Jardinage et ornithologie

Lorsqu’on a plusieurs passions, celles-ci s’enrichissent mutuellement, même lorsqu’elles n’ont rien en commun. C’est difficile à croire, mais c’est ainsi. Ainsi la pratique du jardinage et l’observation des oiseaux. La pratique du jardinage peut conduire à découvrir une nouvelle espèce et, en retour, la découverte d’une nouvelle espèce peut permettre d’enrichir sa pratique du jardinage. Je vois que vous avez du mal à me suivre, mais je vais vous donner un exemple tout récent.

Mercredi dernier, c’est parce que la terre était beaucoup trop humide pour la travailler que je suis allé en forêt observer le pic noir devant le trou où il nichait. Et quelle n’a pas été ma surprise de découvrir une espèce qui chantait au-dessus de l’arbre et qui a ensuite chercher à s’installer dans le trou du pic noir : le pigeon colombin, dont j’ignorais l’existence même dans mon village (en tant que nicheur, car il m’arrive tout de même de voir de temps en temps quelques migrateurs). C’est donc ma décision de renoncer ce jour-là au jardinage qui m’a conduit à découvrir cette espèce.


« Et, en retour ? » vous allez me dire ! Eh bien, c’est parce que j’ai découvert une nouvelle espèce de pigeon qu’il va me falloir maintenant trouver une nouvelle variété de petit pois à cultiver ! :biggrin:

25 réflexions au sujet de “Jardinage et ornithologie”

  1. Le pigeon, je préfère avec des frites qu’avec des petits pois. Tu veux pas cultiver une nouvelle variété de pomme de terre ? :smile:

  2. J’ai du passer à côté de quelque chose parce que je n’ai pas vu le rapport entre les petits pois et le pigeon colombin sauf peut-être …
    Petit pois – poisson rouge – rouge carmin – mince alors ! – loranthacée – c’est assez ! – sépia – y’a plus de gêne ! – génépi -pigeon colombin :silly:

  3. Bravo pour l’exercice, mais ce n’est pas ça !
    Juste parce que les pigeons, ça se consomme en général avec des petits pois !
    D’ailleurs, dès que tu tapes avec google « pigeon au », il te propose immédiatement la suite « petit pois ».
    En fait, quand je suis rentré à la maison et que j’ai dit à Joëlle que j’avais identifié une nouvelle espèce de pigeon à Bussières, elle m’a dit « il ne te reste qu’à cultiver des petits pois ! ».
    D’où l’idée de cet article …

  4. Et bien je n’ai jamais mangé de pigeon, avec ou sans petits pois.
    Et en effet, je ne savais pas que le pigeon au petits pois était un classique en cuisine.
    Voilà, j’ai appris quelque chose grâce au pigeon …
    Comme quoi, les pigeons, ça sert toujours :w00t:

  5. et bien moi, je n’aime pas le pigeon ancien souvenir quand j’avais entre 18 et 20 ans, à la ferme notre employé agricole élevait des pigeons, il les apportaient plumés nous n’avions qu’à les cuire, mais ,manger du pigeon que j’ai toujours vu roucouler, c’est comme de manger un lapin que l’on a engraissé pendant bien des mois. si je mange de la viande, je ne tiens pas à savoir d’où elle vient, et puis le pigeon il n’a pas beaucoup de chair et je déteste ronger les os.
    quant aux petits pois, je préfères ceux en boîte, car les petits pois, même extra-fins congelés à cuire, depuis ma maladie la peau j’ai de la peine à l’avaler., elle me reste sur la langue.

  6. Tu as deux pigeons entre les mains , un gris et un roux . Tu les jettes à l’eau … Lequel des deux reste en surface ? :wassat:
    Le gris évidement !
    Car le pigeon roux coule !! :tongue:

  7. merci Bernard, pas de poids sur ma langue, elle est trop pointue……………
    Yves merci de m’avoir rappelé la petite histoire
    jolis les pigeons, je ne suis pas habile avec les transmissions ordi, peux-tu envoyer la photo des pigeons à Jean, car c’est un maniaque pour laver la voiture…………..donc jehan,or@hotmail.com merci Bernard

