Les oiseaux de l’hiver

Comme je l’ai souvent dit sur ce blog, le nourrissage des oiseaux, à partir du moment où il a été commencé, doit durer absolument jusqu’en avril, le début du printemps étant une période difficile pour les espèces granivores (verdiers, chardonnerets …) car il n’y a quasiment aucune graine disponible dans la nature avant celles des pissenlits. En ce moment, Christophe me le disait hier soir au téléphone, il y a encore beaucoup d’oiseaux au poste de nourrissage (encore 25 gros-becs ce matin devant « ma cabane ») mais la saison tire à sa fin. Le temps donc de faire un bilan.

J’ai deux poste de nourrissage, l’un qui a été très peu fréquenté (à part une grosse bande de 70 tarins), l’autre au contraire qui a reçu la visite de 32 espèces (31 espèces d’oiseaux + un mammifère), ce qui est exceptionnel pour moi (mes critères après 45 années de nourrissage d’oiseaux en hiver : 10 espèces les mauvaises années, 15 en année moyenne, 20 les bonnes années, 25 les années exceptionnelles). Il faut dire que le fait de nourrir aussi avec des déchets de viande attire 5 espèces d’oiseaux que la plupart des gens n’ont pas.

Voici ces espèces, par ordre d’arrivée au poste de nourrissage (« par ordre d’arrivée », ce qui explique le côté un peu décousu de l’article). Je n’ai pas noté les oiseaux qui sont venus et qui n’ont rien consommé, exemple du troglodyte ou de la grive musicienne qui ne font pas partie de ma liste mais qui ont fait malgré tout une apparition à mon poste de nourrissage.

Mésange charbonnière (peu abondante en début d’hiver, très nombreuses en fin de période)

Mésange bleue (de moins en moins nombreuses au fil des semaines qui passaient)

Mésange nonnette (abondance exceptionnelle en début de période, diminution rapide à partir de février)

Sittelle torchepot (un couple tout l’hiver)

Rouge-gorge (én général un seul, disparition au 15 mars)

Verdier d’Europe (deux ou trois seulement, une dizaine pendant quelques jours en mars)

Pinson des arbres (très abondant, jusqu’à 35, encore très présent en avril)

Pic épeiche (un mâle en début de période, une femelle toute la saison jusqu’au début avril, encore présente hier)

Merle noir (onze maximum en janvier, disparition dès février)

Pie bavarde (7 en janvier, peu nombreuses le reste du temps)

Geai des chênes (un seul pendant tout l’hiver)

Buse variable (une buse très habituée venant tous les jours, trois autres plus occasionnelles)

Héron cendré (présent tout l’hiver, une ou deux fois par semaine)

Gros-bec (un vingtaine en permanence, jusqu’à 40 en mars)

Chardonneret (très peu, 2 maximum)

Moineau domestique (un couple)

Ecureuil (un seul en début de période)

Accenteur mouchet (un seul tout l’hiver, encore présent en avril)

Corneille noire (2 seulement, absentes depuis février)

Grand corbeau (l’observation la plus extraordinaire à mon poste de nourrissage, jusqu’à 7, mais ont disparu fin février)

Epervier d’Europe (une femelle, attaques régulières sur les petits passereaux)

Milan royal (trois maximum, dès le 13 janvier soit un mois plus tôt que d’habitude)

Grive litorne (une seule le 18 janvier)

Bruant jaune (dès le 21 janvier, jusqu’à 15 au début avril)

Faisan de Colchide (un couple)

Pinson du nord (45 en mars, encore présent ce jour)

Etourneau (un seul le 21 février)

Tarin des aulnes (70 fin mars, encore un ou deux actuellement)

Milan noir (4 maximum, première observation le 14 mars)

Pigeon ramier (un seul en fin de période, ne vient qu’en fin de journée)

Serin cini (6 ou 7, première arrivée le 24 mars)

Tourterelle turque (la dernière arrivée, présente depuis le début avril)

Et chez vous ?

