Conférences à ne pas manquer !

Notre ami Claude-Roland Marchand, qui intervient régulièrement sur ce blog, va donner une série de trois conférences dans le cadre de l’Université Ouverte de Besançon. Elles auront lieu les trois lundis qui viennent (5, 12 et 19 février) de 17H à 19H dans la salle A21 de la faculté des Lettres. Les thématiques qu’abordera Claude-Roland recoupent l’actualité et des sujets de préoccupation de notre société dans le domaine environnemental. Plusieurs des problématiques qui seront traitées au cours de ces conférences sont d’ailleurs régulièrement abordées sur ce blog. Nul doute donc que le programme vous interessera. Voici donc les sujets de ces trois séances :

Darwin : ses précurseurs, sa théorie, ses détracteurs et ses partisans – Les preuves de l’évolution – Les extinctions d’espèces au cours des temps géologiques – Les extinctions récentes – Les espèces menacées – Les espèces opportunistes, qualifiées parfois de « nuisibles » – Les espèces introduites involontairement : conséquences – Les espèces introduites volontairement : ex. la perche du Nil dans le lac Victoria (impacts, conséquences immédiates et à terme…) – Les O.G.M. (conception, buts, impacts…) – Le réchauffement climatique : impact sur la biodiversité… – Question : « L’espèce humaine va disparaître, bon débarras » ? Quel héritage allons-nous léguer ?…

Dès mardi soir, le lendemain donc de la première conférence, je ferai un petit article et Claude-Roland se fera un plaisir de dialoguer avec nous sur ce blog dans les jours qui suivront la mise en ligne de mon article.

Ce sera une première, j’aimerais pouvoir faire en sorte que les lecteurs de ce blog puissent discuter en ligne avec des conférenciers, des auteurs, des musiciens, … !

12 réflexions au sujet de “Conférences à ne pas manquer !”

  1. Zut, je ne pourrais pas être à la première !!!

    La question des « partisans et détracteurs de la théorie de Darwin », entre autre, m’intéresse tout particulièrement.

    Je ne suis le débat scientifique sur la question que de très loin et serai donc curieux de connaître par exemple les réponses des néo-darwiniens aux arguments (que je trouve plutôt convaincants) des « détracteurs ».

    Je me suis, pour ma part, arrêté à « Darwin, une théorie en crise » de Denton (je cite le titre et l’auteur de mémoire). Je me rappelle entre autre qu’il pointait bien comment la théorie « officielle » est en réalité bien incapable d’expliquer le simple passage du reptile à l’oiseau.

    Je crois que Jay Gould lui a plus ou moins répondu… mais n’en sais en fait guère plus… et suis curieux de savoir où en est aujourd’hui ce débat.

    (Est-ce hors-sujet ?)

  2. Je ne sais pas si Darwin est incapable d’expliquer le passage du reptile à l’oiseau, car ce qui m’intéresse surtout en ce moment, c’est de savoir si les darwinistes peuvent expliquer le passage de la femme à la lionne ! Je pense que non, d’ailleurs, car sinon Roland n’aurait pas manquer l’occasion de nous éclairer de ses commentaires sur ce sujet épineux, lors de mon précédent article.

  3. …les conférences de 17h à 19h…ouais, mais ceux qui bossent (les veinards !?) sont rarement libérés à cette heure ! dommage ! heureusement que leblogadupdup est ouvert non-stop, lui !

  4. En réfléchissant à ce qui est peut-être un peu plus le sujet de la conférence, je me rends compte que le point de vue que l’on porte sur le monde semble avant tout dépendre de la durée dans laquelle on l’envisage.

    A court terme, on peut globalement avoir à peu près confiance. Il y a en gros de grandes probabilités que l’on franchisse sans encombre la prochaine seconde (à moins d’être en train de tomber du 20e étage ou quelque chose du genre).

    A moyen terme, on est déjà moins assurés (et on l’est de moins en moins à mesure qu’on s’informe… et que la population humaine s’accroît sur la planète).

    A long terme en revanche, aucun espoir ! Dans 5 milliards d’années le Soleil va exploser… Et si on parvient à « franchir l’osbtacle » (Hubert Reeves avait cité les scénarios qui sont déjà envisagés), de toutes façons, les lois de l’entropie nous assurent que tout finira de toutes façons un jour ou l’autre dans un joli magma indifférencié.

    En bref, plus on raisonne et plus on désespère.
    Plus on vit dans l’insouciance de l’instant – ici et maintenant – et plus on peut avoir confiance.

    Tout le problème n’est-il pas celui de la limite à laquelle il convient de réfléchir ?
    A trop court terme, on ne fait rien que jouir.
    En plaçant notre horizon trop loin (comme nous incite peut-être trop notre tendance à « rationnaliser »), on ne fait rien non plus que désespérer.

    Où placer le curseur ?
    Et selon quelle valeur : le plaisir, le bonheur, la vérité, l’espoir,… ?

    Une autre façon de formuler la problématique, pour conclure : Quelle dose de vérité sommes-nous tous capables de supporter (individuellement et/ou collectivement) ?

  5. Si l’entropie globale est nécessairement croissante, la nature s’efforce de la minimiser localement, qui sait certain lieux ont eu la malchance de nous voir apparaitre pourquoi serais ce impossible que cela ce poursuive.

    Cependant je pense qu’il ne doit pas être aisé de s’extirper d’une géante rouge… Mais il y a également un certain plaisir dans le cynisme lucide non ?

    Pour reprendre l’image de Vincent, la position du « curseur » peut elle être en équilibre à une distance finie ?, doit elle être en équilibre ?

