Trois charpentières seulement ?

Tiens, je n’ai jamais consacré d’article à la taille de formation des arbres fruitiers alors que c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup et que j’ai beaucoup pratiqué.
Je suis toujours sidéré de voir qu’on vend chez les pépiniéristes des arbres qui deviendront ce que j’appelle des « arbres-fagots », beaucoup trop touffus. Souvent, lorsqu’on achète un arbre fruitier, il y a au moins une dizaine de branches qui partent toutes à la même hauteur du tronc. Ces branches sont destinées à former l’ossature de l’arbre et on les appelle des charpentières. Mais 10 – voire parfois 12 ou 15, c’est beaucoup trop ! Quand on achète un arbre, il faut imaginer que l’arbre va grossir et que ces dix branches ne seront alors plus qu’un sac de noeuds dans lequel la sève aura du mal à circuler. Alors, dès l’achat, prenez le sécateur et couper dans le vif ! Malheureusement, la plupart des acheteurs ne le savent pas. Et la plupart des vendeurs non plus (ils ne sont plus arboriculteurs, juste vendeurs).

J’ai souvent discuté avec mes amis pomologues du nombre de charpentières qu’il faut laisser. Tous sont d’accord pour dire que c’est 3 ou 4 maximum. En général, je n’en laisse que trois …

IMGP1039… parfois quatre, mais plus rarement, en faisant en sorte que les branches ne partent pas toutes au même niveau afin que la sève circule plus facilement.

IMGP1027Lorsqu’on regarde les arbres plantés par les Anciens, on se rend bien compte qu’ils savaient tout ça eux-aussi. Exemple d’un pommier qui est derrière chez moi et qui a sans doute été planté dans les années 50.

IMGP1019Il y a devant ma fenêtre un arbre plus récent que j’ai acheté à l’état de scion (c’est à dire greffé pendant l’année et ne mesurant que 50 cm de haut) et que j’ai formé en prenant soin de ne laisser que trois charpentières. Il a bien grandi depuis.

IMGP1001Je dois dire qu’esthétiquement, cette forme me convient bien …

IMGP1057C’est un arbre « greffé sur franc » et qui deviendra vigoureux. Tous les arbres « de plein vent » que l’on trouve dans nos campagnes franc-comtoises (pour le peu qu’il subsiste !) sont greffés sur franc (je parlerai un jour sur ce blog des différents porte-greffe existants), ce qui présente des avantages et des inconvénients. L’un des inconvénients est qu’il ne donne des fruits qu’à partir d’une dizaine d’années. Le mien a été planté en 2001 et n’a jamais vraiment donné de fruits. Mais cette année, il est couvert de fleurs.

IMGP1047IMGP1049Alors, rendez-vous cet automne pour les fruits !

91 réflexions au sujet de “Trois charpentières seulement ?”

  1. j’ai bien reconnu l’écureuil…. l’habitué de la fenêtre de Dupdup qui vient voir tous les matins si la cuisine est bien rangée .

  2. Oui, et comme elle n’est jamais bien rangée, il revient tous les jours …
    Voila donc mon petit secret pour voir l’écureuil en permanence ! :wink:

  3. Petite précision que je n’ai pas apportée dans mon article : l’important est aussi dans le choix de l’arbre que l’on achète. Car il ne suffit pas de prendre un arbre avec 12 branches et d’en éliminer 8 ou 9. Mieux vaut évidemment prendre un arbre avec le moins de branches charpentières possibles et de n’en éliminer que quelques-unes. L’arbre aura ainsi bien plus de facilité à cicatriser.