90 réflexions au sujet de “Les oiseaux de l’hiver”

  1. Joli bilan et… sans le pic mar !?
    20 espèces d’oiseaux pour le moment chez moi avec un nourrissage démarré en décembre seulement. Et l’écureuil aussi. Je ne compte pas les deux milans car ils nichent à proximité et j’habite sur leurs territoires de chasse (et je ne nourris pas à la viande, c’est plus contraignant).
    En ce moment c’est effectivement bien achalandé avec beaucoup de fringilles et en nombre : les deux pinsons, le verdier, le moineau, le tarin, le chardonneret, le serin, le gros bec… Sans doute une cinquantaine d’oiseaux simultanément.
    La sittelle, l’accenteur, la nonnette, l’étourneau, le merle, la pie ne sont plus présents.
    Jamais vu le geai cette année…

  2. Pas de pic mar (qui ne vient qu’une année sur cinq environ à mon poste de nourrissage) mais aussi et surtout : pas de moineau friquet ! Où est passé cet oiseau encore si commun il y a vingt ans (je crois même que j’en ai eu une trentaine un certain hiver alors que je n’en vois plus un seul depuis cinq ans) ?

  3. chez nous aujourd’hui sur la fenêtre poste de nourrissage, malgré la pluie
    moineaux, mésanges diverses, le couple de ramiers, et……………….un merle.
    étonnant le merle ou alors je perds la mémoire

  4. Recensement impressionnant !
    Pour les moineaux friquets, j’en ai plein, depuis 2 semaines. Mais je ne vois jamais de moineau domestique.
    Je ne tiens pas le compte exact mais il me semble que j’ai eu moins d’espèces cette année.
    Ce que j’ai le plus, ce sont les chardonnerets, les pinsons des arbres et les mésanges charbonnières et bleues. Souvent une centaine d’oiseaux simultanément.
    En ce moment, ce sont surtout les verdiers et les moineaux friquets qui sont là. Les chardonnerets qui sont présents tout l’hiver ont l’air d’être partis voir ailleurs.
    Sinon, j’ai beaucoup de geais. De plus en plus.
    Et des pigeons ramier mais je n’ai pas trop vu ces derniers à mon poste de nourrissage.
    Et puis, comme tous les ans, il y a aussi un surmulot qui vient se nourrir des graines tombées au sol sous la mangeoire. Il est extrêmement craintif.
    L’écureuil est venu tout l’hiver se goinfrer des noix et noisettes dans sa petite maison fabriquée exprès pour lui. J’ai arrêté de le nourrir il y a un mois environ, à court de munitions.
    Je vais arrêter de nourrir les oiseaux en fin de semaine prochaine car je partirai une semaine en Savoie chez mes enfants. Je ne recommencerai pas en rentrant. Faut pas abuser quand même !

  5. J’ai un ami, Christian, qui habite le secteur d’Ornans dans le Doubs et qui a une trentaine de moineaux friquets chez lui. Mais ici, sur la dizaine de personnes que je connais qui ont un poste de nourrissage, personne ne le voit.
    C’est étonnant toutes ces disparités, même au sein du même village. Si je n’avais que mon poste de nourrissage devant ma cabane, je dirais « hiver exceptionnel pour les oiseaux à la mangeoire ». Mais si je n’avais nourri qu’autour de la maison, j’aurais dit « exceptionnellement pauvre cet hiver » car autour de la maison, je n’arrive qu’à une douzaine d’espèces avec, pour chacune d’entre elles, des effectifs très faibles (sauf pour le tarin des aulnes).

  6. Chez moi en Haute-Corrèze, les plus nombreux ont été de loin les pinsons (des arbres et du Nord, 50 ou 60 en tout), puis les chardonnerets, les pies (jusqu’à 12), les mésanges bleues, les corneilles, les verdiers, les mésanges nonnettes et charbonnières, les gros-becs, les merles, les tourterelles, les geais, 2 pics épeiche, 1 (?) rouge-gorge, sittelle, milan royal, buse variable…
    Sans oublier l’écureuil et la souris (ou le mulot ?) qui s’installait parfois dans le bol de graines posé sur une fenêtre.
    Et je viens tout juste de voir un rouge-queue noir.

  7. Héron garde-boeufs ici à Bussières. C’est la deuxième fois en peu de temps (il y avait une belle petite troupe il y a quelques années).

