La cuisine des courges « acorn »

DU JARDIN A L’ASSIETTE (1)
Je n’ai pas vraiment l’âme d’un cuisinier. A la maison, je suis le préposé « ès salades » et ma pratique de l’activité culinaire se borne donc bien souvent à la confection de salades, souvent différentes d’un soir à l’autre, d’une saison à l’autre. Mais ça m’intéresse de plus en plus au fil des années qui passent, d’autant que je commence à bien faire la relation entre jardin et cuisine, ce qui n’était pas évident pour moi il y a encore peu de temps. Viendra peut-être le temps où Joëlle pourra se reposer un peu sur moi, mais bon, rien n’est gagné d’avance ! Si j’étais d’elle, je ne parierais pas trop là-dessus !

Ce soir, j’ouvre une nouvelle rubrique « coup de fourchette », je ne sais pas trop si elle est vouée à un grand avenir, mais bon, ça ne mange pas de pain (enfin plutôt si !). Je propose non seulement d’écrire un article de temps en temps sur le sujet mais aussi de vous faire participer. Le principe est simple, si vous avez une recette à partager avec d’autres, il vous suffit de me l’envoyer et je la publierai (sous votre pseudo évidemment) sur mon blog. L’idéal serait que votre texte soit accompagné d’une ou de deux photos. Avec un numérique, c’est tellement facile maintenant ! Comment ça, vous n’avez pas encore de numérique ? Qu’à celà ne tienne, il suffit d’une petite invitation à manger pour que Joëlle et moi arrivions avec l’appareil photo qui vous manque !

Les courges acorn sont de drôles de courges. Il s’agit là d’une famille de courges américaines et leur nom veut dire « en forme de gland » (je ne savais pas que les américains avaient le gland aussi difforme ! Mais ma belle-soeur m’assure que si !). Leur culture est facile et il en existe plusieurs variétés. Les variétés vert foncé se gardent très longtemps, sont plus petites, mais sont très coriaces à éplucher. Cette année, j’ai cultivé pour la première fois une variété blanche Swan White Acorn qui a produit de beaux fruits.

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Pour 4 personnes, on râpe 400 grammes de courge après l’avoir épluchée et après avoir enlevé les pépins. Dans un saladier, on mélange de la farine (40 g), de la crème fraîche (12 cl), un oeuf et un peu de sel jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène. On ajoute à ce mélange la courge râpée et de l’ail (ou de la ciboule). On aplatit ensuite l’ensemble sous forme de petites galettes que l’on fait cuire dans une poêle huilée (3 ou 4 mn de chaque côté). Lorsqu’on a retourné la galette une première fois, on pourra avantageusement y ajouter un peu de comté.

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On peut changer la proportion des différents ingrédients, à mon avis c’est le genre de truc qui se fait plutôt au pif !

11 réflexions au sujet de “La cuisine des courges « acorn »”

  1. Sympa ton idée de « COUPS DE FOURCHETTE », Bernard.
    Ta recette, elle s’apparente drôlement à celle des beignets de patates ou « crapés » comme on dit dans le 70, mais en plus léger avec la courge.
    Pour ma part, je vais assez souvent pécher des recettes sur un site de gourmands que je recommande : Marmiton.org.
    Chacun peut y aller pour trouver des recettes ou pour y déposer sa recette personnelle.
    On est loin du jardin, mais je vous recommande les fondants au chocolat, placés en tête des recettes les plus consultées de Marmiton.
    Avec ces fondants, vous pouvez boire un vin rouge muté du midi (région des Rivesaltes) le Maury.
    Salut les goulus.

  2. Ça n’a pas l’air très facile à éplucher, ta couge acorn !

    Bon, pour la rubrique coup de forchette, je suis plutôt partante.
    L’idée de prendre des plats en photos est sympa aussi (vous n’avez pas mangé tout froid avec toutes ces pauses photo ?).

    Et à en lire le commentaire de BF 15, on peut ne pas se limiter aux recettes de légumes du potager… à moins que tu ne fasses aussi pousser des cacaoyers ? (je dois dire qu’avec toi, je m’attends à tout).

