Georges Simenon

Lorsque j’ai écrit mon précédent article, ce n’était surtout pas avec la perspective d’en écrire un ensuite sur mon auteur préféré. D’autant plus qu’il m’est difficile d’expliquer pourquoi j’aime un auteur, ne le sachant pas toujours précisément et ayant encore plus de mal à l’exprimer. Mais la discussion qui a eu lieu m’a incité à me poser des questions sur le pourquoi et le comment et à essayer de formuler quelques arguments. Alors je me lance … avec tous les risques liés à l’exercice.

Comment en suis-je arrivé à Simenon ? Je ne connaissais pas cet auteur avant 2003. J’avais vu quelques adaptations télé des Maigret et c’est tout. Mais à l’occasion du centenaire de sa naissance, je me souviens que Télérama avait écrit un article très élogieux sur Georges Simenon, le qualifiant du plus grand romancier de langue française (si ma mémoire ne me fait pas défaut). J’ai su par la suite qu’André Gide avait dit de même. Cela m’a interpellé. « Comment ça, je serais passé à côté d’un bonhomme pareil ? » Et comme les éditions Omnibus avaient entrepris de publier l’ensemble des oeuvres de Simenon, j’ai acheté le volume 1, puis le 2, puis le 3 et ainsi de suite, chacun des volumes regroupant entre 8 et 10 romans. Je lis Simenon par périodes, souvent un volume complet d’affilée avant de repasser à d’autres auteurs. Je viens de terminer le volume 19 (la collection en contient 25).

Lorsque j’ai découvert Simenon, j’en ai beaucoup parlé autour de moi. Je m’en suis notamment beaucoup entretenu avec la maman de Joëlle qui a passé sa vie à lire tous les grands auteurs. Elle aimait « la grande littérature » (moderne ou ancienne) et considérait Simenon comme un écrivain de romans de gare … sans jamais l’avoir lu à vrai dire. Il a fallu que j’insiste un peu pour qu’elle ouvre le premier volume. Elle n’a plus jamais quitté cet auteur et a passé toutes les dernières années de sa vie à lire ses romans. La grande qualité d’écriture qu’elle recherchait dans les grands auteurs, elle l’a trouvée chez Simenon.

Avant de lire la suite de mes propos, vous pouvez utilement vous référer à cet article de wikipedia.

On connaît beaucoup Simenon par les romans qui mettent en scène le commissaire Maigret. Mais il y a tout le reste, et notamment ce que l’on a pris l’habitude d’appeler « les romans durs » (117 d’après l’article de Wikipedia).

Je n’ai pas participé à la discussion sur les « livres préférés » des uns et des autres car dans les livres que je porte aux nues il n’y a sans doute aucun livre de Simenon à mon Top 10.

Il est d’ailleurs assez paradoxal que je ne puisse conseiller un livre de Simenon plutôt qu’un autre. En fait, le monde de Simenon apparaît livre après livre, le tout forme un ensemble cohérent. Simenon n’a pas écrit, comme tant d’auteurs, un livre sur un sujet puis un livre sur un autre sujet. Non, il n’a écrit que des livres sur un seul thème : l’âme humaine. Au travers des personnages innombrables de ses romans, il me semble que Simenon a fouillé absolument tous les recoins de l’intérieur de l’Homme. Rien ne lui a échappé. Il n’y a jamais de véritables salauds dans ses oeuvres, il n’y a jamais non plus de personnages complètement sympathiques. Tout y est terriblement nuancé. Comme dans la vraie vie. D’ailleurs ses personnages des romans ne sont pas des personnages extravagants, ce sont souvent « des petites gens ». Pourquoi la vie les a-t-elles fait évoluer vers le statut d’assassin ou celui de victime, ou même de flic … ? Sans doute les circonstances de la vie. Avec Simenon, on se rend compte que chacun d’entre nous aurait pu prendre à un moment donné certains rails plutôt que d’autres (Simenon lui-même d’ailleurs : serait-il devenu l’écrivain que l’on connaît si sa mère l’avait aimé autant que son frère ?).