  8. beaucoup de milans noirs et royaux sur la route entre Le Bouveret et Genève
    Il y avait aussi beaucoup de …?????j’ai oublié le nom, ces oiseaux bruns aquatiques qui ne peuvent plus voler quand ils ont les ailes mouillées. Bon, vous aurez compris, c e sont des oiseaux très chapardeurs de poissons dans les filets des pêcheurs.

  9. C’est bizarre …
    En ce moment, à la mangeoire devant la maison, j’ai tous les moineaux friquets et les verdiers et à la mangeoire derrière la maison, j’ai tous les chardonnerets et les pinsons des arbres (et un peu de pinsons du nord)
    D’habitude, ils sont tous mélangés aux deux mangeoires.

  10. Bilan de la mangeoire à la maison cet hiver en différentiel par rapport à ta liste
    – Rapaces, grand corbeau, Grive litorne, héron et pigeon en moins
    – Pic mar, mésanges longue-queue et bouvreuil en plus

    J’ai vu un goéland sur l’étang il y a deux semaines, pas loin du nid des grèbes.

  11. A noter qu’en 2012, j’ai noté au-dessus de Geneuille un couple de goélands, je m’étais demandé s’il ne nichait pas sur la gravière (vu qu’il niche maintenant en Franche-Comté) mais je n’avais rien trouvé. A suivre …

    Concernant les trois oiseaux de ta liste qui me manquent :
    – pic mar : tout comme la mésange huppée et la mésange noire, je ne l’ai que tous les 5 ans environ (alors qu’il est présent toute l’année autour de la maison)
    – mésange à longue-queue : deux fois seulement en 40 ans
    – bouvreuil : une femelle seulement dans les 20 dernières années (alors que mon fils Sylvain l’a sur le rebord de sa fenêtre tous les jours de l’hiver).

  12. Cet hiver, je n’ai pas vu grand chose. Par contre ce printemps, tous les chanteurs-nicheurs sont là. Mésanges bleues et charbonnière, étourneaux, moineaux, ramiers, tourterelles turques, merles, accenteurs, rouges-gorges, troglodytes, pics épeiches et verts :heart: , verdiers, linottes :heart: , grimpereaux, choucas, fauvettes à tête noire. Il manque encore « mes » hirondelles et curieusement, le rouge-queue noir.
    Grande absente de l’hiver et du printemps: la chevèche pour laquelle j’avais mis un nichoir cet automne… :sad:

  13. Ici il y a encore moins d’hirondelles que d’habitude. Le rougequeue noir est peu présent. Les effectifs de milans noirs ont baissé. Par contre, un couple de milans royaux est bien installé.

  14. Erratum : j’ai oublié d’enlever le bruant jaune que je n’ai jamais vu à la maison.

  15. Ca y est, Elles sont revenues, « mes » hirondelles! :smile: :smile: :smile: Et le rouge-queue aussi. Dans ma liste j’avais oublié les pinsons bien sûr…

  16. Une huppe sur le rebord de la fenêtre de la cuisine hier matin ,je n’en reviens pas!!!!!!

  17. Depuis hier je suis gâté : Un loriot hier soir, une huppe ce matin à l’entrée du village ce matin à 8H, premier guêpier de l’année à 9H.

  18. Non, je rectifie. « Depuis hier je suis gâté, Oriolus oriolus hier soir, Upupa epops ce matin à l’entrée du village à 8H, premier Merops apiaster de l’année à 9H. »
    :tongue: :wink:

  19. La trille caractéristique de Phylloscopus sibilatrix retentit de nouveau dans les forêts de mon village.
    Avez-vous et oiseau par chez vous ?
    https://xeno-canto.org/702000

    Sinon je ne sais pas pour vous mais j’ai des doutes sur l’appellation Homo sapiens…
    :sad:

  20. Le pouillot siffleur est présent dans la forêt derrière chez moi. Mais comme j’entends moins les fréquences aigües, je ne l’ai pas vu dans les dernières années. Le milieu forestier qui lui convient (belles futaies avec sous-bois très clair) n’a pas changé, il doit donc encore être là.

