Quand l’actualité sourit (1)

L’actualité ne donne pas beaucoup d’occasions de nous réjouir. Dans toutes les colonnes des journaux, les sujets graves l’emportent grandement sur le reste. Avec raisons certes. Ce blog n’échappe d’ailleurs pas complètement à la noirceur ambiante. J’aimerais rééquilibrer au profit de sujets plus positifs. D’où cette nouvelle rubrique qui est également ouverte à tous ceux qui aimeraient mettre en lumière et relayer des infos différentes, chargées d’espoir.

Ce premier et très court article est consacré à l’une des infos les plus heureuses de ce début d’année : la suppression du Paris-Dakar. C’est une grande victoire. Une très grande victoire même. Même si ma joie est tempérée par un bémol. Car j’aurais tellement voulu qu’un dernier rallye soit mis en place cette année. Pas un Paris-Dakar mais un Dakar-Paris. Voir des Mauritaniens traverser avec suffisance et arrogance nos campagnes et nos villages français à 180 à l’heure sur leurs poids lourds et leurs 4X4, entourés d’une meute de journalistes africains et nous jetant des cacahuètes, ça en aurait jeté un max non ?

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27 réflexions au sujet de “Quand l’actualité sourit (1)”

  1. IL FALLAIT OSER LE DIRE : Bernard Laporte vient de déclarer « C’est regrettable parce que c’est vrai que le Dakar, ça fait partie du patrimoine français, africain aussi »
    Sans rire ?

  2. “Je vis à Dakar et le rallye n’est pas une “vitrine” de quoi que ce soit car en dehors de quelques politiciens et hoteliers, les priorités sont ailleurs… Mon expérience du rallye passant dans le Sud algérien il y a quelques années m’a convaincue qu’il s’agit d’une trés mauvaise farce pourtant je suis une adepte de la technologie…bref je suis contente d’être “privée” du “Dakar” …
    (le courrier des lecteurs duMonde, version internet)

  3. J’avoue avoir hurlé de joie en apprenant cette nouvelle : j’étais seul dans ma bagnole, c’était bon !
    Cette nouvelle lave aussi un affront qui m’a été fait.
    Possesseur d’une magnifique Citroën, j’ai cru bon de la faire réviser chez le garagiste local (le local est parfois restreint). Non seulement j’ai eu la douloureuse surprise de payer très cher l’opération, mais une fois revenu à ma bagnole avec la clé, j’ai trouvé sur le siège passager : une montre Total, un T-shirt « Paris-Dakar » et une casquette pareille. Comme je venais de m’énerver, j’ai évité l’homicide volontaire en fuyant la queue basse…
    Youpi !

  4. Zut zut et zut, le Paris-Dakar c’était quand même 12000 bouteilles d’eau minérale vides qu’on laissait chaque jour aux habitants du désert, va falloir qu’on les recycle ici maintenant !

  5. Le mari de ma mère a travaillé dans le service compétition de Peugeot. Il accompagnait les équipes sur ces rallyes (à l’époque, il y en avait pas mal, je ne sais pas du tout si c’est encore le cas). La consigne donnée aux coureurs sur tous les rallyes africains, dans le cas d’un accident blessant ou tuant quelqu’un de la population locale, était de ne surtout pas s’arrêter.
    Pas pour ne pas perdre de temps, mais pour éviter les lynchages.

  6. Juste pour le plaisir. Vous ne pensez pas que ce débat est purement franco-français? Pour être que les mauritaniens avaient envie du Dakar qui leur apporte la médiatisation dont il disposent rarement et des ressources touristiques. A la lecture de cet article de libé, je n’ai pu résister à la tentation de vous le faire partager…

    L’annulation du rallye Dakar déroute les Mauritaniens
    HÉLÈNE DESPIC-POPOVIC
    QUOTIDIEN : lundi 7 janvier 2008
    4 réactions

    Coup dur, déception, la presse mauritanienne pleurait hier l’annulation du Lisbonne-Dakar, une des compétitions sportives les plus médiatiques du continent africain. A la suite du gouvernement, la presse locale estime que les menaces d’Al-Qaeda, sur la foi desquelles, après l’assassinat de quatre touristes français, les organisateurs ont décidé de renoncer au rallye sont plus qu’imprécises. «Cette surmédiatisation de la menace terroriste qui frappe de plein fouet la Mauritanie, dont l’image est fortement entamée par « un affolement peureux », aura également été une mauvaise surprise pour les participants, les fans, les médias, l’industrie automobile, les sponsors et les gouvernements des pays traversés par le célèbre rallye, devenu un symbole fêté chaque début d’année depuis trois décennies», soulignait ainsi l’édition dominicale du journal Nouakchott Info.

