La volerie des aigles (1)

Je ne suis pas un adepte des parcs zoologiques. Encore moins lorsque des spectacles sont organisés à partir des animaux. Mais je dois dire que j’ai fini par aller enfin à la Volerie des Aigles de Kintzheim (Alsace). On m’en avait tellement parlé ! Donc 51 ans après la création de la volerie, j’ai fini par faire le déplacement.

Lieu très pittoresque chargé d’histoire …

… et qui domine toute

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Concurrence inhabituelle entre espèces ?

À chaque espèce animale son habitat, son mode de reproduction, son régime alimentaire. Une espèce proche d’une autre n’exploite pas la même « niche écologique », c’est l’une des lois de la nature.

Prenons l’exemple des mésanges.

Une Mésange Charbonnière ne se nourrit pas tout à fait des mêmes proies et des mêmes graines qu’une Mésange Bleue. Ainsi, cette dernière exploitera en hiver les massifs de roseaux, alors que cette pratique d’exploration des phragmitaies est quasiment inconnue de la mésange charbonnière. Mais le régime alimentaire de ces deux espèces, malgré des différences importantes, se recouvre tout de même un peu. À 10% ? À 20 % ? Il me semble qu’en temps normal, lorsque les conditions sont bonnes, cette zone de recouvrement entre les deux régimes alimentaires ne pose pas vraiment de problème. Mais qu’en est-il dans le contexte climatique actuel ? Signe de la dérégulation en cours, on constate par exemple de plus en plus un déphasage entre l’apparition des chenilles et le moment où les mésanges ont justement besoin de ces chenilles pour nourrir leurs oisillons. Alors, dans ce contexte très tendu où l’oiseau ne peut faire l’impasse sur la moindre source de nourriture, peut-être que ces 10 ou 20% partagés entre deux espèces peuvent s’avérer insuffisants pour l’une ou l’autre des deux espèces.

Il me semble que depuis quelques années, la mésange bleue s’en sort bien mieux que sa cousine charbonnière. Est-ce pour la raison évoquée ci-dessus ? En tous les cas, vu l’évolution actuelle, on pourrait se demander si la mésange bleue ne va pas supplanter la mésange bleue dans de vastes secteurs.


Peut-être que chez un autre

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Madredeus

« le groupe a été créé pour mettre le portugais en musique, en ramenant la langue à son format musical … Les chansons sont très courtes car à chaque mot correspond une certaine ambiance. C’est un monde de l’intuition. ». C’est avec ces mots que Pedro Ayres Magalhaes, guitariste du groupe, définit Madredeus.

Celles et ceux d’entre vous qui

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A vot’ santé m’ssieurs dames !

Je voulais reprendre ce blog de manière cool avec quelques petites vidéos musicales.
Mais voilà-t-y pas que notre gouvernement nous joue une drôle de musique.
C’est quoi ce projet de loi de n’interdire l’épandage de pesticides qu’à 5 ou 10 mètres des maisons ?
Un poisson d’avril décalé ?
Une fake news ?
Une provoc’ de plus ?

En tous les cas, à vot’ santé m’ssieurs dames !

Jardinage et changements climatiques

Ce blog est lui aussi victime de la torpeur estivale, il se met en pause (comme chaque été d’ailleurs) et le prochain article paraîtra le lundi 9 septembre.

En attendant de vous retrouver à l’automne (même si d’ici là les discussions continuent) je vous propose un dernier article sur un thème qui est extrêmement important pour moi : « COMMENT ADAPTER SES PRATIQUES DE JARDINAGE A LA VIOLENCE DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES ACTUELS ». Et cet été caniculaire nous plonge en plein, nous autres jardiniers, dans cette problématique.

Ce que je vais dire dans cet article concerne avant tout l’Est de la France mais chacun pourra adapter mes propos à sa propre région.

