Se libérer en s’alignant sur les normes !?!

Dans un article de ce jour, le Monde nous parle des personnes qui changent de prénom, comme la loi le leur permet.
OK.
Je n’ai aucun avis sur ce sujet qui ne m’intéresse pas du tout.
Mais quand je lis dans ce journal la phrase suivante dans la manchette de l’article, je saute au plafond : « Chaque année, jusqu’à neuf mille personnes demandent à changer de prénom, pour se conformer aux codes de leur milieu social ou accompagner une transition de genre. Une démarche libératrice, même si renoncer à son prénom d’enfant n’est pas toujours facile. »
Sur la transition de genre, je comprends.
Mais dire que se conformer aux codes sociaux c’est une démarche libératrice (alors qu’a priori c’est plutôt antinomique), quand même !
Se libérer en s’alignant, fallait inventer le concept. Le Monde l’a fait !
Ainsi va la dérive de la Presse qui n’a plus grand chose à dire sur plein de sujets …

6 réflexions au sujet de “Se libérer en s’alignant sur les normes !?!”

  1. Mais non, ce n’est pas la Presse qui dérive, c’est la société !
    être hors des codes sociaux actuels , c’est pour beaucoup se mettre en marge !
    exemples : les chaussures qui sont actuellement reconnues comme faisant partie nécessaire du dressing , ce sont les baskets blanches d’une marque connue à 150 euros la paire. Voir dans la grande rue le samedi am.
    Si tu ne te plies pas à la règle, c’est que tu es un plouc , hors des codes, donc infréquentable !
    Ainsi vont les choses au 21eme siècle …………..

  2. Le monde… Libération… drôle de rapprochement !
    Dans le cas des godasses il s’agit même d’une aliénation.
    Sur le plan de la simple rhétorique, on se trouve au-dessous de zéro.
    Et puis (sans avoir lu l’article que je n’irai pas chercher), réunir en un seul sac des démarches aussi diverses et complexes relève de la supercherie voire du vide de la pensée.
    Alors je partage votre point de vue en soulignant que vos réactions, et donc la mienne, nous situent dans la catégorie des vieux cons réacs.
    :biggrin:

  3. Se libérer en s’alignant sur les normes !?! Un truc me turlupine depuis qlqes jours. Et pourquoi pas? Comment évaluer les souffrances de la différence ressenties par les personnes qui se sentent partir en vrille? Difficile pour moi de m’exprimer mieux pour le moment, mais dans les années ’60, ’70, l’antipsychiatrie a cru pouvoir libérer les personnes souffrant de troubles mentaux par une mise en valeur de leur spécificité… Echec.

  4. Je pense qu’il est surtout grand temps de s’aligner et s’ancrer sur des bases saines, telles amitié, humour, spiritualité (oui ce n’est pas un gros mot, et ce n’est pas non plus réciter des prières toutes mâchées), art, sport, peu importe, mais l’essentiel est d’être lucide quant à la finitude de notre fameux anthropocène et sa filiation la plus dégueulasse le capitalocène. 2023 est un pivot, ou un début de pivot. Probablement pas sans douleur, mais bon… Est-ce souhaitable de continuer comme ça ?
    Par contre porter des basket blanches…. :sick:

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