    «Coup de poignard». Le même journal, qui fait ressortir que pour beaucoup de Mauritaniens, l’annulation du Lisbonne-Dakar a été vécue «comme un coup de poignard dans le dos de la part de la France», publie cependant un commentaire plus critique pour les autorités qui relève que «l’impasse totale» dans laquelle se trouve l’enquête sur l’attentat contre les ressortissants français ainsi que l’assassinat, trois jours plus tard, de trois militaires, «justifie en grande partie l’annulation in extremis du rallye». Le commentateur rappelle qu’il existe un précédent et qu’en conséquence le pays devrait accorder davantage d’attention aux problèmes sécuritaires.

    […]

    La Mauritanie comptabilise déjà le manque à gagner, alors que celui des organisateurs s’élève à 50 millions d’euros. Le pays affiche sa crainte de ne plus jamais revoir sur ses terres la caravane du Dakar et ses 2 500 accompagnateurs, qui ont représenté une manne pendant trente ans (le premier rallye est parti le 23 décembre 1978). Popularisés par cette compétition, les paysages désertiques de la Mauritanie sont devenus une destination prisée des touristes. Le tourisme, qui bat justement en plein pendant l’hiver, a vu le nombre de visiteurs passer de 270 en 1996 à plus de 80 000 l’an dernier. Les recettes du secteur sont estimées à 22 millions d’euros. L’immense majorité des visiteurs sont des Français attirés par les randonnées écologiques, à pied ou à dos de dromadaire, dans une nature vierge.

    Consolation. Une vingtaine de tour-opérateurs ont décidé de maintenir la destination Mauritanie malgré les avertissements des autorités françaises. Et l’agence locale mauritanienne Ani relevait justement hier avec une pointe de satisfaction qu’un charter de Point Afrique et ses 115 passagers étaient arrivés à Atar, la destination phare des touristes français. «Nombreux sont ceux aussi qui viennent du Maroc par la route» , ajoutait-elle. En trouvant finalement une consolation dans le fait qu’«il y a plus de déception que de perte d’argent » puisque « les hôteliers, les vendeurs de carburant, les tour-opérateurs et autres contractants ont en effet déjà touché 50 % d’avance sur les engagements».

  7. Merci, Tender H pour ce nouvel éclairage… tu as raison… on avait des considérations peut-être un peu trop franco-françaises !
    Ca me fait penser qu’une petite revue de presse hebdomadaire sur ce blog pourrait être intéressante, non ?

  8. Je comprends et respecte l’opinion des anti Paris Dakar mais je crois que Tender H a raison. Je vis dans un pays d’Afrique ou le Dakar n est passé qu’une fois, quand il s appelait le Paris-Le Cap. Mais je constate que les Africains sont en faveur de cette manifestation qui apporte une rare occasion de faire parler de l’Afrique autrement que par des massacres. Ils sont concernés quand même ! Il ne faudrait pas que sous prétexte que l on pense détenir la vérité, on l’impose aux principaux interessés (ce qui serait d’ailleurs pris pour du néocolonialisme par nos amis africains !)
    Le Dakar a beaucoup amélioré son fonctionnement et la sécurité dans ces dernières années et inclut maintenant des opérations sanitaires et humanitaires. Il faut continuer à faire pression pour que cette vision aille encore plus loin. Pour les populations riveraines, c est une grande fete que nous leur retirons. Enfin, je dirai à Anne que sur les pistes d’ Afrique, c’est une regle générale qui ne concerne pas seulement le Dakar !. En cas d’accident, il faut tt de suite prévenir les secours. S’arreter, c’est contrairement a ce que vous pensez, provoquer une situation inextricable qui ne sert quasiment jamais les victimes. En tout dernier : Bernard, vous avez une excellente idée le Dakar Paris serait un succès et les français aiment les cacahuètes !

