A vos plumes ! (16)

Un article proposé par Yves.
Pour ce nouvel atelier d’écriture , j’ai choisi mes dix mots dans les noms vernaculaires de la liste de papillons présente sur mon site :
Dégénérée – Laiteuse – Verdoyante – Commun – Buveur – Cuivré – Découpure – Fermière – Museau – petit. 
A vos plumes !

83 réflexions au sujet de “A vos plumes ! (16)”

  1. Ah chouette, un « A vos plumes »
    Quand une journée commence par deux belles nouvelles comme celle-ci, ah ! comme c’est bien. :wub:
    La deuxième bonne nouvelle est que la neige est arrivée sur le Vercors et que je sors les skis …
    YES !!!!

  2. Comme une découpure de papier gris appliquée sur le ciel bleu, une bâtisse se dresse au sommet de la colline verdoyante.
    Dans la cuisine, un chaton approche son petit museau d’une coupelle de lait. Le feu de la cheminée illumine sa fourrure d’un reflet cuivré.
    L’homme, issu d’une famille dégénérée et buveur invétéré est affalé sur la table.
    C’est commun à la campagne !
    Comment la jolie fermière à la peau laiteuse et au visage d’ange, a-t-elle pu s’éprendre de lui ?

  3. La petite fermière dégénérée du Vercors à la figure laiteuse, passe son petit museau par une découpure du mur .
    Elle rêve d’avoir teint cuivré et de se reposer dans une prairie verdoyante, loin de son buveur de mari, si commun . :w00t:

  4. Waouh ! Il est super bien le texte de Fifitoucourt !
    Un grand bravo.
    Quand Fifi a parlé du Vercors, j’ai pensé un instant qu’il parlait de moi …
    Mais ouf ! Non.
    Je n’ai pas la teint laiteux mais plutôt cuivré, ce qui me convient très bien.
    Et mon mari n’est pas un buveur (juste ce qu’il faut :wink: )
    Et puis je ne suis pas fermière.
    Et surtout, je ne suis pas dégénérée ! :biggrin:

    Je me rends compte à la relecture de mon texte que j’ai oublié de taper « petit » devant museau, comme je l’avais prévu : « … un chaton approche sont PETIT museau … »
    Est-ce que tu veux bien corriger Bernard, s’il te plait, sinon, il n’y a que neuf des mots imposés :sad:
    D’avance, merci à toi .

  5. Drôle de famille que ce couple de paysans isolé dans cette vallée verdoyante de Franche-Comté !
    La fermière n’a rien d’une dégénérée. Elle est belle à souhait et le peu qu’on aperçoit derrière la découpure de son corsage laisse apparaître de belles rondeurs à la peau laiteuse.
    Le look du fermier, lui, est beaucoup plus commun : petit, rablé avec le teint cuivré par les travaux des champs. C’est un buveur : il passe toutes ces soirées au bistro du village voisin jusque très tard dans la nuit.
    Et pendant ce temps là, qui est-ce qui caresse le doux museau (et plus encore …) de l’épouse délaissée ?
    C’est bibi !!!!!!!!!!!! :wub:

  6. :tongue:
    Vingt diou, zon pas le beau rôle les hommes dans cette histoire qui papillonne.
    Sauf Dupdup, évidemment !

  7. :lol:
    Cet atelier d’écriture promet encore de bons moments :smile:
    Qui l’eut cru … En partant de noms de papillons :wassat:
    Riche idée Yves :wink:

  8. Le téton de Margot
    Il était une fermière qui allait au marché.
    Tandis qu’un cuivré commun virevoltait autour d’elle, elle marchait d’un bon pas dans la campagne verdoyante, transportant dans un panier son petit chat dont juste le museau dépassait.
    Margot, c’était son nom, ne pouvait laisser le chaton seul à la maison car chaque heure, il réclamait sa tétée.
    Quand Margot dégrafait son corsage, tous les gars du village, qu’ils soient buveur ou pas, à l’âme dégénérée ou pas, d’humeur grivoise ou pas, fixaient d’un air tendu la découpure du vêtement jusqu’à ce que jaillisse le beau téton de couleur laiteuse.
    Et là, pour tous, c’était l’extase …

  9. Hola !! Je vois que la fermière fait fantasmer tous les gars du village !!
    Du moins , autant que la Margot ….
    Il démarre bien cet atelier d’écriture !
    :wub:

  10. :w00t:
    Pour la parité homme – femme :

    Comme un buveur cuivré, une muse au petit matin picolait. Ferme, hier, molle aujourd’hui, des coupures sur les mains…
    Vers Doyante, son village natal, on sait que des gènes hérétiques la firent sombrer dans l’alcool pour fuir sa vie laiteuse.

