LE COIN DU JARDINIER (12)
La plupart des jardiniers ont les yeux plus grands que le ventre et sèment en général trop de graines (ou repiquent en terre trop de plants) d’un seul coup. La production en est souvent énorme mais s’étale sur une période assez courte.
Ainsi en est-il des courgettes dont on ne sait plus trop que faire en juillet-août et que l’on propose à des voisins qui en sont vite inondés (surtout si leurs autres voisins ont aussi trop de courgettes).

En théorie, les pieds de courgettes semés en mars-avril pourraient donner des fruits jusqu’aux gelées. Sauf que l’oïdium et le mildiou ont vite raison des pieds âgés et fatigués, devenus sensibles aux maladies, et qu’il devient alors difficile d’avoir des récoltes après le début septembre.
La solution est très simple. Au lieu de planter six pieds de courgettes fin avril-début mai, comme le font la plupart des personnes, il suffit de n’en planter que deux (voire éventuellement trois). Plus tard dans la saison, pendant la première quinzaine de juillet, on déposera de nouvelles graines dans le sol, on ne gardera ensuite que deux plants, et nous voilà ensuite assuré d’avoir une deuxième production du début septembre jusqu’aux premières gelées, ce qui augmente la période de récolte de deux mois.
Finalement, avec cette méthode, vous faites d’autres heureux : vos voisins, leurs poules et leurs lapins, qui vont pouvoir enfin manger autre chose que des courgettes !
Même si le temps de l’automne est aux brouillards et à la pluie, l’oïdium et le mildiou n’auront que peu de prise sur ces jeunes plants vigoureux et en bonne santé. Voici par exemple un jeune pied de courgettes jaunes que j’ai semées le 15 juillet, qui donne des fruits depuis une semaine malgré les conditions météo peu propices et que j’ai photographié hier matin.

Il y a plein de manières de consommer la courgette, les plus courantes étant sans doute le gratin et les courgettes farcies. La plus simple à mon avis, celle dont on se lasse le moins, se résume à les faire revenir à la poêle (ou dans une sauteuse) dans un peu d’huile, exactement comme des pommes de terre sautées. Ne pas hésiter, comme sur la photo ci-dessous, à bien les laisser brunir. Saupoudrer simplement d’un peu d’ail et de persil au moment de servir.

Si vous avez d’autres recettes, merci d’en faire profiter les lecteurs de ce blog !
Miam miam des courgettes…tout comme les comcombres j’adore ca!
J’en ai pas eu tant que ca de courgettes cette année et c’est bien dommage.
Tout comme Bernard je déguste les courgettes frient à la poele ou farcis mais aussi en beignets, en salade froide et aussi cuit à la poele avec de la crème et des champignons des bois tels que les cèpes ou les bolets.
Hum, ça fait envie.
C’est vrai que les jeunes courgettes en salade, c’est délicieux aussi (coupées en tranches très fine, avec une sauce au fromage blanc et saupoudrées de graines de sésame grillées).
Et les fleurs de courgettes, Bernard, tu as déjà essayé ?
Je n’en ai jamais eu assez pour les cuisiner, mais si tu peux en réserver quelques unes, je demande une recette à ma mère qui est fin cordon bleu et qui vit dans le midi. Evidemment, je mettrai la recette sur le blog dès que je l’aurai.
J’avais hésité à écrire dans mon article qu’il suffisait de ne planter que deux pieds de courgettes à la fois car si cette habitude que j’ai prise maintenant se révéle être bonne la plupart du temps, elle ne l’a pas été cette année.
Butterfly a donc raison de souligner qu’elle n’a pas eu beaucoup de courgettes cette année. 2006 n’a effectivement pas été une bonne année, contrairement aux autres. Je l’explique par un manque de pollinisation (à rapprocher de mon article d’il y a deux mois sur la disparition des insectes pollinisateurs) en raison surtout du très faible nombre de bourdons terrestres.
Lorsqu’une fleur n’est pas fécondée par les insectes, le fruit se forme quand même au départ, atteint quelques centimètres (parfois même une dizaine de centimètres), jaunit puis pourrit. C’est ce qui s’est passé cette année.
