Surtout ne pas arrêter de nourrir les oiseaux !
Les oiseaux de nos campagnes sont adaptés à passer l’hiver. Bien sûr, le froid et le manque de nourriture vont avoir raison d’une partie de la population mais les survivants seront ceux qui permettront aux effectifs des différentes espèces de se reconstituer dès le printemps. D’un point de vue purement naturaliste et scientifique, rien ne sert donc de nourrir les oiseaux pendant la saison hivernale.
Mais à partir du moment où l’on commence de mettre des graines à leur disposition, on créé des conditions inhabituelles de concentrations d’oiseaux. La situation devient très artificielle, il y a alors sur un espace restreint beaucoup plus d’oiseaux que ne peut en contenir cet espace en temps normal. L’arrêt brutal du nourrissage crée alors une situation qui peut être fatale à certains oiseaux.
La situation est d’autant plus difficile que le mois de mars et le début d’avril sont des périodes charnières pour tous les oiseaux de la famille des fringilles qui se nourrissent de graines (chardonnerets, verdiers, tarins, bouvreuils…). Certes, il fait souvent déjà meilleur à cette époque, mais le stock de graines disponibles dans la nature est épuisé ou presque. Pour ces espèces, la jonction est difficile à faire entre l’hiver et le printemps (la transition est par contre plus facile pour les mésanges qui trouvent déjà quelques chenilles et insectes à leur disposition). C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il vaut mieux nourrir les oiseaux de janvier à avril (plutôt que de novembre à février comme le font la plupart des gens).
Le mauvais temps de ces jours-ci (il neige ce matin) aggrave la situation déjà tendue en temps normal. Si vous faites partie de ceux qui nourrissent les oiseaux en hiver et que vous habitez en Franche-Comté, prolongez cette activité au moins jusqu’au 10 avril et diminuez les quantités de graines progressivement.



24 mars 2008 à 13:36
Cette photo confirme tout à fait les sentiments que j’éprouve à l’égard du chardonneret … il m’est antipathique : agressif et sans aucune tolérance !
24 mars 2008 à 14:19
Et en plus il a un plumage de clown. Et je me méfie comme de la peste des clowns …
24 mars 2008 à 14:20
… y compris au sommet de l’Etat. Mais vous aviez compris, non ?
26 mars 2008 à 20:07
Il ne faut pas toujours s’arrêter au plumage !
Je ne dis pas ça en pensant à quelqu’un en particulier mais d’une façon générale.
En ce qui concerne les clowns, je te trouve bien sévère.
Il me font rarement rire mais je les trouve néanmoins pathétiques et donc sympathiques : même malheureux et tristes, ils sont condamnés à faire rire.
Ce n’est déjà pas facile de faire rire en étant gai, mais faire rire en étant triste !
Je reconnais que faire rire ne te pose pas de problèmes … en tout cas, quand je lis certains de tes commentaires, je rigole toute seule …
Comme par exemple “It’s not for you, it’s four mi” !
31 mars 2008 à 17:05
Moi, je les aime drôlement fort, les chardonnerets.
Je vais même semer des graines de grandes cardères pour leur faire plaisir.
2 avril 2008 à 20:54
Merci pour toutes ces infos Bernard, c’est vrai qu’on y pense pas assez !
Cela fait quelques semaines que j’avais également envie d’aborder ce thème sur mon blog…
… Je ne savais pas trop comment aborder ce thème du nourrissage des oiseaux en fin d’hiver/début de printemps, cela étant assez complexe à expliquer…
Après avoir lu ton article, j’ai eu une idée : (j’espère que tu ne m’en veux pas) je me suis permis d’en faire profiter les personnes visitant mon blog en plaçant un lien vers le tiens.
Tu es un professionnel de la nature et donc tes écrits sont très riches et parlants, et surtout ils sont exacts… je me suis dis que ce serait mieux…
J’espère avoir fais le bon choix.
Merci. ;)