Le chevalier de la terre plate

Il y a quelques années, j’avais suivi la polémique incroyable entre Claude Allègre et le Canard Enchaîné à propos du temps que mettent une boule de pétanque et une balle de tennis pour tomber. Claude Allègre s’était complètement ridiculisé au fil des mois et les numéros du Canard de l’époque sont des numéros d’anthologie que j’aurais bien fait de conserver, je suis sûr qu’ils doivent valoir un prix d’or aujourd’hui sur le marché de l’occasion.

L’an passé, il y avait eu un début de discussion sur ce blog à propos de Claude Allègre. La discussion n’était pas allée bien loin, faute sans doute d’arguments sérieux pour défendre la position de notre chercheur en mal de reconnaissance par ses pairs et qui, pour cette même raison sans doute, a une soif inextinguible d’exister médiatiquement.

Pendant quelques temps, j’ai fait des recherches sur internet et je suis tombé sur des tonnes de données à propos de notre lascar. Je me rappelle que toutes les données allaient dans le même sens. J’ai toujours eu envie de faire une synthèse de ce que j’avais lu mais ça me semblait compliqué. Et puis le temps a passé …

Anne et Christophe m’ont envoyé tous deux un document qui visiblement circule beaucoup aujourd’hui. Il s’agit d’un texte de Jade Lindgaard. Ce texte est long mais il est édifiant.

CLAUDE ALLEGRE, UN SI BRILLANT CHERCHEUR

Par Jade Lindgaard
Source : Mediapart.fr

Frissons d’inquiétude sur les pentes de la montagne Sainte-Geneviève où voisinent Normale Sup, le Collège de France, sociétés savantes, et laboratoires : on annonce le retour d’«Ivan le terrible», Claude Allègre.

Coups de fil stupéfaits, déjeuners mouvementés, regards incrédules, soupirs abattus… L’éventuelle entrée dans le gouvernement Fillon de l’ancien ministre de Lionel Jospin suscite l’exaspération et les craintes d’un milieu déjà malmené par la disette budgétaire et les restructurations en cours. Car le cas Allègre dépasse les désaccords sur la politique de recherche. Il pose aux scientifiques un problème particulier : que faire de cette personnalité ayant bâti sa carrière politique sur une renommée de savant aujourd’hui contestée?

La controverse de la boule de pétanque et de la balle de tennis

C’est devenu un jeu chez les esprits les plus pointilleux : repérer les erreurs qui parsèment les livres publiés par Claude Allègre. D’une discipline à l’autre, chacun a son favori. Pour Joël Martin, physicien du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) aujourd’hui à la retraite, c’est Un peu de science pour tout le monde (2003, 60 000 exemplaires vendus). Il a consigné les méprises les plus flagrantes dans une lettre envoyée à l’auteur et à son éditeur, Fayard. Missive restée sans réponse. Il y a la mauvaise définition du joule, unité de mesure énergétique, pourtant enseignée au lycée ; le mauvais calcul de l’Unité Astronomique qui confond une distance traversée par la lumière en huit minutes et une parcourue en…3, 26 années. Cette erreur a valu à Claude Allègre le «gluon d’honneur» de Scintillations, le journal de l’institut de recherche sur les lois fondamentales de l’univers.

La liste continue avec une vision approximative de l’atome ; une mauvaise interprétation astronomique: «la lune tourne autour de la Terre parce que cette dernière exerce sur elle une force d’attraction de type gravitationnel», alors que c’est parce qu’elle tourne autour de la Terre que la lune ne tombe pas sur elle malgré l’attraction gravitationnelle. On note encore une définition erronée de la lumière «constituée de sept couleurs fondamentales» alors qu’elle est faite en réalité d’un dégradé de couleurs du violet au rouge. Enumération non exhaustive.

Mais surtout se joue dans cet ouvrage un nouvel épisode de la controverse de la balle de tennis et de la boule de pétanque qui va opposer quatre ans durant Claude Allègre au Canard enchaîné. Elle débute en 1999, sur un plateau de TF1, quand celui qui est alors ministre de l’Education nationale déclare : «Vous prenez un élève, vous lui demandez : vous prenez une boule de pétanque et une balle de tennis, vous les lâchez, laquelle arrive la première ? L’élève va vous dire : la boule de pétanque. Eh bien non, elles arrivent ensemble». La semaine suivante, l’hebdo satirique corrige le membre de l’Académie des sciences : le principe énoncé n’est valable que dans le vide total. Dans l’air, «environnement le plus fréquent pour un ustensile sportif», la boule de pétanque touche terre la première.

Surprise, l’échange ne s’arrête pas là. Une autre lettre du ministre s’attire un nouveau démenti de l’hebdomadaire, lui-même suivi en 2003 d’une nouvelle justification par Claude Allègre dans son livre qui relance la discussion sur l’exemple, cette fois-ci, d’une boule de papier et d’un objet lourd. Dans un fax envoyé au Canard enchaîné, le prix Nobel de physique Georges Charpak confirme l’exactitude des propos du journal. Cinq ans après la parution du livre, et près de neuf ans après la sortie du ministre, on trouve encore en 2008 des sites internet qui calculent la différence de vitesse de chute entre la boule de pétanque et la balle de tennis. Pour Joël Martin, «prise une à une, ces fautes passeraient inaperçues. Mais ce qui est remarquable, c’est la densité d’erreurs par ouvrage, et le refus de les corriger».

Raymond Pierrehumbert, professeur de géosciences à l’université de Chicago, a corrigé sur le site real climate un autre bestseller de Claude Allègre, Ma vérité sur la planète (2007, 90 000 exemplaires vendus) dans un article cruellement moqueur : « Les chevaliers de la terre plate ». Il y relève lui aussi des erreurs de base : confondre l’imprévisibilité de la météorologie avec la détermination de l’évolution du climat («J’ai peine à croire que l’on puisse prédire avec précision le temps qu’il fera dans un siècle alors qu’on ne peut pas prévoir celui qu’il fera dans une semaine», écrit l’ancien ministre) ; manifester une ignorance patente des méthodes de calcul du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), prix Nobel de la Paix 2007 ; affirmer que la disparition des glaciers du Kilimandjaro est due à un soulèvement tectonique et non au changement climatique ; contester le rôle du CO2 sur le climat en ignorant un siècle de physique des gaz. «Avec sa litanie d’erreurs, d’idées fausses et de déformations de la réalité, il a renoncé à toute prétention d’être considéré sérieusement en tant que scientifique lorsqu’il parle du changement climatique », conclut le chercheur.

Son Dictionnaire amoureux de la science (2005) recèle lui aussi de gros impairs, touchant à des points fondamentaux de la philosophie et de l’histoire des sciences : notion de relativité grossièrement réduite à «tout est relatif» ; erreurs biographiques sur Albert Einstein ; explication inexacte du principe d’indétermination en mécanique quantique ; à propos d’Heidegger, reprise d’une idée reçue selon laquelle il aurait dit «la science ne pense pas» ; mauvaise explication de l’accident de la navette américaine Challenger. Là encore, la liste pourrait se poursuivre.

C’est un dur métier que d’éditer les manuscrits de Claude Allègre. Une correctrice, exigeant l’anonymat et refusant que soit cité l’ouvrage dont elle eut le brouillon entre les mains par crainte de représailles professionnelles, indique certaines des erreurs signalées à Claude Allègre, qui en refusa la correction. Elle souffle aussi avoir dû masculiniser ses commentaires écrits afin de passer pour un homme, pour gagner l’estime d’un auteur goûtant peu d’être corrigé par les femmes.

