Vautour moine et gypaète barbu

Un article proposé par Etincelle.

Il n’est pas dans mes habitudes d’écrire un article sur les oiseaux pour le Blogadupdup.

En principe, je laisse ça aux spécialistes.

Mais l’observation que j’ai eu la chance de faire cet été est si extraordinaire que je m’en voudrais de ne pas vous la faire partager.

Comme vous le savez, je passe beaucoup de temps en Haute-Tarentaise où vivent mes enfants et la grande partie de ce temps est consacrée au « crapahutage » en montagne, à la recherche de recoins perdus et si possible de jolies plantes.

Ce jour là (le 07/08), avec deux copains, Rémi et Félix, nous avons décidé d’aller explorer du côté du Lac Blanc, tout en haut du Vallon du Clou.

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Pour ce faire, après avoir garé la voiture au Chenal, il faut déjà monter au Monal, adorable petit hameau blotti dans un site classé, but de promenade pour beaucoup de touristes.

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Il faut ensuite continuer par une piste jusqu’au petit barrage du Clou, puis par un sentier jusqu’au minuscule Lac du Clou. A partir de là, une vague sente permet d’accéder aux Lacs Verdet …

Un chapelet de jolis lacs d’altitude.

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Pendant que nous admirons le paysage, l’apparition fugace d’un gypaète en vol derrière une crête nous met en joie.

Il faut dire que pour qui traîne en Haute-Tarentaise, la vision d’un gypaète n’est pas chose rare mais c’est toujours enthousiasmant.

Alors que Rémi et Félix s’attardent pour faire des photos, je commence à monter en direction du petit col qui doit nous permettre d’atteindre le Lac Blanc.

A peine ai-je fait une cinquantaine de mètres que, là, juste devant moi, deux énormes oiseaux sont posés au sol.

Alors que mes amis me rejoignent, le vautour moine et le gypaète barbu, puisqu’il s’agit d’eux sont tranquillement immobiles auprès d’un cadavre de mouton et se laissent admirer pendant un bon moment, avant de s’envoler tous deux.

Je n’ai qu’un minuscule appareil photo et aucune de mes photo n’est potable évidemment.

En voici quand même une …

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Pour les deux copains, c’est pareil. Bien qu’ils possèdent tous deux tout le matériel adéquat, ni l’un ni l’autre ne l’a emporté, la balade projetée étant longue avec pas mal de dénivelé et à but plutôt botanique.

Malgré tout, Rémi réussit à faire quelques belles photos qu’il a accepté que je vous présente

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Le vautour et le gypaète ont volé pendant un moment ensemble en effectuant exactement les mêmes figures avec un synchronisme parfait, tout ça sur fond de glacier.

C’était sublime.

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Le vautour s’est ensuite éloigné alors que le gypaète, qui est un oiseau assez curieux, a continué d’évoluer au-dessus de nous pendant un grand moment, pour notre plus grand plaisir évidemment.

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Après étude du plumage d’après les photos de Rémi, nous en avons déduit qu’il s’agit d’un jeune de 2 ans ½ (les naissances ayant lieu aux environs du mois de mars).

Aucune plume n’étant décolorée, il ne s’agit pas d’un oiseau introduit.

C’est donc un gypaéton né en 2013, sans doute dans la vallée ou en Maurienne.

En 2013, il y a eu une naissance à Val d’Isère (Toccata) et une autre à Peisey-Nancroix (Passieu) pour la Haute-Tarentaise et une à Termignon (Gygybarbe).

Il y a de fortes chances pour que notre gypaète soit un de ces trois là.

Je dois préciser que si le gypaète est un habitué du coin, une observation de vautour moine ici reste exceptionnelle (alors qu’il est régulièrement vu en Haute Maurienne, de l’autre côté du Col de l’Iseran).

C’est une chance inouïe d’être tombé sur ce cadavre de mouton et sur ces deux oiseaux en même temps, juste au moment où l’on passait par là.

Bien entendu, l’observation a été signalée à la LPO et au Parc de la Vanoise.

Après ces moments fabuleux, nous reprenons la montée jusqu’au Lac Blanc où nous verrons de nouveau le vautour moine, haut dans le ciel, puis cinq vautours fauves.

