Archive pour la catégorie ‘Coup de fourchette’

Faire son pain, c’est facile

Samedi 4 octobre 2008

Il est rare que j’achète du pain. En général, je le fais. Je n’ai jamais vraiment compris l’intérêt d’une machine à pain, alors je m’en passe. Je m’en passe d’autant plus qu’il y a un vrai plaisir à pétrir la pâte à la main. Alors, pourquoi la machine me priverait-elle de ce plaisir ?

Voici la recette que j’utilise le plus et qui correspond à l’utilisation d’un cube de levure de boulanger (les cubes que l’on trouve dans le commerce font toujours 42 g).

Il n’y aurait pas beaucoup d’intérêt à faire du pain avec la farine de base que l’on trouve dans le commerce. L’important est donc de choisir une bonne farine, on en trouve facilement des bonnes dans les magasins bio mais aussi directement chez des petits producteurs. J’utilise très souvent des mélanges de plusieurs céréales ou de la farine d’épeautre. Les farines que j’utilise pour la présente recette sont plutôt des farines en partie raffinées (par contre, pour les farines complètes, j’utilise une autre recette, au levain, dont il pourrait être question dans un autre article). Ma recette de départ était prévue pour 1kg de farine mais comme cela m’obligeait à mettre un cube et demi de levure et que le four était un peu trop petit, j’ai modifié la recette et je l’ai adaptée à un cube seulement (ce qui explique que les proportions ci-dessous sont un peu bizarres avec des valeurs de 666 et 33).

Verser dans une jatte 666 g de farine et 3 cuillerées à café remplies à ras bord de sel. On peut, à ce stade, ajouter un mélange de graines de boulanger (sésame, lin, pavot, tournesol…). Dans un bol, effriter la levure, la faire fondre avec 33 cl d’eau tiède et ajouter ce liquide à la farine. Pétrir la pâte jusqu’à ce qu’elle soit homogène (ça prend en général 3 ou 4 minutes).

Laisser la pâte gonfler 35 minutes environ (entre une demi-heure et trois quarts d’heure, cela dépend en fait de la température de la pièce) en l’ayant au préalable recouverte d’un torchon humidifié à l’eau tiède.

Pétrir de nouveau la pâte mais de manière très rapide avec ses poings, en général ça ne dure qu’une vingtaine de secondes. Façonner les pains. En général, je les façonne sous forme de baguettes allongées (j’en fait cinq en général). Je roule la pâte avec les deux mains sur une surface lisse, c’est facile à faire. Il arrive souvent que j’incorpore à ce stade dans l’un des pains du comté (en petits cubes) ou des olives (mais on peut essayer aussi avec des noix ou des lardons). C’est à ce stade que l’on peut faire une petite marque (la “marque de fabrique”) au couteau sur les pains façonnés en tranchant légèrement le dessus du pain. C’est plus décoratif mais j’oublie neuf fois sur dix. Les pains sont mis ensuite sur du papier sulfurisé sur la grille.

On recouvre le tout du même torchon humidifié et on attend environ une heure avant de mettre au four. Là aussi, la durée dépend de la température de la pièce, c’est très variable. L’idéal, pour avoir de beaux pains, est de mettre au four au moment où le pain est monté à son maximum et juste avant qu’il ne redescende. Avec un peu d’habitude, on connaît à peu près la durée nécessaire.

Mettre au four que l’on aura au préalable préchauffé pendant 15-20minutes. La température doit être d’environ 280-300°C. Lorsque les pains deviennent colorés (au bout de 10 à 12 minutes en général), on baisse le four à 220°C. On peut, à ce stade, ouvrir le four, badigeonner les pains avec un pinceau humide, l’aspect final du pain n’en sera que plus brillant. La deuxième phase de la cuisson dure également 10 à 12 minutes. Sortir les pains et les étaler sur un dessous de plat.

En général, je garde trois pains et j’en congèle deux à consommer dans les jours suivants. Bon appétit !

Cuisiner la courge Jack Be Little

Mardi 23 octobre 2007

Jack Be Little (appelée aussi Mini Jack Be) est l’une des variétés de courges les plus typiques. Elle est facilement reconnaissable à sa petite taille, sa forme aplatie, côtelée et sa belle couleur orangée. D’un point de vue gustatif, elle est, à mon avis, l’une des meilleures de cette immense famille qu’est le monde des courges et des potirons (j’ai déjà cultivé près d’une centaine de variétés, sans compter les variétés décoratives, et je suis loin je pense d’en avoir fait le tour).

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La culture de Jack Be Little est aussi facile que celle des autres courges. Il suffit de semer des graines directement en terre première quinzaine de mai. Chaque pied donne plusieurs dizaines de petits fruits, parfoir une cinquantaine.

