Chauves-souris à l’honneur

Difficile pour les amateurs de chauve-souris de trouver un bon ouvrage illustré traitant de leur thème de prédilection. Et pour cause ! Il n’existe pas beaucoup de personnes qui s’intéressent à ce thème et ceci explique sans doute la pauvreté de la littérature sur nos amies de la nuit.

Il y a deux ans, en 2007, paraissait un très bel ouvrage en langue allemande, intitulé Handbuch der Fledermaüse Europas et réalisé par trois auteurs : Christian Dietz, Otto van Helversen et Dietmar Nill. Mais cet ouvrage était hors de portée de celui qui ne maîtrise pas la langue germanique !

Les éditions Delachaux et Niestlé (la référence en matière d’ouvrages sur la nature) ont eu la bonne idée d’en faire une édition en langue française et c’est ainsi que je l’ai découvert la semaine dernière en flânant dans une librairie. Il venait tout juste d’être mis en rayon.

couverture

L’ouvrage français s’intitule L’encyclopédie des chauves-souris d’Europe et d’Afrique du Nord. Il fait 400 pages, dont 125 pages de présentation générale de ce groupe d’animaux, 25 pages constituées d’une clé de détermination et 250 pages pour la présentation des 51 espèces de chauves-souris. C’est un très bel ouvrage et son prix est en conséquence (49,90 €). Il va donc falloir, comme d’habitude, que je demande au Père Noël de repasser en cours d’année (par expérience, je sais qu’il peut passer jusqu’à dix fois par an, il suffit juste de se faire livrer les cadeaux à 10 adresses différentes ; contrairement aux Impôts, il n’est pas encore informatisé et ne se rend pas compte de la supercherie !)

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Chaque espèce est traitée de manière très précise : noms (en différentes langues), caractères distinctifs (insistant sur les risques de confusion avec d’autres espèces), cris (avec précision sur les différentes fréquences de son émises), répartition, habitat, comportement, reproduction, mode de chasse, régime alimentaire, longévité, déplacements et migrations, menaces, mesures conservatoires  et bibliographie spécifique.

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Pour chacune des espèces, il existe même une rubrique intitulée « questions en suspens ». Hé oui, il reste encore beaucoup à connaître sur ces animaux mystérieux !

23 réflexions au sujet de “Chauves-souris à l’honneur”

  1. J’aime bien, les soirs d’été, voir une pipistrelle voler autour de la maison.
    Je crois que tout simplement, voir un animal évoluer en toute liberté me procure une grande joie.

  2. Le terme de chauve-souris vient d’une altération d’un terme grec  »cawa sorix » . Alors que ce terme donne le mot , chouette-souris (chouette ( cawa) à cause de ses moeurs nocturnes et souris ( sorix ) à cause de sa morphologie )
    Au VIIIe siècle ce terme grec a été déformé en  »calva sorix » qui veut dire  »chauve-souris » .

    Le terme adéquat pour désigner ces animaux serait Chiroptères qui vient du grec  »cheiro » la main et  »pter » l’aile, un animal qui vole avec ses mains, ce terme est exact lorsqu’on observe l’anatomie de la chauve-souris.

  3. En général, j’aime bien mettre un nom sur les êtres vivants que je rencontre, que ce soit une espèce d’oiseau ou une espèce de coléoptère. Mais pour les chauve-souris, non. Je préfère rester dans le mystère complet qui entoure ces animaux et ne rien connaître d’eux, même pas leur nom. Les voir évoluer dans le ciel me suffit.

  4. Disons que rien que les noms, c’est toute une poésie. Pipistrelle ! Même Chiroptères… C’est des mots qu’on ne peut pas leur voler, à ces animaux. Ils sont à jamais pour eux. Les prononcer, c’est déjà penser à eux. Personnellement, je trouve important de connaitre les noms des plantes et des animaux et des insectes, car les nommer, c’est leur donner une existence à nos yeux. Et leur donner une existence, à l’heure où nos regards se portent ailleurs… au point de les détruire, c’est pas rien !

