Le chant des oiseaux (1)
La détermination du chant des oiseaux est un vrai casse-tête pour les débutants. Comment s’y retrouver alors que la campagne résonne de dizaines de chants différents ? Evidemment, il est impossible d’apprendre à reconnaître autant de chants en une seule saison, même si l’on a l’oreille très musicale.
Pour faciliter la tâche de celles et ceux qui aimeraient se familiariser avec ces sons qui jaillissent de partout au printemps, je vous propose une petite sélection des chants les plus fréquents. Focalisons-nous sur une douzaine de chants seulement. Car 80% des chants que nous entendons proviennent essentiellement de 12 espèces d’oiseaux. Il est donc indispensable de commencer par apprendre à reconnaître le chant de ces espèces.
Je publie donc aujourd’hui la première partie d’un diaporama qu’Oetincelleo a réalisé à partir de mes photos et qui vient d’être mis en ligne sur Youtube. Un très très grand MERCI A OETINCELLEO, l’artisane de ce projet !
La deuxième partie paraîtra d’ici quelques semaines, je pense.
3 avril 2008 à 20:29
Cette vidéo est formidable, j’ai adoré, merci beaucoup !
Tout d’abord, tes photos Bernard sont vraiment superbes !, et je sais de quoi je parle… ce n’est vraiment pas évident à prendre ! …
Que de souvenirs ce doit être pour toi Bernard ! … ;)
Au sujet de la bande son, je dois dire que j’en ai déjà entendu beaucoup sur le net mais très franchement j’en ai rarement entendu d’une telle qualité sonore, c’est magnifique !
Enfin Oetincello, ton montage est extra, j’aime beaucoup ces effets de zooms progressifs, et puis le rythme que tu as su donner aux clichés, du très bon travail, bravo !
Je ne sais pas vous, mais moi ça m’a détendu ! :) , je me croyais au beau milieu de la nature, j’ai déconnecté l’espace de ces 6 minutes de film, ça laisse libre cours à l’évasion c’est magique !
En tous cas ce fut un très bon moment !
Cette idée est formidable, vraiment très instructive ! vivement la suite !!!!!!!!!!!!! :D et merci encore pour cette vidéo, je pense que je vais la regarder souvent, assurément.
3 avril 2008 à 20:35
Tiens au fait! , j’ai appris il y a peu de temps que la mésange bleue “zinzinule”, existe t’il d’autres termes attribués aux chants d’autres oiseaux ?
3 avril 2008 à 20:43
Euh, je crois que les lilis bellulent …
3 avril 2008 à 21:07
Et les hommes politiques sonnulent !
3 avril 2008 à 21:09
Vraiment, Nico, on dit la mésange bleue “zinzinule” ?
Mais, il est extrordinaire ce mot !
Bon, Bernard, je sais que tu as beaucoup de travail mais il faut que tu nous fasses une petite recherche sur toutes les façons qu’ont les oiseaux de chanter …
Et sérieux cette fois, hein ?
Pas comme “lilis bellulent” (qui m’a bien fait rire, soit dit en passant !).
3 avril 2008 à 21:58
Le geai ricane !!!
3 avril 2008 à 22:03
Tiens, je pensais que c’était la fauvette qui zinzinulait, mais vérification faite ce sont effectivement les deux genres qui comportent de nombreuses espèces en Europe pour des chants très variés, chez les fauvettes en particulier. La fauvette à tête noire complique même les choses en se montrant très bonne imitatrice d’autres chants. Les étourneaux parisiens par exemple, eux aussi imitateurs sont capables de reproduire à la perfection la plupart des sonneries de portables. Il y a peu, en arrivant au travail, j’ai été intrigué par le bib-bip puissant d’un engin de chantier ou du camion poubelle qui recule. Vous situez ?
Ce n’est pas ce refrain lancinant qui me surprenait mais bien le fait qu’il provenait d’un perchoir situé à 10 mètres de hauteur dans un tilleul… et encore un étourneau ! C’est dire comme Bernard a raison lorsqu’il situe la difficulté pour l’oreille inexpérimentée. Débuter avec ces chants si limpides et agréables est donc une base incontournable.
Je trouve ce documentaire fort bien fait et de plus bien d’actualité : ces espèces sont audibles actuellement. Le trouble fête que je suis aura juste un petit rectificatif à ajouter : le rossignol est philomèle et non philomène… dans le livre dont je dispose sur l’éthymologie, cela n’est pas expliqué (La mystérieuse histoire du nom des oiseaux par Henriette Walter & Pierre Avenas). Mais un livre plus ancien (épuisé je crois et moins linguiste disponible à la bibliothèque universitaire de Besançon) que l’on m’avait prêté l’explique sans doute. J’aimerais bien savoir s’il y a un lien avec la célèbre Philomène. J’ai juste glané ceci : Etymologie grecque : “philein”, aimer et “mênê”, lune. Comme le rossignol chante la nuit, il n’y a qu’un pas pour penser qu’encore une fois Oetincello aura eu à nouveau une belle intuition.