Sollicité à plusieurs reprises par Mediapart, Claude Allègre n’a pas souhaité répondre à nos questions.

Expérimentateur remarquable

Autant d’erreurs et d’approximations ont fini par jeter le doute. Que vaut le chercheur Allègre ? Raoul Madariaga, ancien directeur du laboratoire de sismologie de l’Institut de physique du globe (IPG) qu’a dirigé Claude Allègre, qui s’y rend toujours chaque semaine à 71 ans, souligne l’importance de ses découvertes : «Allègre a été un expérimentateur remarquable. Géochimiste, il a développé des techniques qui permettent de mesurer des éléments difficiles à détecter car apparaissant en quantité infinitésimale. Cela a permis de dater l’histoire des roches, de distinguer les pierres volcaniques des météorites. C’est ce qu’on appelle la géochimie isotopique. C’est pour cela qu’il a obtenu le prix Crafoord.» En 1986, le Français reçoit avec son concurrent américain Gerald Waserburg, du California Institute of Technology, ce prix financièrement très bien doté (environ 140 000 euros), créé par l’Académie royale suédoise pour récompenser les domaines scientifiques non couverts par les prix Nobel. Selon son ancien collaborateur, aujourd’hui, «cela fait longtemps que Claude Allègre n’a plus d’activité de chercheur. Dès le début des années 1990, il a fait beaucoup de politique scientifique, formé des étudiants mais a cessé de conduire ses travaux de mesure qui nécessitent un travail quotidien pendant des mois». A la fin des années 1980, alors que s’estompe la période la plus créative de ses recherches, Claude Allègre entame une carrière politique et devient conseiller spécial de Lionel Jospin au ministère de l’Education. «A partir du moment où il est entré au Parti socialiste, il a toujours aidé au développement de l’IPG», ajoute Raoul Manariaga. En 1990, l’Institut obtient le statut de grand établissement, qui lui permet de négocier son budget directement avec le ministère, comme une université, et contrairement aux laboratoires de taille comparable à l’IPG. Les mauvaises langues remarquent que, pour asseoir le prestige de l’Institut, Claude Allègre a choisi une stratégie de développement contradictoire avec les grands principes qu’il prône par ailleurs, plaçant l’université au cœur du système de recherche.

« Ce n’est qu’un modèle, ça va passer de mode »

En 1994, se crée un comité anti-amiante à l’université de Jussieu, après l’apparition des premiers cas de maladie professionnelle sur le campus. Un diagnostic conduit sur les bâtiments de l’université recommande la prise de mesures d’urgence. Par ailleurs, un rapport de l’Inserm évalue le nombre général de décès par cancer dû à l’amiante en 1996 à un minimum de 1950, ce nombre étant appelé à croître dans les années futures. Claude Allègre, alors ancien directeur de l’Institut de physique du Globe, l’un des trois établissements du site, entame une campagne contre le désamiantage de Jussieu, au nom du risque minime que représente réellement l’état du bâtiment.

A propos de Jussieu, la position de Claude Allègre se fonde sur le refus de «la philosophie du risque». «Une société qui n’assume pas les risques est une société vouée à la mort car seule la mort est sans risque», écrit-il en 1996 dans Le Point. Pour illustrer son point de vue, il compare Jussieu aux plages du Nord, qui n’exposent, dit-il, pas plus les vacanciers à la silicose que les étudiants et enseignants parisiens aux pathologies de l’amiante. «C’est une erreur scientifique majeure ! conteste Michel Parigot, chargé de recherche en mathématique à Paris 7, et fondateur du comité anti amiante. La silicose se compare à l’asbestose, grave affection des poumons causée par l’inhalation d’amiante à haute dose, qui est donc liée à la quantité de poussières dans l’environnement. Ce n’est pas du tout la situation de Jussieu, où existent des risques de cancer, et non d’asbestose, qui sont eux indépendants de la quantité d’amiante dans l’air».

En 1998, le professeur Claude Got rend un rapport au ministre de la Santé, Bernard Kouchner, indiquant qu’à Jussieu, le niveau d’exposition à l’amiante, bien qu’inférieur à 5 fibres par litre, «impose aux yeux des experts un enlèvement rapide et complet». Pourtant l’ancien ministre écrit toujours en 2007 dans Ma vérité sur la planète que l’amiante à faible dose ne présente pas de danger avéré. En d’autres occasions, Claude Allègre semble manifester une méfiance vis-à-vis de la théorie et de l’abstraction qui jure avec la culture scientifique. Il s’en prend aux mathématiques (La Défaite de Platon, 1995) : « Va-t-on continuer à recourir aux mathématiques pour calculer? (…) L’ordinateur va nous conduire à considérer les mathématiques comme un auxiliaire de la science » et »Les mathématiques ne constituent pas à proprement parler une science ». Le mathématicien Michel Broué (président de la société des amis de Mediapart) se souvient, à cette époque, «d’un débat auquel nous avions tous les deux participé à propos des mathématiques, au palais de la Découverte : il y avait défendu une conception plus que rudimentaire du matérialisme, à côté de laquelle le Lénine du Matérialisme et Empiriocriticisme apparaît comme un modèle de nuance et de finesse. Au point qu’il avait fini par dire que,  » Oui, bien sûr, il l’avait touché, le champ électromagnétique » ».

L’auteur d’un livre traitant de physique quantique – qui préfère garder l’anonymat – se souvient avoir croisé Claude Allègre lors de la remise d’un prix et s’être entendu adresser : «Ce n’est qu’un modèle, ça va passer de mode.» Lors d’un déplacement pour inaugurer la machine franco-italienne Virgo, destinée à mesurer les ondes de gravitation prévues par la théorie de la relativité générale, qu’aucun physicien ne met en doute, le ministre lâche aux chercheurs qui l’accompagnent : «Tout ça, ce sont des conneries de théoricien.»

Pour Michel Broué, «Claude Allègre est pour moi doublement a-scientifique : d’abord parce qu’il méprise la théorie, parce qu’il est totalement rétif à la dialectique du concret et de l’abstrait. Ensuite parce que, en tout cas dans la manière dont il pratique la politique, il a tendance à adapter les faits à ses besoins, la réalité à son baratin, ce qui a peu de choses à voir, je dois dire, avec la méthode scientifique.»

« Négationnisme écologique »

Claude Allègre abuse-t-il de son autorité scientifique ? Les propos qu’il a tenus en diverses occasions, contestant le rôle de l’activité humaine dans le changement climatique, lui ont valu de sévères réprimandes de la communauté scientifique. Pour Pierre Joliot, professeur honoraire au Collège de France, membre de l’Académie des sciences, et petit-fils de Pierre et Marie Curie : «Comme Claude Allègre, je considère que la contestation des dogmes dominants est souvent à l’origine des progrès de la science. Cependant, si le scientifique à l’intérieur de son laboratoire doit être laissé libre de contester les dogmes qui dominent sa discipline, il doit impérativement s’exprimer de manière responsable et mesurée devant les médias et devant les politiques. La défense de thèses apparemment révolutionnaires est une manière trop facile de conforter sa popularité. L’attitude de Claude Allègre vis-à-vis du changement climatique me paraît de ce point de vue inadmissible. Toute justification tendant à démobiliser les gouvernements, dont les efforts dans ce domaine sont encore très insuffisants, pourrait avoir des conséquences dramatiques pour l’avenir de l’humanité.»

