joëlle s’est trouvée nez à nez avec une couleuvre à collier dans le sous-sol. J’ai réussi à la faire rentrer dans un carton (la couleuvre, pas Joëlle !) et à la relâcher dans le pré en face.

Cela me rappelle une autre expérience récente. Au début juin, j’avais eu la chance d’admirer en Corse la parade nuptiale d’un couple de couleuvre verte et jaune.

Jardin à orvets

J’aime la biodiversité. Qu’elle soit sauvage ou cultivée. J’éprouve une joie infinie à être entouré d’une diversité de formes de vie. Et comme je déteste les pelouses uniformes, j’essaie d’entretenir la mienne en fauchant le plus rarement possible afin que les différentes plantes qui la composent aient largement le temps de produire leurs graines. Ainsi, celle qui est derrière la maison n’est fauchée que deux fois dans l’année, ce qui lui permet d’avoir le temps de fleurir au printemps.

Les insectes viennent y butiner nombreux mais je m’aperçois que malgré mes efforts, ils régressent au fil des années. Mais le problème est beaucoup plus général. Avez-vous remarqué aussi leur diminution progressive au fil des années ?

J’ai l’habitude de cultiver des massifs de fleurs au milieu de la pelouse et de laisser s’installer le fouillis au pied des fleurs. Cela procure une zone où de nombreux animaux, escargots et autres, peuvent trouver refuge. Le pied de ces massifs garde toujours une certaine fraîcheur et une certaine humidité, même en plein été, et j’y vois régulièrement la couleuvre à collier.

Mais ma plus grande satisfaction est d’y rencontrer souvent l’orvet. J’avais rarement eu l’occasion de l’admirer jusque là, mais depuis que j’habite dans cette maison (il y a maintenant sept ans), les observations de l’orvet se comptent par dizaines. Actuellement je vois ce reptile presque toutes les semaines. Quand je sais que je vais avoir du monde à la maison, j’en capture un, l’installe au fond d’un seau, puis le relâche à l’endroit exact où il a été capturé dès que mes amis l’ont vu de près. Le but de l’opération : faire aimer ce monde méconnu des reptiles et faire en sorte que la crainte injustifiée de ces animaux disparaisse. Mais je sens que ce n’est pas facile. Joëlle n’a pas trop envie de toucher ces petites bêtes. Et vous ?

Du changement dans l’air

Comme chaque année à cette période, il y a un je ne sais quoi de différent dans l’air. Bien sûr, le printemps est loin d’être là mais il y a déjà quelques signes avant-coureurs du changement en cours. La lumière est déjà différente, ce n’est plus une lumière de novembre ou de décembre. L’air est moins lourd et je me suis d’ailleurs réveillé plus léger ce matin.

Et puis l’environnement sonore a déjà bien évolué depuis quelques jours. Le 31 décembre déjà, une sittelle poussait son premier chant dans le petit bois derrière la maison.

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Le jour de l’an, c’était au tour du pic épeiche de manifester son excitation sexuelle en tambourinant avec force contre un tronc (je n’ai jamais entendu de tambourinage aussi tôt dans l’année).

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Hier matin 7 janvier, alors que j’allais au travail (c’était la reprise, la dure reprise, faut bien bosser de temps en temps, on ne peut pas être toujours sur le blog), une grenouille en vadrouille a évité de justesse mes pneus. Là aussi, je n’avais jamais vu de grenouille à cette période (et pourtant, j’ai de l’expérience en matière de grenouilles, j’en ai braconné des tas quand j’étais gamin).

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Dans la matinée, des abeilles sont venues me faire un petit coucou derrière la vitre. Jamais vu un petit coucou d’abeille aussi précoce.

Et vous, vous avez déjà remarqué des petits changements autour de vous ?

La mondialisation : même chez les poissons !

Très bonne conférence que celle donnée par Jean-Pierre Hérold vendredi dernier. Le thème était « les poissons de la vallée de l’Ognon ». J’y ai appris des tas de choses. Par exemple que la carpe-amour était un poisson suceur. Avec un nom pareil, j’aurais dû m’en douter !

Ce qui m’a le plus impressionné, c’est d’apprendre que 30% environ des espèces recensées ne sont pas originaires de la vallée. 30%, c’est énorme. Ainsi, sur une quarantaine d’espèces, plus d’une douzaine ont été introduites par l’Homme, dont certaines se sont si bien acclimatées qu’elles donnent l’impression d’avoir toujours été là. Il en est ainsi des carpes introduites il y a plusieurs siècles par les moines qui voulaient manger du poisson tous les vendredi, jour où il était interdit de consommer de la viande. Ou de la perche-soleil originaire d’Amérique du Nord et implantée en France par des Sociétés d’Acclimatation vers 1870.

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Plus tard viendront le poisson-chat (Etats-Unis) au début du 20ème siècle, le black-bass (dans les années 30-40), la truite arc-en-ciel (Montagnes Rocheuses, Etats-Unis), la carpe-amour (Chine), le silure (pays de l’Est), le sandre (Mer caspienne), la carpe koï (Japon), l’omble de fontaine (Amérique du Nord), l’esturgeon et le pseudorasbora (Japon).

Certaines de ces espèces finissent par se réguler et à vivre dans une certaine harmonie avec le milieu (le sandre par exemple), d’autres n’ont pas encore atteint ce niveau d’équilibre et sont en progression inquiétante (silure), d’autres encore trouvent dans notre rivière des eaux trop froides qui les empêchent de se reproduire (black-bass).

Le problème dépasse évidemment le cadre de l’Ognon. Ainsi, les rivières de Franche-Comté ont vu apparaître 17 espèces, toutes introduites par l’Homme, et disparaître 5 espèces, toutes autochtones. A priori, sur un plan comptable, le bilan est plutôt positif et la biodiversité a augmenté. C’est indéniable. Sauf que les 5 espèces qui ont disparu sont des espèces qui sont menacées partout ailleurs. Et que les espèces apparues sont, à part probablement l’esturgeon, des espèces qui sont largement représentées et florissantes sur le reste de la planète.

Couleuvre à domicile

Outre leur aspect décoratif, les massifs de fleurs qui poussent au milieu des pelouses sont un abri précieux pour toutes sortes de bestioles. Leur masse importante de feuillage entretient une bonne humidité au sol, recherchée par certains petits animaux. Avec les années qui passent, les massifs de notre pelouse deviennent de plus en plus gros et j’ai l’impression qu’ils sont de plus en plus habités.

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Les escargots de Bourgogne s’y régfugient, les orvets s’y reposent la journée et les couleuvres vienent y trouver un peu d’ombrage et d’humidité.

Lorsque le temps devient trop sec, les couleuvres à collier recherchent encore plus la fraîcheur et peuvent alors entrer dans des caves ou des garages. C’est ce qui nous est arrivé les semaines dernières alors que la forte bise avait désséché le sol. A trois reprises, j’ai capturé une petite couleuvre à collier dans le sous-sol, puis l’ai relâchée près des massifs de fleurs.

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Mais chaque fois, quelques jours plus tard, elle était de nouveau dans la maison. Elles lui plaisent pas mes fleurs ?

La couleuvre et la mésange

Petite scène très rapide avant hier sur un petit muret devant ma fenêtre : une couleuvre à collier de taille très modeste (une cinquantaine de centimètres) a tenté d’attraper une mésange charbonnière qui passait à sa portée. La détente de la couleuvre était prodigieuse mais le coup a raté. C’est la première fois que j’observais une telle scène.

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