Dans les tiroirs à Dupdup (1)

Il y a eu pas mal de discussions sur ce blog à propos de la « charade à tiroirs » qui est un type de charade très particulier. Et l’avis qui a été exprimé par certains d’entre vous, c’est qu’il est quasiment impossible d’en trouver la solution tellement ce type de charade est tarabiscoté.
Donc, quitte à faire, autant donner la solution dès le problème énoncé.
Ce que je fais illico après une première charade sortie tout droit des circonvolutions du cerveau à Dupdup.
Allez, je me lance ?

Mon premier est aux sports d’hiver
Mon deuxième aura du mal à se relever
Mon troisième finit de bronzer
Mon quatrième mange trop gras
Mon cinquième habite en Suisse au grand désespoir de Paul
Mon sixième mit fin à ses grimaces
Mon tout se prend pour un Tout.

La réponse est « Nicolas Sarkozy ».
Ce « tout », vous l’aviez évidemment trouvé tout seul.
Mais comment y arriver ? ça, c’est une autre paire de manches !

Je vous donne donc le cheminement :

Ni, car fait du« ski z’au frais, Ni » (schizophrénie)
Co, car « Co, loque à terre » (colocataire)
La, « car La Brunit » (Carla Bruni)
Sar, car « Sar dîne à l’huile » (sardine à l’huile)
Co, car « Co habite à Sion, Paul y tique » (cohabitation politique)
Zy, car « Zy gomma tics » (zygomatiques)

Faut vraiment avoir l’esprit tordu, non ?

Allez, si vous aussi ça vous tente, faites tourner vos méninges, ce blog vous est ouvert … !

Oignons dopés à l’EPO

2009 aura été une très bonne année pour le jardinier. On pourrait presque dire « exceptionnelle » s’il n’y avait eu cette sécheresse d’automne (tout du moins dans l’Est de la France) qui rend incertaines ou difficiles certaines récoltes de fin de saison (salades, haricots, …)

Parmi les bons résultats de l’année : les oignons dont la récolte fut extrêmement bonne (la meilleure que j’aie jamais eue jusqu’à présent).

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L’oignon n’est pas difficile à cultiver. Encore faut-il penser à le planter tôt (au plus tard en avril, mais de préférence en mars, voire même dès février) et dans une terre peu amendée (car l’oignon supporte mal la matière organique peu décomposée). Pour le reste, quelques binages et surtout pas d’arrosage.

Mais voici un petit conseil original (à ranger dans la catégorie  Les conseils « à la con » du professeur Dupdup dont vous aviez déjà eu un aperçu il y a deux ans : cliquer ici) destiné à augmenter sensiblement la taille des bulbes produits. Le plus difficile, pour avoir de gros oignons est d’abord de connaître un des médecins de l’une des équipes du Tour de France. C’est sans doute la seule manière d’arriver à vos fins car c’est dans les valises des dits docteurs que l’on pourra prélever subrepticement (à vous de trouver les moyens de le faire) l’EPO qui boostera la croissance de vos oignons. Car si les oignons sont relativement peu exigeants, ils ont leur petit point faible, en l’occurrence « l’EPO physiologiquement modifiée » dont ils sont très friands. Ensuite, une fois le médicament illicite subrepticement prélevé, il ne vous restera qu’à en ingurgiter quelques grammes le soir avant de vous coucher (ce qui vous garantit d’ailleurs, et c’est là l’un des effets secondaires du médicament, une nuit de rêve avec votre partenaire). Le lendemain matin, vous allez discrètement pisser au pied de vos oignons (avant que les voisins ne soient à leur fenêtre quand même), votre organisme ayant pendant la nuit transformé l’EPO non-assimilable directement par les plantes, en hormone végétale de croissance. C’est là l’un des miracles de la physiologie du corps humain. Le résultat est probant. Voici par exemple ce que ça donne avec deux oignons tout droit sortis ce soir de mon jardin. Ce résultat a été obtenu avec seulement une absorption de 5 mg d’EPO par semaine, du mois de juin au mois de septembre (plus de 5 mg, Joëlle ne supporte pas !).

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soldes d’hiver (2)

Hier, alors que j’écrivais mon article sur les soldes, il m’a semblé que l’écureuil qui mangeait sur la fenêtre (c’est maintenant devenu une habitude) lisait à travers la vitre ce que j’écrivais. « Mais non » me disais-je, « tu es fou » !!! Et puis, un écureuil, ça ne peut pas être intéressé par les soldes ! Sauf que ce matin, Sylvain a photographié sur la fenêtre un écureuil avec un slip tout neuf !

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Légendes de la Haute-Patate profonde (2)

Les habitants de Besançon et du Doubs ont l’habitude d’appeler leur département voisin (la Haute-Saône) « la Haute-Patate ». La raison évoquée viendrait du fait que la Haute-Saône est un département très rural où l’on cultive beaucoup de pommes de terre. Mais la vraie raison de cette appellation est bien différente et encore moins flatteuse : c’est un département où les gens roulent comme de vraies patates (comme en témoigne le très mauvais classement du département parmis les zones les plus meurtrières de France).

Il en est aussi des bêtes comme des hommes. Ainsi les coccinelles de Haute-Patate me semblent être plus rapides et plus mauvaises conductrices qu’ailleurs. Ce qui pourrait être la cause de leur disparition si j’en juge par la légende locale que me racontait autrefois ma grand-mère Dupdup.

En fouillant dans ma mémoire, j’arrive à retrouver des bribes de cette légende que feu mon aïeule me racontait il y a plus de quarante ans. Cette légende explique à elle seule la disparition de certaines espèces de coccinelles. Car il fut une époque où ces charmantes petites bêtes étaient encore pourvues de très nombreux points sur leurs élytres. 12 était la moyenne du nombre de points mais le nombre pouvait être parfois plus élevé.