    Qui a dit que c’était de la triche ? :silly:

  11. Ah, la roulette du casino, quelle belle source de profit ça peut être !
    Des billets de banque il en a sous toutes les formes : des coupures de 500, découpure de 100, etc…
    Car ce mec est riche.
    Très riche même.
    Ce qui n’est pas commun.
    Là où les autres mènent une vie grise, lui mène une vie verdoyante.
    La raison ? Il joue au casino tous les soirs et il gagne presque à chaque fois.
    C’est ce que l’on appelle « un pot … de cocu » (à sa place, j’irais voir avec qui fricote la fermière pendant ce temps-là) !
    Non, plus sérieusement, comment fait-il pour gagner ainsi tous les soirs ?
    Il garde la tête froide, tout simplement.
    Il n’arrive sur les lieux que tardivement, lorsqu’il n’y a plus au casino que de la viande saoule. Vers minuit, en général, la soirée est déjà bien dégénérée.
    Mais lui n’est pas un buveur. C’est un joueur tout simplement.
    Il arrive alors dignement, cravaté, mais avec un air de fouine que personne à cette heure ne remarque, accentué par son petit museau pointu.
    Il n’y a là que des gens qui se la jouent « club Med », bronzages artificiels et teint hâlé.
    Lui n’est pas du genre cuivré. Bien au contraire.
    Il est d’un autre monde. Il vit dans l’ombre et sa peau blanche, laiteuse, s’accorde avec son mode de vie.
    Il ne vit que pour l’argent.
    Ou plutôt non, pour le jeu lui-même.
    Il observe chacun avec attention.
    Il sait par intuition quand les autres sont cuits.
    A cette heure tardive, les autres ne jouent plus par jeu.
    Ils jouent par bravade parfois.
    Ils jouent pour se donner de l’importance, souvent.
    Ils jouent des sommes bien plus importantes qu’ils ne devraient, toujours.
    Mais leur taux d’alcoolémie les trompe, ils font des erreurs, perdent leurs moyens et c’est à cette heure là qu’ils se font avoir.
    Le malheur des uns fait toujours le bonheur des autres.
    N’est-ce pas ?

  12. LA MERE — Elle est trop laiteuse, je la trouve même dégénérée !
    LE BUVEUR — Bah, tu exagères ! Elle est d’un genre commun, je te l’accorde, avec cette découpure régulière. Mais avec un si joli petit museau cuivré caché dans sa prairie verdoyante, une honnête fermière devrait se satisfaire de la moule qu’elle peut offrir. :ninja:

  13. Ça va être dur effectivement ; Humeur grivoise a placé la barre assez bas. :tongue:

    Chacun sait que lorsqu’un bien commun vient à se raréfier, voir à disparaître, la misère pointe un museau conquérant.
    Alors quand la fermière des grands Essarts est venue montrer à tous la découpure inquiétante dans les feuilles de ses choux, la substance laiteuse qui s’écoulait de leurs cœurs et surtout le petit, minuscule, ridicule fruit de sa récolte, on a compris que la graine vendue était dégénérée, au moins autant que son chacal de fourgue.
    Nous nous sommes pris à rêver de notre verdoyante culture habituelle, du teint cuivré, doré de la peau des nouveaux-nés d’antan, et nous avons rejoint le buveur autrefois solitaire dans un bistrot bondé et puant.

  14. Dans cette vallée verdoyante qui brille sous un soleil cuivré, le petit museau commun de la fermière à la peau laiteuse montre une dentition dégénérée de buveur à la découpure pas très soignée.

  15. Ce Dracula buveur de sang ne fait pas dans la dentelle : il donne dans la découpure au chalumeau. Comment il élimine les corps ? De toutes les façons ! Mais rien de commun dans ses manières. Plus la méthode est dégénérée plus il aime. Un exemple ? Sa dernière victime, une vieille fermière à la peau ratatinée, est en train de cuire dans un immense pot-au-feu. Difficile à croire qu’il s’agit de cette vieille femme disparue il y a quelques jours et que la police recherche partout. A peine reconnaît-on dans l’immense casserole le petit bout de son vieux museau. Quand le bouillon qui surnage, d’allure laiteuse, aura pris une teinte verdoyante, il faudra le distiller dans l’alambic cuivré. Je vous dit pas le goût de l’apéro ! :devil:

  16. Beurk ! A dégoutter n’importe quel buveur d’un petit apéro ! Si encore il avait choisi une jeune et jolie fermière au lieu de faire des découpures dans cette vieille dégénérée. Ce n’est pas tant que la mixture soit passée d’une couleur laiteuse à une autre plus verdoyante. De toute façon, après la distillation, ne restera qu’un liquide commun au reflet ambré, peut-être même cuivré. Mais c’est savoir avec quoi il a été fabriqué !
    Même le rat de Dracula est tombé dans les pommes en approchant son museau de la grosse casserole ou mijote la vieille.