  21. Si le milieu est là l’espèce est là, à défaut d’observation directe.
    Cette réponse de Bernard me porte à penser à la loutre et surtout, à l’idée des aménagements pensés par les protecteurs de la nature. Pour faire court, passes à poissons, nichoirs, réintroduction…
    Ce sont des sujets sensibles, débattus ou non, mais ils concernent forcément tous les naturalistes. Nous avons tendance au coup de pouce, voire au coup de main.
    On est le premier mai !
    Or, pour les puristes, et j’en suis un dans l’âme mais pas dans les actes, la non-intervention est plutôt la règle : si le milieu convient, l’espèce s’y inscrira. La loutre est une espèce emblématique à cet égard. Il faut pour un couple 1 km de rivière en bon état… bon courage ! Donc avant la loutre, le milieu de vie. N’est-ce pas la même chose pour nous ? Allez, une année de vie en bon état !
    J’ai pu souvent vérifier cette règle : en entendant un oiseau dans « son » milieu, en voyant un amphibien arriver de nulle part dans un nouveau lieu de ponte, en observant une espèce rare dans un lieu favorable ou, surtout, en lisant la littérature scientifique qui en témoigne.
    Il faut donc penser à l’inverse : si les conditions n’existent pas (biotope), mieux vaut ne pas tenter un quelconque programme à visée de conservation ou de restauration d’une population.
    Aujourd’hui , je fais plus confiance à Bernard qui n’entend plus une espèce qui devrait être là, qu’à des aménageurs qui prévoient ce qui ne peut pas advenir (faudrait quand même aller écouter ;-)
    Je fais référence ici à un site pour lequel j’ai engagé de l’énergie, et en Haute-Saône.
    Il s’y trouve aujourd’hui deux observatoires de la faune, totalement inopérants, malgré les compétences locales.
    Sourde politique ! Ami Dupdup, je t’entends encore, et sans appareil.
    :wink:

  22. Est-ce que les martinets sont déjà chez vous? Ici, nous les attendons encore… :sad:

  23. Pas vu encore un seul.
    Hier, balbuzard pêcheur sur l’Ognon, c’est une migration qui me semble plutôt tardive.

  24. Les premiers ont été vus le 5 avril dans la région ce qui est très très très précoce.
    Voire… inquiétant.
    A part qq groupes importants, c’est encore au compte-gouttes que ces charmants voiliers sont observés.
    Pas de PGE (pie-grièche écorcheur) non plus de mon côté, mais ça arrive aussi… au compte-gouttes.

  25. Les grèbes huppés sont sortis du nid depuis quelques jours.
    Le rouge-queue à front blanc niche sur ma terrasse (cela fait trois ans qu’il s’installe dans le même nichoir).
    Pas de rouge-queue noir par contre autour de ma maison.

  26. Il y a du rouge-queue noir chez moi, un peu. Très joli oiseau d’ailleurs !

  27. Je viens de trouver il y a quelques instants le nid du pic vert. La femelle était en train de couver, elle a passé la tête en dehors du trou, cela faisait deux heures que j’attendais sous un filet de camouflage.

  28. Bonsoir
    si vous voulez voir un ballet génial des milans noirs n’hésitez pas et allez regarder les vidéos de Jean, donc Jehan de Suisse Muller et vous me direz ce que vous en pensez.
    Quand j’ai vu en vrai ce ballet les yeux n’arrivent pas à suivre, heureusement que Jean avait filmé.
    Amitiés à tous.

  29. Il faudrait dire à Jean de fixer sa caméra sur pied ou s’il n’a pas de pied la poser sur un support (chaise, escabeau ou autre tabouret) et la laisser tourner. Comme les milans passent tout le temps au même endroit, ça ne change pas le cadrage et il gagnerait largement en stabilité… Il peut même se payer le luxe de cadrer une deuxième fois plus serré… :smile:

  30. Je suis très content de savoir que l’ami Jehan a retrouvé ses amis sur le green. Pour avoir eu la chance d’assister au spectacle, c’est un ballet effectivement très rapide et le carré de terrain où les milans viennent s’alimenter est petit, ce qui les contraint à quelques acrobaties.
    Est-ce que la sentinelle habituelle est revenue ?
    Je ne suis plus sûr, c’est Riri ?