  9. en fait, vos interventions, Tender H et Patrice, me rappelle à quel point on « traduit » toujours en français ce qui concerne d’autres cultures. Quand on apprend des langues étrangères, le but est justement de ne plus passer par la traduction mentale, mais de penser directement la phrase dans la langue étrangère, faute de quoi il est absolument impossible de l’apréhender réellement.

  10. On en fait quoi aussi, des 4×4, s’ils sont « tricards » en ville (où on leur dégonfle les pneus), à la campagne (où ils gènent les randonneurs), et maintenant dans le désert ?

    Et si on organisait un Paris/la Lune sans billet de retour ?
    (Mouais, j’imagine que va aussitôt se monter une « association lunaire anti-4x4 »)

  11. Oups, votre comparaison est très juste. On pourrait aussi parler d’empathie…
    Humeur moqueuse : Je ne suis pas aller compter les bouteilles vides, mais je peux vous dire qu’en Afrique, une bouteille vide n’est jamais perdue…Elle sert toujours à quelque chose… La récup est une grande spécialité africaine !

  12. Merci Patrice pour ce point de vue assurément plus juste et plus objectif que le nôtre qui ne sommes pas sur place, ça me donne un éclairage très différent sur le sujet et infléchit en tout cas ma position. Cela dit, je continue à penser que ce Paris-Dakar reste pernicieux dans son esprit ; mais c’est vrai que j’ai probablement sous-estimé les retombées positives, au moins à court terme, sur l’économie des pays traversés et les conséquences d’un arrêt brutal de la compétition.

  13. Isidore, un grand merci pour cette vidéo très enrichissante. Je ne l’ai visionnée que quelques minutes mais je prendrai le temps de la regarder tranquillement ce soir. Je ne manquerai pas d’ajouter quelques commentaires.

  14. Deux contrepéteries du Canard à propos du Paris-Dakar :
    « Dakar : pros sans routes et gros lards privés de dunes »
    « Faute d’humilité dans les dunes ? »

  15. Un des mérites de l’ex-Paris-Dakar, est tout de même d’avoir fait taire Daniel Balavoine. On ne peut pas lui retirer ça !

  16. Il aura donc fallu que la menace terroriste plane sur elle pour que cessât enfin cette pseudo-aventure, qui voyait chaque année des pilotes, sponsorisés des semelles jusqu’au sommet du casque, rouler sur le sable mauritanien et, occasionnellement, sur le ventre des enfants d’Afrique. Trente ans que cela durait, trente ans que Renaud chantait : «Cinq cents connards sur la ligne de départ/Cinq cents blaireaux sur leurs motos…» Cette chanson, Renaud ne la chantera-t-il plus que pour le fun ? Ne nous faisons pas trop d’illusions ! Il se dit déjà que le Paris-Dakar pourrait se disputer en… Australie. Il doit bien rester sur ce continent quelques aborigènes sur lesquels tester l’efficacité des roues motrices.

    (Percolateur 63, Nouvelle République des Pyrénées, 15/01/08)

  17. Christian Laborde a t-il payé sa cotisation à Al-Qaida ?!
    Le terrorisme est-il bien ce que l’on nous dit ?
    Avez-vous déjà eu maille à, partir avec les forces du mal ? (même vos rêves m’intéressent !)
    Le désert existe t-il encore ? En Australie ?!
    Je suis optimiste : dans Ayer’s Rock… il y a Rock !
    L’aventure c’est aujourd’hui, ici et avec les moyens que vous voulez !
    Rock’n Roll !
    Et pierre qui roule… n’amasse pas mousse.
    Que vive le désert. Que meure le Dakar, ici ou ailleurs’rock.

  18. Juste pour signaler qu’aujourd’hui est né un nouveau journal franc-comtois, uniquement disponible en version internet :
    http://factuel.info/
    A priori, une partie des articles est en accès libre, l’autre est réservée aux abonnés (7 € par mois).
    J’ai survolé en 4ème vitesse, c’est plutôt intéressant.

  19. Tiens je connais quelqu’un qui travaille à ce nouveau journal… Connaissant quelques facettes et qualités de cette personne, prometteuses, je vais suivre le démarrage de près : ce n’est pas tous les jours qu’un média régional s’installe, et encore moins en revendiquant son indépendance ! :smile:

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