Edouard Brézin, physicien, ancien président de l’Académie des sciences, estime pour sa part que Claude Allègre « est capable d’écraser ses contradicteurs sous un argument d’autorité fondé sur son prestige scientifique. Il utilise même des arguments surprenants de la part d’un scientifique. Par exemple, dans ses prises de position sur le changement climatique, il dit : « Je ne crois pas aux modèles. » Ce n’est pas un argument scientifique ! Il s’exprime d’ailleurs souvent sur des sujets sur lesquels il n’a jamais travaillé. C’est son droit de citoyen, mais utiliser son prestige pour s’exprimer, comme s’il relevait de sa compétence, sur un domaine qui n’est pas le sien, n’est pas une bonne pratique. Sa célébrité ouvre un large écho à ses propos dans les médias. La science française n’en sort pas toujours grandie. »

Encore plus sévère, Pierre-Henri Gouyon, directeur du laboratoire UPS- CNRS d’Ecologie, Systématique et Evolution, voit dans les prises de position de l’ancien ministre un manque de fair-play : «Cela fait des dizaines d’années que les chercheurs qui travaillent sur le climat supposent que l’activité humaine est responsable du changement climatique. Mais ils ont attendu patiemment d’en avoir la preuve (rapport du GIEC) avant de le dire. C’est remarquable. Il est inadmissible qu’Allègre remette tout cela en doute pour vendre un livre. Je suis horrifié. C’est du négationnisme écologique : que la même personne nie en bloc les problèmes posés par l’amiante à Jussieu, l’action humaine sur le réchauffement climatique et les problèmes que posent les OGM, ça finit par faire beaucoup. Il est aveuglé par son idéologie. Le danger qui guette tout scientifique, c’est de ne pas accepter qu’on lui dise qu’on n’est pas d’accord avec lui.»

Bien au-delà du cas Allègre, c’est la confusion créée dans le débat public qui inquiète Hervé Le Treut, directeur du laboratoire de météorologie dynamique de l’Ecole normale supérieure, membre de l’Académie des sciences et expert du GIEC : «Il y a deux écueils importants : sortir le débat scientifique de là où il doit être argumenté et contre-argumenté en détail, et transformer le nécessaire débat contradictoire scientifique en controverse médiatique. C’est toute la difficulté de vulgariser les savoirs. L’enjeu est d’éviter au maximum les débats inutiles et les polémiques qui compliquent l’expression publique d’un débat pas facile à transmettre. Ce qui m’ennuie le plus, ce n’est pas tant qu’Allègre se prononce sur des sujets en dehors de son domaine scientifique, c’est la place que cela a pris.»

Populisme institutionnel

Pour Bernard Legras, directeur de recherche au laboratoire de météorologie dynamique de l’Ecole normale supérieure, «il n’y a rien de plus dangereux qu’un scientifique reconnu dans son domaine qui se croit devenu omniscient, qui se prend pour un Galilée des temps modernes. Tout le monde a le droit d’avoir une opinion mais un scientifique qui s’exprime comme scientifique sur un sujet scientifique ne peut pas s’exprimer sur des sujets auxquels il ne comprend rien. Ce serait une imposture et un abus d’autorité. Le risque, avec Claude Allègre quand il pose au grand chercheur incompris, c’est que des gens qui n’ont pas de formation scientifique croient à ses inepties».

Le livre que Claude Allègre s’apprêtait à publier chez Fayard ce printemps 2008, mais dont il a suspendu la parution en attendant d’en savoir plus sur son sort gouvernemental, devait s’intituler : Journal d’un anti-Panurge. Au-delà de l’erreur qui se hisse cette fois-ci dans le titre même de l’ouvrage, avec cette confusion étrange entre le berger de Rabelais et ses moutons, l’expression éclaire d’un jour révélateur le parcours du scientifique : à la fois au cœur du pouvoir (ancien ministre de la gauche il a tout de même trouvé sa place dans les cercles sarkozystes), membre de prestigieuses institutions (académies des sciences française et américaine), auteur de bestsellers, mais pourfendant les dogmes dominants. A la fois dedans et dehors. Une carrière institutionnelle parvenue au sommet, et un discours médiatique d’outsider. Ce positionnement paradoxal dessine les contours d’une forme de populisme institutionnel.

Jade Lindgaard

Source : Mediapart.fr

133 réflexions au sujet de “Le chevalier de la terre plate”

  1. Tu as raison Robert, Emmanuelle Haim est bien plus intéressante que notre allègre de service. Cela dit, tout comme lui, elle en fait parfois un peu trop dans le genre démonstratif. Mais elle joue si bien qu’on lui pardonne tout … Je ne la connais que dans le répertoire baroque (notamment dans le baroque français). Probablement que le genre démonstratif lui irait bien aussi du côté de la musique du 19ème, genre Liszt. Mais on ne peut pas dire qu’il y ait beaucoup de clavecin dans ce siècle-là…
    Purcell … décidément, il faudra que j’en parle un jour. Je suis impressionné (je l’ai déjà dit sur ce blog) par la maturité des compositeurs qui sont morts jeunes … comme s’il y avait, inconsciemment, un pressentiment de la mort. Dans les morts à 35 ans ou moins, il n’y a pas que Purcell. Il y a évidemment Mozart mais aussi Schubert (31 ans), Pergolesi (26 ans) et le grand Otis Redding (26 ans également).

  2. Je pense que les prises de positions intempestives et à contre-courant de Claude Allègre sont le moyen de le faire exister.
    Sans elles, qui parlerait encore de lui ?
    Si son but est d’être médiatisé, alors il y réussit très bien ainsi.
    De toute façon, cela correspond tout à fait à l’époque à laquelle nous vivons.
    De nos jours, on attache plus d’importance aux apparences qu’aux vérités profondes, et c’est bien dommage.

  3. Tout à fait d’accord avec vous mes amis, mais encore une fois : qu’avons-nous donc à faire avec ces pitoyables clowns ?

    J’aime l’évidente folie musicale d’Emmanuelle Haim. Il n’y a pas beaucoup de femmes chef d’orchestre, lui reprochera-t-on en plus d’être très belle ?
    Mais sa personne m’intéressait moins dans l’enregistrement référencé ci-dessus que les prestations des deux chanteuses et de l’orchestre.

    Je suis, je crois, en train de quitter la politique-spectacle pour la musique…

  4. Moi aussi Robert, je quitte aussi ce monde-là progressivement …
    Je me débarrasse juste de ce qui m’encombre … Je m’exhume lentement de cette gangue de boue qui me recouvre, qui recouvre la plupart d’entre nous.
    Je suis en train d’écouter un concerto pour violoncelle de Vivaldi. Wouah …. !
    J’aime la phrase d’Oetincelleo sur les vérités profondes.

  5. C’est vrai on ne parle pas de lui et il prendra sa place bien tranquillement au gouvernement comme tous les clowns . :angry:

  6. Bonsoir,
    Pauvre  » mammouth  » !
    Il en prend plein les…défenses .
    Je vais quand-même tenter de le défendre (sur un point de détail où la polémique ne semble pas justifiée) :

    une mauvaise interprétation astronomique: «la lune tourne autour de la Terre parce que cette dernière exerce sur elle une force d’attraction de type gravitationnel»

    C’est tout-à-fait vrai dans l’absolu !
    (Peut-être faudrait-il revoir la question qui avait provoqué cette affirmation)
    Si la chêvre cabriolante de Monsieur Seguin n’était pas attirée (ou retenue) par sa laisse autour de son piquet, elle serait déjà loin et peut-être même dans la gueule du loup .
    Alors, si la lune n’était pas attirée avec autorité par la terre, elle aussi, serait déjà loin, loin de ces terriens terre-à-terre, grincheux et irrationnels …
    Je n’ai, certes, rien prouvé, c’est juste pour participer car :
    <> …allègrement
    Amicalement :
    J.L.R.