  31. salut Christophe

    nous pensons que c’est bien la même sentinelle, ou sa fille ou son fils, elle s’appelle Fifi.
    C’est toujours un magnifique spectacle.
    Bien sûr que le carré est petit, je ne peux pas démolir la piscine……….mais les oiseux n’ont qu’à s’arranger entre-eux pour l’ordre de passage, mais une chose est sûre, quand les 500 grammes de langue de boeuf ont été emportés, il ne reste que des miettes pour la corneille et la pie.
    pour faire la vidéo Jean avait déposé un kilo de viande.

  32. Ce qui est impressionnant dans la vidéo, c’est l’aisance au vol, sans compter la vitesse d’action. On voit bien que les milans ont une dextérité énorme pour chaparder. Chapardeurs plus que prédateurs à mon avis.

  33. Bernard, quelle drôle de suggestion, mais avec sa caméra le fieffé Fifi arriverait peut-être à filmer le dos de Jean qui s’enfuit se mettre à l’abri.
    Mais tout de même nous vivons un spectacle tous les matins que certaines personnes nous envient.
    amitiés.

  34. « Ce serait sympa si Fifi venait filmer ! »
    Oui, mais rien ne vaut le plaisir de filmer soit même et Jean serait très content de faire un petit film au top ! :wink:

    Chez lui, c’est vraiment le resto: de la langue de bœuf… mazette :smile:

  35. Bonsoir les amis,

    Je crois que j’ai tout mélangé avec Fifitoutcourt et notre sentinelle milan noir que nous appelons fifi. Naturellement l’invitation pour Fifitoutcourt est maintenue pour qu’il vienne filmer nos milans. Fifi tu peux demander toutes nos coordonnés à Christophe ou à Bernard qui sont déjà venus chez nous. Tu seras le bienvenu.

    Cet après midi nous avons fait un tour dans la campagne. Les paysans ont fauché les herbes pour faire les foins, donc l’herbe sèche sous le magnifique soleil, et les milans noirs très nombreux se posent dans les champs à la recherche de nourriture.
    En fait mon invitation pour tous les amis qui veulent venir fairr un tour chez nous en Suisse.
    A bientôt.

  36. @pour Fifitoutcourt,

    je voulais préciser, de la part de Jean, que toutes les vidéos qu’il vous montre sont faîtes avec un simple appareil de photo. Nous n’avons pas de caméra. On fait ce que l’on peut.
    Amitiés.

  37. Ce n’est pas un souci, ça ne change rien à la solution ! Les vidéos ne sont pas mauvaises, elles peuvent être améliorées de manière simple, en le posant !
    Moi aussi je travaille avec un appareil photo !
    Merci pour l’invitation c’est très gentil. :smile:

  38. Une dizaine de martinets au dessus de la maison ce midi
    Toujours très peu de rouge-queue, alors qu’ils nichent à la maison presque tous les ans.

  39. Curieusement, dans la maison de mes parents, le rouge-queue noir qui était installé chaque année côté jardin, là où il y a abondance de nourriture pour lui, s’est installé cette année côté rue, du côté goudronné donc, là où passent plein de voitures. Incompréhensible pour moi …

  40. Ce matin, j’étais à un enterrement. Dans l’église il y avait un bout de vitrail cassé. Une femelle de rouge-queue noir est entrée plusieurs fois dans l’église pendant l’office, visiblement elle y avait son nid.

  41. Si elle entrait dans l’église,c’était certainement pour donner « la curée » aux oisillons !! :angel:

  42. @ Yves et Bernard, bonsoir, pouvez-vous m’expliquer quel sens vous donnez à « donner la curée aux oiseaux » grand merci

  43. bonsoir les amis
    alors « donner la curée aux oiseaux » cela veut dire quoi ?

    Bernard, même avec cette forte chaleur les oiseaux n’arrêtent pas de venir s’alimenter à la mangeoire, pour quelles raisons ?
    chez nous ils ont à dispositions tournesol, graines diverses et surtout beaucoup de vasques pour boire et se baigner, mais pourquoi sont-ils si affamés ?

    nous n’avons pas encore vu les petits moineaux, mais cet après-midi un verdier est venu dire bonjour.

