La mésange bleue

La mésange bleue est l’un des premiers oiseaux à trouver les graines de tournesol que l’on met en début d’hiver sur le rebord de sa fenêtre. Cette année, il lui aura fallu moins d’une heure pour repérer la source de nourriture.

Juste quelques images réalisées depuis le début de cet hiver.

55 réflexions au sujet de “La mésange bleue”

  1. Superbe oiseau, présent en nombre à la mangeoire cet hiver.
    Mes élèves, pas forcément sensibles aux beautés de la nature, sont souvent très surpris par son observation, sur la fenêtre derrière mon bureau ; ils n’en reviennent pas de son élégance. Aujourd’hui, sur mes deux mangeoires, à la maison cette fois, il y en a sûrement pas loin d’une dizaine qui viennent s’alimenter. D’habitude, la charbonnière est largement dominante, mais c’est la première fois que je vois les deux espèces avec des effectifs équivalents.

  2. Ce qui est assez étonnant, et je l’ai déjà remarqué sur des tas de choses différentes, c’est que les mêmes phénomènes apparaissent souvent simultanément en plusieurs endroits différents. Ainsi en est-il des populations de mésanges bleues qui semblent très fortes, quelque soit l’endroit où l’on se trouve en France.
    Cela dit, ce que l’on voit de ses propres yeux mérite que l’on prenne des précautions pour émettre une hypothèse ou pour en tirer une quelconque conclusion. Imaginons par exemple que les populations de mésanges bleues ne soient pas plus importantes que les années précédentes, voire même inférieures, mais qu’il y ait pénurie dans la nature de leur nourriture habituelle. Nul doute que toutes vont alors se concentrer aux mangeoires installées par l’Homme et que nous aurions alors devant nous l’illusion d’une bonne santé de la population de mésanges bleues. Cette hypothèse d’une illusion mérite en tous les cas qu’on s’y arrête.

  3. Bravo Bernard, ça, c’est du raisonnement ! …
    Et du raisonnement comme j’aime.
    (Je le dis sincèrement, sans arrière pensée et sans humour ni second degré).
    C’est si courant, car si facile, d’interpréter ce que nous voyons alors que nous n’avons pas tous les éléments pour le faire correctement.

  4. Les mésanges bleues étaient déjà bien nombreuses avant l’hiver , dont beaucoup d’immatures . Pour moi , au printemps 2010 , il y a eu une bonne reproduction dans et autour du jardin . Il en a été de même pour le merle noir , l’accenteur mouchet et la fauvette à tête noire .
    Mais c’est vrai que ton hypothèse sur la concentration d’oiseaux aux mangeoires lorsque l’hiver débute très tôt comme celui que nous vivons , peut nous induire en erreur sur la bonne santé des mésanges bleues .

  5. En Franche-Comté, en tous les cas, il ne reste plus beaucoup de mésanges dans les forêts (aucune de vue lors de mes trois balades de ce week-end) et c’est autour des habitations que la concentration est de loin la plus importante.

  6. Dans les roseaux autour des étangs , les mésanges bleues et charbonnières sont nombreuses , elles y font un joli boucan . Les mésanges à longue queue sont bien présentes dans les bois ( alors que je ne les vois jamais au jardin !!) . Par contre , ça fait un moment que je n’ai vu la nonnette . Bon , c’est vrai qu’il y a des coins où elles sont présentes que je ne fréquente pas en cette période de l’année , pour ne pas croiser les chasseurs . Quelques mésanges huppées dans les grands sapins bien plus que les autres années , même si elles sont vraiment très rares autour de chez moi .
    La mésange huppée , voilà un oiseau que je n’ai jamais pu prendre en photo . Et comme je ne pratique pas l’affût …. Peut être un jour !!

  7. Photographier la mésange huppée ? Une occasion de plus (en plus de venir y boire quelques tites mousses :wink: ) pour revenir en Franche-Comté !

