« A vos plumes ! » (29)

Un article proposé par Maïvon :
Avant de mettre nos cerveaux en mode « vacances », voici une proposition de dix mots pour faire marcher l’imagination :
Entraver – Idée – Danse – Pesanteur – Instinct – Échapper – Usure – Palpiter – Industrieux – Œuf
A vos claviers !

39 réflexions au sujet de “« A vos plumes ! » (29)”

  1. Allez je me lance en me mettant un défi supplémentaire : mettre les mots que nous a donnés Maïvon dans l’ordre.

    Il est hors de question que je me fasse entraver avec cette foutue idée de danse à la con qui ne respecte même pas les lois de la pesanteur et qui défie mon instinct habituel. J’ai trouvé une manière d’y échapper : je vais leur parler de l’usure de mon coeur qui risque de palpiter trop fort dès que je serai sur la piste de danse. Très ingénieux non comme prétexte ! ça c’est mon côté génie, mon côté inventif, mon côté industrieux, mon côté « grandes écoles tête d’oeuf » …

  2. Je me suis lancé le même défi, à l’instant, et voici ce que ça donne:

    Chausser les pointes, non pour s’entraver mais pour donner l’idée d’une danse plus aérienne qui semble faire fi de la pesanteur. Suivre son instinct, échapper à l’usure, laisser librement palpiter le palpitant malgré l’industrieux travail de l’entraînement quotidien. A certains moments marcher l’œuf en équilibre dans la cuillère pour ne froisser personne, naviguer entre les intrigues sans s’y laisser prendre. Danser, danser et toujours danser !

  3. Isa en a parlé sur ce blog il y a quelques jours et j’ai signé. Le problème c’est qu’il y a plusieurs pétitions qui circulent. Est-ce efficace cet éparpillement de la lutte ?

  4. attention il ne s’agit pas d’une pétition, il s’agit de la consultation gouvernementale. Dans le lien que j’ai indiqué, un autre lien est branché sur le site du ministère. Après lecture du texte proposé, chaque citoyen est donc libre de donner son avis jusqu’au 27.
    Pas d’éparpillement, pas de lutte : consultation publique, une et indivisible (comme la République !)

  5. Ah oui c’est vrai, j’ai même trouvé ça très long à remplir car il faut plein de renseignements à donner, dont le numéro de la carte d’identité. Sans doute qu’il n’y a pas d’autres moyens que ça pour éviter les doublons, mais quand même !

  6. De retour de Savoie où je suis allée garder mes petites filles (et où je retourne pour la même raison la semaine prochaine !), je retrouve les grandes chaleurs (JE HAIS) et un nouveau « A vos plumes » sur le blogadaupdup (Merci Maïvon, je crois que nous sommes toutes les deux les plus grandes fans)
    Promis, je vais m’y coller dès que je peux, entre visites d’experts qui se font désirer, mails, et appels aux assurances, quête désespérée d’artisans disponibles, j’en passe et des meilleures. Ceci dit, tout ceci concernerait plutôt l’article « Météo déjantée « , désolée :wink:

  7. Oups ! Jai écrit « blogadaupdup » au lieu de « blogadupdup » :blush:
    Cela évoque une taupe ou quelque chose de daubé :sick:
    Rien de bien flatteur (encore que je n’ai jamais touché quelque chose d’aussi doux que le pelage d’une taupe).
    Allez, je vous rassure …
    Malgré son grand âge :w00t: , le Dupdup n’est pas encore daubé, loin de là.
    Et il n’a évidemment rien d’une taupe, que ce soit dans le sens littéral ou le sens péjoratif :smile:

  8. Si si j’ai quelque chose d’une taupe : je suis quelqu’un de très ponctuel.
    Car les taupes, ça donne l’heure.
    « au troisième taupe, il sera exactement … » :w00t:

  9. Le réveil de Meganeura monyi.
    Quelle taille pouvait bien avoir un œuf pouvant donner naissance à une libellule aussi grande ? Pendant des millénaires, et plus encore, la roche a réussi à entraver le fabuleux odonate fossilisé. Qui aurait eu l’idée qu’un jour, suite à l’usure du temps, les ailes au maillage industrieux se mettraient à palpiter et que l’insecte géant parviendrait à échapper à la gangue de schiste, son instinct lui commandant de s’affranchir des lois de la pesanteur pour s’élever en une esthétique danse aérienne et mystérieuse.