  44. Manque de ressources alimentaires dans la nature, à tous les niveaux ! Surtout la baisse drastique des populations d’insectes mais pas que !
    C’est une hypothèse que j’ai émise il y a deux ou trois ans : pour la nature (oiseaux, mammifères , plantes, …) comme pour le jardin, l’été qui était « la » saison la plus favorable est en train de devenir la saison la plus contraignante, alors que l’hiver et sa douceur ne sont plus vraiment des problèmes pour la faune et la nature en général.

  45. merci Bernard pour les renseignements nourriture des oiseaux, et aussi de notre fidèle écureuil.
    Mais je trouve toutefois que les oiseaux sont « paresseux » il y a beaucoup de coins de notre gazon qui n’ont pas été fauchés pour que les insectes puisses se nourrir et butiner………..les oiseaux pourraient chercher quelque chose à croquer me semble-t-il
    mais nous commençons à trouver que les graines de tournesol, diminuent tellement vite et nous craignons de ne plus en trouver dans les magasins.
    nous arrosons 2 x par jour notre gazon, mais peut-être que les oiseaux n’ont pas remarqué la terre humide.
    ils ont certainement trop chaud, c’est vraiment presque une température de canicule,
    la météo annnonçait des orages sur le Jura, rien vu.
    les ventilateurs continuent de tourner à fond !!!!!!!!!!!!!!!!et en plus Jean fait des allergies aux pollens.
    portez-vous bien à +

  46. Oh, tu sais, il faut souvent un minimum d’un hectare (10 000 m2) pour qu’un couple d’oiseaux puisse vivre des insectes de son territoire. Alors si tu as gardé 100 m2 de gazon que tu n’as pas fait faucher, ça va permettre à 0,01 couple de vivre !

  47. on fait ce qu’on peut, j’ai bien deux hectares, mais pas tout en herbe, il y a la maison, la piscine, la cour d’entrée, la terrasse, bon tu connais ma propriété………………..
    compliqué tout cela.Mais au moins, pour ce que les insectes et oiseaux peuvent manger il n’y a pas d’engrais dans ma propriété.
    et la chatte ne sort pas, alors les oiseaux sont en sécurité

  48. Oui, je connais, mais il me semble que c’est plutôt une vingtaine d’ares, dix fois moins donc que deux hectares. Mais il est possible que je n’ai pas bien vu. :wink:

  49. Un chat qui ne sort pas est un chat malheureux. Enfin je suppose…. Quitte à bouffer un passereau de temps en temps….

  50. OH moi, les ares et les hectares, pas facile, mais suffisamment pour notre bonheur……….et le travail……………
    quant à notre chatte qui ne sort pas, c’est notre choix, mais elle a toujours à disposition une fenêtre grillagée où elle y passe des heures, et 7 autres fenêtres où elle se couche sur les tablettes au soleil.
    En ce moment elle dort près de moi à côté du clavier de l’ordi.
    Et elle ne cherche même pas à sortir, parfois la porte-fenêtre du balcon est entre-ouverte et elle attend à côté.
    Une fois, un matin, Jean avait laissé une fenêtre entrouverte et avait vu une petite mésange entrer. Il avait cru que l’oiseau était ressorti, mais non, la petite mésange bleue s’était réfugiée sur une armoire, et ce n’est que 6 heures plus tard que nous avons trouvé des plumes.
    Depuis nous faisons attention à nos fenêtres.
    Et puis même si c’est la logique, je n’aime pas penser à ce que les oiseaux qui viennent sur nos fenêtres soient mangés par les chats des voisins qui rôdent dans le jardin.
    je suis trop sensible.

  51. juste pour info je viens d’apprendre par le téléjournal que dans le canton de Genève il a été dénombré, ces derniers jours 20 couples de Huppe huppée. J’espère que je ne me trompe pas de nom.
    Comme dans ma propriété j’ai deux vieux arbres avec des trous, j’aimerai bien que ce très joli oiseau vienne dire bonjou, et pourquoi pas nicher.