Si la pomme d’or, qui lui ressemble un peu, a un goût d’artichaut, Jack Be Little a une saveur qui tire plutôt sur la châtaigne. Il y a certainement plusieurs manières de la cuisiner. En voici une que j’ai trouvée sympa.

Faire cuire les courges entières une dizaine de minutes, sans les éplucher, dans de l’eau bouillante. Prendre ensuite les petites courges et couper le chapeau (comme on le ferait avec une tomate que l’on va farcir). Avec une petite cuiller, évider les pépins et laisser la chair. Remplir la cavité ainsi obtenue d’un mélange de comté, de crème et de lardons (qu’on aura, de préférence, fait revenir légèrement dans une poêle au préalable). On pourrait probablement, sur le même principe, remplacer la garniture par des champignons et de la crème par exemple, ou d’autres choses encore, mais je n’ai jamais essayé … et puis on est en Franche-Comté, donc pas question de se passer de notre célèbre fromage. Mettre les courges dans un plat avec leur chapeau et faire cuire environ 40 mn au four à 220°C. En entrée, quand on a des invités, c’est plutôt assez classe !

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Bon appétit !

Petite recette à base de framboises

Dimanche 15 juillet 2007

Une bonne manière d’utiliser les framboises du jardin : sous forme de cocktail.

La recette que je connais est simple. On fait macérer 250 g de framboises avec 1/4 de bouteille de rhum blanc et 1/8 de bouteille de sucre de canne (la recette d’origine indique 1/4 mais je trouve que l’apéro obtenu est trop sucré) pendant trois jours. Placer quelques heures au frigo avant de servir. Au moment de servir, verser sur la mixture une bouteille de pétillant très frais (genre mousseux ou crémant du Jura). La recette marche très bien avec des framboises congelées (j’ai une vingtaine de sachets qui attendent ainsi tranquillement au frais). La recette est donnée pour 6-7 personnes environ. Santé !

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La cuisine des courges “acorn”

Mardi 7 novembre 2006

DU JARDIN A LA CUISINE (1)
Je n’ai pas vraiment l’âme d’un cuisinier. A la maison, je suis le préposé “ès salades” et ma pratique de l’activité culinaire se borne donc bien souvent à la confection de salades, souvent différentes d’un soir à l’autre, d’une saison à l’autre. Mais ça m’intéresse de plus en plus au fil des années qui passent, d’autant que je commence à bien faire la relation entre jardin et cuisine, ce qui n’était pas évident pour moi il y a encore peu de temps. Viendra peut-être le temps où Joëlle pourra se reposer un peu sur moi, mais bon, rien n’est gagné d’avance ! Si j’étais d’elle, je ne parierais pas trop là-dessus !

Ce soir, j’ouvre une nouvelle rubrique “coup de fourchette”, je ne sais pas trop si elle est vouée à un grand avenir, mais bon, ça ne mange pas de pain (enfin plutôt si !). Je propose non seulement d’écrire un article de temps en temps sur le sujet mais aussi de vous faire participer. Le principe est simple, si vous avez une recette à partager avec d’autres, il vous suffit de me l’envoyer et je la publierai (sous votre pseudo évidemment) sur mon blog. L’idéal serait que votre texte soit accompagné d’une ou de deux photos. Avec un numérique, c’est tellement facile maintenant ! Comment ça, vous n’avez pas encore de numérique ? Qu’à celà ne tienne, il suffit d’une petite invitation à manger pour que Joëlle et moi arrivions avec l’appareil photo qui vous manque !

Les courges acorn sont de drôles de courges. Il s’agit là d’une famille de courges américaines et leur nom veut dire “en forme de gland” (je ne savais pas que les américains avaient le gland aussi difforme ! Mais ma belle-soeur m’assure que si !). Leur culture est facile et il en existe plusieurs variétés. Les variétés vert foncé se gardent très longtemps, sont plus petites, mais sont très coriaces à éplucher. Cette année, j’ai cultivé pour la première fois une variété blanche Swan White Acorn qui a produit de beaux fruits.

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Pour 4 personnes, on râpe 400 grammes de courge après l’avoir épluchée et après avoir enlevé les pépins. Dans un saladier, on mélange de la farine (40 g), de la crème fraîche (12 cl), un oeuf et un peu de sel jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène. On ajoute à ce mélange la courge râpée et de l’ail (ou de la ciboule). On aplatit ensuite l’ensemble sous forme de petites galettes que l’on fait cuire dans une poêle huilée (3 ou 4 mn de chaque côté). Lorsqu’on a retourné la galette une première fois, on pourra avantageusement y ajouter un peu de comté.

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On peut changer la proportion des différents ingrédients, à mon avis c’est le genre de truc qui se fait plutôt au pif !