Le concombre du Mexique

Drôle de légume que ce petit concombre, appelé aussi « concombre à confire ».

Ce n’est pas une variété obtenue par l’Homme. Il s’agit de l’espèce botanique sauvage Melothria scabra que l’on cultive telle quelle.

Ce concombre a un graphisme étonnant qui lui donne un peu une allure de mini-pastèque.

Il pousse très bien dans notre région de l’Est de la France. On peut le cultiver au sol mais je préfère le faire pousser sur du grillage (la plante au feuillage très fin et délicat s’y accroche d’ailleurs toute seule grâce à ses petites vrilles).

Gros avantage par rapport aux cornichons et aux concombres habituels : la plante n’est pas sensible à l’oïdium et on peut récolter les concombres du Mexique jusqu’aux gelées.

Je cueille mes petits concombres tous les jours. Il y en a au début une dizaine seulement et puis la quantité augmente jusqu’à parfois une cinquantaine dans la même journée.

Je les mets aussitôt au vinaigre (sans même les faire dégorger au sel) et je les consomme (au bout d’un mois) exactement de la même manière que des cornichons.


Délicieux !

31 réflexions au sujet de “Le concombre du Mexique”

  1. Originaux ces petits concombres.
    Cela doit faire son effet dans l’assiette !
    Est-ce qu’il y a moyen de les consommer autrement que dans le vinaigre ?
    Je ne suis vraiment pas fan des cornichons et autres produits conservés dans le vinaigre.
    Cependant, mon noyer a crevé l’an dernier et j’envisageais de planter de la vigne à son pied qui grimperait sur les branches (c’était pratique courante au moyen âge de cultiver la vigne en la faisant grimper dans des arbres (pas morts comme chez moi)). Je me dis que planter ces concombres pourrait être une idée. Mais si on ne peut les consommer qu’au vinaigre, alors non :sad:

  2. Ils peuvent se consommer crus également mais je n’ai jamais essayé. A mon avis, pour cela, autant cultiver les variétés de concombre habituels qui sont plus gros.

    Le feuillage n’est pas très développé. Je pense que pour faire pousser sur un arbre mort, il y a bien meilleur choix que ça : vigne, chèvrefeuille, clématite, haricot d’Espagne …

  3. Tentant mais sans doute trop tard pour l’accueillir dans le jardin cet année…. Est-ce que j’y penserai l’année prochaine, voilà la question.

  4. Bonjour Jean-Michel, je pense que si tu arrivais à trouver des graines ces jours-ci tu peux encore tenter un semis. C’est un peu limite mais ça devrait le faire. Sinon, oui, mieux vaut effectivement attendre l’an prochain.

  5. Question variété, Sarko a un penchant particulier pour « le concombre de Sarlat »

  6. J’ai l’impression d’être plutôt distrait en ce moment.
    La semaine dernière j’ai semé mes concombres du Mexique mais je n’a pas marqué l’emplacement où je les ai semés. Deux jours plus tard je cultivais à la place des choux en ayant oublié que j’avais semé là mes concombres. Heureusement, j’en avais déjà semé d’autres en début de printemps.
    Hier matin, j’ai éliminé à la main toutes les larves de doryphores sur ma ligne de pommes de terre. J’ai trouvé qu’il y en avait beaucoup et j’étais un peu découragé. Et, en levant la tête, alors que j’avais déjà éliminé les doryphores sur 35 m de long, je me suis aperçu que je m’étais trompé de ligne et que j’avais fait la rangée de pommes de terre de mon frère. J’ai éclaté de rire.
    Le proverbe du jour : « y’a rien qui ressemble plus à un pied de patate qu’un autre pied de patate ! »

  7. puisque vous aimez les concombres, voici une petite histoire :

    je vais l’abréger un peu c’est un petit garçon qui va chez un confiseur-glacier et qui lui demande s’il a de la glace au concombre.
    La réponse est négative et le petit garçon s’en va.
    Il revient encore 5 fois, toujours non. Mais le confiseur s’est dit : puisque l’on me demande ce parfum, je vais en faire.
    Le lendemain le petit garçon revient et la réponse est affirmative.
    Alors l’enfant dit vous avez goûté ? c’est pas bon, et il repart.

  8. Bonjour Bernard ,

    Génial ce petit concombre et super joli aussi, à essayer l’année prochaine !!
    Tu les conserve comme les cornichons ?