  4. Est ce que l’un d’entre vous s’est déjà essayé à la culture du fruitier nain ? ( en pot ou pas) Parce que j’aimerai avoir un petit verger, mais comme j’ai pas la place … :angel:

  5. Je n’ai jamais essayé donc ce n’est qu’un avis. Des arbres en pots ce sont des bonsaïs (je crois que c’est la traduction). Pour un côté esthétique ou le fun pourquoi pas. Mais la culture en pot n’est déjà pas facile pour les tomates par exemple, on a de la production mais pas comme celle en pleine terre ou alors il faut une attention particulière. Pour des arbres, le substrat doit être vite épuisé, il faut savoir comment alimenter la plante…. pour quelle production ? Je crois plus en un arbre sérieusement taillé mais en pleine terre.
    Les quelques arbres en pot qui sont pas trop moches que je connais ce sont des arbres dans de grands bâtiment publics, des orangers ou citronniers dans des pots de 200-300 litres dans le hall d’entrée d’une piscine.
    Pourquoi veux un verger ? Si c’est pour avoir des arbres soit. Si c’est pour avoir des fruits et que tu n’en as pas encore pense aux framboisiers, groseilliers, fraisiers et aux plantes annuelles qui donnent de bons fruits : physalis… et même si c’est plus délicats : melons, pastèques….

  6. Francis : les deux, mon colonel !

    Les fruitiers nains sont des arbres qu’on peut planter en pleine terre mais qui ne grandissent pas, ils sont bricolés génétiquement, je crois. C’est pas des bonzais, si ?

    Donc si j’en mets, ils seront en pleine terre … et atteindront les 2 m maxi . C’est sûr que le pot qui coûte plus cher que l’arbre: non merci ! J’ai pas les moyens… :biggrin:

    L’avantage c’est que la mise à fruits est rapide et que ça ne prend pas de place … et évidemment que c’est pour le fun … :smile: je vais pas faire de la culture intensive mais j’ai bien envie de m’amuser !

  7. Hou la la non, c’est pas du bricolage génétique tout ça.
    Les porte-greffes utilisés depuis le Moyen-âge (époque à laquelle on a découvert la technique du greffage) étaient des arbustes ayant poussé à partir de pépins de pommiers.
    Beaucoup plus tard on a obtenu, par simple sélection, des porte-greffes de plus en plus petits. L’INRA a travaillé dessus mais c’est surtout les labos de recherche anglais qui ont développé les porte-greffes que l’on utilise. C’est la fameuse gamme des Malling obtenue par la station de recherche East mMlling Research.
    On trouve donc dans nos vergers :
    – des arbres greffés « sur franc » (la forme la plus vigoureuse utilisée depuis le Moyen-âge) ;
    – des arbres greffés sur « doucin », exemple du porte-greffe MM 107 (dans la nomenclature des Malling), pour arbres moyennement vigoureux (formes de type quenouille par exemple) ;
    – des arbres greffés sur « paradis », exemple du porte-greffe M9, qui est utilisé pour les petites formes (vergers de production dans le Sud, espaliers …).
    Voila pour les principaux porte-greffes.
    Il faut ajouter que depuis une vingtaine d’années au moins on a développé des portes-greffes « nanisant » (vient du mot « nain »), par exemple le porte-greffe « edabrize » pour le cerisier ou le porte-greffe M27 pour le pommier.
    Je ne sais pas sur quel type de porte-greffe exact sont greffés les pommiers cultivés en pot dont tu parles, mais ce qui est certain c’est qu’il s’agit de porte-greffes nanisant de la gamme des M27 (ou avoisinant) et non de plants OGM.
    J’ai travaillé sur le sujet dans le cadre professionnel, ayant participé à des actions de création de vergers de sauvegarde pour des collectivités locales.

  8. Sans doute que le sujet mériterait un article complet. Mais bon, sur ce blog, on est plus « jardin » que « verger ». :whistle:

  9. Ah on est d’accord : j’ai pas parlé d’OGM mais de génétique … Pour moi un croisement d’espece c’est déjà de la génétique. Très intéressant ton commentaire ! Mais ok, si le verger n’est pas à la mode du blog, je n’en parle plus … je demanderai ailleurs… :whistle::whistle::whistle:

  10. Non, non, au contraire Zouzou, il s’agit-là d’un sujet qui n’est pas hors-sujet sur ce blog. Simplement, les quelques articles ou commentaires que j’ai écrits tombent parfois à plat (ce qui est normal, c’est un sujet un peu particulier et assez pointu) et en conséquence j’aborde donc très rarement le thème des arbres fruitiers. Mais je ne demande qu’à en parler. C’est un sujet qui m’a passionné aussi bien professionnellement (180 arbres fruitiers plantés + la conception de 4 vergers de sauvegarde) qu’à titre perso (je crois que j’ai … 80 arbres fruitiers, dont pas mal de petites formes en espaliers).