En lisant le commentaire d’Anne, je me suis dit qu’il y avait quand même un avantage à planter beaucoup de pieds de courgettes (et non seulement deux comme je l’aid dit), c’est que les fleurs surnuméraires peuvent alors être utilisées pour faire des beignets de fleurs de courgettes (dont j’ai souvent entendu parler mais que je n’ai jamais goûtés), ce qu’on hésite à faire en temps normal quand on n’a que deux pieds dans son jardin.
la famille de legumes dont j ai horreuèr
ce sont pour pour moi des legumes plein de flotte et indigeste pour moi, je mets ca dans le meme sac que les aubergines et endives.
Mettre les courgettes dans le même sac qu’aubergines et endives ? Oui, finalement, pourquoi pas, ça pourrait être la base d’une nouvelle recette innovante ! Merci Cyril pour cette très bonne idée !
en tout cas j y gouterais pas , un plat patates endives , les patates ont pris plus ou moins le gout des endives immangeables pour moi
le pire : le choux fleur en cuisson je ne peux pas rester dans la piece !
Une bonne manière de faire les courgettes, c’est de les prendre jeunes (par exemple 2-3 cm de diamètre), de les couper en rondelles assez fines et de les tartiner avec des tas de trucs qu’on utilise habituellement sur du pain de mie : tapenade, chèvre … C’est super pour l’apéro, c’est meilleur à la santé et moins bourratif que du pain de mie … sauf évidemment si on tartine de pâté et de saucissson !
Vous avez peut-être remarqué que sur la première photo, il y a deux courgettes vert sombre (ce sont les courgettes les plus classiques). Elle sont sombres parce que la peau est assez épaisse, ce sont ces courgettes qui sont les plus intéressantes à utiliser pour farcir, justement parce que la peau est assez dure et qu’elles tiennent mieux au four.
Il y a deux autres courgettes vert clair. Elles sont claires car la peau est fine, elles sont idéales pour faire revenir à la poêle. Je les trouve meilleures que les autres sur le plan gustatif, notamment celle qui est ronde, qui s’appelle “ronde de Nice”, considérée comme la meilleure des courgettes, et qui est devenue classique (on la trouve souvent sur les marchés).
Et puis il y a la courgette jaune qui convient bien aux deux usages.
Butterfly dit “Miam miam des courgettes…tout comme les comcombres j’adore ca !”, ça me fait penser que ma méthode de culture échelonnée (2-3 pieds au printemps puis 2 en été) que je préconise pour les courgettes, marche aussi très bien avec le concombre, sauf si l’automne est vraiment pourri (car le concombre a besoin d’un peu plus de soleil que la courgette). Je vais d’ailleurs commencer de cueillir les concombres de ma deuxième récolte dès demain et ça devrait durer jusqu’aux premières gelées.
Mais revenons aux courgettes. Quand on a trop de courgettes à l’automne, on peut les laisser mûrir sur pied comme des potirons puis les garder chez soi où elles vont se conserver plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Les courgettes de Nice (Ronde de Nice ou Longue de Nice) me semblent être les plus aptes à la conservation prolongée sur plusieurs mois, pour peu qu’elles soient cueillies à une relative maturité (je dis “relative” car elles finissent bien de mûrir à l’intérieur, une fois cueillies).
Sur la deuxième photo de l’article, celle des courgettes jaunes , on voit une fleur persister alors que le fruit semble presque à maturité.
Si mes souvenirs de « leçons de choses » ne sont pas partis en fumée de pall mall, le fruit succède à la fleur (c’est le pistil, je crois, qui se transforme ?).
Est-ce que la fleur de la photo est déjà bien fanée ? Je veux dire impropre à la consommation, en beignet ou farcie ?
Bref, je voudrais savoir si on ne pourrait pas avoir et des fleurs, et des fruits (en l’occurrence des légumes) sur la même tige.
Le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière
Je connaissais plutôt l’expression : “le beurre, l’argent du beurre et le cul de la crémière !”. Mais bon, ta formule est un peu plus poétique, elle me convient mieux finalement.
