La flore de Rémuzat (1)

Un article proposé par Etincelle

Pour faire patienter, en attendant les vautours de Rémuzat promis par Bernard, un peu de la flore de ce joli coin de la Drôme.

Ceux qui se rendent dans ce petit village de la Drôme profonde qu’est Rémuzat, le font avec la bonne intention de scruter le ciel, évidemment pour observer les vautours.

Dans l’idée de montrer une autre facette de cette localité que Bernard nous fait découvrir en regardant en l’air, je vais ici vous convier à regarder plutôt par terre.

Comme on le voit sur la carte ci-dessous, Rémuzat est cerné de falaises : celles du Plateau de St Laurent au nord-ouest et celles de la Tête du Mouret au sud-est. Pas étonnant que les vautours trouvent leur bonheur ici.

Laissons les vautours et penchons nous sur la flore de l’endroit.

En premier lieu sur celle du Plateau de St Laurent que

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Les renouées asiatiques

Un article proposé par Albert
LES « INVASIONS BARBARES » (2)
En novembre 2012, je transmettais à Bernard un article sur les Asters américains (voir cet article), considérés comme des plantes envahissantes. Cette note s’annonçait comme la première d’une série consacrée à ce sujet des « plantes invasives », c’est-à-dire des plantes étrangères à la flore de nos régions mais qui furent rapportées avec plus ou moins de bonheur et qui s’installent dans nos paysages ; ces installations se font de manière intempestive et aux dépens du cortège floristique autochtone. De nombreuses discussions plus ou moins philosophiques entretiennent la controverse sur la nécessité d’éradiquer ces plantes venues de loin et les points de vue sur le sujet sont tout aussi variés. Le présent article vise à présenter les Renouées asiatiques que chacun a pu observer un jour ou l’autre tant leur présence s’impose chaque jour un peu plus.

Ces grandes Renouées sont classées dans la famille des Polygonacées ; cette famille est bien représentée dans notre flore européenne notamment par les Oseilles (genre Rumex), mais également par d’autres Renouées de plus petite taille (genre Polygonum). Les jardiniers connaissent 2 plantes alimentaires de cette famille : la rhubarbe (Rheum rhabarbarum) appréciée pour les pétioles des feuilles ; et le sarrasin ou blé noir (Fagopyrum esculentum) dont on fait des galettes. Ces 2 dernières sont originaires d’Asie centrale.

Le titre de cette note est au pluriel parce qu’il existe 2 espèces de Renouées asiatiques : la Renouée du Japon (Fallopia japonica, Reynouria japonica ou Polygonum cuspidatum) et celle des Sakhaline (Fallopia sachalinensis ou Reynoutria scachalinensis). Ces 2 plantes se ressemblent et il faut observer des détails pour les distinguer. L’examen des feuilles permet de les différencier : la première (feuille de gauche sur la photo ci-dessous) montre une bordure inférieure du limbe presque rectiligne et perpendiculaire au pétiole, alors que la seconde présente une bordure inférieure du limbe incisée profondément en cœur (feuille à droite de l’image). Une ligne et une flèche rouge indiquent ces critères.

Compararatif FEUILLES de Renouées

D’autres caractères distinctifs sont à

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Réponses aux devinettes botaniques

Un article proposé par Etincelle

Voila les réponses des énigmes, avec des photos cadrées plus largement :

Image 1 : Il s’agit de feuilles de mahonia (Mahonia à feuilles de houx) ayant passé l’hiver par terre et sans doute attaquées par un ou des champignons, comme l’a suggéré Luc … Une œuvre d’art naturelle !

Image 1

Image 2 : Je suis presque sûre que

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Petites devinettes botaniques entre amis (2)

Un article proposé par Etincelle
Cela fait quelque temps que vos talents de « découvreurs » n’ont pas été mis à contribution.
Voilà donc de quoi vous amuser avec ces cinq devinettes.
Un indice quand même …
Toutes ces photos représentent des détails de plantes que vous devrez déterminer.
Ouh là là !
C’est difficile tout ça !
Mais c’est pour vous entraîner parce que dans quelques temps, il y en aura cinq autres …

image n°1
Photo 01

image n°

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Comment naissent les arbres ?