  7. Bonsoir Bernard,
    Ton blog, i’ déblogue !
    Il ne voulait pas accepter mon message (ci dessus)
    je me suis un peu fâché alors, il a consenti mais
    il m’a censuré la citation et n’a retenu que les <>
    Ou peut être n’est-il pas d’accord avec P. de Coubertin
    <>
    Sans rancune
    Mais…
    Je n’arrive pas non plus à intégrer une émoticone à mon texte
    Grrr !
    J.L.R.

  8. J’ai vraiment quelque difficulté à imaginer cet ectoplasme, en chèvre attachée au poteau élyséen. Si le lien se rompait, le zombie pourrait se perdre dans les espaces infinis sans que cela ne provoque en moi d’autre émotion que l’envie de ne plus en entendre jamais parler.
    Tiens, c’est comme l’autre là qui a accepté du poteau une mission à Cuba.
    Du vent, du vent, du vent…
    Alors que cela dure depuis bientôt deux ans, peut-on, sans affliction, se distraire encore à ce spectacle répétitif de grand guignol ?
    La semaine vénitienne aura été salutaire. Je vais continuer à espérer la prochaine chute du poteau, tout en cultivant mon jardin végétal et musical.

    « Adieu, veau, vache, cochon, couvée… », adieu chèvre, adieu poteau…
    Le printemps approche. Bonjour la vie !

  9. Adieu donc monde du spectacle, bienvenue dans un monde alternatif, celui de l’alchimie…
    Leçon n°1 – Dans quelques litres d’eau bouillante, faire cuire les poireaux et haricots qui dorment depuis trop longtemps dans le conlégiateur (comme disait je ne sais plus lequel de mes enfants). Rafraîchissez avec quelques carottes de la cave, un quart de potiron tristar bleu. Épaississez à l’aide du stoemp au choux de Bruxelles d’hier. N’oubliez pas dans le frigo les chicons plus trop présentables. Regardez dans la pelouse si il n’y pousse pas déjà de petites gourmandises, pissenlits, cœurs de berces, feuilles d’alliaires. (Là, je rêve, il n’y a encore rien.) Tiens, et si on ajoutait un petite poire bien blette?
    Assaisonnez à votre convenance. En guise de formule magique, un petit Purcell me semble parfait (l’anniversaire de la queen Mary?) Mais moins grandiloquent, c’est bon aussi.
    J’ai l’impression qu’il est grand temps pour tous de revoir un peu de ciel bleu, Non?
    http://www.youtube.com/watch?v=IgPxPMiGBsg

  10. Chet Baker était un bel artiste , et cette gueule !!!
    De nos jours, on attache plus d’importance aux apparences qu’a la qualité d’un artiste à l’émotion qu’il peut dégager avec sa voix , son instrument à la main , maintenant il faut une belle gueule . Regardez Calvin Russell ce mec à au visage si dur mais aux yeux si doux , on ne le voit jamais dans les bling bling télévisés , toujours les mêmes conneries , chanteurs kleenex au visage lisse et torse soigneusement rasé politiquement correct , des machines à pognon pour des boîtes de production , on veut du Brut du vrai artiste qui n’a pas besoin de frou-frou pour nous emmener au septième ciel .
    http://www.youtube.com/watch?v=5yngIMszdK8&feature=related
    Regardez ce sourire
    http://www.youtube.com/watch?v=kGgsHyzcxW4&feature=related

  11. Christophe, la première fois que j’ai lu le nom d’Allègre, moi qui n’ai plus aucun contact avec la « politique-publique », celle diffusée par les grands médias, c’était dans la revue Casseurs de Pub, il était en tête du hit parade des éco-tartufes! Cocasse, non?

  12. Jean-Louis, si tu n’arrives pas à placer d’émoticone, c’est parce que tu as sans doute tenté d’utiliser un émoticone femelle. ça marche uniquement avec les émoticones mâles et pas du tout avec les émoti-connes !

  13. Merci Luc de Belgique pour la vidéo de Chet Baker. Elle est très émouvante. Chet Baker me semble vieilli prématurément. Sur la vidéo, il n’a que 57 ans mais en paraît beaucoup plus. L’héroïne l’a bien abimé. Deux ans après ce concert,il terminera sa vie en se jetant par la fenêtre après une consommation excessive d’héroïne et de cocaïne.

  14. Oui, Barjaval avait bien montré que derrière le mouvement hippie, celui de l’amour et des fleurs, se cachait un autre univers mortuaire, celui de la drogue et de la descente périlleuse dans un monde infernal.

  15. Robert, tu me fais rire! Mais attention aux obsessions…
    Tant que nous sommes dans la musique, j’entends dans le jardin les pinsons s’essayer au chant. C’est la première fois cette année, et dans ma vie, c’est presque la cinquantième fois que ça me donne de la chaire de poule. C’est presqu’aussi fort que le retour des hirondelles. Est-ce que les pinsons chantent aussi en Haute Saône, en Bretagne, dans la Drôme, dans les Pyrénées…?

  16. Oui cocasse est Allègre, mais cocasse est gentil pour de un tel énergumène !
    Ce cocasse nous les casse et nous les fracasse, vivement qu’on l’escagasse.
    Je suis moi aussi plutôt à distance des médias en ayant renoncé à la télévision depuis un certain nombre d’années (6-7 ?). J’y perd évidemment de bien belles choses, mais un boulimique culturel comme moi ne sait pas gérer l’étrange lucarne comme la nommait Prévert je crois, le bronzeur par je ne sais plus qui.
    J’ai entendu mon premier pinson chanter aujourd’hui en allant sur mon affouage et le passage des cigognes blanches est marqué.
    A noter une singularité pour aujourd’hui : dans un groupe de cigognes qui a migré vers l’Espagne à l’automne se trouvait un pélican blanc. Il a été noté par de nombreux observateurs au cours de son périple et effectue le même voyage, avec la même compagnie. Il a dormi en Dombes hier et passera probablement par la Franche-Comté aujourd’hui. Et il y a de fortes chances que je le rate car je retourne au bois !
    Et ces derniers jours, étant placé sur un axe migratoire assez important en Franche-Comté, c’est un festival à la mangeoire. Pas loin de 200 oiseaux avec de nombreux chardonnerets (30), grosbecs (15), tarins (20) et pinsons du nord (10), tout ce beau monde en plumage presque nuptial et avec cette belle lumière pénétrante du printemps (27° sur la fenêtre au sud et pas à l’abri : on n’est pas des météorologues !).
    Avec tout ça et Nathalie Dessay il y de quoi se sentir plus allègre que jamais !
    Euh, cocasse cet adjectif !

  17. Je me suis baladé tout l’après-midi avec Joëlle et Anne. Pas un seul pinson chanteur. Par contre, nous avons eu droit à un festival de pic noir et de pic mar, le pic noir faisant le chant peu commun qui est émis lorsque le couple est près du nid, le pic mar faisant son chant très typique de cochon égorgé. Après ça, difficile de retourner pour aujourd’hui du côté de Allègre.