  9. Oui, comme des cornichons. Voici comment je procède cette année. Je cueille mes petits concombres (100 par jour en ce moment, la production est EX-CEPT-TION-NELLE !), j’enlève le petit truc marron au bout du fruit (le reste fané de la fleur) et je mets directement dans le bocal déjà préparé (dans lequel j’ai mis au préalable, quelques jours avant – une ou deux des feuilles d’estragon et des baies roses dans du vinaigre au miel Melflor que j’achète tout prêt au magasin du coin).
    Gros avantage par rapport aux cornichons : inutile de les cueillir tous les jours (tous les deux ou trois jours suffit), inutile de les laver et de les brosser, inutile de les faire dégorger au sel. Autre avantage énorme : les concombres du Mexique donnent jusqu’aux gelées alors que les concombres sont attaqués et même souvent détruits dès août par l’oïdium.
    J’ai déjà fait 40 bocaux de concombres du Mexique au vinaigre : 10 pour moi, 30 pour donner à mon entourage (trois personnes autour de moi en raffolent).

  10. Petit ajout à mon précédent commentaire. Je ne cueille pas les quelques concombres du bas de la plante, je les réserve pour la production de graines à l’automne. Je peux évidemment en donner dès la fin octobre.

  11. Bonjour, j’aimerai savoir où peux-t-on se procurer des graines de concombres du Mexique, merci d’avance !

  12. Mes dernières graines ont été semées il y a un mois. Je serai en mesure d’en envoyer de nouveaux aux personnes intéressées dès octobre prochain lorsque j’aura renouvelé mes graines.

  13. J’ai essayé 1 pied de ces concombres mais chaque fois qu’il y a un bébé concombre qui commence à se developper, il tombe dès que je l’effleure…. Pourquoi?😣

  14. Je pense tout simplement que cette plante est très très fragile et qu’il suffit juste de ne rien toucher. Je vérifierai quand même demain si les fruits en formation tombent quand on les touche.

  15. Bernard, tu me donnes envie d’essayer cette jolie miniature (next year…)

    Pour Sylvie
    je vois 2 explications possibles, en dehors d’une éventuelle carence du sol:
    -Les froids nocturnes (tu es de quelle région?) ont pu entraver la nouaison après pollinisation, donc le fruit avorte, ou débute un tout début de développement mais l’attache pédonculaire reste très faible et il tombe au moindre contact. Cà m’étonnerait quand-même mais c’est possible.
    -Le pied est jeune et ne développe au départ que des fleurs femelles (comme souvent les courgettes par ex.), auquel cas tant qu’il n’y aura pas de fleurs mâles ouvertes en même temps, la fécondation n’est pas possible et le mini-concombre avorte.
    Toutes les cucurbitacées produisent des fleurs mâles (simple tige sous la fleur) et femelles (le mini-comcombre, potiron, courgette, patisson etc…est petit mais visible juste sous la fleur ) d’autre part les étamines de la fleur femelle forment une mini-couronne, alors que le pistil de la fleur mâle est une simple colonne droite. Il doit donc y avoir fécondation par insecte ou au pire manuelle.
    Si c’est le 2è cas (regarde bien et dis nous) , dès que tu auras les 2 types de fleurs sur le pied, çà va le faire.

  16. PS pour Sylvie

    Ce qui m’inquiète un peu tout de même c’est que çà tombe vraiment facilement, au moindre contact dis-tu.
    Si le 2è cas n’est pas le bon, tu as peut-être une carence de sol, auquel cas tu peux arroser le pied sans surdoser avec un engrais plus riche en potasse/phosphore/oligo-éléments plus qu’en azote (qui n’arrangerait rien) , type engrais géranium ou fleur, avec dans ce cas un délai de 15jrs/3 semaines avant de voir un éventuel résultat, le temps que la plante l’absorbe et en profite.
    Si terre sèche, tu arroses d’abord à l’eau simple avant d’arroser à l’engrais.
    N’hésite pas à nous dire ce qu’il en est. :smile:

  17. Je viens d’aller vérifier sur le terrain, mes petits concombres du Mexique en formation, malgré l’aspect fragile de la plante, restent bien attachés sur la plante.

  18. Dès que c’est fécondé, çà tient et le pédoncule reste plutôt vert. Et surtout le mini-fruit grossit très vite un peu par rapport à sa taille initiale.

    Sur potiron ou courgette bien fécondés par ex, 2 à 3 jrs après on voit de suite le début de grossissement,avec une peau saine et bien luisante, c’est tout bon. Parfois çà peut grossir léger mais avec une peau terne, là c’est l’échec à brève échéance.
    Sur une courgette en échec on a souvent un renflement pédonculaire initial qui donne l’illusion que c’est pris, mais très vite l’extrémité reste « serrée »…c’est mort… J’ai parfois vu un potiron bien démarrer (mais peau pas trop luisante) et finir par avorter après 10cm de grossissement…sans doute fécondation partielle trop tardive dans la journée, ou rincée par une pluie.
    Si on féconde manuellement (je le fais déjà cette année sur potiron aux fleurs bcp plus distantes que la courgette, car j’ai très peu d’insectes actuellement) le mieux est de le faire assez rapidement après l’ouverture des fleurs le matin, (jusqu’au midi çà va) ,car le pollen est frais avec son maximum de qualité. Je passe la veille et je repère les fleurs femelles encore fermées mais bien oranges à leur extrémité, je sais que le lendemain aux aurores elles seront ouvertes. Je plante un bâton pour les retrouver vite le lendemain, et hop! fécondées!