Je vais suivre attentivement l’évolution de mes courgettes jaunes ces jours-ci et te direz plus tard comment ça se déroule et jusqu’à quel stade les fleurs me semblent consommables, car sur la photo, j’ai l’impression que la fleur dont tu parles se fane déjà à son extrémité.
Si on m’avait prédit que cet automne je ferais de l’affût aux fleurs de courgettes, je crois que j’aurais traité mon interlocuteur de fou. Comme quoi tout arrive dans la vie !
J’ai entendu dire ( je sais pas si c’est vrai ) que les cornichons en fait seraient en quelques sorte des bébés comcombres , est-ce vrai?
(je sais, rien à voir avec la courgette , quoi que? )
deja entendu ca aussi
Les concombres ont en général la peau qui est soit hérissée de petites pointes (souvent les variétés que l’on cultive dans les jardins) soit lisse (plutôt les variétés que l’on achète dans le commerce).
Les cornichons sont cueillis jeunes et ils ont la peau également un peu épineuse comme certains concombres. Si on les laisse grandir, ils ressemblent alors étrangement à des concombres (du moins à ceux qui sont épineux) et on peut d’ailleurs les manger comme tels, bien qu’ils soient un peu inférieurs aux vrais concombres d’un point de vue gustatif.
Donc, ce n’est pas entièrement faux d’affirmer que les cornichons sont en quelques sort des bébés concombres. Mais pour le prouver et pour prolonger ma conversation ci-dessus avec Anne, faudra-t-il là aussi que j’aille me cacher dans mon jardin, faire de longues heures d’affût pour vérifier que les concombres forniquent bien entre eux la nuit et donnent naissance à des bébés (mais problème : avec une forme aussi allongée, j’imagine qu’à priori il n’y a que des mâles !).
Continuons plus sérieusement : s’il est possible de laisser pousser ses cornichons pour les manger en concombre, les semenciers vendent des variétés différentes pour les cornichons et pour les concombres (pour la raison que j’ai évoquée plus haut, à savoir des différences de qualité gustatives).
D’un point de vue strictement botanique, concombre et cornichon ne constituent qu’une seule et même espèce appelée cucumis sativus (pour les intimes !). Même espèce donc et c’est l’homme, qui à la suite de plusieurs millénaires de culture et de sélection de cette espèce botanique a fini par obtenir d’abord une espèce de concombre et une espèce de cornichon, et les a déclinés ensuite tous les deux, les siècles suivants, toujours à force de cultures et de sélection, en innombrables variétés.
Une petite recette que j’ai découverte cette année et que j’aime bien :
Ingrédients : 1 kg de courgettes râpées, 20 cl de crème fraîche, 150 gr de riz “sec”, 300 ml de bouillon de poule, 3 oeufs, 200 gr de fromage râpé, sel & poivre.
Mélanger le tout dans un plat à gratin et enfourner 45 mn (thermostat 7).
Bon appétit !!!
P.S. : sans bouillon de poule, juste avec de l’eau, c’est bon aussi.
En relisant l’article sur les courgettes, je me suis souvenu d’une recette toute simple et délicieuse : les tagliatelles de courgettes en vinaigrette.
Ingrédients :
Une ou plusieurs courgettes (suivant le nombre de convives), de l’huile d’olive, du jus de citron, du vinaigre balsamique, du sel, du poivre du moulin, une pincée de curry ou de paprika, voir de muscade (selon son goût).
Préparation :
Faire la vinaigrette en mélangeant sel, poivre, épices, jus de citron, 1 cuilleré de vinaigre balsamique et 3 cuillerés d’huile d’olive.
Éplucher la courgette (la variété longue convient mieux) puis avec l’économe, tailler dans la chair de la cougette des lanières assez longues sans jamais prendre les pépins centraux.
Mélanger ces “tagliatelles” de courgette avec la vinaigrette.
Voici un plat de crudités dont vous me direz des nouvelles, et ça change de la salade de BF 15.
Bon appétit à tous.