  18. Pour revenir au Pinson des arbres , il chante ici depuis quelques semaines déjà .
    L’année dernière j’ai eu un petit problème de voisinage et ce Pinson en était la cause !!! Le voisin est venu me voir car « mon » Pinson perché sur « Mon » arbre chantait trop tôt le matin et réveillait ce pauvre bougre … :whistle:
    Alors quoi faire , Bâillonner l’oiseau , bof , pas facile , j’ai pensé aussi à la castration ( de l’oiseau ) pour qu’il ne s’intéresse plus aux demoiselles , encore faut-il l’attraper !! Couper l’arbre , certainement pas il me donne de trop belles prunes … Et ce voisin qui ne supporte pas les bruits de la nature !!! Alors quoi faire ?
    La réponse viendra d’un dénommé Dupdup qui me laissa ce commentaire sur le blog :

    « Le pinson me réveillait aussi tous les matins. Alors j’ai décidé de me venger. Je me suis levé tous les jours à 4h, j’ai chanté à tue-tête en me mettant à la fenêtre. Et les pinsons, réveillés à leur tour, ont fini par déménagé … C’est un truc facile à faire, mais c’est un peu crevant et ça n’aide pas forcément au niveau des relations avec les voisins. »

    Je l’ai fait , le Pinson chante toujours et le voisin qui me prend pour un fou ne me parle plus … Comme c’est beau le calme de la campagne !!! :tongue:

  19. Chaque action engendre ce qu’il est convenu d’appeler « des dommages collatéraux ». Mais il y a aussi le pendant plus positif que l’on appelle « les bénéfices secondaires ».
    Ainsi, au vu des résultats de cette élection européenne et le score des écolos, les analystes s’accordent à dire que la nomination de Claude Allègre au gouvernement ne peut plus être à l’ordre du jour. C’est ce que j’appelle un bénéfice secondaire.

  20. Si il faut ça pour ça… Enfin bon c’est toujours bon à prendre, je ne vais pas me plaindre.

  21. Beaucoup critiquent ce matin la composition du nouveau gouvernement.
    Il y a au moins une chose positive : le chevalier de la terre plate ne fait pas partie des nominations. C’est toujours ça de pris !
    Cela dit, on lui donnerait « un lot de consolation » dans les jours prochains, je n’en serais pas surpris.

  22. Notre cher Claude, qui a la hargne au ventre de ne pas avoir été nommé au gouvernement de Sarko, continue de distiller dans la presse sa rancoeur et sa haine. Tel ce « Nicolas Hulot est un imbécile, vous pouvez l’écrire » dans les colonnes de Nice-Matin. Il raille le réchauffement climatique qui n’est pour lui « qu’une vaste plaisanterie » dont les promoteurs apportent « des réponses simplistes à un système complexe et prétendent prédire le climat dans cent ans, alors qu’on a du mal à obtenir une météo fiable à plus de trois jours ».

    La réponse de Nicolas Hulot dans Libé ne s’est pas faite attendre : « La succession d’injures que, depuis des années, je prends de Claude Allègre, m’oblige à un moment à dire que, comme le disait Saint-Exupéry, il y a des gens qui ne peuvent vivre qu’avec leurs ulcères. ».
    Et certains experts scientifiques de rappeler que « Claude Allègre n’a jamais effectué de travaux scientifiques sur l’influence de l’homme sur le climat, disent-ils. Les injures ne sauraient se substituer aux faits scientifiques faisant l’objet d’un consensus international ».

    Je crois que notre cher chevalier devrait définitivement prendre sa retraite. Cela dit, le rôle de bouffon lui sied bien. Il en faut un sous chaque régime, non ?

  23. Est-ce que la situation n’exigerait pas autre chose que des insultes réciproques ?
    Malheureusement, l’expression « ça ne vole pas haut » a encore de beaux jours devant elle !

  24. Oh, je ne pense pas que les insultes soient réciproques. La réponse de Hulot, qui s’est fait traité d’imbécile (ça, c’est une insulte) vole quand même un peu plus haut. D’autant plus que ça fait plusieurs années que Nicolas Hulot se fait insulter.

  25. J’avais généralisé …
    Allègre – Hulot
    Sarkozy – Villepin
    et TOUS les autres !

  26. En écrivant « Comment peut-on prétendre le temps qu’il fera dans un siècle alors que l’on se trompe pour le temps de la semaine prochaine », Claude Allègre fait encore une fois une confusion entre climatologie et météorologie. Trop fort ce scientifique ! :lol:

  27. Je pense que ce sont les médias qui font le jeu de Claude Allègre, ils ont besoin de polémique pour exister, lui aussi et ça tombe bien.

  28. Oui, et le réchauffement climatique inquiète tellement que cela en fait un excellent sujet de vente.
    Vivement le film de Coline Serreau !

  29. Entre la mauvaise foi (pour ne pas dire la malhonnêteté intellectuelle) des climato-sceptique et les approximations (pour ne pas dire le manque de rigueur) des scientifiques, rien d’étonnant à ce que les citoyens soient déboussolés.

  30. Exemple de malhonnêteté intellectuelle. Allègre dit, partout où il passe (et notamment aux chefs d’entreprise qui ont envie d’entendre qu’ils peuvent continuer leur activité comme avant) que la fonte des glaces n’aura pas d’effet sur la montée des eaux et il prend l’exemple du glaçon qui fond dans un verre. Sauf que l’essentiel des glaces de la planète n’est pas situé en mer mais sur terre. Il se sert donc d’un fait scientifiquement vrai (le glaçon) pour donner du poids à son discours alors qu’il occulte le principal. Ce type-là est un vrai malhonnête.

  31. Pour être plus précis, la fonte de la banquise arctique ne fera pas monter le niveau des eaux mais la fonte des glaciers groenlandais ou de l’Antartique, entre autres, fera monter le niveau des eaux.

  32. Dans le cas cité par Bernard (la montée des eaux ou non, due à la fonte des glaces), cela me semble impossible que Bernard Allègre ne soit pas conscient de l’erreur qu’il énonce.

  33. Euh, « Claude » Allègre, pas « Bernard » … :angry:
    Ne mélange pas les torchons avec les serviettes, s’il te plait ! :tongue:

  34. Dans les deux liens du Monde que propose Bernard, on lit :
    – n°1 : La réduction des glaces de l’Antarctique n’est pas due à une fonte mais au glissement des glaciers dans la mer. Elle est très perceptible. Grâce aux données satellitaires, les travaux d’Isabella Velicogna (université de Californie à Irvine, JPL) ont montré qu’entre 2002 et 2006, l’Antarctique a perdu, en moyenne, 104 milliards de tonnes (Gt) de glace par an. Entre 2006 et 2009, ce taux est passé à 246 Gt par an. Les pertes de glaces du Groenland et de l’Antarctique sont l’une des principales causes de l’augmentation du niveau marin.
    – n°2 : les glaces de mer arctiques se réduisent en été comme peau de chagrin : plus de 5 millions de km2 disparus en trente ans ; le Groenland fond bien plus vite que prévu ;

    Il y a un truc que je ne comprends pas : « pertes de glaces » veut-il dire « fonte » oui ou non?
    Dans le premier article, il semble que ces pertes aient pour conséquence l’augmentation du niveau de la mer, mais en même temps on dit que c’est le »glissement » des glaciers dans la mer et non leur fonte qui augmente le niveau.
    Dans le deuxième, on parle bien de fonte.
    Alors?

  35. Allègre ment Allègrement !!
    Donc si je mets un glaçon dans mon pastis , il faut que j’ajoute moins d’eau que sans glaçon ou plus ??
    :wassat:

  36. Oups ! Pardon Bernard !
    Il faut croire que tu me troubles pour mettre ton prénom ainsi à toutes les sauces ! :biggrin:
    J’avais effectivement lu un truc comme ça, qu’en Antartique, les glaciers glisse vers le bas !!!
    Mais TOUS les glaciers glissent vers le bas, et l’ont toujours fait, et c’est tout à fait normal !
    Sans aucune preuve scientifique et simplement avec mon bon sens, je crois que la perte de glace est plutôt due au non remplacement des glaces qui glissent dans l’eau (et qui augmentent son niveau), alors qu’avant, les glaciers se formaient autant qu’ils se détruisaient.
    Ceci dit, mon bon sens n’est peut-être pas bon !