Un petit point d’abord sur

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Anoushka Shankar (2)

J’ai toujours beaucoup écouté les musiques traditionnelles asiatiques. Les musiques du Laos, du Vietnam, de la Birmanie, de la Chine et du Japon sont d’une grande complexité et il est difficile pour une oreille occidentale de rentrer complètement dans ces musiques. Mais, en écoutant par petites doses, on arrive à se familiariser progressivement avec ces musiques très étrangères à notre culture.

Je me rappelle que pendant toutes les années 70, 80 et 90, j’empruntais énormément de disques, d’abord à la médiathèque de l’université puis à la médiathèque municipale de Besançon. Et quand j’empruntais 4 disques, j’appliquais toujours la même règle (cela a duré trente ans) : j’empruntais deux disques que j’avais vraiment envie d’écouter et deux dont je n’avais absolument pas envie. Et c’est ainsi que les musiques qui me semblaient très rebutantes au départ me sont finalement rentrées dans la peau. Et parmi ces musiques il y a eu le free jazz, la musique du moyen-âge, la chanson d’avant-guerre …

Parmi les premières musiques difficiles qui ont fini par me fasciner il y a eu la musique de l’Inde, certes plus accessible que d’autres musiques asiatiques situées plus à l’Est. Il faut dire que Ravi Shankar a donné trois concerts mémorables : au festival pop de Monterey en 1967, à Woodstock en 1969 et au concert pour le Bangladesh en 1971. Ma génération a donc été forcément imprégnée par le son particulier du sitar et les longs ragas (parfois plus de 20 minutes) joués par les musiciens indiens.

J’ai déjà parlé sur ce blog d’Anoushka Shankar, la fille de Ravi Shankar (et par ailleurs demi-soeur de Norah Jones). Mon premier article date déjà d’il y a six ans. On la retrouve aujourd’hui dans une très belle vidéo. Cette vidéo montre comment, loin de la musique frelatée que nous propose parfois la world music (je développerai un jour ce sujet), les différentes approches musicales (traditionnelles et modernes) peuvent s’enrichir les unes les autres. Ici, Anoushka Shankar joue avec Gold Panda, musicien connu pour ses compositions électroniques et ses boucles hip-hop. Et je trouve qu’à côté de ce musicien, la musique d’Anoushka Shankar se révèle être d’une étonnante modernité.

Bonne écoute !

Quelques décennies plus tard

En ce moment, je suis plutôt dans les musiques qui datent du temps des dinosaures et même d’avant ! Peut-être que les plus vieux d’entre nous se souviendront de certaines de ces musiques qui ont eu un beau succès, parfois planétaire. Mais parfois on ne sait pas que leurs auteurs sont encore vivants et continuent de les jouer. Trois exemples aujourd’hui.

On commence avec sans doute le plus grand tube des années 60 : A Whiter Shade Of Pale de Procol Harum (le morceau commence à 1’10), musique inspirée par deux oeuvres de J.S. Bach.

Quelques décennies plus tard …

Tout aussi connu, The House Of Rising Sun (le tube de l’année 1964) par The Animals

57 ans plus tard, Eric Burdon et ses Animals sont toujours là (on peut allègrement aller au minutage 2’58 pour le début du morceau).

Dernier exemple : en 1965, Van Morrison et son groupe Them jouent Gloria.

52 ans plus tard, Van Morrison est plus actif que jamais (aller directement au minutage 13’01 pour écouter Gloria)

Désolé de vous proposer des vieilleries avec cet article du genre « vide-grenier musical » (mais bon, je m’adapte à l’âge des lecteurs de ce blog, hein !), la prochaine fois j’essaierai de faire beaucoup mieux.
Bonne écoute quand même !

Rêver … ou vomir !

Pour celles et ceux d’entre vous qui ne savent pas qu’on est toujours en monarchie : une cérémonie organisée pour les 15 ans de Renault-Nissan mais qui correspondait aux 60 ans de Carlos Ghosn, ça se passe au château de Versailles en 2014.