  17. Petite déclaration inspirée du premier texte qui nous a été proposé par Bernard.

    Ô ma fermière adorée, viens te rouler avec moi dans cette prairie verdoyante. Viens donc frotter ton petit museau au mien. Que je prenne à pleine bouche ton sein à la peau laiteuse et au téton cuivré ! Laisse-moi caresser tes fesses dont la découpure est hors du commun. Ne crains rien, ton mari buveur est trop saoul pour grimper jusqu’ici. A lui cette vie dégénérée. A moi le beurre, l’argent du beurre et le cul de la crémière ! :wub:

  18. ces histoirs sont bien belles en tous les cas et toutes les féliciatations à toutes et tous ainsi qu’aux humeurs machin chose :cool:

  19. Pour ce repas de Noël je vais ouvrir une douzaine d’huîtres … Mince , la chair est bien verdoyante et m’a l’air laiteuse !! Heureusement que j’ai quelques langoustines et du museau de porc pour l’entrée si les huîtres ne passent pas . Une oie à la fermière est entrain de cuire dans le four . Avec le beau-frère , on a mis l’argent en commun pour le repas et les cadeaux . J’espère qu’il ne va pas traîner au village le bougre , grand buveur , il ne pourra s’empêcher de passer par le bistrot du coin avant de nous rejoindre … Et s’il tombe sur de bons copains , l’oie risque de cramer , et le père Noël passer dix fois avant que le beauf ne mette les pieds sous la table .
    Parlons-en du cher papa Noël ! Il est 20h00 et le petit , enfant d’une société dégénérée par la folie de consommation , qui n’arrête pas de tirer sur ma veste pour me demander quand arrivent ses cadeaux .
    21h00 , Hey , voilà le beau-frère , marin pêcheur au teint cuivré … Hop , il a une petite goûte dans le nez , il bafouille pour demander si j’ai pensé à l’apéro … Et cette belle découpure à sa manche me dit qu’il a encore eu un accrochage au bistrot !! Mais bon , c’est un marrant , tant que tu ne parles pas de boulot avec lui .
    Allez on va boire un verre avant de passer à table .

  20. « Espèce de dégénérée ! T’es bien la fille de ton buveur de père et de ta plouc de fermière de mère !
    T’as envie d’nous envoyer dans cette flotte laiteuse qui sort de l’horrible découpure noire dans le front du glacier ?
    C’est peut-être commun comme désir mais moi, j’ai envie de revoir les prairies verdoyantes inondées de soleil.
    Alors, tourne ton museau de débile vers l’aval, plante le bout cuivré de ton piolet et regarde où tu fous les pieds, nom de Dieu ! »

  21. Dans cette campagne dégénérée, abîmée par l’agriculture intensive demeure une petite zone vallonnée et verdoyante. La découpure de cette propriété forme un ilot où la nature tente de garder ou de reprendre ses droits. Défendu bec et ongle par la fermière au caractère bien trempée, cet espace préservé retrouve ses talus, ses petits champs où croissent des végétaux bien traités, où paissent de belles petites vaches aux museaux bien roses. Notre agricultrice naturophile a installé de petites zones sauvages où l’on peut observer selon les saisons toute une armada d’insectes et de papillons, ma passion actuelle.
    C’est là que je viens régulièrement poser mon trépied. L’autre jour, après la disparition des nuages qui fabriquaient une lumière laiteuse, le plafond s’est ouvert sur un soleil radieux : j’ai pu prendre de très belles photos de ce buveur invétéré de nectar qu’est le cuivré commun. Il y en avait une multitude qui passait de fleur en fleur. J’aurais pu mitrailler d’autres espèces -il en volait tellement !- mais je me suis juste concentrée sur le bronzé. Ainsi, j’ai pu assister à quelques scènes galantes que j’ai mises en boîte. J’espère ne pas avoir froissé ces habitants ailés et zélés en leur volant quelques moments d’intimité.
    De temps à autres, la propriétaire des lieux m’interpelle pour un moment de d’échange. Elle est intéressée par mes connaissances des insectes et des papillons. Elle aime à consulter le blog sur lequel je publie mes photos et articles. J’apprécie ses convictions et sa détermination. Nous discutons bien évidemment de nature, de biotope, de cultures et maugréons ensemble sur les voisins pollueurs qu’elle n’arrive pas à convaincre de passer en agriculture biologique. Elle se sent bien seule dans ce petit bout de Normandie. Je la remercie de protéger cet espace où je peux venir assouvir ma passion.
    Vive l’agriculture biologique! Vive les fermiers et fermières résistant au système dominant! Vive la nature!

  22. Je viens de lire les textes de chacun, encore une récolte sympathique. Merci Yves, pour cet « A vos plumes » ailé! :cheerful:

  23. Une petite poésie du dimanche matin avec ces dix mots :
    :wink:
    Il s’endort le soleil cuivré
    File dans la brume un grand voilier
    Sur la plage blanche je vois courir
    L’écume laiteuse qui vient mourir
    L’estomac gronde il faut manger
    Dans l’eau si froide les mains gelées
    Triste fermière vient ramasser
    Des coquillages pour le marché
    Son petit chien juste à ses pieds
    Le museau froid le poil trempé
    Attend pitance sans quémander
    Ce soir encore il va jeuner
    Sur l’algue molle et verdoyante
    Qui pourrit-là mal odorante
    Cette nuit encore elle va pleurer
    Cette société dégénérée
    Au fond du cœur cette découpure
    Buveur d’espace et d’eau plus pure
    Nature doit-être un nom commun
    Enfants futurs comme je vous plains

  24. Oui très très beau poème … Comme d’hab’ :wub:

    … mais je me demande quand même si un Breton poète capable d’écrire « l’estomac gronde il faut manger » sans passer par la case « apéro » est un vrai Breton :whistle: :wink:

  25. Je rentre à la maison après un WE en montagne et je lis les derniers textes postés.
    Je trouve le poème d’Yves particulièrement beau et réussi.
    Bravo à Yves et à tous les autres aussi. :smile:

  26. La colline verdoyante resplendissait sur un fond de ciel bleu transparent, buveur de lumière… Sur la droite, près de la forêt de conifères élégants, la falaise crayeuse posait sur l’étang un reflet d’une blancheur douce et laiteuse. Un couple de cygnes s’y baladait, amoureux, semblant ne se soucier de rien…
    A une courte distance de là, sur les rives de l’étang, on pouvait entendre d’étranges craquements. Une scène de dispute. Deux ragondins, de belle taille, l’un avec un petit museau brun rosé, l’autre, un peu plus grand, se battaient comme des chiffonniers. La fermière, un peu trop éloignée de la scène ne distinguait pas la proie, objet de leur dispute. Le plat de résistance de leur repas qui a dégénéré en bagarre violente, avec des cris aigus et quelques coups de griffes bien placés.
    A petits pas, lents, doux, la fermière tentait de s’en approcher, cette scène de la vie animale, spectacle somme tout assez commun dans la nature, semblait la fasciner…
    Tranquillement, bien installée sur un petit talus en bordure du sentier, elle observait les ragondins qui ne soupçonnaient pas sa présence. Le calme était revenu. Les deux rongeurs avaient trouvé un accord pour se partager ce met frais que l’un d’eux avait sûrement capturé. Ce devait être à leur goût, ils s’en léchaient les pattes avec un soin particulier !
    Songeuse, la femme laissait son regard se promener au dessus de l’étang, miroir de ses rêves ? Le soleil jouait derrière la falaise, créant des découpures d’ombre et de lumière sur la surface calme de l’eau.
    La fin de l’après-midi approchait, il fallait penser au retour à la ferme…

  27. Les Verdaz.
    Dans le Canton de Vaud, le chalet familial des Verdaz, isolé dans la neige pour plusieurs mois, se cache à l’orée d’une forêt de sapins du Pays-d’Enhaut.
    Maintenant que le travail aux champs est arrêté, Marthe, la fermière, a le temps de s’adonner à ses activités hivernales préférées.
    Certes, la vue de la prairie verdoyante et fleurie devant sa ferme lui manque bien un peu mais elle aime aussi le calme et le silence de la saison froide.
    Silence, calme et enfin un peu de temps pour se faire plaisir. Oui, l’hiver a du bon.
    Même si c’est fatiguant, elle apprécie d’amidonner son linge. Accroupie devant une grosse bassine au reflet cuivré, elle trempe le col des chemises et les jupons dans le liquide de couleur laiteuse pour les rendre bien rigides, comme ils doivent l’être dans une maison bien tenue.
    Il en faut des heures pour ce travail éreintant mais quel plaisir de voir ensuite le linge impeccable, bien rangé dans l’armoire (pas comme chez sa dégénérée de voisine !).
    Mais ce qu’elle aime par-dessus tout, c’est passer des heures sur ses papiers découpés. Elle est très douée pour ça et avec son minuscule ciseau peut vous créer une composition de la montée à l’alpage d’une finesse incroyable. Un travail minutieux qui demande une attention et une concentration extrêmes. Lorsque son travail est terminé, elle ramasse chaque découpure de papier dans le creux de sa main et jette le tas dans le feu qui se met alors à flamber joyeusement. Cela ne dure pas. C’est ce qui rend cet instant encore plus précieux. Cet instant où toute la tension accumulée s’envole comme par miracle.
    Les jours les plus merveilleux pour Marthe sont ceux où elle trouve un peu de temps pour lire. C’est rare … Avec les bêtes à s’occuper, le petit à éduquer, la cuisine, les lessives et tout ça. Mais quand ça arrive, alors là, c’est presque le nirvana.
    Les Verdaz ne sont pas aimés par ici.
    Une famille de paysans montagnards avec la mère lectrice, le père pas buveur, les deux qui s’aiment encore comme au premier jour, toujours à se faire des petits baisers sur le museau et un adorable petitou aux traits fins qui dénote complètement parmi la marmaille des fermes alentour.
    Avouez que ce n’est pas commun !

  28. Très beaux découpages, quelle habileté! (lien d’Etincelle) :biggrin:
    Toujours aussi sympa de découvrir de nouveaux textes. Mention spéciale au poème d’Yves. :wink: :smile: :cool:

  29. Campagne verdoyante, aube laiteuse. Paysage commun dans cette région du Limousin pour un matin de novembre. Un petit lac aux découpures arrondies formant un miroir encore sombre à cette heure matinale. La fermière, propriétaire des lieux, observe comme tous les jours, le buveur matutinal au petit museau pointu lapant en rythme sa ration d’eau fraîche. Rien de mieux qu’un peu d’eau pour faire descendre le dernier repas avalé : peut-être un jeune lapin de l’année ou une poule faisane récemment lâchée par la société de chasse.
    Le renard prendra bientôt une belle couleur cuivrée dès que le soleil lèvera ce voile brumeux. Il quittera la scène pour rejoindre son gîte et prendre un repos bien mérité.
    La fermière, elle, commencera sa longue journée par la traite de son troupeau de laitières avant d’aller à la ville livrer ses fromages à l’hypermarché local, lieu de consommation dégénérée. Il faut bien trouver un débouché pour sa production même si le prix payé n’est pas très élevé et puis faire les marchés, c’est trop coûteux en temps.
    La scène du matin est un réconfort et un puits d’énergie où s’abreuver pour affronter la dure réalité paysanne. Nature, nature, notre bien le plus cher !