  8. Aahh ça , j’y retournerai un jour . J’ai tellement aimé cette région , les gens , le paysage , la bière , les oiseaux , le potager à dupdup ….. Et comment oublier les blaireaux , le regard du chevreuil !!
    :happy:

  9. Je n’ai pas perdu de vue l’idée de faire un article sur cette observation de chevreuil. C’était tellement exceptionnel ! Mais je dois dire que je ne me souviens plus trop des détails, juste une impression très forte qui est incrustée profondément en moi.
    Les quelques fois où j’avais observé des scènes d’aussi près, il n’y avait personne à côté de moi pour partager le moment. Et là, miracle ! :wub:

  10. Cette année, discutez un peu avec vos mésanges, écoutez-les chanter et elles ont bien commencé, vous verrez que nombre d’entre-elles parlent une langue inconnue : elles viennent de loin, du nord. De nombreux migrateurs ont été notés après la reproduction qui a sans doute été bonne. Mais comme souvent avec les oiseaux nordiques, une mauvaise fructification a pu entraîner de tels déplacements.
    Lus en a parlé, d’autres mésanges, celles à longue-queue de la variété à tête blanche, jamais autant notées par ici font couler de l’encre, comme certains grimpereaux pas de chez nous…
    Comme le dit Bernard, les apparences peuvent être trompeuses : comment convaincre à un propriétaire que la plante qu’il voit en nombre sur sa parcelle est gravement menacée au plan international alors qu’il ne la jamais vue aussi abondante chez lui ?
    Ben des fois, c’est dur !

  11. Ah bon ? Les mésanges du nord ne parlent pas la même langue que celles du sud ? :silly:
    Les pauvres ! Lorsqu’elles se rencontrent, comment font-elles ?
    Parce que parler avec les mains, quand on est une mésange !!! … :sad:
    De quel « grimpereaux pas de chez nous » parles-tu, Christophe ?

  12. Il s’agit du Grimpereau des bois Certhia familiaris et de sa sous-espèce nordique (familiaris), au sourcil plus marqué, au croupion roux, etc.
    Un casse-tête pour l’identifier tant les variations locales sont fines et mal connues, avec des recouvrements dans les « phénotypes », donc l’apparence exprimée par le génome.
    La difficulté est grande, un peu comme chez certains pouillots avec les problèmes d’intergradation (recouvrement géographique des sous-espèces et donc hybridation, transition, plumages non typiques, etc.).
    De quoi faire plancher ceux qui aiment ranger dans des petites cases, construire de nouvelles cases, les réunir…

  13. Tiens, justement, je me posais la question (curieuse comme je suis ! :wink: ) …
    Sans doute une question idiote mais comme le ridicule ne tue pas … :silly:
    Est-il possible qu’il y ait des croisements entre différentes mésanges, par exemple entre la mésange bleue et la mésange charbonnière ou encore entre le grimpereau des bois et le grimpereau des jardins ?
    Je suppose que non car il me semble que ce sont des espèces différentes.
    Mais j’avoue être plutôt nulle en génétique alors peux-tu confirmer, Christophe, ou un autre d’ailleurs.
    Les grimpereaux sont classés juste à côté du tichodrome (avec un seul « r » :wink: )échelette dans mon guide ornitho. Effectivement, je trouve qu’ils ont des points communs. La forme du bec, bien que celui du tichodrome soit nettement plus allongé mais surtout la façon de se déplacer, un peu comme une souris qui remonterait le long d’un tronc pour le grimpereau ou le long d’une falaise pour le tichodrome.
    Il y a peut-être d’autre points communs ? Encore une question posée aux calés en ornitho qui, évidemment, se reconnaîtront.

  14. Deux espèces différentes ne peuvent pas se croiser entre elles. C’est sur cette absence d’hybridation possible que repose la définition même d’espèce. Une mésange bleue ne peut donc pas se croiser avec une charbonnière.
    Par contre, il existe des cas où deux espèces proches qui se sont différenciées au cours de l’évolution en deux espèces différentes mais relativement récemment aient encore quelques possibilités de se croiser. Ferry, ornithologue dijonnais et que j’ai eu la chance de rencontrer a bien étudié cela sur les deux espèces d’hypolaïs : l’ictérine et la polyglotte. Ces deux espèces occupent deux aires géographiques différentes mais qui se recouvrent un peu. Dans cette zone de chevauchement (si j’ose dire !), Ferry a observé quelques couples mixtes.