  11. Ah ouf ! DONC : tu ne déconseilles pas la plantation en pleine terre d’arbres fruitiers nains ? En tant qu’expert, tu ne trouves pas l’idée complètement folle ? Je peux y aller tranquillou sans avoir peur de faire du gâchis ? 80 arbres !! mais tu dois avoir une production de ouf ! ( je parle djeunz )

  12. Non, je n’ai pas une grosse production, déjà parce qu’un certain nombre d’entre eux sont jeunes et d’autre part parce que ceux qui sont derrière la maison sont sur un terrain trop pauvre.
    Pour ta plantation en pot, je ne l’ai jamais fait, impossible donc pour moi de te conseiller. Je pense que ça mérite toutefois d’être essayé.
    Cela dit, le facteur limitant, c’est quand même avant tout les nutriments dont la plante a besoin et je partage évidemment ce qu’a dit Francis sur le sujet.
    En tous les cas, ça m’intéresse bougrement de connaître dans quelques années les résultats de ton expérimentation. Je pense que les fruits seront gustativement moins bons (je l’ai remarqué sur les tomates, les poivrons et les piments en pot).
    En résumé : petit risque quand même que tu sois déçue !
    Zouzou, tu as vus que je viens de t’envoyer un mail ? J’espère que cette fois-ci il n’atterrira pas dans la corbeille à spams.

  13. Non j’ai bien dit : EN PLEINE TERRE . Justement les pots j’en veux pas ! :ermm:

    Oui j’ai reçu ton mail avec la liste des salades (je pensais pas qu’il y avait autant de variété ! ) Et j’en ai même reçu un second de Hugues … :) Mais bon moi j’ai rien à échanger pour le moment hein … Les graines que j’ai achetées sont dans les cartons du déménagement je ne sais même pas ce qu’il y a . Je vous dirai quand je serai installée, Mais rien d’extraordinaire … Une dizaine de sachet genre carotte, poireau, etc, ça va pas peter bien loin… :cwy:

  14. Zouzou tout est bricolage génétique. Tes enfants aussi (si tu en as). Les hommes adorent bricoler….
    Bernard s’y connait beaucoup et perso j’ai très peu d’arbre. Mais j’ai quelques bonsaïs. Les bonsaïs sont à l’origine des arbres pris dans la nature mais poussant dans des endroits difficiles. En pot on essaie de les maintenir en condition difficile pour qu’il reste petit. Un bonsaï remis en pleine terre quelque soit sont âge reprendra une croissance normale. Pour le garder petit la taille est aussi importante. Je dis cela parce qu’ on peut aussi mettre en pleine terre des variétés normales et grâce à une taille adaptée les garder dans une dimension ou une forme qui convient mieux. Mais là ça demande sûrement plus de connaissances que de laisser pousser un arbre naturellement nain.

  15. Oui effectivement, une plante s’adapte à son contenant ( les hommes qui adorent bricoler aussi … ) :devil:

  16. Zouzou, j’ai lu trop vite tes commentaires, j’avais compris que tu voulais planter en pot.
    De toute façon, je lis tout trop vite, mais c’est pas de ma faute, vous mettez tellement de commentaires que je suis obligé de lire en diagonale ! :whistle:
    Il faut savoir que lorsqu’on met des arbres peu vigoureux en pleine terre il faut les palisser. La raison en est simple : ils sont peu vigoureux car leur système racinaire est peu développé. Le vent peut donc faire du dégât et ces arbres-là doivent être amarrés toute leur vie. Dans certains terrains, il faut les arroser pour la même raison car ils ne vont pas chercher l’humidité en profondeur (en Franche-Comté, région pluvieuse, ce n’est pas la peine en général). Ces arbres donnent des fruits au bout de 3-4 ans seulement (au lieu de 10) mais ils ne vivent guère plus de 30 ans.
    Je me demande si je ne devrais pas faire un article complet sur ce sujet un peu compliqué.