  52. @Christophe

    bonsoir,,nous venons de vider l’armoire de notre cave qui contient des bocaux vides.
    avant de les mettre à la déchetterie, en aurais-tu l’emploi pour ton miel ?
    si par hasard tu venais prochainement dans ta famille à Genève ?
    amicalement
    les deux J

  53. La huppe fasciée est particulièrement abondante cette année. Je l’entends régulièrement depuis la maison.

  54. @Jacqueline
    Merci Jacqueline, c’est très sympa, mais je n’ai guère le loisir d’ici un moment d’aller en Suisse, ce qui me plairait vraiment ! Entre le restaurant du cousin et celui des milans…
    La saison est plutôt bien partie pour le moment pour ces chères avettes.
    Le bonjour au milan et à leur meilleur ami.
    :wink:

  55. Des diamants mandarins? :wassat: :blink:
    J’avais déjà aperçu des perruches à Bruxelles mais pas de diamants mandarins. Il faut croire que la faune australienne s’exporte en Belgique !

  56. Faut essayer de les faire manger sur la main. J’imagine Luc, un diamant à chaque doigt, ça va faire très très classe ! :wink:
    Et pour emballer les filles, c’est plutôt pas mal …

  57. Et je ne crois pas que les produits chimiques font disparaître uniquement les oiseaux des champs. Ceux des forêts, des dunes maritimes, des alpages de montagnes …, qui ne sont pas traités aux pesticides, en subissent aussi les retombées (plus diffuses, plus insidieuses) et régressent aussi. :alien:

  58. Le programme STOC (suivi temporel des oiseaux communs) auquel j’ai contribué jusqu’à l’an passé ne saurait vous faire mentir à quelques réserves près : les espèces généralistes (c’est-à-dire, comme nous autres, mondialistes ;-), s’en sortent bien.
    Voir le lien suivant (INPN) à ce sujet.
    Le problème est que des esprits tordus (j’en suis), peuvent penser que ce n’est pas une bonne nouvelle non plus. Ainsi la plupart des corvidés et des laridés font une entrée remarquée dans nos univers anthropisés, mais les moineaux domestiques, même eux, régressent.
    En 2017, une retentissante étude parue sur Plos One avait conclu à un recul de 75% en 25 ans du nombre d’insectes volants dans une soixantaine de réserves naturelles en Allemagne. Deux ans plus tard, une autre publication, cette fois dans la revue Biological Conservation, avançait que 40% des espèces d’insectes risquaient de s’éteindre dans les décennies à venir…

  59. Au poste de nourrissage, j’ai une mésange charbonnière atteinte de leucisme avec donc certaines plumes blanches. C’est pratique car ça permet de dénombrer approximativement le nombre d’oiseaux qui vient au poste de nourissage. Cette mésange particulière vient environ une fois sur 65, ce qui me permet de dire qu’il y a environ 65 mésanges qui viennent se nourrir. Enfin, c’est très approximatif, juste un ordre de grandeur …

  60. Ben, il y a peut-être des mésanges qui viennent plusieurs fois entre deux présences de cette mésange… J’exagère un peu, mais imagine 2 mésanges qui viennent 10 fois pendant l’intervalle de temps, ça diminue ton nombre considérablement. Un peu beaucoup approximatif… :wink:

  61. Euh non, je ne pense pas qu’une mésange puisse venir 10 fois en une minute. Par ailleurs, il peut y avoir certaines mésanges qui viennent beaucoup moins. En tous les cas, la veille j’avais dit à Joëlle qu’il devait y avoir une bonne soixantaine de mésanges, j’avais dit ça un peu instinctivement. En tous les cas, une mésange ne vient pas plus d’une fois par minute (le temps qu’il lui faut pour manger sa graine) et il y vient à la mangeoire une mésange par seconde environ, je pense que mon nombre est plutôt sous-estimé. Je pense par ailleurs que certaines bandes de mésanges ne viennent qu’à certains moments de la journée car la mésange leucique ne vient qu’à 4 ou 5 périodes par jour. De toute façon, le dénombrement est toujours très compliqué chez les mésanges. Chez les verdiers, gros-becs, … c’est beaucoup plus simple.

  62. Bonjour,

    je ne compte pas les passages des oiseaux affamés, car il ne fait pas chaud dans ma région.

    cette nuit j’ai du ajouter une seconde couette pour pouvoir m’endormir.
    en regardant dehors je vois passer plus de personnes portant des doudounes que des shorts.
    bon après-midi

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