  30. L’aiguille cuivrée créait d’étranges découpures sur le fond laiteux du vieux tissu rapiécé. Un travail commun au buveur dégénéré… Loin de sa montagne verdoyante, où il a laissé la fermière, il sombre de jour en jour, dans un monde où petit à petit, il ne vit plus ou plutôt, dans un monde où il s’éteint.
    Un chien passe, approche son petit museau légèrement retroussé de cette masse informe, là, sur un coin de trottoir. Dans ses rares moments de lucidité, il pense pouvoir se lever, repartir, revoir la campagne, embrasser la fermière… Puis, il retombe…

  31. Un regard aux reflets cuivrés, son regard, posé sur un plat de sublimes légumes verdoyants, donnait au buveur occasionnel l’envie de se gaver comme un dégénéré, jusqu’à s’endormir avec l’estomac trop lourd…
    Son chat, gris clair, au joli petit museau rose et noir, l’observait avant de laper tranquillement son eau laiteuse garnie de quelques découpures de viande rouge. Jamais, ne jamais oublier que le chat est un carnassier… C’est ce que ce dit la fermière, chaque matin, lorsqu’elle prépare le repas quotidien de ses chats. Ses chats… Ses compagnons dont la présence au potager n’est plus si commune qu’auparavant…
    Jamais, ne jamais oublier que le chat a de très beaux instincts de chasseur. Et qu’il est si fier de venir présenter sa proie, avant d’y enfoncer avec une certaine force, une délectation, ses dents dans la chair encore tiède, parfois…

  32. Bienvenue à toi Maïé dans ces ateliers d’écriture, avec tes textes bien inspirés que nous avons tous plaisir à découvrir. :smile:
    Je voudrais juste préciser que, en principe, même si nous ne la respectons pas toujours à la lettre, la règle est d’utiliser les 10 mots sous la forme conjuguée donnée.
    Cela complique un peu l’affaire, c’est vrai :wink:

  33. Aurore laiteuse
    Collines verdoyantes
    Rien de commun
    Paysage creusois

    Soleil intimidé
    Horizon cuivré
    Ribambelle de conifères
    Découpure sombre

    Au loin une bâtisse
    Pierre et terre battue
    Niche en sapin
    Petit museau pointu

    Ambiance dégénérée
    Fermière alcoolisée
    Buveurs invétérés
    Chien maltraité

    Paysage creusois
    Rien de commun
    Collines cuivrées
    Soleil couchant

    :wassat: :blink: :sad: :alien:

  34. Ah, désolée, je n’avais pas connaissance des règles de départ pour l’écriture. Je tenterai de m’y plier la prochaine fois ;-)
    En tout cas, merci pour l’initiative. Le lien vers le blog est déjà dans le blogroll du mien… A bientôt

  35. Ce n’est pas grave Maïé !
    Comme je l’ai dit plus haut, et Bernard l’a redit après, nous n’avons pas tous respecté la règle en permanence. :blush:
    Ce petit rappel ne t’était d’ailleurs pas exclusivement adressé :whistle:
    Ne t’en fais pas, je me suis aussi fait tapé sur les doigts une ou deux fois :biggrin:
    Tu dis « A bientôt » …
    On y compte bien ! (Je ne sais pas pourquoi mais je m’imagine que tu es UNE et pas UN. Alors, comme les gars sont en force sur ce blog, une UNE en plus ne sera pas de trop :wink:

  36. Maïé, tu nous as laissé ton adresse et je me suis permis de te rendre une visite. J’ai vu dans tes références que tu as travaillé pour gammvert. Depuis plus de trente ans j’étais adhérent à une coopérative, jusqu’il y a peu ou sans savoir pourquoi mon statut d’adhérent s’est évaporé comme celui de beaucoup d’autres. Cette coopérative avait comme vitrine un gammvert et la disparition des adhérents a eu lieu quand elle a été reprise par le groupe invivo qui est maintenant le plus grand groupe coopératif français mais sans les rigolos comme moi. Son pouvoir est tel qu’il influence, comme d’autres gros, le marché mondial des céréales et ainsi les dérégulations qui causent ça et là des famines. Finalement je suis content d’avoir été viré.
    Peux-tu m’aider à faire un site pour dénoncer les pratiques d’invivo et de sa vitrine gammvert ? Tu pourras le mettre dans tes références.

    Ma clef pour poster ici :
    Dégénérée – Laiteuse – Verdoyante – Commun – Buveur – Cuivré – Découpure – Fermière – Museau – petit.