  17. Ah ben voilà de bonnes infos ! Qu’ils vivent moins de 30 ans c’est pas grave : moi non plus ! :lol: Pour le terrain, je suis en bord de Lot . J’ai un puits qui n’est jamais à sec… Alors peut-être que le terrain sera favorable ? Pour le vent … je ne pense pas être en région de grands vents … J’attends ton article sur le palissage des fruitiers et autres joyeusetés :)

  18. Je pense qu’il faut l’arroser la première année si l’année est un peu sèche et ne l’arroser ensuite qu’en cas de sécheresse importante. Mieux vaut laisser les arbres se débrouiller au maximum seuls, même si, pour ce type d’arbres de petite taille, il est difficile de ne jamais intervenir au moins une fois (cela dit, je n’ai jamais arrosé un seul des miens, mais la Franche-Comté, c’est la Franche-Comté !).
    Autre conseil : le planter en novembre (et non en fin d’hiver) pour que les racines aient le temps de prendre leur place pendant l’hiver.

  19. Si j’écoute les anciens de mon hameau, il y avait sur mon terrain après guerre les plus beaux fruitiers du village…. il y avait :sad: …. Le propriétaire précédent a tout coupé pour replanter … en bois de chauffage…. :angry:
    Je déboise tout doucement, d’année en année pour retrouver les prairies et champs d’autrefois, et à l’automne…. à l’automne…. je planterai quelques fruitiers… (à la ste Catherine bien sûr!) alors Bernard, si tu affûtes ton crayon… L’article que tu prépares sera le bienvenu… :smile:

  20. Très intéressant tout ce que dit Bernard …
    Je crois qu’un article de sa part sur le sujet s’impose.
    Le pauvre, il est déjà plus que débordé et nous lui mettons une contrainte de plus :devil: (mais cela le passionne alors il le fera certainement volontiers).
    Et promis Bernard, on ne fera pas comme toi, on ne lira pas en diagonale :wink: :biggrin:
    Ce que je retiens, c’est qu’il faut laisser les arbres se débrouiller au maximum seuls et cela m’arrange bien car j’avais un peu des scrupules de ne pas plus les arroser (je ne les arrose pas du tout et parfois, il me donnent quand même l’impression d’avoir soif :blush: ). Alors maintenant, j’aurai la conscience tranquille :smile:
    En ce qui concerne les bonzaïs, moi qui passe mon temps en altitude ou dans les pays le plus loin possible de l’équateur, je peux vous dire qu’on en voit de très beaux … naturels.

  21. Je ne me risquerais pas à dire qu’il ne faut pas arroser du tout les arbres. Pour être plus précis, disons qu’en Franche-Comté on n’arrose jamais un arbre.
    Ailleurs, je pense qu’on ne devrait pas les arroser non plus (sauf peut-être l’année de la plantation) mais c’est à vérifier. Laissons-les enfoncer leurs racines le plus loin possible pour rechercher l’humidité !

  22. Autre chose importante : les arbres sont naturellement armés pour résister à la sécheresse. Un cerisier qui perd ses feuilles dès juillet, c’est normal ! C’est sa manière de réagir à des conditions extrêmes. Au printemps suivant, il repartira comme si de rien n’était …

  23. Puisqu’on en est aux arbres fruitiers …
    Vous avez des cerises cette année ?
    Chez moi, il y en a trop ! (Je sens que je vais faire des jaloux :whistle: ).
    Mais comme on n’est jamais content :blush:
    Il y en a tellement qu’elles sont minuscules (et en plus, elle n’ont aucun goût).
    En tout cas, j’ai trouvé la parade contre les corbeaux qui les autres années (j’en ai parlé l’an dernier sur le bloadupdup) me volaient toutes mes cerises.
    J’ai mis dans mes arbres des cintres avec mes plus vieux vêtement les plus colorés . Cela a super bien marché.
    Par contre, j’ai d’autres visiteurs, beaucoup plus sympathiques et moins destructeurs …
    Les écureuils.
    Je ne savais pas qu’ils aimaient tant les cerises !

