Le héron, ce goinfre !

J’ai repris hier après-midi l’affût depuis « la cabane », ce lieu construit en lisière de forêt avec des amis et qui permet d’observer et de photographier quelques rapaces. Hier une très belle buse est venue vers 14H. Je n’ai fait qu’une seule photo (comme j’ai des milliers de photos de cet oiseau, je ne fais plus de portrait, juste des scènes en mouvement).

La reprise de mes affûts à la

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Le héron cendré (4)

J’ai toujours eu un faible pour les espèces les plus communes. Je les regarde toujours avec un œil neuf, comme au premier jour.
Ainsi en va-t-il du héron cendré qui fait partie de mon quotidien (il est rare que je n’en voie pas voler un au-dessus de la maison).

Vous allez peut-être me dire : « Ouais bof, le héron … »

J’aime pourtant observer son comportement, sa vie de tous les jours. Son rythme quotidien se limite à peu de choses, certes, mais ce peu de choses me suffit amplement.


Et puis, finalement, quand on regarde ne serait-ce que son vol, il y a de quoi être fasciné …

Alors, très peu de mots pour cet article, juste envie de

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L’ibis sacré

Comme on l’a parfois évoqué sur ce blog, difficile de trancher la question : « faut-il chercher à éliminer les espèces invasives ? ». La question est d’ailleurs souvent sans fondement car lorsqu’une espèce invasive est observée, il est presque toujours trop tard. Lorsqu’on s’est rendu compte des dégâts perpétrés par la coccinelle asiatique en France, il y en avait déjà sans doute des dizaines ou des centaines de milliers dans la nature. Idem pour les plantes. Par contre, pour les oiseaux, l’intervention de l’Homme peut se faire au tout début de l’invasion car un oiseau de grande taille comme l’ouette d’Egypte (espèce invasive dont j’ai déjà parlé sur ce blog) ne passe pas aussi inaperçu qu’un insecte.

J’ai observé récemment en Camargue une autre espèce invasive : l’ibis sacré, le fameux oiseau vénéré des pharaons égyptiens.


On connaît assez bien l’histoire de

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Le grimpereau des jardins

Le grimpereau des jardins se détecte surtout à l’ouïe. Mais la fréquence de son chant se situe plutôt dans les aigus. Et il arrive qu’en vieillissant on devienne un peu sourdingue (du côté des aigus justement), c’est un oiseau qui peut donc avoir tendance a disparaître un peu de notre vie. Mais quand les yeux restent bons, il est encore facile de le voir de-ci de-là.

Quelques images de

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Les oiseaux de l’hiver 2017-2018

A chaque début d’hiver j’écris ce même type d’article destiné à ce que chacun raconte ce qu’il se passe autour de son poste de nourrissage pour oiseaux.
Les hivers se suivent et ne se ressemblent pas.
L’an passé, globalement très peu d’oiseaux à la mangeoire.
Cet hiver commence bien différemment. En quelques jours, l’affluence est telle que je me demande si les 250 kg de tournesol que j’ai achetés pourront suffire.

Bien sûr les trois espèces de mésanges habituelles sont là dès le premier jour : charbonnière …

… bleue et

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Intro au monde des vautours

S’il n’y avait eu que des scientifiques pour me transmettre leurs connaissances de la nature, jamais je ne me serais intéressé au monde sauvage. Mais j’ai eu la chance de rencontrer des gens qui étaient des amoureux de la nature, avant d’en être de fins connaisseurs.

La connaissance pure est aride, le monde scientifique emploie un ton distancié et froid qui n’est pas là pour faire des émules (ce n’est pas son rôle d’ailleurs). Par contre, l’amour pour les êtres vivants qu’ont certains est un feu qui se transmet de proche en proche et qui conduit certains d’entre nous (ceux qui avons eu la chance de rencontrer de telles personnes) à vivre quelque chose de fusionnel avec la nature.

Il y a eu Claude-Roland dans ma vie, puis Jean-Yves, Jean-Claude, Jean-Pierre … ils étaient bien plus que des universitaires, ils étaient des « passeurs » qui nous indiquaient un chemin possible. Tout cela s’est passé pour moi à la fin des années 70.

Et si je me suis nourri de ces très belles rencontres, j’ai puisé également beaucoup de choses dans les écrits de très grandes personnes, et notamment de deux grands auteurs suisses. Ces deux auteurs m’ont accompagné toute ma vie.

Si j’ai aimé les textes de Robert Hainard, c’est parce que je sentais, par-delà le connaisseur de terrain qu’il était, l’artiste et l’homme sauvage, l’homme de la forêt primitive, derrière chacun de ses mots.

Si j’ai aimé Paul Géroudet et l’ai autant lu (plusieurs fois chacun de ses livres) c’est parce que je sentais, bien plus que le scientifique qu’il était, le poète derrière chacune de ses phrases.