  3. Oui, rien n’est limitatif, même si ça n’a rien à voir avec le potager. Et puis, les femmes aiment tellement le sucré, si je me mets à parler uniquement de mets salés, je risque, au bout d’un moment, de n’être lu plus que par des mecs, ce qui n’est pas le but recherché. Donc, allons-y pour le chocolat surtout si BF 15 nous conseille en vins (ça, c’est une excellente idée !).

  4. Effectivement, la courge dont je parle n’est pas facile à éplucher. C’est que c’est pas facile toutes ces bêtes acorn !!!

  5. La recette dont nous nous sommes inspirés conseille de faire dégorger la courge rapée avec du sel pendant cinq minutes (comme on peut le faire avec des cornichons ou des concombres qui viennent du jardin) mais on saute cette étape et c’est très bon ainsi. J’ai l’impression que l’eau qui est dans les courges contribue à rendre les galettes moelleuses, donc gardons-là !

  6. Excellente idée, cette rubrique (et le projet de goûter ensuite les choses « en vrai » ne l’est pas moins)… L’idéal serait de confronter toutes les petites nuances perso apportées à la recette proposée.

    Qui cuisine les courges autrement ?
    Sincèrement, des courges y’en a plein mon jardin (enfin… le rayon fruits et légumes de mon supermarché du coin), mais je n’en achète jamais (alors que je trouve ça super joli) parce que je ne sais pas quoi faire avec.
    On peut faire autre chose que des beignets ?
    Qui fait généralement quoi ?

    Pour ma part, la seule recette que je connaisse est une sorte de soupe de citrouille sucrée (avec du lait) qu’on m’avait fait goûter une fois et que j’ai reproduite à 2 ou 3 occasions.

  7. Bon, vu que Joëlle ne se manifeste pas beaucoup, je vais donner la recette du gratin de potimaron que j’ai mangé chez les Dupdup et que j’ai refaite depuis (mes enfants ont autant aimé que moi).
    Pour un bon potimaron, on fait une béchamelle avec 30 g de beurre, 30 g de farine, ½ l de lait, sel, poivre et muscade.
    Vu les réticences de Bernard à faire la béchamelle, il est peut-être bon de rappeler qu’il suffit de faire fondre le beurre dans une casserole à fond épais, d’y jeter ensuite la farine en mélangeant bien puis de verser le lait d’un seul coup en évitant que le fond n’attache. Puis on assaisonne et on continue à remuer quelques minutes à feu doux jusqu’à obtenir la constance… d’une béchamelle.
    On aura fait cuire le potimaron, épluché et coupé en morceaux, dans très peu d’eau (en cocotte minute, ça va plus vite, comme son nom l’indique).
    On écrase le potimaron cuit dans un plat à gratin beurré, on ajoute la béchamelle et du râpé, on mélange. On rajoute du râpé par dessus (on est franc-comtois ou on ne l’est pas) et on met le tout à gratiner à four bien chaud.

    Word a des progrès à faire en cuisine, il ne connaît ni le mot potimaron, ni le mot béchamelle.

  8. Et Anne a de gros progrès à faire en orthographe, elle qui ne sait pas écrire correctement « béchamel’ et « potimarron ». N’est-ce pas Monsieur Word ?

    Quand à la « constance » de sa sauce, voilà un erreur qui ne manque pas de consistance !

    mdr

    Mais un grand merci pour cette recette. Et si on en faisait un vrai article de cette recette, et pas seulement un commentaire ? Ne manque qu’une photo !

  9. Vous le mélangeriez volontiers avec quoi, vous, le potimaron pour le gratin : des patates, des courgettes, du chou fleur, des (petits) marrons… ?

  10. A la maison, on mélange uniquement avec de la béchamel et du fromage râpé mais je pense qu’on peut essayer des tas de trucs et que beaucoup de choses peuvent convenir, y compris peut-être de la charcuterie.

    Dans un autre type de plat, qui ne concerne pas les potirons, quand il me reste des pommes de terre de la veille, je les mets dans un plat, y ajoute n’importe quel type de charcuterie que j’ai sous la main (jambon, bacon, saucisse…), n’importe quel fromage (comté, St Félicien, chèvre, cancoillotte…) ou de la crème, du vin blanc si j’en ai sous la main, je fais gratiner et c’est toujours délicieux. Je crois qu’avec les potirons, c’est la même chose, on peut essayer des tas de trucs, il y en a plein qui doivent marcher !

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