Cuisiner la courge Jack Be Little

Jack Be Little (appelée aussi Mini Jack Be) est l’une des variétés de courges les plus typiques. Elle est facilement reconnaissable à sa petite taille, sa forme aplatie, côtelée et sa belle couleur orangée. D’un point de vue gustatif, elle est, à mon avis, l’une des meilleures de cette immense famille qu’est le monde des courges et des potirons (j’ai déjà cultivé près d’une centaine de variétés, sans compter les variétés décoratives, et je suis loin je pense d’en avoir fait le tour).

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La culture de Jack Be Little est aussi facile que celle des autres courges. Il suffit de semer des graines directement en terre première quinzaine de mai. Chaque pied donne plusieurs dizaines de petits fruits, parfoir une cinquantaine.

Si la pomme d’or, qui lui ressemble un peu, a un goût d’artichaut, Jack Be Little a une saveur qui tire plutôt sur la châtaigne. Il y a certainement plusieurs manières de la cuisiner. En voici une que j’ai trouvée sympa.

Faire cuire les courges entières une dizaine de minutes, sans les éplucher, dans de l’eau bouillante. Prendre ensuite les petites courges et couper le chapeau (comme on le ferait avec une tomate que l’on va farcir). Avec une petite cuiller, évider les pépins et laisser la chair. Remplir la cavité ainsi obtenue d’un mélange de comté, de crème et de lardons (qu’on aura, de préférence, fait revenir légèrement dans une poêle au préalable). On pourrait probablement, sur le même principe, remplacer la garniture par des champignons et de la crème par exemple, ou d’autres choses encore, mais je n’ai jamais essayé … et puis on est en Franche-Comté, donc pas question de se passer de notre célèbre fromage. Mettre les courges dans un plat avec leur chapeau et faire cuire environ 40 mn au four à 220°C. En entrée, quand on a des invités, c’est plutôt assez classe !

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Bon appétit !

19 commentaires pour “Cuisiner la courge Jack Be Little”

  1. Vincent dit :

    Et dans le verre t’as mis quoi ?

  2. Bernard dit :

    Un petit merlot, tout simplement !

  3. Vincent dit :

    On a encore faim après ?

  4. Bernard dit :

    Non, on n’a plus faim après ! Mais on a soif, d’où le petit verre de merlot, évidemment !

  5. Vincent dit :

    Je viens de tester la recette, avec deux-trois modifications :

    Comme je n’avais pas de Comté sous la main, je l’ai remplacé par ce que j’avais de Comtois : un reste de saucisse de Montbéliard (coupée en petits morceaux de la taille des lardons) et un peu de Chardonnay. J’y ai ajouté quelques trompettes de la mort “cueillies” dans mon Monoprix habituel.

    Wahou ! C’était pas que “classe” mais carrément excellent !!!

    (Anne, j’attends ta recette de gratin pour la tester également)

  6. Humeur badine dit :

    Une autre modification d’importance, Vincent, entre ta recette et celle de Bernard, c’est que lui l’offre à ses invités alors que toi sembles ne pas l’avoir partagée (je me trompe ?)

  7. Vincent dit :

    T’as qu’à passer, H.B., il me reste la “peau”, le chapeau et les pépins, si tu veux (je ne suis pas sûr que tu mérites davantage !)

  8. Bernard dit :

    Vincent : et pour accompagner ton plat improvisé, tu avais quoi à la place du merlot ?

  9. Vincent dit :

    Ben… simplement le reste de Chardonnay (mais tu sais, je n’y connais rien en association plat/vin)

  10. Anne dit :

    L’association Chardonnay, Morteau, trompettes et courge me paraît assez idéale…

    Bon, la recette du gratin n’est pas la mienne… mais celle des dupdup (je viens d’essayer d’écrire dupdup avec une majuscule, mais ça ne ressemble à rien).
    Il suffit d’écraser à la fourchette du potiron bien cuit à l’eau (ou à la vapeur), en ayant pris soin de l’égoutter le mieux possible puis d’y ajouter de la béchamel et du râpé, de mélanger et de remettre le tout à gratiner.
    Enfantin.
    Un petit « truc » : je mets beaucoup de noix de muscade râpée dans la béchamel.

    Comme je trouve que le potiron va particulièrement bien avec les champignons, j’accompagne souvent le gratin d’un petit mélange forestier.

  11. Bernard dit :

    Anne, Vincent et moi-même avons omis un truc dans chacune des recettes : c’est toujours meilleur quand on déguste (y compris le petit merlot ou le petit chardonnay) avec des amis.

  12. Bernard dit :

    Petite précision complémentaire : ne pas inviter n’importe quel ami : inviter le gratin, pour la circonstance c’est mieux !

  13. Vincent dit :

    Petite question naïve, mais bon…
    Pour “écraser le potiron avec une fourchette”, vous l’avez j’imagine épluché, mais quand et comment ? Avant de le cuire ? Après ?

  14. Joëlle dit :

    Après avoir épluché le potiron et l’avoir coupé en gros morceaux, on le fait cuire 5-10 minutes à la cocotte minute, dans un ou deux centimètres d’eau seulement. Après, il s’écrase tout seul avec la fourchette. Il paraît qu’on peut laisser la peau des potimarrons mais on n’a jamais essayé, on a peur qu’il y ait plein de petits bouts.
    S’il s’agit de potirons à la chair dense (genre potimarrons), on fait une béchamel plutôt liquide. Par contre, s’il s’agit de potirons aqueux (genre potiron rouge vif d’Etampes), on fait une béchamel plus épaisse.

  15. Vincent dit :

    Eplucher un potiron cru, c’est costaud, non ? Ça ne se fait pas à l’économe j’imagine, vous faites ça comment ? (C’est pas plus simple une fois cuit… et refroidi ?)

  16. Joëlle dit :

    Moi, j’ai pas de problèmes pour éplucher les potirons !!! C’est Bernard qui le fait !!!

  17. Bernard dit :

    Tu sais donc ce qu’il te reste à faire, Vincent : te trouver un mec costaud !!!

  18. Eugène Guillevic dit :

    Je suis trop bonhomme,
    Disait le potiron,
    Ça me grossit.

    (Echos, Gallimard, 1991)

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