  15. Aucun cas de croisement d’oiseaux d’espèces différentes donc !
    Par contre, dans le règne animal, que deux espèces différentes ne puissent pas se croiser n’est pas si évident en fin de compte car l’âne et le cheval, qui sont de même genre mais d’espèces différentes, peuvent se croiser. Mais l’animal qui en résulte est stérile.
    Chez les végétaux, il est courant d’avoir des hybridations entre différentes espèces proches. Entre particulier chez les orchidées (Luc qui connaît bien les orchidées devrait pouvoir confirmer) mais aussi chez les saules …
    Ce qui complique singulièrement la détermination de certaines plantes.
    Chez les insectes, je ne sais pas s’il existe des cas.
    JLR pourrait peut-être nous éclairer à ce sujet ? (C’est un spécialiste des insectes si mes souvenirs sont bons, ou alors je confonds avec un autre blogueuradupdup)

  16. Non non, je pense qu’il doit y avoir d’autres cas d’hybridation chez les oiseaux, mais très exceptionnels. On réussit par exemple à hybrider certains fringillidés (serins, linottes, chardonnerets …) en captivité. Mais dans la nature, c’est plus compliqué, il y a beaucoup de codes que les oiseaux ne transgressent pas. Donc l’hybridation, si elle peut exister en théorie (mais uniquement chez de rares espèces), est rendue dans les faits extrêmement difficiles.

  17. Un bémol à ce que tu dis Bernard. C’est vrai que la plupart des hybridations sont impossibles mais il y a tout de même, entre espèces proches des cas troublants, avec parfois la difficulté d’y reconnaître les parents. Les hybrides sont fréquents chez les canards par exemple, plus rares chez les passereaux c’est certain.
    A noter chez les mésanges la fameuse Mésange de Pleske, observée cet hiver en France par un observateur chanceux.
    http://www.google.fr/imgres?imgurl=http://www.ornithomedia.com/magazine/img/pleske_ident.jpg&imgrefurl=http://www.ornithomedia.com/magazine/mag_art526_1.htm&usg=__fXWWyCPMzlLKwcYAEcghovKCtks=&h=260&w=300&sz=17&hl=fr&start=4&zoom=1&um=1&itbs=1&tbnid=Si68PtCr46jEEM:&tbnh=101&tbnw=116&prev=/images%3Fq%3Dm%25C3%25A9sange%2Bde%2BPleske%26um%3D1%26hl%3Dfr%26client%3Dsafari%26sa%3DN%26rls%3Den%26tbs%3Disch:1&ei=RP0_TdWMC4-r8APc4M3mAw
    A noter encore des hybride chez les « fringilles », pinsons, verdiers et autres chardonnerets. En bon clients de la mangeoire, il est tout de même rarissime de trouver le fruit de leurs amours coupables.
    Impossible de faire la liste, mais pour illustrer encore un cas peu fréquent, un dernier hybride troublant, découvert en Franche-Comté, pas bien loin de chez notre Dupdup, entre une Pie-grièche écorcheur et une Pie-grièche à tête rousse. J’ai eu la chance de pouvoir observer longuement cet oiseau et même d’en faire quelques photos, et la LPO a même réussi à baguer les jeunes issus de son appariement avec l’écorcheur : seconde génération, sans doute plus délicate à identifier car les caractères des parents d’espèces souches sans doute plus « dilués ».
    Voici quelques images réalisées par son découvreur, Sam.
    http://www.flickr.com/photos/sammaas/page11/

  18. La frontière entre deux espèces est de plusieurs ordres, par exemple:
    barrière géographique
    incompatibilité des gamètes
    saison de reproduction espacée dans le temps
    stérilité des hybrides
    communication: reconnaissance du partenaire
    Si deux espèces proches génétiquement et éloignées géographiquement se rapprochent, on peut observer éventuellement des hybridations et dans la périphéries des aires de répartition, on peut passer progressivement d’une espèce à l’autre comme le souligne Bernard et Christophe. On peut effectivement trouver chez toutes les espèces proches des faiblesses parmi ces différentes barrières qui expliquent, par moment, l’apparition d’hybrides inattendus. Je suis d’accord avec Bernard que ces quelques exceptions restent anecdotiques, ce qui explique pourquoi toutes ces espèces restent bien distinctes néanmoins. Restent que les hybrides, bien qu’accidentels arrivent à faire se poser quelques questions à nos ornithologues (Christophe, par exemple ) ou nos botanistes préférés (Etincelle)…. :smile:
    En tant qu’évolutionniste amateur, ces problèmes d’hybridation ne me posent pas de souci. D’autant que l’évolution, la vraie, ne se passe pas au niveau des espèces mais à celui des taxons d’ordre supérieur. A noter d’ailleurs, que la classification des espèces continue de poser encore de sérieux problèmes. Ranger les petites bêtes et les petites plantes dans des boîtes est un problème toujours irrésolu… :blink:
    Joli casse-tête pour les amateurs ! :silly:

  19. J’ai vu des images il y a peu de temps d’un croisement entre une Hirondelle rustique (Hirundo rustica) et une Hirondelle de fenêtre (Delichon urbicum) … Mais c’est très très rare .
    Chez les oiseaux , On parle surtout d’hybridation dans le milieu des éleveurs et amateurs de volières . Comme d’autres tentent d’hybrider des tomates , certains en font de même avec leurs canaris , chardonnerets , verdiers , tarins … En ce qui concerne les oiseaux , y a t-il un danger à jouer comme ça avec la nature ? Je laisse les spécialistes de la génétique y répondre . Pour l’instant , ce que j’ai pu lire sur le sujet , répond trop vaguement à mes questions .
    Pour ce qui est des sous-espèces … Un vrai casse tête pour les amateurs d’oiseaux !!
    Rien que chez mon ami le tarier pâtre , il doit y avoir 4 où 5 sous espèces … Identifiées pour l’instant !!

  20.  » …En ce qui concerne les oiseaux , y a t-il un danger à jouer comme ça avec la nature ?… »

    Sans être spécialiste, j’ai l’impression tout de même que ce genre de croisement n’a pas grande répercussion. Les croisements réalisés ne concernent que de faibles populations d’animaux. On ne fait que rendre un peu plus probables des choses qui peuvent se passer naturellement et surtout on utilise des mécanismes qui existent et dans les limites de leur fonctionnement. :blink:
    Ce qui est vraiment dangereux et inquiétant sont les expériences de transgenèses et la fabrication de bactéries ou microorganismes entièrement recombinés. Parce que là, oui, on joue avec le feu… :cwy:

  21. Ce que tu dis est vrai Fifitoucourt, la nature a bien prévu les choses et les métissages ne sont pas favorisés, ne serait-ce que grâce aux chants spécifiques, aux caractéristiques de plumage qui ne favorisent pas les expériences extra-spécifiques.
    Les occurrences sont donc généralement rares, souvent stériles et la dilution génétique amortit au long cours les dérives génétiques.
    En ce qui concerne des espèces où l’hybridation est plus fréquente, le problème est différent, et soulève des questions diverses. Je pense en particulier aux érismatures. Dans ce cas, une espèce américaine, l’Erismature rousse, introduite ou échappée de captivité en raison de la vogue ancestrale pour les espèces « comestibles », ou simplement pour l’agrément des pièces d’eau de quelques-uns, présente l’inconvénient de s’hybrider facilement avec une espèce européenne, l’Erismature à tête blanche. Celle-ci est menacée dans ses effectifs et sa répartition, le risque d’extinction est donc accru. Cela a motivé une réaction rarement mise en œuvre : un programme d’éradication des rousses au profit des têtes blanches.
    Chez Dupdup on s’en fout, car la rousse comme la blanche sont appréciées. :biggrin:
    Les Erismatures rousses doivent donc être signalées par les observateurs, de façon à ce qu’elles soient éliminées… Voici un lien qui décline cette situation dans un pays voisin, la Suisse, mais la situation est similaire en France comme en bien d’autres pays.
    http://www.birdlife.ch/f/pdf/erismaturedepliant.pdf