Chapeau bas pour ce travail et vivement la suite !
3 avril 2008 à 22:08
On dit que la bécasse croûle. Mais moi aussi je croûle … sous le travail (avec tout le boulot que me donne Oetincelleo…).
On dit que la tourterelle roucoule. Mais je viens de voir deux tourtereaux sur un banc qui font de même.
On dit que le pic tambourine. Mais le flic qui est à ma porte aussi.
On dit que les corbeaux croassent mais mes enfants croissent aussi.
On dit que la pie jacasse. Mais ma voisine aussi, et toutes les dames du quartier également …
Alors tous ces oiseaux finalement, ils n’ont pas inventé grand’ chose !
3 avril 2008 à 22:09
Et la pie pistrelle.
N’empêche que c’est vrai que lorsqu’on écoute le geai, on l’impression qu’il ricane.
Par contre, nous, on ricane moins quand on doit remplir le jerricane … d’essence !
3 avril 2008 à 22:15
N’avait pas lu le commentaire de 21 h 58′… redoutable.
La preuve tout de même que les congés du blog font du bien.
Si le geai ricane, je renonce à trouver mieux dans ce monde définitivement dévoyé au pétrole !
3 avril 2008 à 22:15
Alors là, je suis furieuse contre toi Bernard !
Je t’avais pourtant bien demandé de vérifier que je n’avais pas fait d’erreur.
Heureusement que Christophe est attentif … merci Christophe !
Je vais corriger cette erreur, ce qui sera rapide mais par contre, pour que ce soit accessible sur Youtube, cela demande un peu plus de temps.
Pour le prochain diaporama, on demandera à Christophe de vérifier parce que Bernard … LOL
4 avril 2008 à 6:28
Moi, ça me plait bien ce rossignol philomène.
Quel phénomène cette Oetincelleo !!!
4 avril 2008 à 6:36
Moi qui regarde toujours les filles dans la rue, je n’en reviens pas d’être passé à côté de Philomène sans la voir. Je vieillis, je vieillis …
4 avril 2008 à 6:37
Finalement, ce “geai ricane”, c’est un peu bidon, je vous l’accorde …
4 avril 2008 à 6:40
Oui, ça reste un contenant, mais le geai ricane est plus bidonnant que le bidon, qui est plus bedonnant que le jerricane.
4 avril 2008 à 6:49
C’est le bidon des sens (de l’humour) !
4 avril 2008 à 7:18
As-tu remarqué que ton blog est encore à l’heure d’hiver ?
Vous faites de la résistance au passage à l’heure d’été, là-bas en Franche-Comté ?
4 avril 2008 à 7:35
Tu sais, les Francs-comtois, c’est comme les Bretons ou les Basques, ils veulent jamais rentrer dans la norme.
Allez, je vais essayer d’y remédier et rentrer donc docilement dans le rang !
4 avril 2008 à 9:39
Philomèle est un personnage de la mythologie grecque.
Philomèle et sa soeur, Procné, sont filles de Pandion, roi d’Athènes. Procné épouse Térée, roi de Thrace, dont elle a un fils, Itys. S’ennuyant de sa soeur, elle envoie son époux à Athènes la chercher. Mais Térée, ravi par la voix de Philomèle, tombe amoureux d’elle. Il cache alors sa femme dans une cabane et annonce à Pandion qu’elle est morte.
Pandion lui offre alors Philomèle qu’il prend de force (je cite).
Procné en est informée et, par précaution, Térée l’enferme avec des esclaves après lui avoir coupé la langue. Mais Procné fait parvenir à sa soeur un voile qu’elle a brodé qui révèle où elle se trouve.
Philomèle délivre alors Procné qui tournait en rond dans sa cellule en poussant des cris inintelligibles. Elle lui demande comment se venger de Térée. Procné, muette, ne peut répondre, mais se précipite hors de son cachot, s’empare de son fils Itys, le tue pour le servir à Térée dans un banquet à la fin duquel apparaît Philomèle tenant la tête sanglante d’Itys.
Elles s’enfuient ensuite toutes deux à Athènes. Térée les poursuit, mais, finalement, irrités de cette trop sanglante affaire, les dieux changent tous les protagonistes en oiseaux :
Procné en hirondelle, Philomèle en rossignol, Térée en huppe, et Itys en un oiseau mal défini, peut-être un faisan.
L’hirondelle, qui n’a pas de langue, pousse des cris et vole en cercle, poursuivie par la huppe qui crie « pou pou », tandis que le rossignol part pour Athènes et se lamente sans cesse pour la mort d’Itys.
Tiré de L’étymologie des noms d’oiseaux de Pierre Cabard et Bernard Chauvet
4 avril 2008 à 11:25
Petite contribution régionale :
Mon père breton rapportait cette chanson que sa grand-mère fredonnait :
“Y’a un nid d’jai dans l’périer
J’entends les petits qui huchent”
Donc, en breton, le geai huche, c’est-à-dire “crie, siffle, appelle”.