  10. La dernière idée en date : récupérer l’Oeuf vénéré en défiant la vigilance de ce couple d’oiseaux mythiques. Je les aurai à l’usure ces beaux oiseaux, industrieux chasseurs d’insectes…
    Je devrai échapper à la surveillance du magnifique nid par le mâle et attirer la femelle hors du nid en flattant son instinct, sans l’entraver. Il me faudra braver la pesanteur et éviter la danse de Saint Guy pour ne pas chuter de ce bel arbre tortueux.
    J’entends mon palpitant palpiter, rien qu’en évoquant ce projet. Je sais que si je lui rapporte l’ Oeuf, mon bel ami me sera fidèle à jamais.

  11. Là, je me suis donné un nouveau défi : ne pas inventer d’histoire mais raconter un truc vrai me concernant. Alors, voici ce que ça donne :

    Après m’être tapé les derniers mois les 14 premiers romans de la série des Rougon-Macquart (quel courage hein !), j’avais un grand besoin de m’échapper et de faire une petite pause avant de lire les six suivants. Car Zola allait m’avoir à l’usure, et ce n’est pas là l’idée que je me fais de la littérature. Et j’avais envie de lire quelque chose de plus léger, du genre « romans de cape et d’épée ». Mon instinct me le demandait. Alors il y a quelques jours, moi qui suis épris du mythe de Robin des Bois, j’ai pris la liberté (que rien ne saurait entraver) de lire le livre précurseur de Robin Hood : Ivanhoé de Walter Scott. Les dix premières pages, consacrées au contexte politique de l’époque, m’ont vraiment barbé. Très bien raconté certes, on sent que Scott avait un côté industrieux (minutieux et sérieux à la fois) qui l’a conduit à faire plein de recherches très fouillées sur cette époque lointaine. Mais quelle pesanteur ces dix premières pages ! Mais passé ce moment difficile, je suis vraiment rentré dans la danse de cette époque fabuleuse dont il nous est resté plein de beaux noms de héros anglais, et notamment celui de Richard Coeur De Lion, l’un des héros du livre. Quel suspense ! L’intrigue m’a fait palpiter le palpitant (pour reprendre l’expression favorite de Maïvon …). Pourtant, en matière de romans historiques, je ne suis pas tout juste sorti de l’oeuf, j’en lis souvent. Mais là je dois dire qu’il y a dans ce livre beaucoup d’ingrédients que j’aime particulièrement et qui m’ont beaucoup marqué lors des lectures de mon enfance : noblesse des sentiments, chevalerie, vengeance des bons sur les méchants …

    Et en plus, ce livre, je le termine à l’instant.

  12. Quelle idée d’avoir accepté cet honneur : faire partie de l’équipe cette année.
    Je regrette tellement !
    Sula Sgeir, chasse au guga …
    Accroché à la falaise, mon instinct me commande d’échapper à ce cauchemar.
    Mais le mélange d’algues et d’excréments d’oiseaux fait tout pour m’entraver. Jamais je n’ai ressenti la pesanteur comme maintenant. Elle me tire vers le bas et j’ai peur. La falaise semble palpiter, les fous de bassan excités et en colère évoluent dans une danse frénétique qui m’affole. Par ci par là, un œuf n’a pas éclos mais la plupart ont donné un poussin et mon industrieux et horrible travail consiste à les décapiter les uns après les autres. Du sang, du sang, du sang …
    L’usure de mon énergie et de ma résistance est à son paroxysme.
    Je suis à bout.
    Oui, je regrette tellement d’être là.

  13. Momo, c’est un vrai pote, un de ceux qui sont toujours là et qui ne te jugent jamais, toujours confiant et incapable du moindre calcul.
    A peine sorti de l’œuf, il a su d’instinct échapper à l’usure du quotidien, à sa pesanteur. Il a fait de sa vie une chose légère, une danse, un chant. Et il m’y a invité.
    Les ambitieux, les industrieux ou les vantards disent de lui qu’il est stupide, incapable de la moindre idée originale, ne pouvant rien entraver aux enjeux d’un nouveau monde dans lequel il faudra être plus coriace et dont ils seront les vainqueurs.
    Une erreur de plus de la part de la classe dominante : c’est un être simple, une personne chez qui l’on entend, avec un peu de silence et d’attention, un cœur palpiter, sans arrêt, sans a priori, sans mépris, sans parti pris.

  14. Ce petit texte avec les mots de Maïvon , pour répondre un peu à la question de Michel sur l’avenir de la pêche te des poissons dans nos mers ( Et rivières ..!!) .