  5. Les noms en « elle » seraient des noms magnifiques ?
    Je ne vois quand même pas mettre « mortadelle » ou « anticonstitutionnelle » dans une poésie … ! :tongue:

  6. Ni « poubelle » ou « quenelle » :biggrin:
    Mais « étincelle », « gazelle », « Estelle », « airelle », « aquarelle », « canelle », »éternelle » …

  7. C’est vrai Que hirondelle de la nuit , c’est très poétique .
    Chez nous en Bretagne chauve-souris se dit « Askell-kroc’hen « . Qu’on peut traduire par « Aile de peau  » .
    Bon les  » puristes  » Bretons l’écriront  » Askell Groc’hen  » . Mais ça c’est une autre histoire , une histoire de mutation ………..

  8. Dans l’association où je travaille, nous avons organisé une sortie sur le thème des chauves-souris et nous avions intitulé cette sortie : « les hirondelles de la nuit ».

  9. La chauve-souris ne fait pas partie des animaux les plus aimés, loin de là.
    Est-ce qu’une des raisons de l’aversion que beaucoup ressentent pour elle pourrait être ce nom si mal choisi ?
    Qui sait si elle ne serait pas plus aimée en s’appelant « hirondelle de nuit » ?
    Je pense que la façon de nommer les choses a une influence sur la façon dont on perçoit ces choses.
    Pas vous ?

  10. Peut-être, sauf que le mot chauve-souris indique clairement qu’il s’agit d’un mammifère alors que « hirondelle de la nuit » aurait induit le public en erreur.

    Dans « chauve-souris », c’est aussi le mot « chauve » qui n’est pas très heureux comme choix.

  11. Téléscopage avec une autre actualité ? en lisant ces commentaires, me vient en mémoire cette pensée d’Albert Camus :  » Nous pensons à travers les mots et mal nommer les choses ajoute au malheur du monde »

  12. Je m’aperçois que j’ai un grand besoin de garder le mystère de la nuit (sans doute suis-je assez imprégné par les romantiques du 19ème siècle). Et c’est sans doute pour cela que si je ressens habituellement le besoin de connaître les noms et le juste noms des êtres vivants, je n’en éprouve pas vraiment le besoin pour les chauves-souris qui sont des êtres de la nuit. Les chauves-souris, c’est donc mon exception qui confirme ma règle !

  13. Toujours au sujet des mots, cette phrase de Jean Jaurès :
    «Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots»

  14. Petit ajout « à la Dupdup » :
    « Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots … et c’est le début des maux » :pouty:

  15. Sylvain a trouvé ce matin une chauve-souris empalée sur les aiguilles de l’un de ses cactus. Elle n’était pas morte. Peut-être reprendra t-elle son envol cette nuit.

  16. Se faire trouer la peau comme un vieux parapluie… :cwy:
    Eh bien moi j’ai trouvé un petit capricorne (Cerambyx scopolii) dans la tasse à épices placée sur la cuisinière à bois pour parfumer la pièce. C’est le bruit qu’il faisait pour sortir qui m’a attiré, il avait balancé de la cannelle partout !
    Il est sorti de la caisse à bois pour aller se repoudrer et se trouve actuellement en cellule de déchocage.

  17. La chauve-souris est repartie le soir-même, Sylvain lui avait enlevé une vingtaine d’épines de cactus dont deux grosses sur lesquelles elle était empalée. Il l’avais mise ensuite dans une boîte en carton. Le soir elle en est sortie et volait dans la cuisine. Juste eu besoin d’ouvrir les fenêtres ! A priori il s’agissait d’un oreillard.

  18. L’an dernier, j’ai trouvé une chauve-souris dans ma cuisine. Je me demande bien comment elle était entrée. Je l’ai attrapée et l’ai remise dehors.

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