Semaine vénitienne (5)

A Venise, l’EAU est partout. Elle irrigue toute la cité.

canal

A venise, on prend le vaporetto presque comme on prend le bus ou le métro à Paris.

Dans la lagune, on fait tout en bateau : le menuisier livre ses planches en bateau, l’ambulancier se déplace à toute vitesse sur les canaux, les flics aussi, on transporte les corps jusqu’au cimetière de San Michele en bateau-corbillard, on vend sa marchandise depuis une embarcation et certains canaux sont parfois bien encombrés.

bateaux

ambulance

transporteur

encombrement

Robert disait, dans l’un de ses commentaires, qu’au XVIIème siècle les producteurs de légumes venaient de Sant’ Erasmo au petit matin pour y vendre leur production sur des barques-étals. L’habitude semble être restée ça et là. Mais d’où viennent les légumes ?

vendeurlegumes

Pendant notre séjour, l’eau a submergé la place Saint-Marc mais nous étions ailleurs à ce moment-là et je n’en ai pas rapporté de photos. Ce phénomène appelé acqua alta est de plus en plus fréquent et laisse peut-être présager un avenir difficile pour Venise.

14 réflexions au sujet de “Semaine vénitienne (5)”

  1. Oui , je trouvais bizarre aussi pour la première photo !!!! :tongue:
    Bravo Joëlle , très belle perspective , joli cadrage vertical :cheerful:

  2. Alors que je me promenais dans la ville avec Pipo, un ami vénitien, il nous fit faire un détour. Il voulait me signaler une particularité peu connue.
    Après avoir longé un ou deux canaux, traversé deux ou trois places, franchi trois ou quatre ponts (ce que ne cessent de faire les innombrable marcheurs de cette ville piétonnière) nous parvînmes à une petite rue de deux mètres de large qui se signalait par une plaque semblable aux autres plaques, sauf que la mention indiquait : « VIA DELLE NENE ». Ce qui veut dire « Rue des nichons ».
    Pipo me donna l’explication. Du temps de la Sérénissime, un très grand nombre de vénitiens étaient marins. D’autant que Venise était alors le plus grand port du monde, qu’il s’y construisait une galère par jour (!), galères équipées d’hommes libres et destinées essentiellement au commerce trans-adriatique et méditerranéen, mais bien au-delà vers les pays du nord et aussi l’Orient jusqu’à la Chine (Marco Paulo – 13ème siècle).
    Or, les marins partis pour de longs voyages avaient pour tendance affirmée de se donner entre eux ce plaisir que l’absence de femmes leur aurait interdit.
    Aussi, à leur retour, s’agissait-il de leur faciliter une réassurance de leurs moeurs plus conforme à la morale et au droit officiels. C’est ainsi que fut décrété par le Doge la consécration d’une rue entière au commerce du sexe.
    On la nomma et on la nomme toujours : « VIA DELLE NENE ».

  3. Hé, amigo, il y a un problème : ton précédent commentaire ne s’affiche pas entre celui de Christophe et le mien. Y peux-tu quelque chose ?

  4. C’est tout à fait exact. Les oeuvres de Canaletto sont dispersées dans le monde. Un de ses plus beaux tableaux est exposé aujourd’hui à la Ca’Rezzonico (le palais, à gauche du tableau).
    http://www.picturalissime.com/g/canaletto_grand_canal_rezzonico_balbi_l.htm

    On y trouve aussi des oeuvres de Francesco Guardi :
    « Avec Canaletto, c’est le peintre par excellence des « vedute », ces « vues » à la fois pittoresques et minutieuses de Venise, un genre pictural qui s’épanouit pleinement au XVIIIe siècle. » (Wikipedia)

  5. Je ne sais pas d’où y viennent les légumes mais , Marin Sanudo, écrivait à propos de l’Erbaria en 1493 :

    « Dans cette ville où rien ne pousse, vous pouvez trouver tout ce que vous voulez en grandes quantités.

    Et c’est en raison de l’écoulement rapide des marchandises; tout arrive ici, surtout des victuailles venant des villes du monde entier […]

    Ici, au Rialto, c’est comme dans un jardin potager, on vend de grandes variétés de fruits et à si bon marché que c’est merveilleux. »

  6. Robert, c’est normal que tu n’aies pas retrouvé mon commentaire sur cet article, il est sur le « semaine vénitienne » (4) et non (5).

  7. Ah, la, la, entre (4) et (5) je me suis perdu !

    Cette semaine vénitienne m’a conduit à me replonger dans une de mes passions ; l’histoire de l’art.
    Je viens d’écouter rediffusées par France Culture cet après-midi (et réécoutables durant 7 jours) deux conférences de Daniel Arrasse, le génial historien de la peinture.
    http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/histoirede/

    Le premier sujet portait sur « Les Ménines, de Velasquez
    http://www.wga.hu/support/viewer/z.html
    (représentation dans la représentation, selon Michel Foucault)

    Le second examinait la filiation entre « La Vénus d’Urbin » de Titien
    http://www.wga.hu/support/viewer/z.html
    et (300 ans après) « Olympia » de Manet.
    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/ca/Edouard_Manet_038.jpg

    Allez, en prime, je rajoute « La Maja desnuda » de Goya !

    Je ne sais pas si ces considérations sur la peinture intéresseront les amis du blog, mais sait-on jamais…

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