J’ai souvent fait référence à Paul Géroudet sur ce blog. C’est pourquoi, avant d’écrire quelques articles sur les vautours (suite à une petite escapade en mai dernier dans la Drôme), j’ai eu envie de citer une fois de plus ce grand écrivain. Disons plutôt, pour être honnête, que j’ai eu envie d’écrire un petit préambule sur les milieux naturels dans lesquels vivent les vautours et sur leur rôle dans la nature, que j’ai relu avant cela l’ouvrage de Géroudet consacré aux rapaces et que dans ce livre tout était écrit de manière admirable.

Sur l’habitat commun à toutes les espèces de vautours, voici ce qu’écrivait le grand Paul en 1965 : « Plateaux déserts, croupes dénudées, gorges taillées au vif des montagnes, pierres surchauffées sous la lumière … des ombres immenses glissent lentement sur la terre, de grands oiseaux planent en silence dans un ciel qui semble plus profond … Cette âpreté tragique, ce sauvage romantique d’un Midi presque africain, nous le trouvons encore ça et là, de l’Espagne à la Grèce, dans les contrées les moins peuplées, les plus pauvres, celles surtout dont l’ossature  a été dépouillée par la hache, le feu et la dent du bétail – celles que hantent les vautours. »

Quand au rôle des vautours et la répulsion que nous pouvons avoir vis à vis de ces mangeurs de cadavres, tout est dit dans cette phrase : « Ces rapaces impressionnants sont aussi les plus inoffensifs : ils ne donnent pas la mort, ils la suivent et en effacent les traces ». 

Rendez-vous bientôt pour un premier article sur le vautour fauve.

La buse, encore et toujours …

Comme je l’avais raconté dans un article consacré au milan royal, il y avait deux ans que je n’étais pas retourné dans « la cabane », cet endroit où on en prend plein les yeux pour peu qu’on y installe un peu de nourriture pour les oiseaux. Et chaque hiver, un hôte de choix : la buse variable.

En général, la buse ne vient pas à chaque

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Les oiseaux du printemps 2017

Cette image faite la semaine dernière en mer du Nord est plutôt pédagogique : l’étourneau sansonnet du milieu est encore en plumage d’hiver alors que ses deux compagnons ont déjà revêtu leur costume de printemps, signe que la saison de reproduction est bien là.

Et cette photo n’est évidemment qu’un prétexte pour qu’on parle sur ce blog de la saison de nidification 2017, en espérant qu’un bon crû va succéder au printemps dernier qui était catastrophique en raison d’une pluviométrie exceptionnelle.

Alors, ça donne quoi chez vous les oiseaux ce printemps ?

Le milan royal … enfin !

Les choses sont assez bizarres et pas toujours explicables. J’avais arrêté presque complètement la photographie animalière et, mis à part mes petites escapades en vacances (Texel, la Bretagne et la Camargue), je n’ai réalisé aucune photo au cours des deux dernières années. Pourquoi avais-je arrêté, je n’en sais trop rien … Et voilà t-y pas que c’est le jour-même où j’ai décidé d’arrêter les articles sur la nature sur mon blog que je me suis remis à la photo.

Et dès que je suis reparti dans mon affût, « la cabane » dont je vous ai souvent parlé, les observations sont reparties avec une intensité que je n’avais pas connue depuis plusieurs dizaines d’années.

Il faut dire qu’il a fait plutôt froid en Franche-Comté, non pas un froid exceptionnel (car ici on a l’habitude que le thermomètre descende en dessous de -10°C, il a même fait -20,7°C à Besançon le 9 janvier 1985) mais un froid qui dure (ce dont on n’avait plus l’habitude, tellement les hivers derniers ont été doux). Cette période de gel a affamé les oiseaux et notamment les rapaces. Au lieu d’avoir comme chaque hiver précédent une ou deux buses (parfois trois) au poste de nourrissage, j’en ai compté jusqu’à neuf. Mais ça, je vous en parlerai plus tard …

Ce dont j’ai envie de parler aujourd’hui, c’est d’une observation exceptionnelle à ce poste de nourrissage : celle du MILAN ROYAL. Et cette fois-ci, pas d’erreur d’identification comme j’avais pu le faire autrefois avec un milan noir !

J’avais dit que je ne referais pas d’articles sur la nature dans l’immédiat. Mais l’envie de partager ces observations m’a rattrapé. Et plusieurs parmi vous ont trouvé dommage que je ne mette pas sur le blog les images du milan royal que je leur avais envoyées par mail. Alors, allons-y !

Et j’ai bien compris le message de Papilio macaron et la pauvreté actuelle de sa revue de presse café du lundi matin … ! :wink:

Et il va y avoir une nouveauté sur ce blog, c’est que dorénavant, en cliquant sur chaque image, vous pourrez l’avoir en meilleure qualité (j’aurais pu le faire plus tôt mais je pensais qu’avec le poids des images mes articles allaient être bien plus longs à ouvrir). Mais attention, ne mettez pas de commentaire sur les photos mais uniquement sur l’article car sinon votre commentaire ne sera pas signalé dans la colonne droite du blog et personne ne le lira.