  37. :smile:
    Terrible.
    Je suis moi aussi allé voir le site de Maïé et j’y ai vu ses qualités de Webmastrice, webmasteuse, webmasteresse (-aisse ?), webwebweb ! Bon sang on dit comment ?!!!
    Maïé, tu as de quoi choisir tes clients.

    Pour Gamm’vert, c’est entendu : on dit Game over.

  38. @Christophe, @Francis,
    Merci d’avoir pris le temps de faire un tour sur mon blog :-) Ce blog a pour vocation première de montrer que lorsque l’on rédige, on peut tenter plusieurs styles, etc. Alors que dans le monde professionnel, en France, il y a une fâcheuse tendance à vous coller une étiquette comme spécialiste d’un secteur, par exemple. Et cela, je refuse depuis toujours. Je considère que lorsque l’onsait (à peu près) rédiger, on peut apporter sa plume sur de multiples sujets. Je refuse quelques secteurs comme l’armement, le nuke, ou des sujets trop pointus.
    Pour Gamm vert, non, je ne dis pas « game over » : je travaille avec eux, j’ai un bon travail, de bonnes relations… Quant au poids du groupe invivo et à son fonctionnement, c’est, hélas, ni plus ni moins le fonctionnement de la majorité des grandes entreprises en France. Leur pouvoir leur permet de faire tout ce qu’elles veulent et on voit les dégâts que cela peut causer. On voit aussi que les « petits travailleurs » indépendants et petites entreprises sont dépendantes de ces grosses machines… Je considère toujours cette situation mais pour pouvoir vivre décemment de mon activité, je ne peux pas refuser lorsque ces entreprises me font travailler, alors, je passe outre mes considérations et mes points de vue. Pour beaucoup de gens, salariés ou pas, un travail est souvent alimentaire avant d’être passionnant. Quand l’entreprise est reconnaissance au-delà du simple fait de payer le « travailleur », c’est un peu une cerise sur le gâteau… Enfin, bref, je ne sais pas trop comment l’exprimer : je fais tourner depuis plus de 10 ans ma « petite boutique de free », sans trop d’état d’âme. Tout cela pour dire qu’une chose est certain : je ne ferai aucun site ni blog pour dénoncer une quelconque entreprise : je me passe d’acheter leurs produits lorsque c’est possible, c’est plus simple. Ceci ne m’empêche nullement de poster mes points de vue sur les réseaux sociaux ou sur les pages de certains quotidiens en ligne, par exemple… Alors, désolée de ne pas abonder dans votre sens. Ceci ne signifie pas que je ne comprends pas vos propos. Bonne soirée. A bientôt pour d’autres textes. Maïé

  39. Rien de commun ce matin. Dans la lumière laiteuse, j’aperçois de ma fenêtre le reflet cuivré de notre fidèle compagnon. Il pointe son petit museau de buveur de flaques : jolie découpure en ombre chinoise sur un fond verdâtre alors que la nature est plutôt verdoyante en ce printemps pluvieux.
    Ma journée de fermière commence difficilement car la dure réalité du poulailler se rappelle à moi : une poule dégénérée souffre et donc… il faut que…
    Un dernier petit café, bien au chaud, pour se donner du courage et j’y vais.

    (contrainte de l’atelier, pour une fois, totalement respectée)

  40. De ma jeunesse verdoyante , je me souviens des jours heureux .La fermière ne portait pas de bonnet rouge pour lutter contre une vie dégénérée , son seul combat tous les matins , était de trouver à manger pour ses lapins . Ils sentaient bon les foins fraîchement coupés dans la grange du pépé. Dans la cuisine , il y avait ce grand pot cuivré attaché au mur qui servait à faire des confitures , ça sentait si bon dans la maison . Moi petit , j’avais le museau collé à la fenêtre les soirs d’été , à regarder battre les blés .Voir dans la cour de la ferme , la Tourterelle des bois se poser pour chercher de la nourriture pour ses petits , était quelque chose de commun . Le grand Machaon , buveur de nectar , venait voler au-dessus des centaurées le long du chemin qui mène au village . De ce temps-là , il me reste une image un peu Jaunie (Mais pas Halliday :wink: ) , un peu laiteuse , sur laquelle on peut apercevoir des visages qui sourient encore … Et au loin , le vent siffle d’un air entrainant , la belle mélodie de mes souvenirs ….

  41. Image retouchée
    Verdoyante destinée
    Figure dégénérée

    Découpure appliquée
    Petit museau cuivré
    Visage morcelé

    Laiteuse et crayonnée
    Fermière aux petits pieds
    Assise et affalée

    Buveur d’imaginé
    Commun et routinier
    Auteur désabusé

    Figure dégénérée
    Ambiance reconstituée
    Image retouchée

  42. Yves, contrairement à toi, ma jeunesse n’a pas été aussi verdoyante que ça. Car il n’y avait pas encore Jaunie Halliday sur les ondes. Et quand il y fut plus tard, dans les années 60, c’était par intermittence car il y avait souvent découpure de micros à cette époque-là. Meuh non, je blague ! Je n’aimais pas djohnny (contrairement à ma soeur, aujourd’hui fermière, qui en était amoureuse). Trop commun pour moi. Musique trop pâle, trop laiteuse à mon goût. Je préférais une musique plus dégénérée : Led Zep, Hendrix, Coltrane et son saxo cuivré (j’ai même essayé d’en jouer mais j’avais le museau trop petit pour y arriver). Cette période-là est restée chevillée en moi, je suis toujours aujourd’hui un buveur de musiques, assoiffé de notes !