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La légende dit qu’un ancien hobereau local, un certain Sarkoléon, avait décidé de tester un drôle d’appareil le long des routes : le sarkoradar, intrument répressif destiné à mettre fin aux excès de vitesse sur les routes de Haute-Patate, ce département ayant déjà à l’époque une certaine renommée en matière d’accidents de la route. Cavaliers, conducteurs de chariots, diligences, carosses et carioles en tous genres furent les premières victimes de ce sarkoradar expérimental. Mais il semblerait qu’un certain nombre d’animaux figurèrent aussi parmi les contrevenants, dont … certaines coccinelles prises en flagrant délit de vitesse les jours de fort vent arrière.

A chaque passage devant le tribunal juridictionnel de Vesoul, les coccinelles furent condamnées à perdre un ou deux points selon la gravité de leur infractions. C’est ainsi que, selon la légende, la Haute-Patate fut le premier département doté d’une population de coccinelles à sept points seulement … jusqu’au moment où, évidemment, le sarkoradar fut généralisé sur l’ensemble du territoire, offrant ainsi un nouveau territoire d’expansion à cette nouvelle espèce.

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Vous allez me dire : « Si cette légende est vraie, il devrait bien y avoir, vu le taux de mauvais conducteurs et d’alcooliques en Haute-Patate, des coccinelles sans aucun point ? ». Cette question m’a longtemps intrigué. Ma grand-mère Dupdup me disait que chez des espèces proches comme les chrysomèles, les sans-permis et sans-points se cachaient, ne sortaient plus de la maison et restaient la journée complète au pieu à faire de la gymnastique.

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Mais ma grand-mère Dupdup me disait aussi que les coccinelles avaient du mal à faire comme les chrysomèles et à baiser tout la journée, cela ne faisant pas partie de leur religion. Effectivement, pour des « bêtes à bon dieu », ça l’aurait foutu très mal ! Alors elles bravaient leur interdiction de voyager et reprenaient le volant ! Mais Sarkoléon était impitoyable avec les récidivistes et ma grand-mère Dupdup m’assurait que ceux qui étaient pris en flag’ étaient envoyés au bagne de Cayenne en Guyane, lieu de villégiature très en vogue à l’époque.

Je dois dire que je ne croyais pas trop à cette histoire trop invraisemblable de coccinelles contraintes à l’exil. Je n’accordais donc, pour une fois, aucune foi aux dires de ma grand-mère … jusqu’à lundi dernier où je me suis rendu compte, en allant sur le blog d’un jeune français vivant en Guyane,  qu’il y avait dans ce pays une population de coccinelles entièrement dépourvues de points, comme en témoigne cette belle photo faite par ce jeune passionné de nature :

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Et si les légendes de la grand-mère Dupdup n’étaient pas que des légendes mais de vraies histoires !

Mes coccinelles se joignent à moi pour vous souhaiter à tous et à toutes de très bons voeux. Un bon point pour elles !

L’esprit mal saint

Il est des noms de jours fériés qui ne veulent plus dire grand chose. Si l’on interroge l’homme de la rue et qu’on lui demande ce que signifient les mots Ascension, Pentecôte, Assomption, le plupart des gens sauront que ce sont des jours fériés, mais guère plus … sauf peut-être Raffarin, pour qui la Pente Côte fut rude (et la descente encore plus !) et qui doit donc connaître le sens profond de cette petite fête que lui ont faite les Français.

Même moi qu’on a bassiné avec toutes ces histoires, de l’âge de 9 mois avant ma naissance jusqu’à l’âge de la communion, j’avoue que j’ai oublié la plupart de ces choses (et je m’en porte d’ailleurs plutôt assez bien) et j’ai donc dû m’en référer à ma famille pour savoir quelle était la signification du mot Pentecôte.

La religion catholique dit que l’Esprit-Saint est descendu sur les apôtres ce jour-là. C’est la position officielle de l’église.
Or, je suis obligé d’amener une note discordante et contradictoire à cette assertion de l’Eglise. Les affirmations qui vont suivre, et qui n’engagent évidemment que moi, sont étayées par des faits précis que j’ai observés (avec toute la rigueur scientifique du naturaliste que j’essaie d’être).

Voilà donc les faits : l’an dernier, le jour de la Pentecôte, j’étais sur ma terrasse en train de siroter une bière (la bière du démon, peut-être), lorsque je l’ai aperçu. Qui ça ? Le Saint-Esprit bien sûr ! Premier constat : contrairement à la thèse officielle, l’Esprit-Saint n’est pas invisible, éthéré ou immatériel comme on a bien voulu nous le faire croire, il est d’une forme plutôt ronde et dodue. Deuxième constat et deuxième opposition au dogme officiel : il n’est pas descendu ce jour-là mais, au contraire, s’est élevé vers le ciel. En effet, je l’ai vu sortir de l’église du village, tout gonflé d’importance. Il est d’abord monté à la verticale puis, comme on n’était pas très loin des vacances, il a mis le cap sur le sud.

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Je vous dirais bien que j’ai même vu une petite flamme juste en-dessous, probablement la flamme sacrée de l’Esprit-Saint, mais là, vous ne me croirez-pas !

Une autre preuve que l’Esprit Saint n’est pas descendu au milieu des apôtres, c’est qu’on a déjà du mal, de nos jours, à trouver trois pélerins dans une église, alors 12 apôtres … ! Si vous ne me croyez pas, scrutez quand même le ciel ce week-end, autour de votre église, on ne sait jamais… ! Et prenez quelques bières, ça aide !

Petite question subsidiaire : suis-je sain d’esprit ?