Le fulmar boréal (2)

Lors de mes deux derniers séjours en baie de Somme, il y a quelques années, j’étais allé faire une toute petite escapade à peine plus au sud à Ault. Lieu magnifique !



C’est ici que l’on trouve l’un des oiseaux les plus typiques des falaises maritimes : le Fulmar boréal. Autrefois, on l’appelait « pétrel fulmar ». Mais les noms des espèces changent parfois (et même un peu trop souvent à mon goût).


Juste quelques images de cet oiseau de haute mer qui ne revient sur les côtes que pour se reproduire.

Les cerfs du parc de Sainte-Croix

Les 22 et 23 septembre derniers, nous étions au parc animalier de Sainte-Croix en Lorraine. Le but de notre petit séjour était surtout l’observation des cerfs.

Les cerfs, qui partagent un vaste enclos de 35 hectares avec des daims et des mouflons de Corse, y sont observables depuis plusieurs endroits du parc et notamment depuis une petite plateforme surélevée qui offre une super vue sur la partie la plus dégagée de l’enclos.


Le parc est ouvert au public de 10H à 17H30. Et comme les cerfs brament surtout le soir, la nuit et au petit matin, la solution est de réserver un lodge en bordure de l’enclos aux cerfs (ce que nous avons fait).


Evidemment, la captivité permet des observations très proches des animaux.


On a remarqué que les cerfs, s’ils ne pouvaient pas sortir du parc animalier, se baladaient parfois hors de leur enclos, à la grande surprise des visiteurs.


Nous n’avions pas bien programmé notre séjour, d’une part parce qu’il a plu pendant deux jours (les photos que je mets dans cet article ont été faites lors de très rares éclaircies) et d’autre part parce que ce n’était que le tout début de la période de brame.

Néanmoins, les cerfs étaient très actifs et se déplaçaient beaucoup, il y avait déjà pas mal d’excitation dans l’air.


Nous avons assisté à quelques petites joutes plutôt gentilles entre mâles. Mais ce n’est pas violent, il s’agissait juste d’une manière de jauger la force de l’autre.


A quelques reprises, il y a eu un brame assez timide.


Même si nous étions allés dans la parc sous la pluie et un peu trop tôt dans la saison du brame, nous avons malgré tout énormément apprécié (et il y a bien d’autres aspects du parc qui nous ont plu, j’en parlerai peut-être un jour sur ce blog).

Et j’aime ce rituel du brame (rituel qui est sans doute toujours le même depuis des millions d’années) qui se poursuit, année après année. Cette continuité et cette constance dans le temps me fascinent !

L’huîtrier-pie (7)

J’ai une envie de faire une petite pause pendant ces vacances scolaires de Pâques (elles commencent ce soir en Franche-Comté). Alors le prochain article paraîtra le lundi 20 avril. En attendant, je vous laisse avec un nouvel article consacré à ce sujet inépuisable (enfin, pour moi !) qu’est l’île Texel en Mer du Nord.

LES OISEAUX DE TEXEL (74)

Les plages de Texel sont magnifiques et il y a peu de monde en général ! Je dis « les plages » mais en fait, il n’y en a qu’une seule, elle fait 20 km de long et elle est coupée en deux par le Slufter (je parlerai peut-être un jour sur ce blog de cette brèche faite dans le cordon dunaire au 19ème siècle par la mer lors d’une violente tempête).


Lorsqu’on se balade le long de la mer, quelques oiseaux passent au large, plus ou moins près, parfois des bécasseaux sanderling, des eiders … mais l’oiseau le plus régulier tout au long de l’année est incontestablement l’huîtrier-pie.


Il se repose parfois sur le sable …


… mais, sur la côte ouest de Texel, c’est à l’interface mer/terre qu’il se tient le plus volontiers.


Nous avons assisté à l’arrivée d’un petit groupe, la lumière était assez belle ce jour-là …


Le groupe s’est mis à rechercher de la nourriture avec frénésie.


Les petits animaux cueillis en mer étaient systématiquement ramenés sur la plage pour y être mangés.


Je n’ai pas réussi à identifier les proies, a priori des mollusques bivalves. Concernant la technique de l’huîtrier, Paul Géroudet dit « Pour ouvrir ces coquillages, l’oiseau use de son bec tantôt comme ciseau ou couteau, tantôt comme marteau ou levier ». Un bec donc à multi-usages, de type « couteau suisse » (ne manquent que le décapsuleur et le tire-bouchon !).

Les oiseaux étaient très actifs, se nourrissant, s’envolant, se posant, se pourchassant même. Quelques images :


Et, comme cette espèce n’est pas farouche, les huîtriers passaient au vol très près de nous.