  37. …J’aime pas trop beaucoup ça,
    j’aime mieux un peu trop plus moins calme…

  38. Les écolos ne disent pas forcément, dans leurs discours, que c’est vers le bas que glissent les glaciers. Ils participent ainsi à la désinformation du public en sous-entendant que les glaciers pourraient glisser ver le haut.

    Tiens, ça pourrait être le sujet de mon prochain livre : « Comment les écolos mentent au brave populo ».

  39. Désolé, mais la fonte des glaçons provoque des inondations. La preuve :
    Un jour, les glaçons qui encombraient le cerveau du sieur Allègre se sont mis à fondre. Et nous avons été inondés. Inondés de sa présence médiatique. Inondés de sa suffisance. Inondés de sa diarrhée verbale.
    :silly:

  40. Ce lien laissé ci-dessus et les « liens en rouge » sont vraiment hyper intéressant.
    Je n’ai évidemment pas le temps de tout lire maintenant parce qu’il y a de quoi faire mais j’y reviendrai, c’est sûr et certain !
    Dans ce que j’ai lu pour l’instant, une phrase m’a plu …
    « Ce texte pèse aussi par ses signataires. I’accès à la signature est limité aux «scientifiques capables par leur expertise de savoir que Claude Allègre ment» » .

  41. Je vais TOUT lire donc, je te dirai ça, Yves, mais ce que j’ai vu pour l’instant, c’est non seulement qu’il ment de façon consciente mais en plus il a trafiqué les résultats et courbes d’autres chercheurs !!!
    Je n’en reviens pas !
    Bon, j’en reparle après avoir tout lu.
    Tu as tout lu, toi, Bernard ? (c’est bien toi le phénomène ?). :smile:

  42. Je lirai demain matin de bonne heure à tête reposée.
    Enfin, tête reposée, c’est une façon de dire, car avec quatre Belges à la maison à partir de ce soir (et pour 8 jours), la bière devrait couler à flot jusque tard dans la nuit ! :smile:

  43. Comme je suppose que pas grand monde va tout lire, je vais retranscrire ici des morceaux de commentaires de lecteurs de l’article en question.
    Je vous fais grâce de la relativité restreinte ou générale et autres lois de Kepler … (certains commentaires volent très haut).
    Voici donc :
    « L’un des problèmes de C. Allègre, en dehors de ses fraudes caractérisées, c’est justement qu’il mélange les définitions et les contextes pour qu’on ne puisse surtout pas répondre de manière simple : avant de répondre à une question, il faut déjà la (re)formuler pour qu’elle ait un sens. Comme C. Allègre n’est pas un imbécile, je ne vois pas d’autre explication qu’une attitude volontaire relevant de la mauvaise foi la plus lamentable. » d’un certain Maryam.
    Et puis :
    « Toute cette affaire n’est pas sans rappeler ce qui est arrivé à Albert Einstein après la publication de la relativité restreinte, même si ces deux cas sont assez dissemblables. Plus de 100 physiciens allemands ont publié une pétition très dure, dans laquelle ils réfutaient les travaux du grand Albert. Cette critique avait pour socle le fait que AE était un obscur employé au sein de l’office des brevets en Suisse, et qu’il ne faisait pas partie du cénacle. De plus, la relativité mettait à bas un dogme indéracinable, accepté par la très grande majorité des scientifiques de l’époque. Pour eux, cette théorie était une parfaite hérésie. Et l’histoire leur a donné tort….
    Nous retrouvons actuellement les mêmes ingrédients : un dogme issu des travaux du GIEC, avec un mélange entre science et politique, ce qui n’est jamais bon, et qui a force de loi. Des hérétiques qui osent, les affreux, proférer des critiques contre ce dogme. Il faut donc les abattre ou les décrédibiliser par tous les moyens. Cela me rappelle les temps sombres de l’Inquisition. Du reste, Allègre n’est pas le seul à poser les questions qui dérangent : il y a Vincent Courtillot, Svensmark, Gerlich et Tscheuchner, Lindzen, et les livres de Benoît Rittaud (le mythe climatique) et Serge Galam (les scientifique ont perdu le Nord). Il serait donc préférable de laisser le débat s’installer, d’attendre les résultats de l’enquête du Parlement britannique, et de faire progresser les recherches, sans parti pris et sans dogmatisme primaire. La science aurait tout à y gagner. Car les projections cataclysmiques du GIEC reposent sur 3 piliers fort contestables : l’effet de serre du CO2 atmosphérique et l’influence prépondérante des rejets humains – la relation de cause à effet entre le CO2 et l’augmentation des températures (alors que ceci est invalidé par l’histoire du climat terrestre)- la notion même de température globale, alors que la température est une grandeur physique intensive. » d’un certain jipebe29.
    Et encore :
    « Remarquable analyse du cas Allègre. En effet, ses affirmations tombent souvent dans la catégorie de ce que Pauli appelait le « même pas faux », c’est-à-dire des choses formulées de manière tellement incorrecte que ça n’a pas de sens de les discuter en l’état. L’exemple de sa courbe trafiquée, et qui même si elle était juste, ne démontrerait rien, est caractéristique.
    C’est ce qu’on peut appeler du « populisme scientifique » : on balance du haut de ses titres et médailles des arguments foireux auxquels les scientifiques honnêtes, justement parce qu’ils sont honnêtes, ne peuvent pas répondre en une phrase simple et accessible à tous. Ils sont obligés de prendre du temps et de demander un effort intellectuel au journaliste ou au grand public, pour montrer en quoi la question est mal posée, et pourquoi l’argument n’a pas de sens.
    Ce qui les fait immédiatement passer pour des scientifiques hautains, hermétiques ou méprisants, parce qu’ils ne s’expriment pas simplement comme Claude Allègre et son Groënland vert ! La manoeuvre est diabolique… » d’un certain aha.
    Bon, j’arrête là pour l’instant, je vois bien que vous en avez marre ! :lol:

  44. Enfin, quand même ! Que quelqu’un puisse comparer Claude Allègre qui n’a pas fait de recherches sur le thème du climat (ce n’est pas son domaine, ce qui ne l’empêche de s’exprimer là-dessus) et Albert Einstein, faut le faire !
    Le mec qui a formulé cette comparaison sera bientôt capable de dire : « le Christ aussi, on l’a crucifié à son époque ».

  45. A propos d’un graphique de Louise Sime, glaciologue britannique, repris par C Allègre … mais en le modifiant !!! :
    « Ci contre, le vrai graphique de Louise Sime. Attention, il s’agit des différences de composition isotopiques, pas directement des températures. On y voit en particulier que l’écart entre l’Holocène et le dernier maximum glaciaire est très supérieur à l’écart entre l’Eémien et l’Holocène, alors que le graphique d’Allègre montre l’inverse. C’est le genre de « détail technique » qui fait sauter au plafond n’importe quel scientifique… et démontre la volonté manipulatrice de Claude Allègre, au détriment de la vérité. »

  46. « la bière devrait couler à flot jusque tard dans la nuit »
    Si c’est pour reprendre le soir, croyez-moi, cher monsieur, il ne faut pas arrêter la journée…
    A Ami calmant.