  24. Non, n’importe quand. Toute la journée.
    Et hier j’en ai vu un sauté depuis le cerisier jusqu’à un pin …
    C’était superbe, un joli saut.
    Ce ne sont pourtant pas des écureuils volants que nous avons ici ! :silly:

  25. « Et hier j’en ai vu un sauté depuis le cerisier jusqu’à un pin … »
    Heureusement que cette phrase n’est pas au féminin !!!!
    :shocked:

  26. Euh ! Pardon !
    « sauter »
    :biggrin:
    Cela m’étonne que ce ne soit pas Humeur Grivoise qui ait fait cette remarque :whistle:

  27. Les quelques arbres fruitiers que j’ai planté l’année de mon arrivée ici sont sensés être des demi-tiges, mais comme ils sont entourés de forêts, je crois que pour chercher de la lumière ils grandissent plus que de raison…

  28. Tiens, ça serait une bonne solution que de faire l’inverse : entourer les forêts de vergers pour que les forêts poussent plus vite. C’est l’ONF qui serait contente ! :biggrin:

  29. Pas sûr concernant l’ ONF…. Il y a 7 ans lors de l’achat de notre terrain, je leur ai signalé quelques grands chênes communaux mais gérés par eux qui sont peut-être un risque pour ma maison en cas de chute et ils m’ont répondu « vous en faites pas on prévoit une coupe d’ici 2 ans » Nous avons revus les agents le mois dernier qui balisaient la limite communale, et nous leur avons dit  » alors vous prévoyez une coupe ?  » Réponse « Oui oui d’ici 2ans  » … Les grands chênes sont toujours là !… Donc je ne pense pas qu’ils soients pressés de voir pousser les forêts… Mai bon…

  30. Georges, ma femme me dit qu’elle a bien fait de ne pas choisir un homme demi-tige ! :whistle:

  31. Le fruit ressemble tant à une tomate qu’une variété de tomate s’appelle persimmon (kaki en anglais). Elle est d’origine américaine. Il ne faut pas la confondre avec hurma ukrainian qui a comme deuxième nom persimmon parce qu’elle ressemble aussi à un kaki.

  32. Il semblerait qu’il y ait plusieurs types de kaki, certains étant astringents et ne pouvant être consommés qu’une fois blets après les gelées (un peu comme les nèfles). Je vais me pencher sur le sujet, afin de planter la variété la plus adéquate.

  33. Dans mon coin, il y a pas mal d’arbres à kakis (c’est toi qui vient de m’apprendre que c’est la même chose que les plaqueminiers :blush: ). Pas de culture en champs mais d’énormes arbres par çi par là. Perso, je n’adore pas ce fruit mais l’arbre est très décoratif en fin de saison, recouvert de ces beaux fruits oranges alors que tous les autres sont dénudés.

  34. Il semblerait qu’il ne soit bon que lorsqu’il est très mûr. Il faut souvent laisser mûrir ceux qu’on achète pendant plusieurs semaines encore. J’en ai acheté trois hier car je dois dire, à ma grande honte, que je n’en ai jamais goûté.

  35. Moi, je n’aime pas. Quand ils ne sont pas assez mûrs ils sont âpres et quand ils sont mûrs, ils ont une consistance un visqueuse que je n’apprécie pas du tout.
    Rien ne vaut une bonne pomme ! :smile: (quand il y a de la récolte :devil:)

  36. Bernard, les pommiers que tu as dans ton jardin ont été greffés par tes soins ? Tu as quelles variétés ?
    Samedi, j’ai assisté à un cours sur la taille des arbres fruitiers avec des croqueurs de pommes et c’était vraiment très intéressant. Dans quinze jours rebelote, et le 1 mars cours de greffage … c’est passionnant !!! :smile:

  37. J’ai greffé quelques dizaines d’arbres fruitiers dans ma vie mais pas les miens. Ceux qui sont autour de la maison ont été achetés chez le meilleurs pépiniériste de Franche-Comté (ets Guillaume à Charcenne) qui possèdent plusieurs dizaines de variétés. Je n’ai pas forcément gardé le nom des variétés que j’ai mises, mais de mémoire je suis certain de posséder : reinette du Mans, reinette de Savoie, reine des reinettes, reinette grise, cox’s orange, violette de Montbéliard, rayotte de Nommay, belle fille de Salins, Golden delicious, reinette truitée, belle de Boskoop, transparente de Croncels. Je pense avoir gardé quelque part un papier avec un plan de ma première plantation. Je devrais retrouver une bonne partie des noms des pommiers, pêchers, poiriers et pruniers.
    Je plante des arbres fruitiers tous les ans (cinq en ce début d’année) et je pense que j’ai plus d’une centaine d’arbres (une partie seulement est autour de la maison). Parmi ces arbres, il y en a 22 en espaliers, les autres sont souvent sous la forme de quenouille, quelques-uns sont des arbres greffés en tige.

  38. Bernard, tu arrives à reconnaitre des différentes variétés ?
    Les 22 fruitiers en espalier que tu as ont été plantés autour de ta maison ?
    Comme je n’ai pas beaucoup de place chez moi je vais tenter de former des cordons (1 ou 2 max) ainsi qu’au jardin. C’est la forme qui produit le moins d’ombre portée ce qui m’arrange pour les culture. Et niveau difficulté ça à l’air abordable.
    En Bourgogne, je vais essayer de former des quenouilles car j’ai plus de place. J’ai commandé du M106 ça convient bien de ce que j’ai lu … enfin j’espère.

  39. Le M106 convient bien pour les quenouilles. Il faut savoir cependant une chose c’est qu’il est plus appétant pour les campagnols terrestres que d’autres porte-greffes. Etre vigilant donc car lorsqu’on a cinq arbres détruits d’un seul coup en quelques jours, ça fait rager !

  40. Ah oui effectivement, cinq arbres d’un coup c’est rageant. Je vais tenter Reine des reinettes, Reinettes clocharde, Melrose, De l’Estre. Reinette du Mans et de Savoie ont l’air sympathique, mais c’est pénible je trouve de planter un arbre sans avoir pu gouter à ses fruits.
    Un collègue qui possède un grand verger dans les Ardennes m’a parlé également d’attaques de campagnols. Il m’a aussi dit que les semis de noyaux de Reine-Claude étaient fidèles à la plante mère … quelqu’un peut-il confirmer ?

  41. Jérôme ,
    Mes deux pruniers de Reine claude sont issus de semis spontanés . Et en effet , les fruits sont identiques à ceux de la plante mère .
    Avec les drageons ( souvent nombreux sous ces fruitiers ) , ça marche très bien aussi .

  42. En espérant qu’il y aura plus de fruits en 2014 qu’en 2013 dans mes pruniers … Je te posterai des noyaux sans problème !
    :wink:

  43. Ce qui est bien avec les variétés anciennes de pruniers, c’est qu’on obtient des fruits « à l’identique », aussi bien en partant de noyaux que de drageons, sans avoir nécessairement à greffer.

  44. Mon mirabellier est un rejet et donne à merveille, quand il donne… parceque les deux dernières années… :angry:
    Quand aux pommes que l’on n’a pas goutées, si je peux me permettre, avec ma toute petite expérience, je trouve que d’une année à l’autre, une variété donnée peut changer du tout au tout, tant question acidité que de texture. Ma meilleure pomme (je ne connais pas les noms) était trois fois sur quatre assez dégueulasse… :pinch: :smile:

  45. Je suis un inconditionnel des fruitiers en espaliers (sans doute que je ferai un article sur le sujet ce printemps). L’une des principales raisons à cela c’est que la qualité des fruits y est très régulière et que je n’ai jamais les inconvénients cités par Luc.

