Faut-il des riches, faut-il des pauvres ? (10)
On ne sait plus trop ce que veut dire un milliard d’euros. Difficile de se faire une idée précise de ce que représente ce nombre presque abstrait. Pour mieux nous montrer l’ampleur de la somme mise en jeu par Jérôme Kerviel de la Société Générale, certains journaux ont cru bon de nous la traduire en nombre de ferraris qu’on aurait pu se payer. Quelle vision occidentale de la chose ! C’est le journal sud-africain Business Day qui nous a montré la vraie indécence de cette affaire : cette somme est supérieure au PIB de 63 pays les plus pauvres de la planète. Dit comme ça, c’est encore plus parlant, non ?
2 février 2008 à 10:59
J’en profite pour dire que je mettrai en ligne très tôt demain matin dimanche vos propositions de vidéos musicales sympas que vous aimez et que vous souhaitez faire partager avec d’autres. Ce sera la treizième édition du Petit dimanche musical (voir les précédents articles). Si certaines personnes qui n’ont pas encore apporté leur contribution à des articles souhaitent le faire, il n’est pas trop tard, il suffit de me mettre quelques noms d’artistes que vous aimez, par exemple en commentaire dans le dernier Petit dimanche musical ou même de m’envoyer un mail (pour les personnes qui connaissent l’adresse), je me ferai un plaisir d’intégrer vos choix. Mais faites-le avant ce soir minuit.
2 février 2008 à 12:22
Résumé du problème :
1. Le pognon du pays qui fond dans la spéculation galopante d’un capitalisme mondialiste devenu fou et la bouche en cul de poule de nos dirigeants pour en parler… L’appauvrissement d’une masse croissante de citoyens qui ne parviennent plus à se loger, à se nourrir et à se soigner correctement et la bouche en cul de poule de nos dirigeants pour en parler…
Qui a dit que la lutte des classes était un concept dépassé ?
2. Cela dit, demain, c’est dimanche. Il faut bien vivre saperlipopette !
Vive la musique !
2 février 2008 à 13:25
Oui, la lutte des classes est bien un concept d’actualité.
L’Est Républicain a consacré hier un article sur la progression de la pauvreté en Franche-Comté. C’est assez édifiant : 16% des franc-comtois sont dans cette situation, un chiffre en nette progression.
2 février 2008 à 18:21
Le mérite de cette histoire de la Société Générale, c’est d’avoir mis sur le devant de la scène le fonctionnement des placements des banques.
L’image, avant ce « fait divers » qu’en a la plupart des gens est plutôt celle des gens tranquilles et prudents, qui analysent les risques et qui choisissent d’investir en conséquence.
On comprend qu’il n’en est rien. Que les traders brassent énormément d’argent chaque jour. Que ces types y vont au flair, même s’ils sont sensés anticiper en fonction d’informations qui peuvent infléchir le cours des actions. C’est à dire que des sommes colossales, mais virtuelles, changent de main au quotidien.
Et il faudrait qu’on trouve ça normal ?
J’espère sincèrement qu’un tel évènement va aider à réveiller quelques consciences politiques.
3 février 2008 à 9:55
et en chameaux, ça fait combien ?
29 novembre 2008 à 20:56
21 346 euros. C’est ce que gagne chaque heure le patron de Porsch. La bonne nouvelle est tombée aujourd’hui !