    Bien sûr, cette attitude ne manque pas de faire réagir, les humains ne pouvant rester insensible sur le sujet de la pureté génétique. Loin de moi l’idée d’apporter des réponses ou des critiques plus intelligentes que celles déjà émises, mais la situation mondiale prête à réflexion : jamais auparavant le nombre d’espèces qui « atterrissent » dans un écosystème étranger n’a été aussi grand. Cela est dû en grande partie aux échanges et aux transports internationaux. C’est le problème épineux de certaines espèces invasives. C’est la difficulté à maintenir l’équilibre d’écosystèmes qui ont construit leur richesse et leur solidité au fil du temps.
    Pas de quoi pavoiser, à mon avis, pour notre espèce, pas de quoi se réjouir face à une « biodiversité » bien mal en point. Alors pour réutiliser le mot que Jenofa a très justement lâché lorsque ce sujet a déjà été abordé et le mettre à ma sauce :
    ET LA NATURE BORDEL, ON EN FAIT QUOI ?
    Et là, notre culture génétique en prend un bien vilain coup, car notre nature humaine a déjà trinqué ! C’est une vieille dualité philosophique.
    Le titre du film de Coline Serreau est à mon humble avis la seule réponse réelle qui nous soit accessible, car je souhaite rester constructif : « Solutions locales pour un désordre global ».

  22. Je ne peux qu’adhérer à ce que tu nous dis là. Au départ cependant je répondais à la question des hybridations d' »éleveurs » concernant des espèces proches prélevées dans le même milieu original… Reste que le problème que tu poses est très préoccupant (doux euphémisme… :blink: ).
    En prenant un peu de recul, j’ai l’impression tout de même que l’espèce homo sapiens (homme sage!!!!!! :wassat: ) ne fait que se comporter comme toute espèce: elle exploite son milieu et l’épuise avant de disparaître… et réapparaître (peut-être) sous une autre forme… Nous ne faisons que suivre des pulsions de vie qui nous poussent à ce type de comportement. Tu lis bien: nous ne maîtrisons pas grand chose de notre existence, malgré notre supposée intelligence. Notre forme d’intelligence, notre capacité à l’apprentissage et la maîtrise du langage et donc de la pensée, ne nous empêche pas de nous comporter fondamentalement comme n’importe quelle espèce : pour faire court, course à la croissance ( on n’entend d’ailleurs que ce terme chez les économistes) et à l’expansion jusqu’à épuisement de l’environnement favorable. Avec cela en plus, que ce processus s’applique à l’ensemble de la planète et entraîne la disparition d’un nombre impressionnant d’espèces (nous sommes une cause de crise biologique… :sick: ). Nous entraînons dans notre naufrage une multitude d’espèces…
    « ET LA NATURE BORDEL, ON EN FAIT QUOI ? » Désolé les enfants, mais on en fait rien, nous sommes la nature et nous suivons notre nature.
    « Solutions locales pour un désordre global » C’est optimiste, mais soyons réalistes: nous sommes en pleine tourmente, le navire coule.
    Une bonne nouvelle: la Terre et les espèces vivantes ont connu des épisodes beaucoup plus dramatiques (crise du Permien, crise du Crétacé), et n’a jamais empêché notre planète de tourner, ni les espèces vivantes de prospérer à nouveau. Comme dirait notre cher Albert (Jacquard bien entendu), l’homme saccage son jardin. Après…. :blink: ?
    Tiens, pour mémoire, quelle est la première pollution massive vraisemblablement responsable de la première extinction non moins massive d’êtres vivants sur cette planète, et pourtant à l’origine d’un renouveau biologique extraordinaire ?
    Je vous laisse réfléchir… :smile:

  23. L’explosion d’un volcan ?
    La diversité, qu’elle soit biodiversité ou autre, a forcément tendance à diminuer, de façon naturelle dans des proportions faibles (voir très faibles). Je crois que c’est inéluctable de par l’évolution. (Ce que je viens de dire est juste une opinion personnelle, je peux me tromper). L’homme par contre, en favorisant les échanges a acccentué le phénomène de telle façon que les équilibres sont rompus.
    En ce qui concerne les espèces animales ou végétales par exemple, on pourrait peut-être stopper le processus en se refermant sur soi-même et son environnement proche. Je crains que ce ne soit utopiste.
    Pour la diversité génétique des humains, il est bien trop tard. Dès que l’homme s’est mis en marche, à la préhistoire, des « mélanges » se sont effectués entre les différents peuples ce qui a conduit à la disparition de la diversité des peuples (quasiment tous maintenant) et en même temps à la disparition des cultures, des langues … qui vont avec.
    C’est une grande richesse que nous avons perdu là.
    D’autant plus que la majeure partie de ces peuples avaient la grande sagesse de vivre en harmonie avec leur environnement et de pratiquer le « développement durable » de façon naturelle, si tant est que ces deux mots soient compatibles entre eux.