  43. …. Hé hé , et moi je viens de m’apercevoir qu j’ai oublié la découpure dans mon texte de ce matin !!
    :blush:
    Je vais me faire engueuler par madame Etincelle !!!!
    :cwy:

  44. Oui, ça va faire des étincelles !
    « Découpure » est sans doute le mot le plus difficile à utiliser ici.
    D’ailleurs en général, je prends le mot le plus difficile parmi les 10 proposés, je me concentre un peu dessus, espérant qu’une image va me venir en tête. Et c’est de cette image-là que je partirai ensuite pour imaginer un texte.
    Dans le dernier texte, le mot découpure m’a fait penser à « des coupures de micro », puis, par association d’idée, au johnny Halliday du texte de Yves. J’ai donc essayé de bricoler une idée autour de ça.
    Et vous, vous partez aussi du mot que vous jugez le plus difficile à placer ?

  45. Pour moi c’est le groupe de mot qui me donne une image , une direction dans laquelle je dois aller pour écrire mon texte . Le problème est qu’ensuite , j’ai du mal à changer de direction , et si j’écris dix textes , je vais souvent retomber sur le même sujet … Il faudrait presque que j’y revienne quelques mois plus tard pour trouver une nouvelle inspiration !

  46. Oui, tu as raison, il arrive également, dans mon cas, qu’un groupe de mots me donne une ambiance générale et que je suive cette impression première qui s’installe.

  47. Moi, c’est aussi un groupe de mots qui m’inspire. Certains restent un peu à la traîne avant que je ne leur fasse une petite place dans le texte.
    Certains mots sont parfois si forts qu’ils imposent une ambiance ou un thème.

  48. Groupe de mots oui, et puis le ou les mots difficiles bien sûr m’orientent beaucoup.
    Mais si je ne suis pas le premier à ouvrir le bal, eh bien j’aime bien prendre le contrepied de ce qui a été écrit, juste pour que les mêmes mots ne donnent pas le même texte ou pour m’amuser !
    Si ça vous intéresse, j’ai d’autres petites recettes pour un petit atelier d’écriture…
    Faut juste que je remette la main sur le grimoire qui les contient, sinon je peux vous sortir mes dix mots avec une méthode tiré du chapeau.

  49. Christophe j’avais préparé un article pour le prochain atelier d’écriture, mais je te laisse la priorité, le mien ne viendra qu’après. :wink:

  50. J’en profite pour vous annoncer, honteusement, et Bernard ne m’a pas cafté car il pet lire nos adresses mail, que j’ai usurpé le pseudo d’humeur grivoise pour écrire un texte le 21/11 à 21h01.
    C’est sans doute un de mes actes les plus vils, mais comme personne ne sait qui se cache derrière ce personnage dépravé et que j’en aérien à faire de ma réputation…

  51. Découpure violacée
    Au coin du papier buveur d’encre
    Petit aux doigts gercés
    Que tous appellent le cancre.

    Comment bien tracer pleins et déliés quand on est le fils de la fermière, quand on a toujours le museau tourné vers la fenêtre, à regarder la campagne verdoyante ou quand on passe son temps à rêvasser devant le balancier cuivré de la vieille horloge. Comment s’intéresser au nom propre, au nom commun, au verbe, à l’adverbe … quand on préfère traire Marguerite, la gentille vache aux yeux noisette pour remplir le seau d’une belle et bonne boisson laiteuse.

    Enfin la récré dans la cour carrée
    Altercation
    Bagarre, harmonie dégénérée
    Et Punition

  52. Comment bien tracer pleins et déliés quand on est le fils de la fermière…..
    Comment s’intéresser au nom propre, au nom commun, au verbe, à l’adverbe … quand on préfère traire Marguerite…..

    vaut mieux lire ça que d’être aveugle

  53. Pour le commun des mortels qui pointerait son museau sur ce blog, quelle découverte!
    Dans sa verdoyante prairie, la fermière n’épouse jamais qu’un mari buveur, au teint bien cuivré … et elle, qui reste enfermée toute la sainte journée à faire des découpures dans le journal ou à s’occuper d’un petit qui sait pas lire ni écrire, a la peau laiteuse d’une dégénérée.
    Mon Dieu, quelle époque … :sad:

  54. Moi, ça ne me gène pas du tout que l’on dise que les fermières trompent leurs maris, que ceux-ci sont buveurs et que leurs gamins ne savent ni lire ni écrire. ça montre juste qu’ils sont exactement comme tout le monde ! :devil:

  55. Tiens ! Brind’paille !
    Cela faisait longtemps … Tu nous manquais :smile:
    Et comme toujours, ton texte est absolument parfait :wub:

  56. Brind’paille est assez occupée depuis un moment … mais elle ne résiste pas à l’appel de « A vos plumes ».
    Merci Etincelle, j’apprécie tes textes aussi et tous les autres, c’est toujours intéressant de voir la diversité des écrits et l’imagination (fertile!) des écrivains. Et toujours un plaisir de retrouver Yves-le-poète, et de faire connaissance avec de nouveaux venus (poètes aussi!). :smile:
    Comme je n’avais pas trop de temps à consacrer à cette proposition je me suis (lâchement) inspirée de vos textes (surtout des tiens, d’ailleurs), et ce retour en force des fermières et de leurs maris buveurs m’a amusée.
    Humeur ironique, s’il y a des fermiers qui lisent le blog, ça va faire « d’le brouill’ dans l’ménach » comme on dit dans ch’nord …!! :ermm:

  57. Bonjour à tous les écrivains,

    Je n’avais pas encore ouvert les messages concernant l’atelier d’écriture. Mais que voilà une bonne idée. Mais comme je ne connais pas les règles, je ne voudrais pas que l’on prenne la toute jeunette arrière grand-maman pour une fofolle qui écrit n’importe quoi….je ne voudrais pas que ma maman (institutrice) se retourne dans sa tombe….
    Alors, avant de composer un texte à ma façon…..j’adore écrire…..merci de me communiquer les règles……j’ai cru comprendre qu’il y avait parmi vous des……comment dîtes-vous en France….des professeurs, des maîtres des écoles…..chez nous en Suisse on dit maîtresse, régent, professeur.(va falloir que je fasse attention à mon aurtograffe.
    Faut-il utiliser tous les mots dans un seul texte, ou plusieurs petits textes ?
    Jean et moi venons de terminer une plantation de très belles primevères de toutes couleurs dans des jolis pots bleus en céramique, et devant la villa c’est vraiment le printemps, alors je sais comment utiliser mon temps , rédaction pour les amis jardiniers (pas envie de faire du ménage)
    A bientôt…..dès que le pont-levis de mon château sera levé, et que Jean m0n chef étoilé aura servi le repas de midi.
    Jacqueline.

  58. Les règles sont simples : il faut utiliser tous les mots dans le même texte. Le texte peut avoir n’importe quelle longueur, il peut prendre n’importe quelle forme littéraire (ça peut être un poème par exemple). On peut mettre les mots au pluriel ou au féminin et depuis ce matin on peut conjuguer les verbes. Il y a donc des règles très ouvertes, dans un cadre très large, ce qui augmente la possibilité d’avoir des textes très différents.
    Chacun peut également écrire plusieurs textes.

  59. Faudrait savoir !
    Toi tu donnes les règles en disant qu’on peut mettre les noms au pluriel et conjuguer les verbes.
    Yves donne les règles (sur le 17) en disant d’utiliser les mots tels quels.
    Ce qu’on a d’ailleurs toujours essayé de faire, même si quelque fois certains (moi la première) ont fait une erreur.
    Cela met un peu de difficulté à la chose,certes, mais sinon, c’est trop facile :whistle:
    Enfin, bref, je m’en fiche un peu mais qu’on sache quelles sont les vraies règles please :smile:

  60. L’important est que l’on utilise toutes les possibilités de la langue française.
    Or, le Larousse ne donne les noms qu’au singulier. Il ne donne également que les verbes à l’infinitif. Par ailleurs, même si le Larousse donne le féminin des adjectifs, force est de constater que tous les adjectifs proposés dans les 17 ateliers d’écritures étaient tous sous la forme masculine. En étant trop strict, on s’interdit d’utiliser une partie des possibilités offertes par la langue française. C’est pourquoi la proposition faite ce matin par Francis m’a semblé intéressante. Il ne me semble pas qu’il soit très dérangeant de faire évoluer la règle. On peut s’en tenir exactement aux mots proposés si on le souhaite (c’est d’ailleurs ce que fait chacun d’entre nous en général) mais on peut déroger un peu au côté trop figé de la règle.
    De toute façon, ce ne sera pas la première fois que ce blog sera à géométrie variable …
    L’important est qu’il y ait le maximum d’échanges entre nous, c’est la première règle de ce blog. :wink:

  61. Une poule dégénérée courait dans la nuit laiteuse sur la prairie verdoyante.
    Elle ameuta toute la ferme en s’égosillant de toutes ses forces.
    Puis, enfin calmée, elle rentra dans le poulailler commun.
    Un homme était là, endormi.
    Les yeux clos, les membres immobiles, la respiration régulière.
    Son haleine était teintée d’alcool.
    Pas de doutes possibles: c’était un buveur.
    Il fit un mouvement dans son sommeil qui révéla un éclat cuivré: un médaillon.
    Son visage était couvert de découpures diverses et variées.
    Mais la poule n’eut guère le loisir de l’examiner plus longtemps: la fermière entra dans le poulailler, énervée. Son chien, museau au sol, la suivait.
    Elle chassa froidement le rôdeur de sa propriété.
    Car elle aimait son territoire. Il était certes petit, mais il lui appartenait.

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