Je suis sûr que vous ne vous êtes jamais posé sérieusement la question de l’origine des arbres. Comment sont-ils conçus ?
Je ne m’étais jamais intéressé à la chose. Mais voila que mes lacunes en la matière viennent d’être comblées par les 4 photos que m’a envoyées notre amie Humeur Grivoise (je mets « amie » au féminin car pour avoir l’esprit aussi mal tourné …). Jugez-en par la première des photos …

ATT00001Quand aux autres images, elles en disent long sur

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Les Asters (1)

Un article proposé par Albert
LES « INVASIONS BARBARES »
Le 30 septembre dernier, Dupdup nous parlait des asters, qu’il appréciait particulièrement comme les dernières fleurs de la saison au jardin ; l’article en question était à nouveau l’occasion pour Bernard de nous présenter une magnifique galerie de photographies d’insectes qui visitent ces fleurs. Dans les commentaires, j’ai signalé que ces asters figuraient parmi les plantes dites « invasives » de nos régions et j’ai proposé de rédiger une série d’articles sur ces envahisseurs à chlorophylle.

Voici donc la première note de cette série, dans lesquels je vais vous décrire ces plantes venues d’autres régions du monde (d’où le terme « barbare » qui signifie « étranger » dans sa première acceptation) et qui s’installent avec plus ou moins de bonheur chez nous, je veux dire en Europe moyenne et tempérée. Dans chacun des articles de cette grande saga des plantes « invasives », je vous présenterai ces végétaux (avec quelques photos si possible) mais également quelques éléments de leur biologie, leur mode de dissémination, les milieux naturels qu’elles investissent et les méthodes de lutte mises en œuvre contre ces invasions, lorsqu’il y a « péril ».

Par avance, je tiens ici à remercier Marc VUILLEMENOT, chargé de mission au Conservatoire Botanique National de Franche-Comté plus particulièrement sur ce sujet des plantes envahissantes, et qui me procure des informations toutes fraîches et précises sur la situation en Franche-Comté. Marc m’a révélé qu’il vient parfois à la rubrique « Jardinage » de ce blog.

Les asters, plantes de la famille des Astéracées, sont classés par les botanistes systématiciens et taxonomistes, dans le genre Symphyotrichum ; à signaler que ce groupe est différent voir éloigné des asters représentés dans notre flore régionale comme l’Aster amelle (Aster amellus) ou la fausse Pâquerette de Michel (Aster bellidiastrum).

On distingue 2 groupes morphologiques faciles à reconnaître :

D’une part, le groupe de l’Aster de Nouvelle Angleterre (Symphyotrichum novae-angliae) aux couleurs vives qui se déclinent du rose au violet en passant par de nombreux tons lilas ; il s’agit de plantes couvertes de poils glanduleux qui rend leur toucher assez rêche, et à floraison automnale assez tardive.

Aster de Nouvelle Angleterre (fleurs en fin de floraison et détail des feuilles)

D’autre part, le

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Une nouvelle plante inconnue

Un article proposé par Etincelle

La nature est toujours source d’émerveillement et de découvertes, tous les lecteurs du blogadupdup le savent bien.

Je l’ai constaté une fois de plus cet été sur un alpage de Haute-Tarentaise.

Vous savez ? Cette vallée tout au bout de la Savoie où les tarines sont les plus belles avec leur robe fauve, leurs yeux maquillés de khol et … qui ont encore toutes leurs cornes.

Depuis le temps, je commence à

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Beignets aux « fleurs d’acacias »

Ici, en Franche-Comté, on parle communément de « l’acacia ». En fait il s’agit du robinier qui n’est qu’un faux-acacia. « L’acacia » est réputé pour son parfum qui est l’un des parfums les plus agréables du printemps mais aussi pour le fait qu’il est une des plantes les plus recherchées par les abeilles qui viennent le butiner et qui produisent ensuite le fameux « miel d’acacia », le seul miel qui ne cristallise pas (enfin, je crois …, à confirmer par Christophe).

Cette année, les « acacias » ont fleuri extrêmement

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Les plantes ne sont pas des « légumes » !