    Avec leurs gros bateaux industriels qui vivent au large , ils ont fini par entraver la pratique de notre pêche artisanale . La pollutions et le réchauffement climatique ont fait le reste . Le métier ne fait plus palpiter les cœurs . Allez faire une danse par gros temps sur le pont d’un bateau de pêche, ça vous donnera une idée de ce que subit l’équipage . Heureusement il reste l’instinct de quelques industrieux pour échapper à la catastrophe qui s’annonce pour nos marins . Sur le quai , le soir quand rentrent les matelots , on sent régner cette espèce de pesanteur attisée par l’usure de ces journées en mer pour pas grand chose …. Avec tout ça , une vocation est tuée dans l’œuf .

  15. C’est ça qui est le meilleur dans ces petits exercices d’écriture : avec quelques mots, entrer dans plein d’univers différents, ceux de leurs auteurs.
    Faut dire que Maïvon a l’art de choisir des mots qui offrent des pistes.
    Comment fais-tu ton choix ?

  16. Non, l’amour n’est pas qu’une idée, laissons donc les industrieux s’embourber dans son analyse et s’entraver dans la pesanteur des mots…
    L’amour est aérien.
    Une danse à deux qui nait de l’instinct originel pour le transcender, en faire un magnifique partage , échapper à l’usure dans une vibration toujours renouvelée, palpiter à l’unisson jusqu’au paroxysme fusionnel,….et faire d’un oeuf pourtant minuscule le plus beau des cadeaux de la vie , une nouvelle toute petite vie qui s’invite chez nous, pour une danse à trois , à quatre , à cinq…….Nous nous sommes arrêtés là! :heart:

  17. Chouette !
    Un nouvel adepte des ateliers d’écriture :smile:
    Avec un beau texte en plus :wub:

  18. En relisant tout à l’heure les 10 mots imposés par Maïvon, j’ai un peu buté sur le mot « oeuf » qui n’est pas très facile à placer. Et pendant que j’y réfléchissais, une chanson de tonton Georges m’est venue spontanément dans la tête :

    « Quand ils sont tout neufs,
    Qu’ils sortent de l’oeuf,
    Du cocon,
    Tous les jeunes blanc-becs
    Prennent les vieux mecs
    Pour des cons … »

    Alors, pour le texte que je vous propose, je vous parlerai de ce géant qui m’a accompagné toute ma vie.

    « Brassens est un ciseleur de mots, un véritable orfèvre dont l’écriture tient de l’alchimie. Aucun nom, aucun adjectif, aucun verbe ne peut y être remplacé par un autre, chaque mot est toujours choisi avec un instinct très sûr. On est loin des écrivailleurs de pacotille, des pseudo-poètes industrieux qui ont besoin d’un dictionnaire de rimes pour écrire le moindre vers, ce type d’écriture n’arrivant d’ailleurs jamais à échapper à une certaine pesanteur, souvent de plomb. En tous les cas, ce n’est pas l’idée que je me fais de la poésie. Mais avec Brassens, c’est la danse des mots, toujours d’une très grande légèreté, qui nous fait palpiter et chavirer le coeur. Et à chaque trouvaille linguistique, on se dit que ce poète vient tout juste de sortir de l’oeuf. Mais non, il est mort il y a bientôt 40 ans ! Ses écrits sont intemporels, loin de l’usure qui est la contrepartie inévitable du temps qui passe, les phrases jetées au gré de l’inspiration semblent au contraire toujours être nées de la dernière rosée. »

  19. @Christophe, j’ouvre un livre et je pioche. Comme tu dis autant d’auteurs autant d’univers différents. C’est super! :cheerful:
    Merci pour tous ces sympathiques petits textes ! :cheerful:
    Je vais essayer d’en concocter au moins encore un autre.
    A plus…

  20. Maïvon, en fait, si j’ai bien compris, comme tu ne participes pas aux discussions sur le jardinage, pour compenser tu ouvres un livre … et tu pioches ! :wink:
    Et c’est bien mieux que d’avoir un côté bêcheur. :w00t:

  21. Allez! Une contrainte supplémentaire, un texte en alexandrins:

    Quelle drôle d’espèce d’idée, d’entraver cette danse
    Qui pourtant faisait fi de la lourde pesanteur
    Fi de ce sûr instinct, industrieux ballet
    Echapper à l’usure, destin tué dans l’œuf
    Quelle drôle d’idée macabre de chasser ces aigrettes
    Haro sur ces gredins, dénoncez les tueurs
    Que les aigrettes vivent, que les aigrettes dansent
    Cessez de palpiter cruels cœurs de chasseurs
    Laissez-nous admirer, ces magnifiques ballets
    Cette blancheur si belle, cette grâce faite oiseau