  6. Les problèmes d’environnement et la survie de la planète sont devenus au coeur de nos préoccupations. Depuis six mois, la presse, et même la grande presse nationale, sort tous les jours quantités d’articles sur ce sujet.

    J’ai remarqué aussi que le courrier des lecteurs de chaque journal traite de plus en plus de ces problèmes.

    Chaque semaine, je lis le courrier des lecteurs de Télérama. La semaine dernière, 4 courriers sur 9 avaient un rapport avec des sujets dont va nous parler Roland dans ses conférences (le climat, la diminution de la biodiversité et la situation en Afrique). Voici ces quatre courriers :

    « Avant, l’hiver empêchait nos voitures de démarrer. Aujourd’hui, l’hiver ne démarre plus, à cause de nos voitures. Ca jette une froid ! » (Yves Dauteuille – Alex)

    « Ouf, je suis soulagé de savoir que filmer une scène de violence (avec son portable ?) relève du délit. En taule, alors, les journalistes de France 2 filmant un participant du Paris-Dakar plongeant son embrayage dégueulasse dans un point d’eau servant, hors événement sportif sponsorisé, à apaiser la soif des nomades et de leurs animaux. » (Pierre Armengaud)

    « Le réchauffement de la planète a aussi du bon. Nous aurons bientôt tous la peau mate. Fini le délit de faciès ». (Jean-Marc)

    « Pollution lumineuse. D’accord, on ne voit plus le ciel, tout à fait d’accord. Et les insectes, surtout les papillons qui sont attirés par les lumières, ça compte pour du beurre ? » (Christiane Salata – Les Roches-de-Condreu)

  7. « Survie de la planète » est un terme impropre car – sauf à cautionner l’hypothèse « Gaïa » – la planète n’est pas un être vivant. Il y a de plus de grandes chances qu’elle « persiste » encore 4 à 5 milliards d’années.

    « Survie de la… vie sur Terre » alors ? Pas de danger là encore, je crois, aucune catastrophe imaginable ne pouvant éradiquer toute forme de vie d’un coup. On peut en effet raisonnablement supposer qu’il y aura toujours dans quelque coin préservé un espèce de bactérie qui subsistera… et pourra même être à l’origine d’une nouvelle épopée planétaire.

    Survie de « l’être humain » alors… et des « autres espèces vivantes dans leur nécessaire diversité ». Ces deux objectifs sont-ils cependant compatibles ? On aimerait le croire, mais tout porte à penser le contraire (l’éternel conflit entre les désirs et la réalité).

    Et si cette incompatibilité provenait justement de la distinction des termes ?
    Je veux dire par là : l’espèce humaine n’est-elle pas en fin de compte en conflit avec les autres espèces parce qu’elle ne parvient pas à se penser autrement qu’en se distinguant d’elles ?
    Ce qui nous tue (collectivement comme… individuellement) c’est à bien y regarder toujours de fichu orgueil !

  8. Je suis extrêmement surprise que personne n’ait encore réagi au documentaire sur les OGM.
    Serait-ce le temps estival de ce dimanche qui aurait distrait tous les bloggeurs ?

    Je trouve que ce documentaire est d’autant plus intéressant qu’il nous montre la procédure suivie pour qu’un OGM soit autorisé ou pas en Europe et en France.
    Et, en même temps qu’on nous montre le système, on nous montre ses failles.
    Bien-sûr, la réalisation est parfois presque racoleuse (un petit côté le poids des mots, le choc des photos en moins spectaculaire, toutefois, que dans le journal auquel je fais allusion).
    Le plus édifiant est, bien entendu, que les géant de l’industrie semencière arrivent à dicter leur loi.
    Par contre, en recherchant des informations concernant la non diffusion par Canal + , j’ai retrouvé des blogs qui donnaient déjà des liens en mai 2006 et qui précisaient que la diffusion avait eu lieu sur canal en 2005.
    Je ne sais pas pourquoi, aujourd’hui, ce documentaire ressurgit accompagné de la mention « Allez vite le voir, car étant interdit, il risque de ne pas rester longtemps accessible ».
    C’est jeter le discrédit sur l’ensemble du travail d’investigation qui ne le mérite pas.
    Mais c’est sans doute ce commentaire d’accompagnement qui fait que j’ai déjà reçu quatre mails me donnant le lien, dont un de la part d’un ami qui ne diffuse absolument jamais de messages de masse.

  9. FOOD – HEALTH – HOPE.
    Telle est la devise de MONSANTO le super-fabricant d’OGM.
    La vidéo est éclairante et aurait mérité une large diffusion sur les chaînes de la télévision publique. Pourquoi cette confidentialité ?
    Deux personnages crèvent l’écran : celui du Luxembourg et le gars de la surveillance des biotechnologies. Tous les deux ont un boeuf sur leur langue (de bois) et laissent faire, laissent voter et laissent autoriser la commercialisation d’un produit en qui ils n’ont aucune confiance. C’est consternant et criminel.
    Petit reproche : Il faudrait que les preuves avancées soient plus précises : les granules dans le pancréas (d’accord on nous montre le microscope électronique !), ou les anomalies rénales, hépatiques ou génitales devront être détaillées (lysosomes, reticulum, mitochondries, membranes, hétérochromatine…. Pour être vraiment crédibles il ne faut pas user d’approximations, surtout lorsqu’on touche à un problème aussi vital.

  10. Il fallait effectivement faire dans le sensationnel (fausse censure) pour que le documentaire soit vu en masse : 100 000 personnes avaient été sur le lien jusqu’à il y a 10 jours, plus 1 450 000 personnes aujourd’hui.

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