Recul de la France à pas de Guéant !

Sous la plume de Maurice Szafran, chroniqueur dans Marianne :
« Comment peut-on entendre sans tressaillir de honte un ministre en appeler, au nom de la France, à « moins de générosité » ?

18 réflexions au sujet de “Recul de la France à pas de Guéant !”

  1. Tressaillir, assaillir, faillir, défaillir, voilà des verbes que les plus rigides de l’UMP conjuguent avec beaucoup trop d’aisance.
    Ça me ferait plutôt bouillir en fait toute cette idéologie…

  2. Bon je me lance ……………Honnêtement tout dépends dans quel contexte il a dit cette phrase, moi qui suis pour l’aide aux autres même à l’étranger et n’implique dans ce sens, je m’insurge contre l’argent distribué au détriment des Français. Vue le déficit actuel je pense que l’on devrait faire attention, d’autant plus que l’on ne sait pas ou l’argent va et qui en profite vraiment? Je suis pour l’aide alimentaire, médicale, apporter notre savoir faire, et aider ainsi les populations à s’ autogérées et garder la tête haute!!

  3. Sans doute, sans doute …
    Sauf que depuis des mois, rien n’est laissé au hasard. Venant de la part de Guéant, il n’y a pas de petite phrase « sorties de leur contexte », il n’y a pas de petites phrases dites innocemment et qui dépasseraient la pensée de leur auteur, tout est calibré, millimétré, orchestré, pensé en amont dans le but de capter un électorat bien particulier.
    Il n’est pas digne d’un gouvernement, quel qu’il soit, de surfer sur le populisme.

  4. Là tout à fait d’accord dans ce contexte oui!! de toute manière les politiques ne disent jamais rien au hasard, c’est toujours calculé, et celui qui est à la tête est un maitre en la matière!!!

  5. D’accord avec toi.
    Cela dit, il a beau être le premier des calculateurs, il n’en demeure pas moins que c’est le plus mauvais des stratèges !
    De toute façon, la stratégie, c’est du long terme, jamais du court terme.

  6. Oui comme on a déjà dit c’est un impulsif, et les impulsifs rafraichissement après coup! et la stratégie en effet c’est du long terme, de toute manière il ne repassera pas, donc il n’a plus rien à perdre et au fond de lui il le sait, il joue avec la France et les Français pour sa petite fierté personnelle pour se montrer qu’il est grand, c’est un égocentrique, un opportuniste, de mémoire je n’ai jamais vue un président de la république autant haïs en France. :devil:

  7. Il est l’objet de deux vagues de mépris successives, l’une venant dès 2007 de la gauche, l’autre venant en 2011 de l’ensemble de la droite traditionnelle. Il ne peut évidemment pas s’en remettre.

  8. Il faudrait déjà qu’il nous en reste assez dans le porte monnaie à la fin du mois pour qu’on puisse être plus généreux .
    Café augmentation , farine augmentation , sucre augmentation ….. Salaire stabilisation !!
    Ahhh , y’a quand même deux trucs qui n’augmentent pas en France , les salaires et …. Les boissons alcoolisées . ooouufff !!
    :cool:

  9. Reçu aujourd’hui, un salutaire rappel de ce que voulait dire « France terre d’asile », avec son fondement constitutionnel…

