Elections 2020

Comme je l’ai annoncé, ce blog va suspendre son vol, mais il me reste encore quelques articles à publier. Ce site restera tout de même en ligne afin que les discussions continuent.

Si j’intitule cet article « élections 2020 » c’est donc pour permettre à celles et ceux d’entre vous qui suivent l’actualité politique, de mettre des commentaires sur les élections à venir, françaises d’abord (municipales et sénatoriales), mais aussi internationales, avec notamment un œil fixé sur les élections aux États-Unis où l’on joue gros (présidentielle + législatives + sénatoriales) et où se joue une partie de l’avenir du monde (si toutefois il a un avenir …).

Juste quelques phrases pour lancer la discussion sur les municipales (qui risquent d’ailleurs d’impacter un peu ma vie familiale, Joëlle étant encore plus investie cette fois-ci).

Après l’effondrement des deux partis autrefois dominants, le paysage politique est radicalement modifié … mais cela est sans doute plus visible au niveau national qu’au niveau local. Et cela sera moins visible aussi en milieu rural pour les prochaines municipales car l’enjeu est forcément moins politique dans les petites communes. Et il faut dire aussi que les gens aiment plutôt bien leurs maires (on oublie souvent de le dire) et mettent l’appartenance politique, quand elle existe, souvent au second plan. Beaucoup de mairies sont d’ailleurs bien gérées par des élus de tout bord, malgré la baisse des moyens (car tout est de plus en plus accaparé par les agglos et les communautés de communes, sans compter la baisse des dotations d’État, … mais c’est un autre débat !).

De toute évidence, pour ces municipales-là, il va se passer des choses dans les villes importantes (pour info : il y a en France 125 villes de plus de 50 000 habitants, dont 42 de plus de 100 000, source wikipedia) et il semblerait bien que des bastions socialistes et républicains vont tomber. Au profit de qui ?

Les écolos devraient, après l’exemple précurseur de Grenoble en 2014, rafler un certain nombre d’autres villes. La presse a déjà parlé d’un certain nombre de grandes villes qui pourraient basculer (Montpellier, Bordeaux, Strasbourg, Nîmes, Rouen …).

Il y a toutes les chances d’ailleurs que Besançon, l’une des rares villes de tradition très socialiste (depuis 65 ans sans discontinuité) vire au vert. Impensable il y a encore un an !

Après avoir fait fureur dans les campagnes, le Rassemblement National va sans doute lui aussi faire un tabac dans les villes. No comment de ma part !

Ainsi va la vie politique de notre pays.

11 réflexions au sujet de “Elections 2020”

  1. Il me semble qu’aujourd’hui la seule voie politique de recours est celle de l’engagement, celui qui a manqué aux gilets jaunes et qui est trop peu représentée par les élus en général. Et il y a d’autres pistes que les municipales !
    Les maires demeurent c’est vrai, selon la taille de leur commune, des personnes respectées ; cette notion de taille, de capacité, étant d’ailleurs essentielle : je ne vois pas une personne politique d’envergure nationale qui puisse aujourd’hui susciter ma confiance, mon respect, et qui sache exercer simplement son mandat. Qui ?
    C’est mort, ou presque. Le roi est mort, vive le roi !
    Une crainte cependant, dans l’archaïsme de nos lieux perdus (campagnes, banlieues…), c’est la tentation de l’entre-soi, le mâle blanc né ici, la tragédie du post-colonialisme là.
    Engagement politique avec la volonté d’inclure chacun, chaque personne, et de la représenter, oui. République, laïcité encore. Démocratie, plus fort !
    Pour la ville, je ne sais pas, comment renverser la table, opérer la transition ou fabriquer l’équilibre avec la campagne ? Réconcilier vegan/écolo/paysan ? Rester sain ?
    Connecté et libre ?
    Bref, pour Besançon, je connais Anne Vignot, candidate en vogue pour Besançon? J’ai travaillé avec elle, elle mérite un vote. Comment résister après au dress-code, ben j’espère si elle est élue qu’elle saura, en tout cas elle en a les capacités.
    Ce n’est pas mon truc la politique réelle (ni dieu, ni maître), mais pour ceux qui y croient encore, moi un peu quand même, exercer notre citoyenneté, c’est une issue indispensable pour le moment.
    Joëlle a un avantage certain dans ce tableau :wink: même sans vouloir être mairesse : femme, épaulée par un jeune gars expert, elle ne nous décevra pas :smile:

  2. Ici, la tentation de l’entre-soi n’existe pas en ce qui concerne les vieilles familles du village. Il n’y en a plus ou quasiment plus et sont forcément peu représentées au sein du conseil municipal. Le village a été profondément modifié : + 33% d’habitants entre les deux derniers recensements, peut-être le seul village à ce niveau-là en Franche-Comté. Mais la taille reste très modeste, un peu moins de 500 habitants.
    Par contre, le risque est qu’il n’y ait plus qu’une seule classe sociale, vu le prix de l’immobilier. Impossible ici d’acheter une maison à moins de 300 000 euros. Dans un village à côté, le prix du terrain à bâtir vient d’atteindre 300 € le m2, soit 1000 fois le prix de la terre agricole. :angry:

  3. Bussières est donc un village très jeune (plus de 100 enfants scolarisés) mais bizarrement l’équipe municipale sera assez âgée. Pourtant, on vient d’avoir une équipe municipale jeune. Mais seuls les vieux se représentent car les jeunes qui étaient dans l’ancienne équipe et qui ont beaucoup apprécié leur mandat n’ont plus de temps à consacrer à la commune, pris entre leurs obligations professionnelles et leurs obligations familiales.

  4. Je participe de temps en temps aux « sondages du jour » du Figaro. Et si je participe, en temps que personne de gauche, c’est parce que ça me permet d’avoir accès aux résultats du sondage et de voir où en est l’électorat de droite. Aujourd’hui, à la question « Municipales : les propositions écologiques détermineront-elles votre choix ? », les lecteurs du Figaro ont répondu « non » à 81%. Un résultat conforme à mon idée de départ. A noter que le nombre de personnes qui participent à ce genre de sondage est important (14 000 aujourd’hui) dont « statistiquement significatif ».

  5. Lorsqu’on voit ce qui arrive à Benjamin Griveaux … Faut être costaud pour se présenter à une élection ! le moindre faux pas , et cela même dans la vie privée … Et paf , c’est la caca , c’est la cata , c’est catastrophe !!! On peut vous foutre parterre en 1 petit clic sur le clavier ……
    Maintenant je me pose une question :
    – Est-ce plus difficile de nos jours avec internet et les réseaux sociaux … Ou était-ce pareil avant avec d’autres méthodes ?

  6. Au point de se demander si ces réseaux sont sociaux :wink:
    Malgré le peu d’empathie que soulève la personnalité de Griveaux (avant buzz), il est tout de même rassurant d’observer (après buzz) que la classe politique a plutôt réagi correctement malgré les profonds désaccords actuels.

  7. Moi aussi, je n’ai aucune sympathie pour ce personnage mais tout ce qui arrive est lamentable. Je pense qu’avec les réseaux sociaux on a l’arrivée d’une nouvelle dictature.

    J’en parlerai dans mon dernier article car tout ça a un lien avec ce que j’avais envie de publier et que je ne publierai jamais.

  8. Aux primaires démocrates américaines, Mike Bloomberg n’a récolté jusqu’à présent que zéro délégué (sur les 65 déjà nommés). Mais c’est drôle comme le Monde parle souvent de lui, alors que ce milliardaire ne représente que lui-même (aucun autre contributeur financier – hors lui-même – à sa campagne) :

    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/02/19/presidentielle-americaine-j-258-premier-debat-perilleux-pour-michael-bloomberg_6030027_3210.html

    Le Monde, un journal au service des milliardaires de ce monde ? :angry:

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