  46. Bernard oui, oui et encore oui pour un article sur les fruitiers en espalier !!!
    D’ailleurs est-ce toi qui les forme ? Tu as quoi comme forme en espalier ?

  47. J’ai 22 arbres en espaliers, ce sont presque tous des doubles U (enfin presque car la forme diffère légèrement du double U habituel).

  48. Oui, j’ai acheté des scions déjà greffés et je les ai formés moi-même. Ils n’avaient qu’un cm de diamètre. C’est très long à former mais le résultat en vaut la chandelle.
    La moitié des variétés que j’ai achetées étaient des variétés modernes. Non pas que je sois un adepte des variétés modernes mais je voulais tester (décidément je suis comme Saint-Thomas) comment elles se comportaient dans un vrai verger, n’étant pas persuadé que seules les variétés anciennes sont bonnes (je dois préciser par ailleurs qu’au niveau professionnel, j’ai réalisé un verger de 150 variétés différentes, pour la plupart anciennes). Résultat : je suis plutôt agréablement surpris par les résultats avec ces variétés récentes. Je crois que bon nombre de variétés modernes sont plutôt bonnes, voire très bonnes, quand on les cultive dans de bonnes conditions. On ne peut affirmer que la Golden est une mauvaise variété que si on l’a testée. Or, la golden, quand on la cultive dans un verger, est une très bonne pomme (d’ailleurs elle est déjà ancienne, je crois qu’elle date de 1863). Vous ne me croyez pas ? Alors, plantez-là !

  49. Bernard,je ne sais pas si tu a planté ton plaqueminier,moi j’ai un fuyu,un kaki non astringent,trés bel arbre avec des couleurs magnifique a l’automne,part chez moi on plante surtout le kaki muscat,astringent celui là.

  50. Oui, J’en ai planté un il y a 15 jours. J’ai pris un bel arbre chez mon pépiniériste habituel mais sans connaître le nom de la variété. L’arbre était beau alors je l’ai acheté.
    Je vais en planter trois autres, mais cette fois-ci en connaissant le nom précis. Je vais les commander aux pépinières du Bosc, spécialistes en la matière :
    http://www.pepinieredubosc.fr/kaki/
    Je prends les trois variétés suivantes :
    – Fuyu (kaki pomme) (non astringent)
    – Shibukaki (astringent)
    – Meader Diospyros virginiana (astringent)

  51. Oui,je connais les pépiniéres Dubosc,moi je me sert prés de chez moi,Gautier
    à Sénas ou pépiniére de la vallée de l’huveaune dans le 13,je ne plante que de la racine nue en fruitier.

  52. Je plante toujours en racines nues mais lorsque je commande par la poste (par exemple chez les pépinières du Bosc ou chez les pépinières Ribanjou pour les petits fruits), je demande toujours à ce que ça soit conditionné en godets.

  53. Je confirme pour la Golden.
    C’est une des pommes les plus dégueulasses qu’on puisse acheter (en grande surface par exemple).
    Par contre, c’est aussi une des meilleures pommes que j’ai pu manger.
    Mais les pommes venaient d’un arbre planté chez mes parents (avant qu’ils ne déménagent en Ardèche, donc plus de bonnes goldens :sad: ).
    Je suis convaincue que les conditions de culture sont largement aussi importantes que la variété pour un bon résultat en terme de goût d’un fruit.

  54. Pour aller dans le même sens que toi à propos des conditions du culture :
    Je me souviens avoir organisé en 2006 une soirée dégustation de tomates avec des amis à la maison (je crois même l’avoir organisée pour les lecteurs de ce blog). J’avais préparé sans doute une cinquantaine de variétés différentes. Un ami, n’ayant pas de jardin, avait amené des variétés originales qu’il avaient achetées en supermarché. Il s’agissait a priori de bonnes variétés (coeur de boeuf, green zebra, rose de Berne …) mais la dégustation avait été sans appel : toutes ces variétés achetées en supermarché étaient dégueulasses. La moins bonne de mes 50 variétés était meilleure que n’importe laquelle d’entre elles. Comme le dit Etincelle, les conditions de culture priment donc sur le reste mais il y a aussi une autre chose qui prime : la date de cueillette. Même si les tomates du commerce étaient bonnes au départ (ce dont je doute cependant), le fait même de les avoir cueillies vertes (ou à peine rougissantes), c’est à dire avant maturité, leur aurait enlever toute leur saveur.