  19. Les températures semblent jouer pour l’évolution ovipare en mâle ou femelles (alligators, peut-être volaille etc) . Pour les plantes j’en suis moins sûr, sans doute pas :
    Depuis que je mets des courgettes et potirons avec des températures variables d’une année sur l’autre, j’ai tjrs des fleurs femelle en 1er, qui échouent forcément…sauf une seule année où les courgettes n’ont débuté qu’avec des fleurs mâles, sans température anormale.
    J’opterais plutôt pour une variante génétique sans pouvoir en être sûr.

    En revanche la température joue bcp sur la réussite ou non de la fécondation (mais très variable selon les plantes) . En règle générale je dirais :
    -chaud et sec : le pollen est vite cuit et infertile, pollinisation matinale fortement recommandée…mais les insectes sont souvent là très tôt, la nature est bien faite!
    -nuit très froide (comme chez nous en début de semaine) : çà inhibe la sève, le fonctionnement évolutif de la plante, le pollen reste sur une étamine bloquée…mais la durée de « vie » d’un pollen est courte…Mettre des haricots très tôt en saison est tjrs une loterie…parfois on gagne.

    l’idéal est une nuit douce préalable, qui prend son temps avec tout… et un temps doux, un peu nuageux, sans soleil vif dès le matin du lendemain….

    Je ne me souviens plus trop……, mais je pense que nous avons « fabriqué » nos enfants des nuits comme çà…et au bout de 15 jrs, comme les courgettes, çà grossissait déjà :wub: :wub:

  20. J’ai moi aussi un gros problème de fécondation cette année avec les courgettes … :sad:
    Cela arrivait aussi les autres années , mais là c’est vraiment flagrant … C’est sur tous les plants et toutes les variétés sont touchées !!

  21. Pour aller dans le même sens que toi : je me rappelle qu’il y a 10 ans, avec trois pieds de courgettes on en avait assez pour soi et on avait même en plus de quoi en donner aux voisins. Maintenant il faut planter deux ou trois fois plus de pieds pour en avoir tout juste pour soi. :angry:

  22. Je fais la même observation depuis 3 ou 4 ans, avec augmentation du phénomène tous les ans. Auparavant ces fleurs étaient tjrs bourrées d’insectes et maintenant je cherche après…Mais je ne sais pas dire si l’échec relatif est dû aux variations brutales de température, ou à la raréfaction des pollinisateurs…ou les deux.
    Donc cette année je décide de choisir un pied de courgette que je féconderai manuellement le plus possible. Les conditions climatiques étant forcément les mêmes pour tous les plants, je pourrai en tirer 2 types d’observation :
    -ou il donnera plus que les autres et çà indiquerait que c’est la pollinisation par les insectes qui devient insuffisante, puisque la fécondation manuelle ferait mieux.,
    -ou çà ne changera rien, auquel cas ce serait plutôt les conditions climatiques qui sont en cause et perturberaient la réussite de la pollinisation.
    Je fais déjà çà sur tout le parc de potirons : pour le moment presque toutes les fleurs pollinisées manuellement démarrent alors que j’ai bcp d’échecs avec les autres…
    Mais je n’en tire encore aucune conclusion car ma fécondation manuelle est très récente, avec aussi des conditions climatiques devenues plus favorables. De plus la fécondation manuelle marche souvent, mais pas à tous les coups, donc il faut une dominante nettement observable avant de tirer une conclusion.
    Si ces conditions climatiques favorables se maintiennent, dans 3 semaines je stoppe la fécondation manuelle et je vois ce qui se passe.

  23. Discuté ce matin sur le marché avec un Pro du Pb des courgettes :
    Pour lui ce serait d’abord lié aux variations nocturnes brutales de température du mois de Juin ; en dessous de 13/14° c’est pas très bon (on le savait)…En Bretagne en Juin çà n’a pas bcp dépassé ces valeurs, même en journée…C’était sous la limite inf de la normale saisonnière. Yves, dis nous si çà repart en Juillet.
    J’ajouterais qu’il vaut mieux les arroser très peu, voire pas du tout, sinon elles hypertrophient le feuillage au détriment de la qualité des fleurs. Comme bcp d’autres plantes il faut qu’elles souffrent un peu pour activer leur reproduction.
    …je n’ai jamais compris pourquoi certains arrosent leurs tomates tous les 2 jours, voire tous les jours. Je pense (gentiment) qu’ils ont tout faux. Pour ma part je paille courgettes et tomates puis plus rien. Si l’été est humide je dépaille et je bine, c’est tout.

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