Un article proposé par Jean-Louis Romand
Bonsoir à tous ,
Sur les traces « d’Etincelle au pays des merveilles », de Luc et de leurs  « Bizarbres enchantés », notre ami Bernard m’a ouvert les bras de son blog afin que je puisse vous conter par le « menu-menu » quelques petites aventures vécues dans ma forêt magique .
J’ai donc équipé mon petit appareil photo d’un

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Les BizarBres

Article proposé par Etincelle et Luc
« Patience et longueur de temps font plus que force et rage » disait la Maman.
Et, agacé, l’enfant ne voulait pas comprendre.
Et, bienveillants, les arbres souriaient.
Car quoique taquins, les arbres sont sages, patients et en connaissent un bout sur le temps qui passe !
Patients les arbres et indulgents aussi. Jamais un pour s’offusquer ni de ce qu’un homme lui fait, ni de ce qu’une femme lui dit, ni de ce que l’ « on » pense de lui.
Nous partageons tous deux une même sensibilité anthropomorphique à l’égard des arbres.
Tous nous parlent…
Celui-ci par exemple :
«Pff ! Ils font pitié ces petits humains que je vois avancer si laborieusement.
Moi, avec mes grandes jambes … »

Les vieux témoins

Un article proposé par Luc.
De tous les endroits propices aux balades rêveuses, mes préférés sont de loin les espaces semi ouverts, ceux qui témoignent d’un combat certain et d’une complicité possible entre l’homme et la nature : les alternances de cultures et de bocages, avec des haies vives, des vergers, des arpents oubliés, des fossés sauvages.
Dans ces mosaïques paysagères, quelques pièces, parfois fort petites, sont devenues pour moi des lieux de rendez-vous réguliers. Je vous parle aujourd’hui d’une de ces petites pièces, perdues au milieu de la Famenne, région naturelle située au nord des Ardennes et à la biodiversité encore fort riche. Le nom Famenne vient du mot famine, et le lien entre la richesse de la faune et flore locale et la misère paysanne traditionnelle est évidement frappante.

C’est là, sur le territoire de l’ancienne commune de Resteigne que j’ai plusieurs fois par an rendez-vous avec ces témoins privilégiés des difficiles temps anciens, un des fleurons de nos réserves naturelles : le genévrier.
Rare en Belgique, avec ses airs tantôt guindés, tantôt hirsutes, peu de gens l’identifient comme espèce sauvage, alors qu’il est le seul résineux authentiquement indigène de nos contrées. Il est comme l’if, assimilé à une plante ornementale.

C’est vrai qu’il n’a pas grand chose pour lui, le bougre. Il ne fait presque pas de bois, n’est  pas très beau, et surtout ne se laisse absolument pas caresser! Même les moutons le boudent. «Sa présence révèle une dynamique de végétation bloquée par le pâturage des moutons, seuls les genévriers sont passés outre leur appétit.» (visoflora.com)
Et pourtant, moi je l’aime parce que par un grand mystère, là où pousse le genévrier, se cache tout ce que j’aime : l’herbe sèche et le grillon, l’orchidée et la vipère, l’alouette lulu et même un bleu de ciel incomparable (rarement présent quand je prenais les photos…). Là où pousse le genévrier, les maisons sont rares, la foule et les voitures absentes. Les cailloux roulent encore librement sous les pas, la terre poussiéreuse invite à s’asseoir.

Et puis… et puis il y a ces perles rares, ce bonheur des cuisinières et autres amateurs de péquet (peket en wallon), le genièvre wallon.
La baie du genévrier ayant eu cette excellente initiative de se développer sur deux ou trois ans, on la récolte à toute heure de l’année!

« Les baies de genévrier ont bonne réputation : on les dit diurétiques, toniques, dépuratives, bonnes pour l’estomac ou si on a des rhumatismes ou de l’arthrite.
En tout cas, utilisées entières ou concassées, elles aromatisent le gibier, la volaille, le porc, la choucroute, les charcuteries, sans oublier le gin et le péket.
On trouve des genévriers aussi bien dans toute l’Europe qu’en Amérique du Nord ou en Asie.
Des papyrus égyptiens datant de 2800 ans avant notre ère le mentionnent.
Mais les baies de genévrier donnent surtout du relief à des cuisines roboratives et savoureuses.
On fait notamment une excellente préparation de lapin avec de la bière, des baies de genévrier, des oignons, du laurier, de l’ail et du romarin.
C’est à se lécher les doigts. » (extrait de ce site)