  24. Fifitoucourt …
    Si je dis que la réponse à ta devinette est un élément qui,aujourd’hui, nous parait tellement aller de soi … Je me trompe ?
    Je pense tout simplement à l’oxygène.

  25. Bien. Il y a encore quelqu’un sur le blog ?
    On ne peut rien cacher aux filles. Je vais essayer de faire simple et court. On peut éventuellement considérer, et c’est ainsi que je présente la chose à mes petits élèves, que le rejet en masse du dioxygène dans l’eau puis dans l’atmosphère par les cyanobactéries (premiers êtres vivant photosynthétiques) provoque il y a un peu plus de 2 giga années une catastrophe pour les organismes qui pour beaucoup produisent leur énergie par fermentation. La plupart sont tués par ce poison violent qu’est le O2, et que nous autres aérobies, savons parfaitement maîtriser. Ces fermenteurs ont d’ailleurs un répit de quelques centaines de millions d’années, le temps que le fer des océans soit oxydé en totalité (l’océan primitif est très riche en fer: les roches riches en oxydes de fer issues des sédiments de cette époque sont bien observables en Australie en particulier). Voilà, donc pour la première pollution massive sur notre planète. Le mauvais côté: beaucoup d’espèces disparues prématurément (vraisemblablement bactériennes). Le bon côté: généralisation des formes vivantes capables d’utiliser des voies métaboliques oxydatives, c’est à dire capable de produire de l’énergie en respirant. Ces formes de vie sont favorisées par l’oxygène qui leur laisse le champ libre pour occuper toutes les niches écologiques libérées, et par le fait que cette forme de production d’énergie présente un bien meilleur rendement que la fermentation : toute l’énergie potentielle de la molécule organique dégradée est utilisée.
    Morale de l’histoire: un gigantesque « holocauste » pour un essor extraordinaire à suivre puisque un milliard cinq cents millions d’années plus tard, les formes de vie pluricellulaires explosent dans les mers cambriennes.
    Sans O2, pas de respiration, pas de couche d’ozone, et on ne serait pas là pour en parler sur ce blog. :silly: Elle est pas belle la vie? :tongue:
    On est peut-être en train de préparer un milieu idéal pour de nouvelles formes de vie. Peut-être même qu’on en discutera sur un blogadupdup sous une forme qui n’aura pas grand chose à voir avec la forme humaine… :wassat:
    Va savoir ! :biggrin:

  26. Ben je n’ai pas eu le temps de répondre, alors que j’avais des idées sur le sujet… Mais peut-on vraiment parler de pollution dans ce cas ?
    Ce que je partage dans ton analyse, c’est que la survenue « d’accidents » ou des différents « cataclysmes » qui ont jalonné l’histoire géologique de notre planète ont effectivement donné lieu à des évolutions étonnantes.
    La disparition des dinosaures a ainsi permis l’essor des mammifères… Pour le meilleur et pour le pire.
    Pour la prochaine r-évolution, les paris sont ouverts !

  27. C’est une image mon Christophe, c’est une image. Pour diminuer l’image que l’on se fait de l’espèce humaine qui a tendance à se croire si exceptionnelle (à commencer par de nombreux scientifiques…). :biggrin:
    Tiens, à propos, une bonne lecture : « Nouvelle histoire de l’homme » de Pascal Picq. Excellent cet homme…. :smile:

  28. Je reviens de chez Claudine dans le territoire de Belfort, elle n’a qu’une seule mésange bleue à son poste de nourrissage, moins que les autres années. Comme quoi, l’abondance de cette espèce observée un peu partout en France cet hiver n’est pas forcément constatée partout.

  29. ah mes amis que de chance vous avez de voir des mesanges bleue, poue ma part
    je n’en ai vue aucune encore cette année, par contre nous avons une abondance de rouge gorge je ne sais pourquoi, ils se chamaillent je pense pour leur teritoire,
    j’ai pue egalement voir quelques bergeronettes sur les parkings des grandes
    surfaces et pourtant il ne fait pas tres froid par chez nous.
    je suis sot vous les retenaient avec vos mangeoires!!!!!