Pour illustrer ce que je viens de dire, une anecdote très connue : lorsque le jeune Simenon a proposé ses premiers écrits à un éditeur, voici ce qui lui a été répondu :

« 1° Vos romans policiers ne sont pas de vrais romans policiers. Ils ne sont pas scientifiques. Ils ne jouent pas la règle du jeu.

2° Il n’y a pas d’amour, tout au moins d’amour comme on le conçoit dans le roman policier.

3° Il n’y a pas de personnages franchement sympathiques ou de personnages franchement antipathiques. Vos romans ne finissent ni bien ni mal. C’est désastreux. »

« Ce ne sont pas des romans policiers. Ce n’est pas scientifique. Il n’y a pas de jeune premier ni d’héroïne. Pas de personnage sympathique et cela finit mal puisqu’on ne se marie jamais. Vous n’aurez pas mille lecteurs. »

La suite on la connaît : 550 millions de livres vendus, 3 500 traductions en 47 langues.

Il n’y a pas d’action – ou si peu – dans les livres de Simenon (Maigret, par exemple, n’est pas un personnage qui vit ses enquêtes à la vitesse grand V, c’est un gros roc placide). L’intrigue y est très rudimentaire (contrairement aux polars de la plupart des auteurs) et je me demande même comment on a pu adapter les Maigret à l’écran (aussi bien au cinéma qu’à la télévision). La seule force des romans repose sur le caractère des personnages, leurs zones de lumière et leurs zones d’ombre.

Des zones d’ombre, il y en a dans la vie de Simenon et sa biographie le montre sous un aspect pas toujours reluisant. Mais comme j’aime les personnages ambivalents (Dylan par exemple), je ne suis pas spécialement dérangé par cela. Chacun de mes amis a plein de zones d’ombres et cela n’enlève rien – bien au contraire – à ce qu’ils sont pour moi : des amis.

Et Simenon est devenu pour moi un ami de tous les jours, quelqu’un qui m’enrichit quotidiennement dans la perception que je peux avoir de la vie et des autres.

65 réflexions au sujet de “Georges Simenon”

  1. Un complément que j’aurais pu écrire dans l’article, mais j’y pense seulement maintenant.
    Un jour, j’ai parlé sur ce blog de Vladimir Vissostsky. Et ce soir cela me fait penser à Simenon. Il y a dans le livret du disque de Vissotsky « le vol arrêté » un très beau passage écrit par son épouse (Marina Vlady) : « Aucun pilote ne doute qu’il n’ait connu l’ivresse du vol, les marins sont prêts à jurer qu’il connaît toutes les mers de la planète, il n’y a aucun sportif qui ne soit persuadé qu’il n’ait jamais pratiqué justement « sa » discipline, sa tendresse et sa pitié sont infinies pour évoquer le monde paysan … Vissotsky, qui n’avait que sept ans à la fin de la deuxième guerre mondiale, a écrit tout un cycle de chansons sur le sacrifice, l’héroïsme, la fraternité du peuple russe pendant la guerre. Aucun ancien combattant ne doute qu’il n’ait passé plusieurs années sur le front. »
    Simenon, finalement, c’est un peu pareil, on a l’impression qu’il a vécu toutes les vies décrites dans ses livres, quelques soient les métiers des 900 personnages qu’il a décrits. Un vrai talent d’observateur de la vie des gens simples.

  2. A ma grande honte, je ne pense pas avoir un jour lu un livre de Simenon (ou alors, je ne m’en souviens pas) :blush:
    Mais tout ce qui est dit là donne très envie de connaître cet écrivain.
    Je ne suis pas fan de policiers mais puisque on a dit de ses livres :
    « Vos romans policiers ne sont pas de vrais romans policiers. Ils ne sont pas scientifiques. Ils ne jouent pas la règle du jeu. », cela me conviendrait peut-être ?
    Au passage, j’ai tout de suite deviné que Simenon était l’auteur préféré de Bernard car il nous en a souvent parlé au cours des discussions sur le blogadupdup :wink:

  3. Seuls les Maigret sont des policiers. Les autres, les 117 « romans durs », ne le sont pas.
    L’intégrale de ses oeuvres alterne Maigret et autres romans. En général, dans chaque volume, un roman sur deux est un Maigret.

