Conservation : un bien pour un mal ou un mal pour un bien ?

Un article proposé par Etincelle

Chez nous, le plus connu des organismes de conservation est sans doute le WWF. Il en existe d’autres, comme par exemple, Wildlife Conservation Society ou Conservation International. Leur image est plutôt positive, en particulier chez les défenseurs de l’environnement. Il ne font pourtant pas l’unanimité.

Survival International, qui défend les droits des peuples autochtones, se bat contre ces organismes de conservation. Sur son site, on peut lire que partout, en Amazonie, en Afrique, en Inde etc…, des peuples autochtones sont expulsés de leur terre ancestrale, souvent avec violence, pour la création de nouvelles aires protégées.

Et que ces expulsions ne signifient pas pour autant que les terres soient inaccessibles pour tout le monde. Dans certains endroits, les riches touristes peuvent pratiquer la chasse aux trophées en payant plusieurs milliers de dollars alors que la chasse de subsistance est interdite aux communautés locales.

La conservation est devenue une industrie et les grandes organisations de conservation sont devenues des multinationales. Elles nuisent aux personnes les moins responsables de la perte de biodiversité et du changement climatique, tout en répondant aux besoins de ceux qui détruisent l’environnement.

Ce ne sont là que quelques extraits. Si vous voulez en lire plus, vous pouvez consulter cette page du site Survival International.  C’est un autre éclairage que celui auquel nous sommes habitués.

Sur terre, il existe encore un peu moins de 200 peuples autochtones non contactés, autosuffisants et résilients, refusant tout contact avec l’extérieur, dont 124 au Brésil. Leur survie est en jeu, non pas parce que leur mode de vie n’est pas viable mais en raison des menaces venues de l’extérieur (violences, maladies, vol de terres, invasions, colonisation).

Aux anciens lecteurs du blogadupdup, cela doit rappeler la discussion sur le livre Qui se souvient des hommes de Jean Raspail (Rubrique : Le livre du mois.). La disparition en Patagonie australe des Alakalufs (maintenant désignés Kaweskars, comme nous disons aujourd’hui Inuit plutôt que Esquimau), après l’arrivée des missionnaires, avec leur lot de maladies et de vêtements non adaptés, entre autres. Sans mauvaise intention, ils pensaient faire le bien.

Une autre lecture édifiante, conseillée par Jénofa, une ancienne du blogadupdup (maintenant aux abonnés absents) : Mangareva de Jean-Hugues Lime … L’anéantissement d’une civilisation et d’un mode de vie paradisiaque sur une île dans l’Archipel des Gambier en Polynésie, suite à l’arrivée de deux jeunes missionnaires, animés de bons sentiments.

Je ne peux que conseiller une nouvelle fois ces deux lectures qui ne peuvent laisser indifférent.

De nos jours, le problème ne vient plus des missionnaires.

D’après Survival International, le même phénomène se reproduit (colonialisme, racisme, violences et exterminations), avec toujours une bonne intention, à savoir … la conservation de la biodiversité.

Faut-il sacrifier la diversité des peuples, des cultures, des costumes traditionnels (c’est vrai que jean et tee-shirt, on aime mais …), des langages (savez-vous qu’environ 25 langues disparaissent chaque année ?), pour préserver la biodiversité ?

Est-ce qu’un trèfle particulier ou n’importe quelle autre petite plante (et c’est une botaniste amateur qui parle ici !), ou n’importe quel animal vaut plus qu’un peuple avec sa culture ?

Qu’est-ce que vous en pensez ?

La chasse aux grillons

J’avais annoncé que le prochain article serait écrit par Etincelle. Pour des raisons de timing, son article est différé et ne sera mis en ligne que mercredi prochain 28 janvier.

En attendant, je voudrais vous parler d’une observation étonnante, celle d’une Grande aigrette et d’un Héron cendré se nourrissant de grillons. Cela se passait il y a une dizaine de jours devant l’affût que j’appelle « la cabane ». L’observation est étonnante à deux titres. D’une part parce que ce type de proie n’est sans doute pas très habituel pour ces deux espèces (encore que ! Que sait-on en fait du régime alimentaire détaillé de ces espèces ?). Et d’autre part, comment imaginer que les grillons soient déjà de sortie en Franche-Comté le 13 janvier (alors qu’il faisait encore -12°C la semaine précédente) ?

Merci à Fifi d’avoir superbement assemblé (avec en plus une musique de sa composition !) les deux petites séquences vidéos très courtes que j’ai faites sur le terrain.

Ce blog a 20 ans !

Le blogadupdup a 20 ans aujourd’hui. Si si !

L’aventure avait commencé le 17 janvier 2006 avec un premier article intitulé « il pleut dans leur tête ». Elle avait continué avec un rythme parfois effréné (un article tous les deux jours aux moments les plus intenses du blog).

Après plus de 2 300 articles et plus de 73 000 commentaires, l’aventure continue. Mais à un rythme beaucoup plus pépère comme vous l’avez déjà tous constaté. Il y a bien moins de commentaires sur les articles. Impossible sans doute d’échapper à l’usure du temps ! Peut-être que vous et moi avons dit l’essentiel de ce que nous avions à dire et qu’il est difficile de continuer sur le même rythme sans se répéter constamment. Et puis, à l’heure des réseaux sociaux, un blog ça fait has been. Mais ce n’est pas grave, moi aussi je suis has been. Alors les choses dureront le temps qu’elles dureront …

Beaucoup d’amis ont été perdus en route (je pense notamment à Geneviève que j’avais rencontrée peu de temps avant son décès et à Jacqueline qui est désormais sur un fauteuil roulant), le blog s’était enrichi de toutes leurs contributions.