Même la jolie Androsace alpina ne parvient pas à détourner notre esprit des instants que nous venons de vivre …

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Pour la descente, nous parcourons un autre itinéraire totalement hors sentier (sans trop être sûr que ça passe mais oui, finalement ça passe !), par le joli Lac Brulet pour rejoindre le fond du Vallon et un sentier balisé.

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Il ne reste plus ensuite qu’a suivre la piste avec en ligne de mire les Glaciers du Dôme de la Sache, le Mont Pourri et  … avec la tête encore dans les nuages.

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51 réflexions au sujet de “Vautour moine et gypaète barbu”

  1. Il y des observations qu’on n’oublie pas, et là il fallait en plus crapahuter pas mal.
    J’espère que d’autres que vous ont pu profiter du méchoui !
    Merci pour ce témoignage qui donne envie de hauteurs et de grands rapaces. En ce qui me concerne, malgré pas mal d’années d’observations, le gypaète figure dans la liste des inconnus. Cet article donne envie de retourner en Haute-Tarentaise : j’y ai pas mal vadrouillé à une époque où le gypaète avait disparu. Les lieux dont tu parles Etincelle me rappellent bien des souvenirs.

  2. Magnifique balade dans la lumière des hauteurs. Çà me change des vergers condruzien, dans le brouillard ou sous la pluie depuis quelques jours… (magnifiques aussi) :smile:

  3. Eh bien, Christophe, qu’à cela ne tienne.
    Tu viens quand tu veux et je t’emmène dans mes petits coins à moi :wink:
    Mais on n’est pas assuré de faire la rencontre avec le gypaète.
    Ce jour là, Rémi, Félix et moi sommes les seuls à avoir profité du spectacle car nous étions dans un endroit reculé où pas grand monde ne va, même si le Vallon du Clou est très populaire (les promeneurs s’arrêtent au Hameau du Monal et les randonneurs suivent les sentiers balisés).

  4. Je viens de me rendre compte que j’ai écrit « vauour » (original !) au lieu de « vautour » dans le titre.
    Tu n’as pas vu ça Bernard avant de mettre en ligne ?
    Bon, tu dois pouvoir corriger ?
    Merci d’avance cher Dupdup.

  5. C’est un des charmes de l’ornithologie : on peut ne rien voir ou avoir la chance d’une rencontre extraordinaire comme celle que tu relates ici.
    Il est bien possible que j’accepte ta proposition malhonnête un jour ou l’autre. :wink:
    Seulement deux observations en Franche-Comté je crois pour le gypaète, le Vautour moine est passé l’an dernier dans notre région pour un veinard de ton accabit et j’ai pu l’observer il y a un moment dans les gorges de la Jonte.
    Et en Bretagne on a déjà vu du gypaète ? :smile:

  6. En effet Christophe , un Gypaète barbu est passé en juin 2014 au dessus du Finistère et du Morbihan . Un oiseau originaire du programme de relâchement des Grandes Causses, localisé grâce à sa balise (pas d’observation directe par un observateur) .

  7. Je viens de rentrer et je ne prends connaissance des commentaires qu’à l’instant, d’où mon retard pour corriger le titre.
    Non Etincelle ce n’est pas toi qui as fait l’erreur mais moi ce matin lorsque j’ai mis en forme ton article. Et comme j’ai fait ça à 6H du matin, je ne devais pas avoir les yeux en face des trous. Mille excuses … !

  8. Je me rappelle être allé dans les années 80 observer le gypaète sur un site de réintroduction. Je n’ai plus qu’un souvenir très vague car c’était il y a trente ans, je me rappelle juste que le gypaète s’amusait dans les airs à côté de gens qui faisaient du parapente et que c’était le premier site de réintroduction de cet oiseau. C’était en Haute-Savoie pas très loin du Grand Bornand. Aucune idée de l’endroit précis.

  9. A noter que l’effectif dans les Alpes est maintenant élevé : environ 227 individus.
    Je ne savais pas que les effectifs de gypaètes étaient aussi importants. Je croyais qu’ils étaient limités à quelques individus seulement.