  4. Encore mieux alors !
    C’est bien, je pourrai vivre jusqu’à 120 ans, j’aurai toujours de quoi lire :w00t:
    Plus sérieusement, si je voulais n’en lire qu’un (pour l’instant ou pour commencer), lequel me conseillerais-tu ?

  5. … « le bourgmestre de Furnes »… Bon, évidement, je ne suis pas Bernard!
    Bravo Bernard. Tu m’avais fait part de ta difficulté à écrire cet article. C’est à mon sens un des meilleurs que tu ais écrit (Cela veut-il dire quelque-chose?). :smile:

  6. « Le bourgmestre de Furnes » est le premier roman du volume 22 et je ne l’ai pas encore lu. Je devrais ne le lire que d’ici un an (au rythme où je les lis) mais je vais changer mon ordre de lecture et le commencer ce soir … dès que j’ai fini mon San-Antonio (je suis en plein dedans en ce moment !).

  7. ah je l’avais oublié lui, san antonio cela me rappelle une dispute de ma mère lorsqu’elle a découvert le livre que je lisais!!!! je l’avais emprunté a une amie elle n’a plus voulu que je la vois!!

  8. Question d’écriture, là aussi c’est le top, mais dans un autre genre complètement différent, voire opposé.
    Il y a deux académiciens je crois qui ont encensé l’écriture de Frédéric Dard dans San-Antonio. Il s’agit je crois de Jean Dutour et de Jean d’Ormesson.
    Avec un peu de chance, si mon blog se poursuit, j’écrirai un article sur San-Antonio. :wink:

  9. Etincelle, si tu vas sur la page wikipedia consacrée à Simenon, tu verras que 115 « romans durs » (sur les 117 qu’il a écrits), et qui ne concernent donc pas Maigret, ont fait l’objet d’articles séparés sur Wikipedia (cliquer sur les liens bleus dans le chapitre « romans durs »). De quoi t’éclairer un peu peut-être.
    Il me semble que le premier roman du volume 1 (« la fenêtre des Rouet ») est une bonne introduction et permet de rentrer d’emblée dans l’univers particulier des petites gens dont parle Simenon.

  10. Merci pour tous ces renseignements.
    J’irai voir ça quand j’aurais un peu plus de temps parce que là …

  11. Non, il n’a écrit que des livres sur un seul thème : l’âme humaine. Au travers des personnages innombrables de ses romans, il me semble que Simenon a fouillé absolument tous les recoins de l’intérieur de l’Homme.
    C’est une description qui me plaît beaucoup, c’est conforme à l’impression que me donne Simenon, tout comme cette interview que j’adore et qui restitue bien l’intelligence du bonhomme, comme de sa femme aussi.
    Mais je n’ai pas retrouvé ce qu’il dit de sa construction syntaxique et en particulier ce qu’il dit des adverbes, des adjectifs… Les spécialistes sauront peut-être, j’aimerais bien retrouver ça.
    C’est un grand observateur, ornithologue ? :wink:

  12. Admirable la vidéo ! :wub:
    Merci de l’avoir dénichée.
    Je n’ai regardé que 5 mn ce matin en me levant, je regarderai la suite ce soir.

  13. j’éspère de tout cœur que ce blog va continuer mais je me doute que cela demande du temps et une grande énergie et tu as tellement de projets qu’il te faut garder du temps et il en faut un peu aussi pour joelle ça ne dois pas être facile!!!

  14. Joëlle et moi venons de visionner l’intégralité de la vidéo sur Simenon. Je conseille à tous les lecteurs de ce blog de la regarder, elle apporte beaucoup de choses sur le personnage de Simenon et surtout la manière dont il écrit. Mille mercis à toi Christophe d’avoir mis ce lien. :wink:

  15. Pas de quoi, je suis aussi un grand amateur de Simenon, sans en avoir tant lu que ça.
    En bon cinéphile, je me dois de préciser que je connais aussi son œuvre à travers de nombreux films : ses textes ont énormément inspiré les scénaristes, et je ne pense pas à Maigret mais bien aux romans durs (je ne connaissais pas cette distinction).
    En vrac :
    – Monsieur Hire
    – La veuve Couderc
    – Le chat
    – Les fantômes du chapelier
    – Le train
    – L’horloger de Saint-Paul
    – L’Aîné des Ferchaux
    Pour ceux dont je me souviens au moins un peu. Les réalisateurs et les acteurs qui ont habités ces films sont aussi très connus.
    Pour exemple, « Le chat » de Pierre Granier-Deferre (Je n’aime pourtant pas trop le jeu de Gabin ni celui de Signoret) est une pure merveille, avec un réalisateur sans doute aussi passionné de Simenon que Bernard et Luc.