La scène que je vais relater s’est déroulée en fin de matinée le 17 janvier dernier.

Quelques buses étaient là en train de  festoyer quand soudain le milan royal est arrivé, il est passé assez près des buses.

Malgré sa grande envergure (1,60m environ), le milan royal n’est pas un prédateur puissant, c’est plutôt un chapardeur. Même la buse qui est plutôt un piètre prédateur fait facilement face au milan royal et celui-ci a eu du mal à voler un peu de nourriture malgré son attitude d’intimidation sur la photo précédente.

Alors il s’est posé à quelques mètres des buses, attendant le moment favorable …

Dès que l’occasion se présentait, l’envol était immédiat et le milan venait chaparder un petit morceau de sa pitance.

Il y eut d’autres tentatives au vol, le milan descendant des airs à toute vitesse …

… mais il arriva bien souvent qu’il ne reparte qu’avec une feuille morte entre les serres …

… ou même sans rien.

Depuis ce jour faste, je n’ai pas revu le milan malgré une trentaine d’heures passées depuis dans ma cabane (en général deux heures par jour depuis 15 jours).

Dans un prochain article, mais pas maintenant, je vous parlerai de la visite inhabituelle d’un autre oiseau.

Une journée ordinaire au lac du Der

Le lac du Der, c’est un peu devenu un lieu de pèlerinage. Chaque automne, on y retourne pour y observer la migration des grues. Fin octobre/début novembre, il y en a forcément des dizaines de milliers, quelque soit la date à laquelle on y va. Les journées se passent de manière assez identique, on a les rituels qu’on peut …

Exemple de la journée du 27 octobre 2012 à laquelle participaient Luc et Marie, Dan et Dom, Joëlle et moi.

Comme le réveil des grues est quelque chose de spectaculaire il faut être sur le site de préférence avant le lever du jour.  Quand nous arrivons ce matin-là à 6H45 sur la digue du lac, des fantômes se dressent devant nous. En fait, ce sont des ornithos (Allemands, Belges, Français …) qui sont déjà vissés à leur longue-vue et qui sont déjà là (à tel point qu’on se demande s’ils n’ont pas couché là sur la digue).

1Les premières images sont floues. Est-ce le manque de lumière ou les vapeurs de la bière bue au soir qui nous jouent encore des tours ?

Toujours est-il qu’on avait bu de la chimay bleue, ce qui fait que tout ce début de matinée sera placé sous le signe de la couleur bleue …

2Les grues sont là, immobiles, elles

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Bretagne brumeuse

Je suis tellement habitué à avoir du beau temps en Bretagne (si si !) que ce matin-là, lorsque je me suis réveillé dans le brouillard, j’ai pensé que c’était une blague, qu’il s’agissait là de brumes liées à la bière bue la veille.  Mais non, pendant trois jours (les 7, 8 et 9 juin derniers), il y a eu ce qu’on appelle de « la brume de mer ». On était au Cap Fréhel. A quelques kilomètres de la mer il faisait un grand soleil mais au bord du rivage c’était très bouché. La brume semblait parfois se lever et on pensait que le soleil était sur le point de percer …

1… mais non, quelques minutes plus

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Le pingouin torda (2)

Ah que ça fait du bien d’être en vacances (bien qu’on puisse se demander ce que le mot « vacances » signifie pour un retraité), de quitter l’actualité politique et la bande de pingouins à notre tête pour aller en Bretagne retrouver une autre bande de pingouins, plus authentique celle-là … et surtout infiniment plus sympathique.

Après les tordus, les tordas donc ! (comme l’a déjà dit Yves, qui se tordit de rire, en commentaire sur mon premier article sur le sujet).

1Rappelons tout d’abord que les

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La mouette tridactyle

Je parlerai dans les temps qui viennent de quelques oiseaux de mer. Attention, goélands, mouettes rieuses, bécasseaux, gravelots … ne font pas partie des oiseaux marins, ce sont des oiseaux de littoral (la nuance est importante) dont l’activité se limite bien souvent à la zone de battement des marées. Les oiseaux de mer sont ceux qui passent leur temps en mer, souvent très loin du littoral, et qui ne reviennent sur les côtes qu’une fois par an (à partir de l’âge adulte seulement) pour construire leur nid.

Avec les guillemots, les pingouins, les fulmars et quelques autres, la mouette tridactyle fait partie de ce petit club privilégié des oiseaux de mer. Rien à voir donc avec la mouette rieuse que tout le monde connaît, qui est un oiseau de rivage (et même parfois des étangs d’eau douce), et dont les moeurs sont complètement différentes.

Les marins au long cours connaissent bien la mouette tridactyle qui sillonne tout l’Atlantique nord et qui en général se montre peu farouche envers l’Homme (à noter que ce caractère peu farouche est inné chez la tridactyle, contrairement aux mouettes rieuses et aux goélands, plus sauvages au départ mais qui ont été progressivement « apprivoisés » en quelque sorte par l’Homme au fil du temps).

1C’est en Bretagne du Nord que

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