  10. Ah ! Cela m’étonnait aussi d’avoir écrit « vauour » et non « vautour ».
    C’était donc le Dupdup le fautif :tongue:
    En Haute Tarentaise, il y a quatre couples qui nichent (ou trois, je ne sais plus) et un de plus est à priori en train de s’installer sur la vallée.
    Ce qui nous fait de plus en plus de chances d’en voir un.
    Samedi dernier, mon fils en a vu deux dont un qui est passé 5 mètres au-dessus de sa tête ! :shocked: C’était au Col du petit St Bernard lors d’un comptage.
    J’étais allée il y a quelques années au lâcher de deux gypaètes dans le sud du Vercors.
    Impressionnants les bestiaux quand on les voit de près ! :unsure:

  11. Petite précision : quand je parle de 227 pour les Alpes, c’est évidemment pour tout l’arc alpin et non pour les Alpes françaises.

  12. Oui, c’est aussi mon avis, ce qui vu la longueur de l’arc alpin donne une population encore faible.
    Il existe un plan d’action national qui donne 17 oiseaux dans les Alpes françaises et 80 dans les Pyrénées. A lire, c’est intéressant.
    https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=3&cad=rja&uact=8&ved=0CC0QFjACahUKEwj157jypMbIAhUDOhQKHZepAjo&url=http%3A%2F%2Fwww.developpement-durable.gouv.fr%2FIMG%2Fpdf%2FPNA_Gypaete_barbu_2010-2020.pdf&usg=AFQjCNFWuTxxoLicHsexYiDtXP262g6MGw

  13. A ce que je vois à la lecture de ce document édité en 2010, l’effectif a au moins doublé depuis en Haute Tarentaise et en Maurienne.
    C’est bon signe.
    En Maurienne, en plus du couple de Termignon, il y en a un à Bonneval sur Arc. Et en Haute Tarentaise, il y en a au moins un en plus( à Val d’Isère aussi je crois). De plus encore un nouveau couple est entrain de s’installer. Mon fils sait où est l’aire mais il n’ rien voulu me dire. C’est secret pour l’instant.
    Autre bon signe, dans la liste des accidents, on ne voir plus « poison ».

  14. Bonjour Etincelle, bonjour à tous,
    Tu as eu plus de chance que nous, il y a une semaine en Espagne plus précisément à 1500 mètres dans la région Picos de Europa un vautour moine a passé à 3 mètres , même moins de ma portière. Jean a vu le reste du vol mais n’a pas été assez rapide pour photographier, et nous avons du attendre un peu avant de nous garer, étant donné la route étroite et beaucoup de voitures derrière nous. Mais Jean a bien reconnu le vautour et nous avons pu en dénombrer plus de 25 en vol. La raison de cette présence, du bétail, moutons, chèvres, vaches, chevaux.
    J’avais posté quelques mots sur « les oiseaux de l’hiver » mais avec notre ordi mourant je pense que cela n’a pas passé.
    Superbes les photos de tes amis, nous aurions bien aimé en voir quelque uns se poser, mais l’endroit est trop fréquenté par les touristes, les marcheurs, donc faut pas rêver.
    Portez-vous bien, préparez-vous au nourrissage des oiseaux. Chez nous cela n’arrête pas, moineaux, mésanges de toutes familles, avec surtout une petite bleue et une huppée qui nous narguent derrière la vitre. La sittelle vient aussi plusieurs fois par jour . Même un écureuil qui vient sur la fenêtre. Quel bonheur tout ce petit monde.
    Geneviève, je t’ai répondu par mail.
    Amitiés à tous.

  15. Ce jour là, c’était la première fois que je voyais un vautour moine, sauvage en tout cas car j’en avais déjà vu dans je ne sais plus quel parc aux oiseaux.
    Je me souviens que Felix qui est d’Albertville et qui, contrairement à moi, savait très bien que la rencontre avec un vautour moine à cet endroit était exceptionnelle en bégayait.
    C’était rigolo …
    Il n’arrivait pas à dire tout simplement « c’est un vautour moine ».
    Quand à moi, je ne l’avais pas reconnu, ma vue étant un peu défaillante sans lunettes.
    Je voyais bien qu’il y avait deux gros oiseaux (énormes !!!) mais je pensais qu’il s’agissait de deux gypaètes.
    Evidemment, une fois la paire de jumelles sorties … Waouh ! :wub:

  16. Il y en a qui ont de la chance d’habiter au bon endroit pour les gypaètes :wink:
    Mon fils vient de me mettre un SMS.
    Cet après-midi, il est allé observé le gypaète (il sait où il faut aller, lui :whistle: ).
    Il en a vu trois, 2 adultes et un jeune.
    Un en vol, un au sol et un au nid !!!
    Il a une longue vue mais pas d’appareil photo, dommage pour nous :sad:

  17. Des nouvelles des gypaètes savoyards ?
    Eh bien figurez-vous qu’il n’y a pas que la flore qui est en avance cette année.
    Un gypaéton est né en janvier à Termignon.
    C’est vraiment trop tôt !
    Est-ce qu’il pourra survivre ?
    Sinon, il y a un oeuf dans le nid de Bonneval, dans celui de La Daille à Val d’Isère, dans celui de Peisey et aussi dans celui du couple nouvellement installé aux Chapieux.
    Que de belles promesses …

  18. Paul Géroudet dit que la ponte commence dès janvier (pas mal de données autour du 5 janvier) et cite des pontes dès le 15 décembre. Mais même avec 55 jours d’incubation, une naissance en janvier ça fait très tôt. Ce serait un peu moins exceptionnel si c’était en février. Oui, l’année semble bien en avance, j’ai vu aujourd’hui des prunelliers en fleurs en Lorrraine.

  19. J’ai entendu chanter le pic vert et le pinson, hier… :blink: très très tôt ça, ici. En tout cas pour le pinson!

  20. Etincelle, finalement non, le jeune gypaète de Termignon serait né semble t-il le 13 février et non en janvier. ça reste très tôt tout de même.

  21. Oui, c’est bien çe qu’on m’avait dit.
    Dans ma pauvre petite tête, février s’est transformé en janvier !!! :blink:

  22. Un mois d’avance grosso modo, c’est malgré tout ce qui apparaît dans les manifestations printanières. Dans le rayon rapaces, mon nichoir dont sortaient des effraies il y a encore 15 jours est investi par un couple de crécerelles : cris, offrandes et sans doute accouplements (c’est pas que ça me gêne de regarder, mais je ne veux pas trop déranger leur installation :smile: ).
    Curieusement, c’est le même scénario depuis 3 ans : les crécerelles s’installent quelques jours et puis désertent, ponte abandonnée l’an passé et retour des effraies.
    En tout cas, c’est un plaisir énorme de voir une petite entreprise réussir et de pouvoir observer une telle diversité de rapaces depuis la fenêtre.

  23. C’est très bien que l’info ne soit pas restée confidentielle, c’est absolument nécessaire pour la survie de l’espèce.

  24. La vidéo parle de 3 couples reproducteurs.
    En fait, il y en a 5.
    En plus de celui de Bessans et de celui de Termignon, tous deux en Haute Maurienne et celui de Peisey en haute Tarentaise, il y en a un à Val d’Isère (La Daille) et un aux Chapieux, tous deux en Haute Tarentaise.
    Bien que Les Chapieux soit à la fois dans le Massif du Beaufortin et dans la Haute Tarentaise. Celui-ci n’est donc pas à proprement parlé en Vanoise.
    Voici des nouvelles plus fraîches que m’envoie mon fils :
    « Oui c’est confirmé aux Chapieux mais l’oeuf a été abandonné dû à une météo catastrophique en Février.
    Il y a bien un couple à la Daille également mais qui n’a pas pondu cette année. Je les ai vu jeudi après midi lors d’une sortie raquette sur le Chevril. J’ai vu les deux adultes, un des deux adultes a été observé à deux reprises.
    En ce qui concerne le couple de Bessans, ils ont abandonné le gypaéton également à cause d’une météo peu clémente.
    Actuellement, il reste un gypaéton sur Rosuel (Peisey Nancroix) et un à Termignon.
    Au jour d’aujourd’hui on recense 5 couples reproducteurs de gypaète sur le secteur Vanoise.
    Bisous maman »

  25. Je me rappelle avoir été présent sur la commune du Reposoir, l’année de la première réintroduction du gypaète dans les Alpes. On avait organisé une sortie spéciale avec les membres adhérents de la Maison de la Nature de Brussey, ce devait être dans la deuxième moitié des années 80, mais je ne me souviens plus exactement (faudrait que je fasse quelques recherches). Le gypaète était assez facile à voir, c’était un beau spectacle.

  26. Etincelle, la vidéo parle de 4 couples reproducteurs et non de trois. Il me semble que la différence (avec 5) provient du fait que la vidéo ne traite que de la Vanoise.
    Cela dit, la vidéo dit exactement la même chose que ton fils, à savoir qu’il n’y aura finalement que deux jeunes cette année à l’envol.

