Et si on boycottait les enquêtes de satisfaction ?

Putain ce que ça me gonfle toutes ces enquêtes de satisfaction ! Impossible d’acheter un objet sur internet sans recevoir (dans les jours qui suivent la livraison) un petit questionnaire.
En général je ne réponds pas.
Et quand j’ai quelques réclamations à faire (ça arrive très rarement car globalement tout est devenu très professionnel) je ne le dis surtout pas car je me doute bien que quelqu’un, quelque part, va se faire taper sur les doigts.
Les enquêtes de satisfaction c’est, d’une certaine manière, une façon de fliquer les salariés. Mais c’est du flicage pervers qui n’ose pas dire son nom.
Je déteste cette manière de faire.
Dernière en date : non seulement après un achat un peu conséquent j’ai reçu le questionnaire habituel mais en plus le vendeur nous a appelé pour qu’on mette au moins 9/10 à toutes les questions car sinon son agence locale allait être mal vue au niveau de son groupe national (et j’imagine qu’il en est de même pour lui en tant que commercial). Il nous a même dit que 8/10 ce n’était pas  considéré comme une bonne note et qu’on allait le pénaliser si on mettait nos notes à ce niveau-là.
Mais où va le monde de l’entreprise ?
Et dire que tout ça se passe avec la complicité du consommateur qui se prête au jeu !
Qu’en pensez-vous ?

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17 réponses à Et si on boycottait les enquêtes de satisfaction ?

  1. Gaston T. dit :

    Question intéressante,…
    À partir du moment où je mets un doigt dans l’engrenage, c’est-à-dire à partir du moment où je décide d’utiliser par souci de confort personnel (choix, prix, livraison…) les services de la vente en ligne, je cautionne le « système ». Dès lors, ou je respecte, même si cela me répugne, les règles de ce jeu malsain d’autant plus que je sais, comme vous l’avez évoqué, que ma réponse peut avoir une incidence sur le boulot d’un quidam qui ne rêvait pas forcément d’exercer cette activité mais qui en tire sa subsistance ou, d’un simple clic, je jette mon bonnet par-dessus les moulins et je me retrouve alors seul face à ma conscience.
    C’est une question d’éthique : qu’est-il juste de faire ?
    Soit je réponds et je contribue à la propagation de cette maladie de l’évaluation à tous crins soit je ne réponds pas, voire j’évalue négativement, et il est possible que je contribue à déstabiliser la situation professionnelle d’un inconnu qui, comme moi, se débat certainement dans ses contradictions, tiraillé entre les facilités du monde dans lequel il vit et les contraintes qu’il devrait respecter pour faire advenir le monde dont il rêve.
    …réponse difficile.

  2. Christophe dit :

    Je ne réponds pas à ces enquêtes, sauf quand il s’agit de produits ou de petites enseignes qu’il me paraît nécessaire de soutenir (Ça a dû m’arriver 2 fois). Mais la démarche me gêne effectivement aux entournures pour les raisons que tu évoques : ciblage du consommateur, tendance à la sur-notation et bien sûr aux pressions professionnelles. C’est la première fois que j’entends parler d’un commercial qui cherche à influer sur la notation, ce qui est mauvais signe pour tout le monde, en particulier pour lui. A ce stade de dérive, il devrait déjà chercher du boulot ailleurs, à moins qu’il ne soit en train de marcher sur la tête de ses collègues pour gonfler son chiffre et son salaire.
    Ces enquêtes ne constituent pas un progrès, c’est évident !
    Enfin, par rapport à ton dilemme, il me semble que ce qu’au bout du compte, contribuer à une procédure nocive, c’est à terme dégrader la situation de chacun. Un acte politique est toujours suivi de conséquences, il est rare de les connaître vraiment.

  3. Yves dit :

    J’ai acheté une voiture l’année dernière chez F… , le commercial auquel j’ai eu affaire lors de la transaction , m’a dit le jour où j’ai réceptionné l’auto :
    – » Vous allez recevoir dans les prochains jours un mail pour une enquête de satisfaction . Svp , ne mettez pas une autre note que 10/10 sinon , je vais avoir à me justifier face à ma direction ! » :blink:
    Et bien pour ne blesser personne , je n’ai pas répondu à cette enquête …

  4. Bernard dit :

    ça confirme d’autant plus que pour moi aussi ça concerne un véhicule.