  22. Quelqu’un nous concocterait-il un texte en vers et en rimes? Yves est assez doué dans cet exercice …

  23. Dans un autre article consacré au jardinage, Michel m’a conseillé de pailler ma terre. Quelle drôle d’idée ! Et comme il me l’a déjà dit plusieurs fois (peut-être croyait-il m’avoir à l’usure) et que je n’ai pas vraiment répondu à sa suggestion, on aurait pu croire que je tentais d’échapper à la discussion. Mais non, je vais tâcher d’y répondre. Travailler la terre toutes les semaines est pour moi le procédé qui prend le moins de temps, ça me prend une demi-journée par semaine. Il me faudrait bien plus de temps que ça pour pailler mon jardin. Vous imaginez pailler 10 000 m2 !. Et je la prendrais où la paille pour une telle surface ? Le paillage me semble être, dans le cas précis de mon jardin, un procédé industrieux, d’une pesanteur énorme, qui me pourrait me prendre beaucoup trop de temps et m’entraver, me rendant esclave de mon jardin pour lequel je n’ai que quelques heures par jour à consacrer. Et quelle énergie il faudrait pour pailler tout ça, je n’ai pas besoin d’activité en plus qui me fasse palpiter mon palpitant ( :wink: ). Non, je préfère l’instinct de mes aïeux pour le travail de la terre. Et puis ce travail de la terre est compatible avec le maintien de la biodiversité. 12 tonnes de fumier sont mises chaque mois de janvier sur le jardin et on ne retrouve aucune trace de ce fumier en avril, tellement les micro-organismes qui dégradent la matière organique sont présents sur cette terre travaillée. Et quand je vois la danse des insectes autour de mes légumes en fleurs … ! Bref, en conclusion : Michel, avec ta méthode, va te faire cuire un oeuf !!!! :silly: :wink:

  24. As-tu idée , c’est difficile
    Prendre un bateau , quitter ton île

    Suivre ton instinct puis t’échapper
    A jamais sans te retourner

    Gare à l’usure au cœur brisé
    Quand tout s’arrête de palpiter

    Tu finiras par entraver
    Le chemin vers la liberté

    Revient la vie revient la danse
    Cette carapace que l’on balance

    T’es comme un oeuf trop bien couvé
    Ouvre tes yeux de nouveau né

    De ton avenir reste un acteur
    Esprit libre sans pesanteur

    A toi d’jouer l’industrieux
    De te trouver de nouveaux jeux

    Prendre un bateau et puis tu files
    Même pour la ville quitter ton île .

  25. Yves , t’as tout bon, là… :wub:

    A Bernard :

    « Ah ben oui, çà pour sûr,
    Je vas faire cuire mon oeuf,
    Et marauder les mûres,
    Je bine plus comme un boeuf.

    Allongé dans les trèfles,
    Pas paillé pour des nèfles,
    Mais pour avoir le temps
    De jouir de mon temps

    Je lève le paillis, douc’ment car çà fatigue,
    Croquant de l’autre main la rondeur d’une figue,
    Je vois la vie qui grouille, qui joue et qui s’agite
    Autour des Amandines, mes trésors, mes pépites…

    Allongé là je pense que j’en ai pour six mois
    A regarder tranquille, puis ramasser les noix
    …Et je me dis alors : « la vie est vraiment dure »,
    En me disant aussi « Pourvu que çà perdure! »

    Je ne pourrais conclure sans une belle pensée
    Pour cet ami lointain, binant sans se lasser,
    En lui disant ici , en un vibrant hommage,
    Qu’un binage bien fait….vaut bien neuf arrosages!

    D’aucuns, pour les séduire, changent les émoticones,
    Et jaillit l’EtiNcelle, je sais qu’elle me pardonne.
    Maïvon quant à elle je sens ce qu’elle préfère,
    Alors j’ai pris la plume et j’ai couché ces vers…

    …Et enfin pour Bernard, sortons de l’ordinaire,
    Avec mon amitié je joins des vers … de terre,
    …avec au fond du seau une petite bière. :wink:

  26. Dernière contrainte, une seule phrase contenant tous les mots:

    Ne pas entraver l’idée d’une danse , laisser l’instinct se défaire de la pesanteur pour échapper à l’usure des cartilages industrieux, encourager l’oeuf pourvoyeur d’imagination à palpiter à son rythme : tel est le credo du danseur virtuose libre comme l’air.

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