  27. Désolée, j’ai regardé la vidéo hier mais mon grand âge fait que je m’en souviens mal et je n’ai pas eu le courage de la regarder de nouveau ce soir après une balade de la journée en montagne (à pied et en raquettes suivant les endroits. Très beau mais un peu fatiguant quand même. Bon , là, je vais faire dod :sleeping: )
    Puisque la vidéo et Michaël disent la même chose, alors tout va bien (verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide :wink: )

  28. Désolée, j’ai regardé la vidéo hier mais mon grand âge fait que je m’en souviens mal et je n’ai pas eu le courage de la regarder de nouveau ce soir après une balade de la journée en montagne (à pied et en raquettes suivant les endroits. Très beau mais un peu fatiguant quand même. Bon , là, je vais faire dod :sleeping: )
    Puisque la vidéo et Michaël disent la même chose, alors tout va bien (verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide :wink: )

  29. Mardi, je suis allée me balader (j’étais en Haute Tarentaise) dans un endroit où mon fils voit souvent le couple de Gypaètes de Val d’Isère, avec beaucoup d’espoir.
    Mais pas de chance, ils ne sont pas venus par là :sad:
    Par contre, j’ai observé un couple de merles à plastron en lot de consolation.

  30. Pour l’instant en Vanoise, il n’y a eu aucune naissance …
    Mais sept couples sont en train de couver alors, ça promet :smile:

  31. J’étais allé voir le gypaète la première année de sa réintroduction dans les Alpes. C’était un véritable événement. J’en garde un bon souvenir, c’était il y a plus de 30 ans, sans doute entre 1985 et 1990.
    Je l’ai revu il y a deux ans dans la Drôme sur un nouveau site de réintroduction. Les rapaces, dès qu’on les protège, leurs populations se portent bien. Très bien même !

  32. Petite anecdote : c’est un oiseau inoffensif, bien que responsable de la port du poète Eschyle (4 siècles avant JC) mort après avoir reçu une tortue sur le crâne, lâchée très vraisemblablement par un gypaète qui avait pris le crâne dégarni du poète pour un rocher. L’histoire est connue et ça m’a toujours fait énormément rire.

  33. Je me suis mal exprimé dans l’avant-dernier commentaire. Ce n’est pas simplement la protection qui permet aux populations de gypaète et autres vautours de bien se porter, mais aussi et surtout le fait que les agriculteurs ont dorénavant la possibilité de mettre leurs animaux morts sur des endroits particuliers, mettant ainsi les cadavres d’animaux à disposition des rapaces charognards.

  34. Tiens, d’ailleurs, ton commentaire me fait réaliser quelque chose.
    Dans mon article, je parle d’un cadavre d’un mouton auprès duquel j’aurais vu le vautour moine et le gypaète.
    Je ne me rappelle pas trop mais si j’ai parlé de mouton, c’est que j’avais du m’approcher (une fois les oiseaux partis) pour justement déterminer le cadavre.
    Mais il n’y a pas de mouton par là-bas ! Il y a des vaches plus bas dans la vallée mais je ne crois pas y avoir jamais vu de moutons
    Et ce n’est pas non plus un cadavre apporté (ou alors par hélicoptère ?).
    Cela devait être un mouton égaré ?

  35. :biggrin:
    Ce n’était pas un mouton, la répartition du gypaète étant proche dans les Alpes de celle du bouquetin…
    Quand le rat passe on trouve le beau vidé.

  36. Ah ben si les bouquetins se déguisent en moutons … :lol:
    Non, Christophe, plus sérieusement, je ne pourrais pas confondre le cadavre d’un bouquetin et celui d’un mouton quand il reste des grands lambeaux de laine aux alentours. A la limite, je pourrais peut-être confondre avec un mouflon, et encore !
    Mais de toute façon, il n’y en a pas en Haute-Tarentaise (de mouflon).
    D’autant plus que je me serais plus attendue à voir un cadavre de bouquetin que de mouton.
    Il y a des troupeaux de moutons en Haute Tarentaise bien qu’il soit plus courant de voir des troupeaux de vaches (les belles tarines aux cils maquillés de noir) et c’est tout à fait possible que ce soit un mouton égaré.

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