Au fait, les geais continuent-ils à nicher dans les poiriers, ou c’est seulement en Betagne?
4 avril 2008 à 11:27
Jai : se prononce “jaille”
4 avril 2008 à 13:41
Je n’ai pas l’impression que les geais nichent spécialement dans les poiriers en Franche-Comté mais statistiquement, cela doit arriver de temps en temps.
4 avril 2008 à 13:43
Bravo pour la mine de renseignements que tu as trouvée, Anne. Finalement, l’erreur d’Oetincelleo aura été profitable car cela nous aura permis de nous pencher sur le cas “Philomèle”. Et comme Oetincelleo m’accuse d’avoir mal fait mon boulot de relecture, finalement c’est grâce à moi que tout ça arrive et non à Oetincelleo …!
4 avril 2008 à 18:29
T’en fais pas Oetincello et dis : coq crâne !
4 avril 2008 à 19:22
Euh, faudrait pas que tu te gênes Vincent … euh Christophe !
4 avril 2008 à 19:42
Désolée, j’ai besoin d’explications :
Je ne comprends pas le rapport entre Eddie Cochran et moi.
Et je ne comprends pas le commentaire de Bernard à propos de Vincent ou Christophe ?
Ou alors, Christophe parle du coq en pensant à Bernard ?
Mais alors que vient faire ce Vincent là au milieu ?
5 avril 2008 à 9:19
Euh, comme Christophe a commencé un jeu de mot avec Eddie Cochran, j’ai cru bon de continuer avec un autre pionnier du rock’n roll : Gene Vincent.
7 avril 2008 à 9:20
C’est marrant, en réécoutant cette vidéo j’ai constaté que le chant du chardonneret élégant se rapprochait étrangement de celui de l’hirondelle rustique tu ne trouves pas ? (dans les gazouillements par exemple.)
7 avril 2008 à 15:28
Alors c’est ici qu’on se retrouve entre gens de la Franche Comté lol
Belle résussite que cette collaboration par blog interposée :-) Les photos sont belles, la bande son d’une qualité extra… Et associé l’oiseau à son chant, ben c’est la cerise sur le gâteau :-)
7 avril 2008 à 16:09
Oh, lézamis, vous allez peut être vous dire : “Mais d’où il sort çui-là ?”. Tant pis ! Un de vous peut-il me dire ce que veut dire : “lol ” ? Et, éventuellement, d’où vient cette expression ? Merci.
7 avril 2008 à 16:12
Il était une fois un chardonneret élégant dont le fantasme était de “se taper” une hirondelle rustique. Il commença alors d’imiter le chant de celle-ci pour parvenir à ses fins … jusqu’au moment où un Nico de passage sur le blogadupdup se rendit compte de la supercherie. Et c’est grâce à lui que la morale repris le dessus … !
7 avril 2008 à 16:20
Robert, lol est une abréviation anglo-saxonne de lots of laughs équivalente un peu à mdr (mort de rire) mais avec plus de nuances je crois et très prisée des internautes. Voila ce qu’en dit Wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lots_of_laughs
7 avril 2008 à 19:33
LOL …
peut vouloir dire : lots of laught (beaucoup de rires)
ou bien : laughing out loud (rire à gorge déployée)
ou encore : laughing on line (rire en ligne)
En principe, c’est la deuxième possiblilité qui est la plus reconnue mais chacun l’interprète comme il l’entend.
De toute façon, les trois sont équivalentes à MDR.
8 avril 2008 à 9:30
Attention, l’abus de LOL provoque la MDR et non l’inverse.
Et sérieusement (!), mourir de rire n’est paraît-il pas drôle du tout.
De la à affirmer que le rire est le propre de l’homme m’en bouche un coin : c’est un discours suicidaire !
Bref, il faut bien reconnaître que si le propre de l’homme, l’utilisation massive du LOL sur le NET équivaut à la puissance d’une arme qui n’existe même pas en Irak… l’humanité court définitivement à sa perte, car garder son sang-froid dans de telles circonstances aboutit à la même sanction : RDM (raide mort because LOL = lots of lol).
8 avril 2008 à 9:45
A ces inestimables apports à la langue française, je propose d’ajouter le vieil idiome peau-rouge “Hugh !”, dont nous aurions dû nous doter depuis longtemps.
Nous pourrions de la sorte nous prémunir du soubassement foncièrement rigolard des expressions lol et mdr.
Nous pourrions en outre faire une ouverture à d’autres cultures que la franco-anglo-saxonne.
Vivent les indiens, bons Dieux !
21 mai 2008 à 22:56
Bravo! les photos, la sélection des oiseaux, la qualité du son…sont excellentes.
Ma fille et moi avons adoré, nous portons maintenant une oreille plus attentive sur les chants des oiseaux qui nous entourent.
Nous reviendrons souvent sur ce documentaire : vrai casse-tête, qui nous a offert un bon moment devant l’écran, ainsi que dans notre jardin où nous étions perdues dans une vrai symphonie.
Nuos attendons avec impatience la deuxième partie.
Merci beaucoup.