  8. Les ressemblances (de loin! Les taches caractéristiques sur le cou ne sont pas toujours visibles…) entre pigeon biset, pigeon ramier et pigeon colombin expliquent peut-être un peu cette méconnaissance de l’espèce. .. ? :unsure:

  9. Oui, je crois aussi qu’il y a trois autres explications :
    – le peu d’intérêt que portent en général les ornithos aux pigeons et au milieu forestier (bien moins prospecté que les milieux humides).
    – la discrétion du mode de vie du pigeon colombin en période de nidification.
    – le fait que le chant, peu audible et peu fréquent (seulement à proximité immédiate du nid) s’efface derrière l’aspect très démonstratif du chant du ramier, dont il possède en plus à peu près la même tonalité, en bien moins puissant et plus étouffé.

  10. merci Bernard d’avoir envoyé la photo au maniaque de laver la voiture presque tous les jours

  11. Tu fais bien de noter le peu d’enthousiasme des ornithos pour les pigeons mais aussi pour certains lieux considérés comme sans intérêt. :ermm:

    Tu me rappelles une remarque de Jean Yves C. à un colloque du GNFC dans les années 80 : « Avant Bernard, la Haute-Sâone était un désert ornithologique » ! :lol:

    Et aussi d’autres remarques concernant des espèces courantes dont on ne parlait pas et, au regard des publications, qui risquaient dans les décennies à venir d’être considérées comme absentes et des espèces rares considérées comme fréquentes… :wassat:

    Et puis, c’est vrai que les observateurs avertis sont finalement peu nombreux. Combien de Bernards ou de Christophes par département? :wink:

  12. Au moins quatre puisque Bernard et Christophe compte pour deux …
    Ne dit-on pas qu’un homme averti en vaut deux :lol:

  13. Oups ! « comptent » et non pas « compte », surtout s’ils sont deux, voir quatre !
    Ben je m’y perds avec tous ces gars avertis :biggrin:

  14. Ha ha ha !
    Bernard sait très bien que, sauf perfection, je suis peu adepte du calembour. Là je donne 3/10, ce qui est pour moi remarquable. Bon d’accord, 5. :wink:
    En matière de colombin :pinch: je suis plus con-pétant.
    Je partage les remarques de Bernard et f et surtout, en vertu d’une connaissance relative de l’espèce, je confirme : forestier, mal connu, peu audible, le pigeon colombin détient peut-être un secret de tranquillité. Ce n’est que mon avis.
    Sur le carré STOC-EPS que je suis depuis longtemps (voir internet pour les curieux, = suivi temporel des oiseaux communs), secteur presque intégralement forestier, avec lynx et chamois, j’ai eu eu deux contacts auditifs avec ce pigeon en 10 ans environ. Près de vingt ans après de nombreuses observations dans ce secteur, balades et relevés à l’appui, j’ai finalement très rarement observé cet oiseau en période de reproduction, et pourtant il est présent.
    Une fois, j’ai observé la parade et cela a justifié un lever de sourcils de la part des vérificateurs de données : les indices de présence sont rares, cela rend l’observation de Bernard tout à fait remarquable.
    Les espèces forestières sont les plus méconnues, les plus ignorées et surtout… les plus difficiles à observer, même si elles sont diurnes. Elles conservent, comme celles des milieux que nous pensons hostiles (marais, tourbières), beaucoup de mystères et beaucoup d’intérêt.
    Et puis, pour les amateurs d’oiseaux rares, la forêt est plutôt chiche. Les surprises et les raretés y sont peu abondantes, mais les sensations toujours présentes.
    Restent dans le Jura quelques espèces en sursis sans doute : grand tétras, gélinotte, chouette chevêchette, chouette de tengmalm, pic tridactyle, merle à plastron, venturon montagnard…
    Mes respects à la forêt, à ceux qui l’arpentent, animaux ou humains, et surtout qui la respectent aussi.

  15. Merci pour ce commentaire éclairé (ce qui évitera un jeu de mot à 5/10). Il faut reconnaitre que les naturalistes « forestiers » sont plus à la recherche de mammifères (mustélidés, cervidés, lynx ou loup) que par les oiseaux. :wink:
    Sinon, f c’est Fifitoutcourt. C’est plus court (et involontaire) mais plus obscur ! :unsure:

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