  47. Yves, tu n’as pas oublié cette discussion. Moi non plus.
    Je n’ai pas encore terminé la lecture, comme promis, de tous les liens contenus dans le lien laissé par Phénomène.
    C’est qui ce Phénomène, dont l’intervention dans le blog a été unique (au sens une seule fois)?
    Merci à lui quand même, le lien est particulièrement intéressant.
    Pour l’instant, ce que je peux dire …
    Je ne suis pas choquée par le fait que Claude Allègre aille à l’encontre des thèses du GIEC, au contraire, je trouve ça plutôt sain, car d’une manière générale, ce n’est pas parce que la majorité pense quelque chose que la majorité a raison.
    Ce qui me choque, c’est que pour appuyer son raisonnement, il a trafiqué des résultats d’autres chercheurs. On ne peut donc que douter de son raisonnement puisqu’il a besoin de tricher pour illustrer ses dires.
    J’en reparlerai quand j’aurai terminé toutes ces lectures.
    Peut-être dans une semaine ou deux.

  48. Hé bien non, je ne suis pas tout à fait d’accord avec toi Etincelle. Autant je trouve sain que quelqu’un aille à l’encontre des thèses du GIEC, mais en utilisant la voie normale (c’est à dire en passant par le filtre standard des publications scientifiques – c’est-à-dire les avoir soumises à l’expertise par des pairs – ce qui est la règle générale), autant je trouve anormal que quiconque (et d’un point de vue « climat » Allègre est un quidam comme toi et moi, vu qu’il n’est pas chercheur en la matière) puisse s’exprimer sur le sujet. Si n’importe qui peut s’exprimer devant les médias people sur le sujet, ce n’est que de « la discussion de comptoir ».

  49. Pour continuer dans le sens de ce que j’ai écrit plus haut, il semblerait que tous ceux qui ont lu le livre de Claude Allègre sont d’accord pour dire qu’il s’agit d’un texte politique et non scientifique.

  50. Franchement, je ne cherche pas à défendre Claude Allègre, je pense avoir été assez claire là-dessus mais il me semble que n’importe qui a le droit de s’exprimer et de donner son opinion.
    En tout cas, personnellement, je tiens beaucoup à la liberté d’expression et d’opinion.
    C’est à dire que Claude Allègre peut donner son opinion, comme toi ou moi, mais en tant que citoyen et non en tant que scientifique expert, puisque s’il est un scientifique, ce domaine n’est pas le sien…
    Ce qu’il n’a pas fait.
    Et comme, en plus, il a trafiqué des résultats, ce n’est vraiment pas en son honneur tout ça !
    Certainement que c’est aussi ce que tu penses mais que nous n’avions pas assez précisé notre pensée ni l’un ni l’autre ?
    Bernard, si seuls les capables devaient donner leur opinion, d’une manière générale, qu’est-ce qu’on serait tranquille !
    Plus personne ne dirait rien ! LOL

  51. Non non, je n’ai jamais dit, ni même insinué, que tu défendais Claude Allègre. J’ai bien compris le sens de tes propos. Mais il ne s’agit pas simplement de s’exprimer comme le ferait n’importe quel citoyen (tel que toi ou moi) autour d’un verre (c’est pour ça que j’ai parlé de « discussion de comptoir ») ou sur un blog ou un forum. ça, tout le monde peut le faire et y a droit, c’est un des principes de la démocratie. Mais parler sur la place publique (la presse nationale, télévisuelle …) pour faire avancer le débat sur le climat (en argumentant, contre-argumentant), ça devrait être réservé :
    – soit à des personnes qui ont un certain crédit dans ce domaine (et donc reconnu par leurs pairs),
    – soit à des personnes qui ne sont pas spécialistes mais qui sont capables d’avoir une vision globale des problèmes (ce qui est rare, je citerais par exemple Hubert Reeves, Albert Jacquart ou le regretté Théodore Monod),
    – soit à des journalistes sérieux qui ont fait un vrai travail d’investigation sur le sujet (mais ce type de journaliste devient très rare).

    Dans un monde normal, Claude Allègre n’aurait pas droit au chapitre, personne ne connaîtrait son nom. Mais le monde médiatique est friand de la petite phrase polémique telle que lui ou certains de ses homologues peuvent dire. Les journalistes en quête de sensation (qui sont à l’opposé du type de journalistes que j’ai décrits plus haut) sont en grande partie responsables du grand cas qui est fait aux propos de Claude Allègre.

  52. Deux mots en complément aux propos ci-dessus.
    Ce débat m’intéresse bougrement et d’une manière plus générale. La question qui m’intéresse est la suivante : à l’heure où l’on entend dire n’importe quoi sur n’importe quel sujet, à qui donner la parole pour faire avancer, et non pas régresser, le débat ?

  53. Nous sommes donc d’accord.
    Et comme toi, je me suis souvent posé des questions à ce sujet (ton commentaire de 18h23).
    Tout est si spécialisé maintenant que peu de gens sont compétents sur un sujet particulier.
    Par contre tout le monde y va de son avis, sans se poser de question, par idéologie, ou par à priori, ou parce que le dernier qui a parlé …
    C’est quelque chose qui m’agace un peu.

  54. La réponse devrait être simple : aux spécialistes, aux initiés, à ceux qui sont immergés dans tel ou tel domaine et non pas à ceux qui croient avoir une opinion autorisée sur tout.

  55. Oui et non.
    Oui, car les spécialistes savent en général de quoi ils parlent.
    Mais non, car il leur manque la vision globale en général.
    C’est pourquoi d’ailleurs, dans mon propos, j’ai cité des personnes comme Hubert Reeves, Albert jacquard ou feu Théodore Monod. Pas seulement parce qu’ils ont une vision globale mais aussi et surtout parce que leur démarche est empreinte de spiritualité. La démarche purement scientifique n’est rien sans cette approche complémentaire et indispensable.

  56. Tout à fait d’accord avec toi, si on peut avoir les deux approches scientifique et spiritualité, c’est le top, ne soyons pas trop utopistes, peu de personnes répondent à ces critères..

    Si on a une des deux approches, c’est quand même déjà pas si mal et cependant pas à la portée de tout le monde

    Si on a ni l’un ni l’autre, c’est la cata car il est complètement évident que c’est quand même la majorité de la population qu’il faut classer dans cette catégorie, et cette majorité là n’est pas silencieuse, elle parle souvent sans savoir de quoi elle parle, et pour ne rien dire ….de constructif..

    Mais bon, il faut de tout pour faire une population… :getlost:

  57. Intéressants ces deux articles.
    La fondation Allègre serait donc soutenue par le groupe Alstom et le semencier Limagrain. Et probablement prochainement par d’autres entreprises du CAC 40.
    Tout est dit !

  58. Tout à fait d’accord avec toi Brind’Paille !
    Il est rare que je trouve de vrais bons esprits à droite, mais quand c’est le cas, il me faut les soutenir.
    Corine Lepage a depuis longtemps su exprimer ses idées librement et avec une argumentation à la hauteur, ce qui n’est pas le cas de tous les avocats qui sont devenus des politiques, gauche comprise bien entendu. Elle a, avant Voynet, su plomber le projet de grand canal pour la région Franche-Comté en le qualifiant à juste titre de « projet pharaonique », puis en tant que ministre dénoncé le système des influences et piratages internes (« On ne peut rien faire Madame le ministre »), comme les arbitrages presque systématiquement effectués en défaveur de la nature face aux grands projets d’aménagement (reclassement interne des fonctionnaires issus des grandes écoles et qui cherchent à gagner les « grands » ministères).
    Je ne comprends toujours pas pourquoi elle est allée se fourvoyer avec Bayrou, mais il est doit être bien difficile pour les personnes honnêtes de sa famille politique de retrouver ses petits dans un jeu aussi perverti que celui de l’UMP !
    En tout cas, il est heureux qu’elle n’ait pas perdu sa voix ni sa crédibilité, on ne peut en dire autant de Claude Allègre, justement épinglé.