  5. Christophe dit :

    Petit oubli dans mon commentaire de l’aut’fois : il me semble que nous devons balayer de notre vie toutes les situations culpabilisantes.
    Il se peut que nous ayons une responsabilité dans la situation qui se présente, et qu’on soit en mesure d’y remédier : allons-y, traitons l’affaire dans le respect de chacun, sans sacrifice personnel. Pas de remédiation possible ? On le dit et pis c’est tout, et on montre sa bonne volonté, pas plus.
    Mais dans les cas évoqués par Bernard et Yves, je pense que le mec va juste avoir une pénalité sur la part variable de son salaire, une prime, son intéressement, sa commission, que sais-je ? S’il avait seulement le courage de le dire, j’imagine qu’on pourrait presque lui donner 10, à condition quand même que la bagnole ne réserve pas une mauvaise surprise, ce qui est arrivé à plusieurs de mes collègues.
    Mais un commercial, ce n’est pas un ouvrier (sauf quand on lui donne des objectifs délirants et un salaire de merde) : il cache une partie de ses intentions et de ses bénéfices…
    Un vendeur de bagnole, il est, je pense, capable de vous vendre un truc qui n’a ni la couleur, ni le goût, ni les options du Canada Dry. :smile:
    :wink:

  6. cath dit :

    Je réponds rarement et je module mes réponses en fonction de la question. Si c’est sur le produit lui-même je dis en général ce que j’en pense, si c’est sur le service , la livraison, sur ce qui implique un tiers, je donne systématiquement la meilleure note. Il doit y avoir une vraie crainte de l’employé, ça m’a servi il y a quelques jours, n’arrivant pas à obtenir de réponse après 3 mails, j’ai fini par en envoyer un 4eme en précisant que je venais de recevoir l’enquête de satisfaction et que la note allait être sévère. Et bien dans les 3 h suivantes j’avais une réponse d’excuse et de remboursement dans les 48h.

  7. EtiNcelLe dit :

    Si l’employé en question ne se bouge que pour avoir une bonne note à l’enquête de satisfaction …

  8. Le monde se rétracte, le monde est en déflation..d’où entre autres cette pression sur les salariés..ils sont souvent la variable d’ajustement pour qu’une entreprise puisse encore faire des bénéfices…le capitalisme porte en lui sa propre destruction (en détruisant notre environnement), et a parallèlement augmenté notre niveau de vie, et donc nous lui pardonnons..mais l’échéance approche, pas d’expansion infinie dans un monde fini.. En 2020, l’offre de pétrole ne pourra plus répondre à la demande (cf déclarations du Pdg de Total).

  9. Papilio macaron dit :

    Et si on mettait une note en dessous de 8/10 (chose très facilement réalisable) à notre Président, vous pensez que cela aurai des conséquences ? Se faire taper sur les doigts, provoquer sa démission?

    Dans ce cas la je suis pour l’enquête d’insatisfaction :w00t: pour le reste je m’abstient! :angry:

  10. Bernard dit :

    OK avec toi, Papilio Macron ! :wink:

  11. Christophe dit :

    :biggrin:
    C’est un blog d’enquêteurs ?

  12. Bernard dit :

    La correspondance entre qualité du travail et système de notation est très codifiée en France, elle date de 1830. Tout le monde sait que pour avoir la mention « assez bien » au Bac et à bien d’autres diplômes, il faut avoir 12. Pour avoir « bien », c’est 14. Pour « très bien » c’est 16. Donc lorsqu’on met 8/10 à un questionnaire (soit 16/20), c’est très bien. Mais dans le système actuel, en mettant « très bien » on pénalise le salarié. Les notes exceptionnelles (9 ou 10) doivent être, comme lorsqu’on passe le Bac, réservées à des situations exceptionnelles.

  13. Yves dit :

    Pour ce qui est de l’enquête de satisfaction pour l’achat d’un bagnole … C’est marrant qu’ils nous questionnent avant même qu’on ait eu le temps de rouler un peu avec l’auto !! En fin de compte , ils s’en fichent de ce qu’on en pense de la bagnole … mais bien moins de leur image vis à vis du consommateur .
    Et puis après , c’est la première vidange , re-questionnaire de satisfaction , mais toujours pas sur l’auto , non , simplement sur l’accueil à la concession , puis vient la révision des 20 000 , et rebelote … mais toujours rien à propos de la bagnole !!

  14. Bernard dit :

    Oui, je n’y avais pas pensé mais c’est évident qu’ils ne devraient poser leurs questions que bien plus tard. ça confirme d’une certaine manière que ce qui les intéresse ce n’est pas la bagnole mais bien l’évaluation d’un salarié et de sa hiérarchie. Et peut-être même pas du tout, tout ça n’est peut-être finalement que de la comm’.

  15. Fifitoutcourt dit :

    C’est pour tous les produits la même salade, on te demande si tu es satisfait avant même d’avoir testé ton acquisition.
    Que peux-tu dire, par exemple, d’un appareil, quel qu’il soit, que tu viens de recevoir ? :cwy:

    Oui, c’est de la comm. :wink:

  16. Bernard dit :

    C’est difficile de répondre aux questions.
    Exemple : Dans le questionnaire de satisfaction, il y a une question concernant le fait que le vendeur m’ait – ou non – proposé d’essayer le véhicule. Comme je savais exactement ce que je voulais (ce qu’il a vu tout de suite) et que j’avais déjà conduit le véhicule en question, il ne m’a rien proposé. Donc à la question je mets un zéro pointé ?

  17. Fifitoutcourt dit :

    Tu réponds à rien du tout : le questionnaire dans les spams ! :devil:

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