  30. Effectivement, le rouge-gorge est l’un des rares passereaux à défendre son territoire en hiver, il le fait pour des raison avant tout alimentaires. Ici, il me semble relativement peu abondant cet hiver. Peut-être sont-ils tous chez toi (on te prend tes mésanges bleues, tu nous prends nos rouges-gorges, c’est de bonne guerre !).
    Les bergeronnettes grises ne sont pas encore arrivées ici en Franche-Comté (cela dit, ça ne m’étonnerait pas que Christophe et les autres observateurs de la LPO en aient déjà observé une ou deux).

  31. 17 mésanges bleues dans le jardin cet après-midi !!
    Par contre il y a un petit problème à la mangeoire , un mâle fauvette à tête noire empêche tout oiseaux de s’approcher du festin !!! Même le couple de tourterelles Turques en a pris pour son grade …
    Saleté d’bestiole , va finir dans la liste des nuisibles !!
    :getlost:

  32. Il s’agit d’une espèce de l’Amérique du Nord, appelée « black capped chickadee » (Poecile atricapillus).
    C’est un genre assez proche de nos mésanges européennes.
    C’est une espèce très sociable et peu farouche et on le devine sur la vidéo. Merci pour ces images.

  33. C’est canadien , le film. Incroyable le nombre de vidéos de qualité qu’on peut trouver sur les oiseaux de mangeoire. Chez les engliches aussi, il y a beaucoup de « fêlé » d’oiseaux.
    Mais pour l’instant, Emilie, si tu pouvais nous trouver d’aussi belles images d’oiseaux mais sous un soleil torride, :cool: Je crois que je préférerais… :wink:

  34. Au contraire, je trouve que des images de neige, ça nous amène un peu de fraîcheur en plein été. Et ces images canadiennes sont donc les bienvenues !

  35. Bernard, regarde dans tes spams. J’ai envoyé un scan de l’article sur Brussey. Comme chez toi les messages à documents joints ont tendance à tomber directement dans la poubelle … ! :wassat:

  36. Non non, j’ai bien reçu tes documents (que je venais me procurer par ailleurs). Simplement, je n’ai pas eu le temps de t’envoyer un mail en retour. C’est la course …

  37. Lors d’une ballade il y a trois jours, sur une toute petite route de campagne, cohabitaient autour d’un fumier frais, jeunes étourneaux, jeunes bergeronnettes, jeunes hirondelles. Pas du tout paniqués les Zoziaux… Quel bonheur!

  38. vous nous expliquer pas comemnt ils ce deplaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaace !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! :alien::alien::alien::alien::alien::alien::alien: :angry::angry::angry::angry::angry::angry::angry::angry::blink::blink::blink::blink::blink::blink::blink: :pinch::pinch::pinch::pinch::pinch:

  39. Cette année, dans le S-O du Cantal , il n’y a plus de mésanges alors qu’elles étaient en bon nombre ( de l’ordre de 20 à 30 ) l’an dernier à la même époque! Comment cela peut-il s’expliquer? (nitrates répandus par sacs de 600 kg puis ces sacs épais sont brûlés en rase campagne d’où dioxines ; changements climatiques ……..)
    Selon mes amis, il en serait de même en Aveyron, en Corrèze, dans le Lot, et dans les Charentes …..

  40. Le contraste est d’autant plus fort que les deux hivers précédents les mésanges (charbonnières et bleues) étaient particulièrement abondantes.

  41. Il me semble que, mis à part l’an passé qui a vu les mésanges charbonnières et bleues migrer en masse, en général les mésanges sont sédentaires. D’une manière générale, il y a des variations cycliques et les variations d’une année à l’autre relèvent d’une année normale. Ce qui semble inquiétant c’est que la baisse concerne autant d’espèces et autant de régions.
    Cela dit, comme je l’ai déjà dit, il se peut qu’il y ait encore plein de nourriture dans la nature et que la baisse de la fréquentation aux mangeoires ne traduise aucunement une baisse des effectifs. Mais les ornithos le savent et ce qui est inquiétant, c’est qu’ils s’inquiètent vraiment. A suivre donc.

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