  59. Ben oui, sans tapage médiatique, il n’est plus rien … Alors, il ne peut que gesticuler, en rajouter dans le registre, provoquer … !

  60. Pour l’heure présente, perso, je m’adapte …
    Gants, bonnets et doudoune :lol:
    Non non, je ne suis pas au pôle nord mais seulement en Savoie à 2000 mètres d’altitude ! :w00t:

  61. J’en pense que ça me dégoute et me met vraiment en colère!
    Ils préfèrent s’adapter qu’agir pour limiter les dégâts!
    Ils n’ont pas vraiment pris conscience de ce qui va se passer, des pays bouleversés géographiquement, ou qui disparaitrons ni plus ni moins entrainant des catastrophes nucléaires comme au Japon qui sera l’un des premier à disparaitre. Les animaux et les plantes décimés pour certains, par le climat qui ne sera plus approprié à leur développement (ça a déjà commencé). Nous allons perdre beaucoup, et beaucoup d’êtres humains vont mourir de soif sans compter la mortalité du à la qualité de l‘air qui va devenir de plus en plus allergisante et pollué ( cela à déjà commencé) notre physiologie risque de changer à plus ou moins longs terme, mais les hommes préfèrent leur argent à la nature, à notre terre, et l’argent ne nourri pas l’homme il le pourri……………………………..Ne rien faire voila ce qu‘ils nous disent en fait de façon détournée. Continuons à polluer avec nos voitures alors qu’ils connaissent depuis longtemps des énergies propres quand ont sait qu’en France, tous gaz à effet de serre confondus, les émissions sont liées à la consommation d’énergie au travers :
    des transports (26,5 %)
    de l’activité industrielle (20,7 %)
    des bâtiments pour le chauffage, la climatisation, la production d’eau chaude sanitaire… (18,5 %)
    de la production d’énergie (12,7 %)
    de l’activité agricole (18,6 %)
    et du retraitement des déchets (2,5 %)
    Si nous pouvions nous servir de ces énergies en dehors du pétrole cela réduiraient considérablement toute cette pollution. Non mais au contraire, on va verbaliser ceux qui roulent ou se servent d’énergies non polluantes, tout ça parce que cela ne rapporte rien à l’état…………………. :devil:
    Bon j’arrête, j’ai l’impression d’être comme Don Quichotte et me battre contre des moulins à vent si on ne me prend pas pour une illuminée j’aurai de la chance!!!!

  62. Si si, ça me fait vraiment plaisir, car l’idée même que Claude Allègre revienne dans l’entourage de Sarko va enlever des voix à ce dernier !!!!!!! :smile:

  63. Petit ajout à mon commentaire : il faut vraiment être dans un état de déliquescence avancée pour faire appel à cet autre guignol ! :tongue:

  64. Cela montre vraiment à mon avis la médiocrité intellectuelle de Sarkozy et je partage l’avis de Bernard : c’est une bonne nouvelle !
    Mais en y réfléchissant à deux fois, reconnaissant à ce détestable président de grandes qualités stratégiques, je me demande si Allègre comme son mentor ne peut justement pas séduire les gogos : ceux qui préfèrent penser que la terre est plate parce que ça les arrange.

  65. Je ne savais pas où mettre ce commentaire, alors je le mets sur cet article.

    L’article écrit pas l’un des blogueurs associés de Marianne nous parle notamment d’un autre haut personnage de l’intelligentzia socialiste (dont je devrais parler de temps en temps tellement il me débècte) : Mister Djack Lang (de bois).
    http://www.marianne2.fr/Parachutages-politiques-un-deni-democratique_a214369.html
    J’aime bien le ton employé par SuperNo dans cet article. Un peu irrévérencieux mais tellement vrai ce qui est raconté là !

    Jack Lang parachuté dans les Vosges, je ne lui souhaite qu’une seule chose : qu’il oublie d’ouvrir son parachute :whistle:

  66. J’ai repensé au chevalier de la terre plate climato-septique, lorsque j’ai lu récemment un article sur La Recherche.
    Il existe une rivière au Canada qui a totalement disparu en 3 jours, ce qui pose d’énormes problèmes, on s’en doute.
    C’est bizarre, non ?
    Voilà l’explication.
    Cette rivière prend sa source directement à la base d’un glacier.
    Or, vu le réchauffement actuel de la région en question, le glacier fond, fond, fond, et sa base remonte, remonte, remonte, jusqu’à ce que celle-ci atteigne un point donnant sur un autre versant de la montagne.
    Résultat : La rivière s’écoule maintenant de l’autre côté !
    Et ça, c’est du concret ! Le chevalier de la terre plate lit-il La Recherche ?
    Comme je pars au Groenland dans un peu plus d’une semaine, je lis un livre sur le Groenland.
    Bon, je vous assure que ce n’est pas un guide touristique …
    Livre publié par le CNRS … Pour tout comprendre, il faut être climatologue, océanographe, ethnologue … J’en passe et de meilleures !
    Bref, j’ai relevé …
    « En moyenne, 55% de la calotte s’humidifie en été, avec une forte variabilité inter-annuelle, et cette surface affectée par la fonte augmente depuis trois décennies. Lors des étés très chauds de 2002 et 2012, une humidification de plus de 70% de la surface a été observée pendant quelques jours. La présence d’une couche de regel dans toutes les carottes de glace du Groenland indique un seul événement similaire au cours du dernier millénaire, identifié pendant l’été 1889 ».
    C’est clair, non ?

  67. Drôle de coïncidence car j’ai commencé d’écrire cet après-midi un article sur K. Abdoussalmatov, climato-sceptique.
    Oui, le texte est clair.
    Sur le fait que la rivière a changé de versant, je ne peux m’empêcher de citer les propos de François Baroin rapportés hier par le Canard (ton propos m’y a fait penser par association d’idées, même si cela n’a rien à voir avec le sujet) : « Nous sommes sur un chemin de crête, avec deux versants nord ». Pour que ta rivière ne trouve aucun changement en changeant de versant, elle n’a qu’à adhérer aux Républicains. :w00t:

  68. :tongue:
    Ça c’est du réchauffé, pauvres républicains que nous sommes !
    Souhaitons une bonne dégelée à ce vestige et à défaut d’une bonne droite, il retrouvera dans un zoo quelques éléphants du PS.
    Les mammouths, eux, décongèlent avec plus de dignité.

    Sacrée histoire relatée par Etincelle : bon voyage à toi.

  69. ça,c’est un beau voyage!!!!
    bon séjour et une petite pensée pour ceux qui restent

  70. Vu les chaleurs horribles qu’on a en ce moment ici, je ne suis pas sûre que cela me dérangerai beaucoup d’être oubliée au Groenland :biggrin:

  71. Est-ce que que l’un ou l’une d’entre vous comprend l’arabe pour être sûr que c’est bien ce qu’il dit ?

  72. J’ai fait visionner cette vidéo par quelqu’un qui parle arabe et oui, le sous-titrage est conforme à ce qui est dit ! :cwy:

  73. Il a pratiquement copié mot à mot un sketch de Chevalier et Laspales qui s’intitule,
    je crois, l’astrologie.
    Ils nous prennent tout, même la littérature…..

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