  16. Il me semble que je n’ai jamais lu Simenon. J’ai vu plusieurs films tirés de son oeuvre qui m’ont engagée à garder cet auteur dans un coin de ma tête pour plus tard…
    À lire cet article et ses commentaires, je vais m’y essayer sans tarder.
    Je suis adepte des « romans durs » aux personnages forts et troubles.
    Je crois qu’il va falloir que j’arrête de bosser pour lire tous les auteurs qui m’intéressent. Le temps passe trop vite… Mais les projets à venir sont aussi importants que ceux que j’ai pu réaliser.
    Merci Bernard pour cet article et le lien vers Wikipedia! :wink:

  17. la vidéo de Christophe m’a tellement plu que je l’ai regardée 2 fois dans la même soirée
    merci pour ce partage

  18. La manière dont Simenon écrit ses livres m’a beaucoup intéressé et notamment lorsqu’il raconte comment il se met dans la peau de ses personnages. Il fait vraiment corps avec eux, c’est le moins qu’on puisse dire.

  19. Simenon dégage une bonhomie, un naturel, une simplicité et une profondeur qui devraient faire pâlir bien des Français tant ils font erreur sur les qualités des Belges. :wink: Et je parle sans pot de vin.
    Euh si, ah merde. :whistle:
    L’interview que je n’ai pas retrouvée, dans laquelle il parle de son écriture dans le détail, est également un modèle d’éloquence. Ça devait être à la radio.
    Il dévoile tout, explique la simplicité de sa démarche mais quelques détails montrent l’étendue du boulot : fatigue, lectures…

  20. je voudrais ouvrir une parenthèse ,j’espère qu’il n’y a pas eut de gros dégâts chez nos amis du blog avec la tornade d’hier soir

  21. Enormément de vent ici hier après-midi, quelques branches cassées ça et là mais a priori pas de gros dégâts. Par contre il est tombé beaucoup d’eau (environ 60 mm).

  22. ah nous avons retrouvé notre christophe ,il est sorti d’hibernation?peut être si la conjoncture le permet nous nous rencontrerons nous sur la côte d’opale ainsi que joelle et bernard et des amis du blog voir si la baie d’Authie est aussi belle qu’on le dit!!!cette année nous avions commandé du soleil mais il nous a fait faux bond

  23. il faut absolument que je me relise avant d’envoyer
    mon texte ,j’ai beaucoup d’occupations et le temps me manque pour tout faire!!

  24. Patrick dit qu’il trinque avec vous virtuellement malheureusement pour fêter notre anniversaire de mariage il a invité le chien !!!!

  25. Pfouii… les littéraires. :cheerful:
    Je lis très peu. Pas beaucoup de temps. Je ne me lancerai donc pas dans Simenon.
    Sinon, en dehors des revues scientifiques, je me plonge avec délectation dans »Le monde selon Etienne Klein ».
    Bien plus sympa que « Le monde selon Monsanto » que je n’ai pas réussi à terminer tellement la lecture me » fichait les boules »… :sick:
    J’essaie tout de même de suivre un peu le blog… Avec une admiration non contenue poud Bernard qui peut à la fois lire des tonnes de bouquins, écouter des heures et des heures de musiques de toutes sortes, faire un travail de naturaliste, prendre des photos, faire un jardin d’enfer et tenir un blog extraordinaire. :wassat:
    Tu dors un peu la nuit ? :tongue:

  26. Ne pas regarder la télé, si j’en juge par les statistiques qui montrent que les Français passent plus de 3H à regarder le petit écran, ça donne du temps !
    Cela dit, je vais te donner mon secret : je fais plein de choses en même temps. Par exemple, pendant que mes yeux lisent Simenon, mon pied droit bêche le jardin, mes oreilles écoutent Bach pendant que le pied gauche bat la mesure. Avec la main droite, j’appuie sur le déclencheur du Pentax pendant que la main gauche remplie de tournesol attire les mésanges. Et avec le reste (mais c’est quoi le reste ?), je m’occupe de Joëlle et des filles qui passent. :whistle:

  27. :lol:
    Bernard n’est pas un homme … normal :tongue:
    Il parait que les hommes ne savent pas faire plusieurs choses en même temps :whistle:

  28. Allez, j’en rajoute une couche quand même …
    Quand il y a une catastrophe, si on évacue les femmes et les enfants d’abord, c’est juste pour pouvoir réfléchir à une solution en silence.
    :lol:

  29. Hier je suis allé à la ville acheter un ou deux livres.
    Besançon fut la ville de France la mieux pourvue en librairies. Fini la belle époque comme en d’autres domaines : je me suis retrouvé dans un truc nommé « Cultura ». Aïe.
    J’ai filé dans la partie littérature pour voir ce qu’ils avaient chez Simenon… Rien !
    Tout est dans le rayon policier, y compris quelques romans durs. En tout 8 titres dont 6 Maigret.
    Vivement une vraie librairie à « B’zac » avec un ou une libraire, c’est à dire quelqu’un qui lit au lieu de compter.

  30. C’est effarant ce type de magasin. J’y suis allé quelques fois car on n’a quasiment le choix qu’entre ce genre de magasin et amazon.

  31. Il faut un bon moment pour comprendre pourquoi la pipe de Simenon (et de Maigret) fume du choux rouge (de « Bobone » ; bon sang! Mais c’est bien sûr! ).

  32. En tous les cas, l’article nous met plutôt bien dans l’ambiance des romans de Simenon.

    Petite réflexion : j’ai l’impression que beaucoup de Georges étaient des fumeurs de pipe !

  33. Effectivement, j’ai découvert « L’Intranquille » il y a peu de temps (tous mes amis m’en parlaient de manière très élogieuse). Il paraît que c’est l’une des plus grandes librairies de France. J’ai été très impressionné par la qualité des lieux.
    Je suis très réservé par contre sur les Sandales que je connais depuis très longtemps. Il y a un côté très élitiste et si vous demandez un livre de Simenon (ça m’est arrivé il y a une douzaine d’années), on vous regarde de très haut.
    Je n’ai pas d’avis sur Cultura, si ce n’est que cela n’a rien à voir avec une librairie (on y propose plein de produits culturels, dvd et autres). Difficile donc de comparer avec une librairie. Par contre, concernant tout ce qui est l’éveil des enfants aux activités artistiques et créatives, c’est assez extraordinaire et de ce point de vue-là il n’y a pas, me semble t-il, d’équivalent sur Besançon.

  34. @Fifitoucourt
    Je suis allé à l’Intranquille, forcément, j’adore les librairies. C’était au démarrage, et j’ai été très déçu, mais c’est parce que tout était neuf : j’y retournerai quand les clients auront un peu transformé les rayons avec leurs demandes. Comme le dit Bernard, le lieu est vraiment sympa, la dernière fois que j’ai vu la coupole, c’était un cinéma !
    @Bernard
    Sur Cultura, franchement, toujours pas adepte. après avoir un peu ignoré les Sandales d’Empédocle, j’y retourne volontiers : c’est la seule librairie où plein de livres me sautent aux yeux. Mais je cause peu avec les vendeurs : les 4ème de couverture et quelques petites appréciations des lecteurs me suffisent.
    @A tous : désolé pour cette petite parenthèse « librairies bisontines », mais à Besançon, on a perdu beaucoup en peu de temps… et une librairie, c’est comme un potager : un vrai plaisir quand c’est un peu variétés anciennes !

  35. Il m’est arrivé un drôle de truc hier. J’ai déjà lu environ 180 romans de Simenon et celui que j’ai terminé hier (« le suspect ») est le premier qui se termine vraiment bien. Comme quoi les miracles existent … :smile:

  36. Tu voudrais donc nous laisser entendre que nous avons 1 chance sur 180 d’assister à un miracle ?
    Ma foi, c’est bien enthousiasmant :biggrin:

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