    Le crachat et le rêve français…
    PAR AMINE EL KHATMI 23 ANS, ETUDIANT EN DROIT (MASTER 2), FRANÇAIS
    Libération, le 2 décembre 2011
    Lettre à monsieur le ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer, des Collectivités territoriales et de l’Immigration
    Monsieur le ministre,
    La sous-direction de l’accès à la nationalité française du ministère que vous dirigez vient de signifier à madame S. Boujrada, ma mère, le classement de son dossier et un refus d’attribution de nationalité. «Vous ne répondez pas aux critères», est-il écrit dans un courrier sans âme que l’on croirait tout droit sorti de l’étude d’un huissier ou d’un notaire.
    Ma mère est arrivée en France en 1984. Il y a donc vingt-huit ans, monsieur le ministre, vingt-huit ans ! Arrivée de Casablanca, elle maîtrisait parfaitement le français depuis son plus jeune âge, son père ayant fait le choix de scolariser ses enfants dans des établissements français de la capitale économique marocaine.
    Elle connaissait la France et son histoire, avait lu Sartre et Molière, fredonnait Piaf et Jacques Brel, situait Verdun, Valmy et les plages de Normandie, et faisait, elle, la différence entre Zadig et Voltaire ! Son attachement à notre pays n’a cessé de croître. Elle criait aux buts de Zidane le 12 juillet 1998, pleurait la mort de l’abbé Pierre.
    Tout en elle vibrait la France. Tout en elle sentait la France, sans que jamais la flamme de son pays d’origine ne s’éteigne vraiment. Vous ne trouverez trace d’elle dans aucun commissariat, pas plus que dans un tribunal. La seule administration qui pourra vous parler d’elle est le Trésor public qui vous confirmera qu’elle s’acquitte de ses impôts chaque année. Je sais, nous savons, qu’il n’en est pas de même pour les nombreux fraudeurs et autres exilés fiscaux qui, effrayés à l’idée de participer à
    la solidarité nationale, ont contribué à installer en 2007 le pouvoir que vous incarnez.
    La France de ma mère est une France tolérante, quand la vôtre se construit jour après jour sur le rejet de l’autre. Sa France à elle est celle de ces banlieues, dont je suis issu et que votre héros sans allure ni carrure, promettait de passer au Kärcher, puis de redresser grâce à un plan Marshall qui n’aura vu le jour que dans vos intentions. Sa France à elle est celle de l’article 4 de la Constitution du 24 juin 1793 qui précise que «tout homme – j’y ajoute toute femme – né(e) et
    domicilié(e) en France, âgé(e) de 21 ans accomplis,tout(e) étranger(e) âgé(e) de 21 ans accomplis, qui, domicilié(e) en France depuis une année, y vit de son travail, ou acquiert une propriété, ou épouse un(e) Français(e), ou adopte un enfant, ou nourrit un vieillard, tout(e) étranger(e) enfin, qui sera jugé(e) par le corps législatif avoir bien mérité de l’humanité, est admis(e) à l’exercice des droits de citoyen français». La vôtre est celle de ces étudiants étrangers et de ces femmes et hommes que l’on balance dans des avions à destination de pays parfois en guerre.
    Vous comprendrez, monsieur le ministre, que nous ayons du mal à accepter cette décision. Sa brutalité est insupportable. Sa légitimité évidemment contestable. Son fondement, de fait, introuvable. Elle n’est pas seulement un crachat envoyé à la figure de ma mère. Elle est une insulte pour des millions d’individus qui, guidés par un sentiment que vous ne pouvez comprendre, ont traversé mers et océans, parfois au péril de leur vie, pour rejoindre notre pays. Ce sentiment se nomme le rêve français. Vous l’avez transformé en cauchemar.
    Malgré tout, monsieur le ministre, nous ne formulerons aucun recours contre la décision de votre administration. Nous vous laissons la responsabilité de l’assumer. Nous vous laissons à vos critères, à votre haine et au déshonneur dans lequel vous plongez toute une nation depuis cinq ans. Nous vous laissons face à votre conscience.
    Quand le souffle de la gifle électorale qui se prépare aura balayé vos certitudes, votre arrogance et le système que vous dirigez, ma mère déposera un nouveau dossier.
    Je ne vous salue pas, monsieur le ministre.

  10. J’ai l’impression que Guéant confond les mots et que pour lui « constitution » est synonyme de « constipation ».
    En tous les cas, la France de Guéant et de Guignol se constipe !

  11. En tant que lyonnaise d’origine, et de plus, quelqu’un de ma famille ayant écrit des pièces de Guignols (à l’époque), je suis peinée qu’on puisse rabaisser ainsi le vrai Guignol (lequel Guignol était toujours contre le gendarme je vous le rappelle).

  12. Quel gâchis, oui. .Et quand on pense que c’est juste pour gratter quelques voix chez Marine…Nos gouvernants actuels n’ont aucune vue à long terme….c’est un désastre mais très bientôt ils sauront que les Français ne veulent plus d’eux!

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