Ce blog a une particularité unique, à savoir que bon nombre de contributeurs réguliers viennent sur ce site depuis plus de 15 ans et qu’ils relancent souvent la discussion sur des articles très anciens dont ils se souviennent. Alors un immense merci à ces « contributeurs historiques » que sont Etincelle, Luc, Christophe, Yves et Fifi notamment. Et puis à tous ceux qui sont venus rapidement grossir le rang des blogueurs : Jean-Pierre, Jérôme, Florent, Ottolilienthal, Cedrock, … (j’en oublie forcément certains, qu’ils m’en excusent). Et puis, bien évidemment, merci aussi à ceux qui lisent les articles mais qui, pour une raison ou une autre, n’interviennent pas dans les commentaires (mais quel dommage !).

Pour recréer une dynamique sur ce blog, il me semble indispensable que d’autres écrivent aussi des articles, comme cela s’était fait à un moment donné. C’est pourquoi le prochain article nous sera proposé par Etincelle dans une dizaine de jours.

La toilette du grèbe huppé

LES OISEAUX DE TEXEL (76)

Décidément, depuis quelques mois, je parle beaucoup de Texel sur ce blog.


Nous revoici donc sur cette île de la Frise occidentale en Mer du Nord pour parler d’un oiseau que tout le monde connaît : le grèbe huppé.


Il y a deux ans, j’avais fait quelques courtes séquences du grèbe sur son nid et Philippe Parolini avait fait un petit bout de film à partir de mes rushes.

L’an passé en juin, lors de mon dernier séjour à Texel, je suis resté beaucoup de temps près d’un grèbe huppé qui était visiblement très habitué au passage des promeneurs (pédestres ou cyclistes) en attendant qu’il fasse un brin de toilette ou s’ébroue. Et évidemment, comme les oiseaux font leur toilette de nombreuses fois par jour (peut-être les oiseaux aquatiques encore plus que les autres), la scène espérée est arrivée assez vite. Voici trois images de cette scène.


Quelques jours plus tard, au même endroit, mais avec une lumière meilleure et des postures un peu différentes, le grèbe huppé s’est encore livré à une opération de toilettage. Quelques images de cette deuxième scène.


Je rappelle que pour avoir les images en meilleure qualité sur votre écran, vous pouvez cliquer sur chacune des images.


A bientôt pour encore de nouveaux articles sur Texel.

Le faucon crécerellette (2)

Il y a deux ans j’avais écrit un premier article sur le faucon crécerellette, oiseau que je pensais être très rare mais qui est très abondant dans un petit village de l’Hérault qu’on m’avait indiqué.

Avec nos amis Michel et Pascale, nous y sommes retournés en mai l’an passé, en nous postant exactement sur le petit terre-plein que l’année précédente car on y jouit d’une super vue sur les maisons où niche ce petit rapace.


Dès notre arrivée, quelques oiseaux en vol, d’abord la femelle (très semblable à la femelle de faucon crécerelle) …


… puis le mâle (très reconnaissable).


Ce petit rapace d’origine africaine est avant tout insectivore. Toutes les proies que nous avons pu déterminer étaient des scolopendres (sans doute Scolopendra cingulata).


Comme je l’avais dit dans mon premier article, les faucons crécerellettes ont pris l’habitude de se reproduire sous les tuiles bombées des toits des maisons.


Je crois qu’à chaque escapade printanière en Camargue, je ferai dorénavant un petit détour dans ce petit village de l’Hérault, tant l’observation du faucon crécerellette y est facile.

Vidéos musicales générées par l’IA

Depuis quelques mois, des centaines et des centaines de vidéos musicales générées par l’IA arrivent en masse sur Youtube. C’est plutôt très bien fait, souvent même très poétique et beaucoup d’entre elles sont inspirées de la nature. Si les images sont bien entendu créées par l’IA, il se peut que les musiques aussi, je n’en sais trop rien. Mais le résultat est assez bluffant. Je vous propose quatre petits films.

Si vous tapez sur Youtube le mot-clé « Kelly Boesch » (auteur de la deuxième vidéo ci-dessus), vous verrez que cette personne a déjà créé plus d’une centaine de vidéos, elle les produit à un rythme incroyable.

L’IA dans la production artistique, je n’ai pas d’avis bien tranché sur la question (même si, intuitivement, je me méfie), c’est un sujet complètement nouveau pour moi. Et c’est bien pour ça que j’aimerais qu’on en parle sur ce blog. Vous en pensez quoi ?

Etourneau en plumage d’été en plein hiver

En début de semaine dernière, deux étourneaux sont venus à mon poste de nourrissage. Cela n’arrive quasiment jamais, même pas une fois tous les dix ans.

L’un d’eux avait son plumage d’hiver habituel, c’est à dire très moucheté.


L’autre avait encore (ou déjà ?) son plumage d’été (enfin, presque entièrement car il y a tout de mêmes quelques taches claires).


C’est pour moi une observation très inhabituelle. Est-ce lié aux changements climatiques ?