  55. Cela dit, j’ai un témoignage qui contredit ce que je viens de dire ci-dessus.

    Je fais tous mes semis de tomates, mais il m’arrive parfois d’acheter un plant que je trouve beau. Cela m’est arrivé quelquefois dans ma vie de jardinier (si, si !). Les rares tomates modernes que j’ai cultivées (par exemple Pyros) étaient sans doute meilleures dans mon jardin que si je les avais achetées, mais globalement elles n’étaient pas terribles du tout. Je me rappelle avoir gardé ces tomates-là plus d’un mois sans qu’elles ne semblent vieillir. Comme quoi on les a sélectionnées avant tout pour le transport et la conservation et non selon des critères d’ordre gustatif. Donc, si les conditions de culture sont importantes, autant éviter des variétés insipides.

    Dans le même genre de réflexion, j’ai bien peur que si je cultivais la pomme Granny smith qui ne semble être qu’un « assemblage d’eau de sucre et de coton » (dixit mon ami Jean-Yves), je n’arrive pas à en tirer grand chose de plus que ce qu’elle est réellement. Mais je ne demande qu’à en goûter une bonne dans un verger, histoire de ne pas mourir idiot et de faire évoluer mon jugement !

  56. Salut à toutes et à tous ! Pas beaucoup de temps ( et de réseau !!) en ce moment pour le blog … Mais je ne vous oublie pas depuis mon Finistère !!
    :wink:
    Juste une petite question , en ce moment je suis dans la plantation de fruitiers , si vous aviez un poirier à me conseiller , ce serait lequel ? Merci !

  57. je vais envoyer un mail à Pascale et Michel qui ont écrit le livre « patrimoine fruitier de Franche-Comté » et qui pourront participer à la discussion.
    En Franche-Comté il n’y a pas tant de terres que ça qui conviennent au poirier et ici dans la vallée de l’Ognon on a une expérience limitée dans ce domaine. Il y a la question de la variété certes mais aussi celle du porte-greffe tout aussi importante (on greffe sur poirier ou sur cognassier ?).
    A suivre donc (sachant que de toute façon autant attendre novembre ou décembre pour planter, saison plus favorable qu’octobre).

  58. En fait Michel m’a répondu par mail. Voici ce qu’il me dit :

    « Salut Bernard, la réponse n’est pas facile. Aime-t-il les poires sucrées, juteuses, qui se gardent, précoces, qui résistent aux maladies…? Il faut faire un choix car on ne peut pas tout avoir. Si tu demandes à Pascale ou à moi on n’aura pas forcément les mêmes choix. Moi je dirais, après discussion avec Pascale : Beurré Clairgeau. »

    Je connais bien cette poire qui est très réputée ici en Franche-Comté et l’une des plus cultivées.

  59. Merci pour vos conseilles ! :wink:
    Enfin de compte , j’ai opté pour la Doyenné du Comice et la Beurré Hardy . On verra bien ce que ça donne dans le temps … Derrière la maison , il y avait un beau verger dans les années 50/60 … J’ai envie de le remettre en état .
    Avec ce site IGN , vous pouvez comparer les pourtours de chez vous entre aujourd’hui et les années 50 . Lorsque je tape mon adresse , je peux m’apercevoir du nombre incroyable de vergers qui ont été remplacés par des bois ou des constructions . En 60 ans , notre paysage à bien changé …
    https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=2.117437&y=46.489054&z=6&layer1=ORTHOIMAGERY.ORTHOPHOTOS&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.MAPS&mode=doubleMap

  60. Je viens de regarder ton lien, j’y découvre des choses étonnantes pour mon village, notamment le fait qu’au 19ème siècle la rivière ne passait pas au même endroit.

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