J’ai eu mes 60 ans au même moment que lui, mais il avait réservé avant moi, le château n’était plus libre ! :angry:
Et merci à Carlos, grâce à lui, j’ai pu économiser 634 000 euros. :wink:
(sources de mon article)

Woodstock Anniversaire

On va beaucoup parler de Woodstok cet été dans les médias. Et pour cause ! Car ce sera le 50ème anniversaire du festival. Mais en août, mon blog sera en pause estivale et je serai trop occupé à faire la sieste et à lire des bouquins pour reprendre sérieusement le cours du blog. Alors un petit article en avance sur le sujet (j’ai déjà parlé du festival sur le blog, mais c’était il y a si longtemps …).

Quand on parle de Woodstock, on fait forcément référence à ce qui s’est passé en Californie dans la deuxième partie des années 60, le festival étant censé être représentatif du mouvement hippie, (le fameux « Flower Power ») et de la contre-culture. Mais tout ça était déjà fini depuis un moment, le festival qui s’est déroulé du 15 au 18 août 1969 n’était en fait que le dernier sursaut d’une époque à jamais révolue (mais qui laissera beaucoup de traces). Un festival nostalgique en quelque sorte !

Peut-être que je ferai un autre article très prochainement car il y eut 32 concerts et le sujet est vaste. Mais aujourd’hui je voudrais juste me focaliser sur cinq artistes qui m’ont beaucoup marqué lorsque le triple album du festival est sorti en mai 70. Woodstock fut d’ailleurs « un accélérateur de carrière » pour ces cinq-là. Il y eut plein d’autres noms tout aussi prestigieux que ces cinq groupes, mais il faut bien dire que certains artistes présents ont un peu loupé leurs prestations (notamment Janis Joplin, Jefferson Airplane, Grateful Dead).

RICHIE HAVENS, qui a ouvert le festival, est incontestablement entré dans l’Histoire de la musique ce jour-là. Et ce fut à la faveur d’une circonstance incroyable. Il avait fini son concert, il n’avait rien prévu d’autre que ce qu’il venait de jouer, mais le groupe suivant (Sweetwater) était bloqué dans les embouteillages (on attendait 50 000 personnes, il en est venu 500 000 et ce fut le plus gros embouteillage de toute l’histoire des Etats-Unis !). Alors Richie Havens a dû improviser pour faire patienter les spectateurs. Pour la prestation que l’on connaît !

Le lendemain, samedi, jour de pluie et de boue, un jeune batteur (MICHAEL SHRIEVE) faisait un effet incroyable dans le groupe de CARLOS SANTANA.

Dimanche 17 août, c’est un personnage nouveau sur la scène musicale, JOE COCKER (qui restera pour moi le meilleur artiste du festival), qui transformera un morceau des Beatles en une version hallucinée. Il y a tout l’esprit du rock dans ce joyau qu’est « With A Little Help From My Friends ».

ALVIN LEE, chanteur et guitariste de TEN YEARS AFTER, fera ensuite une version déjantée de « I’m Going Home ».

Et enfin, le lundi matin au lever du jour, alors qu’il ne reste plus grand monde (à part des tonnes de déchets, oui c’était ça aussi le fameux « peace and love »), JIMI HENDRIX, épuisé, revisite l’hymne américain (on est en pleine guerre du Vietnam) lors d’une des plus célèbres improvisations de l’histoire du rock.

Ça nous rajeunit pas, hein !

Les oiseaux du printemps 2019 (1)

Les printemps secs font souffrir la nature. Mais, paradoxalement, la nidification des oiseaux est bien meilleure que lors des printemps humides. 2019 ne déroge pas à la règle et la nidification des oiseaux connaît une amélioration cette année. Au fil des années, les populations d’oiseaux sont globalement en baisse (passereaux surtout) mais les années comme 2019 donnent l’impression d’une remontée. Illusoire sans doute car ce n’est malheureusement qu’un léger mieux dans la dégringolade. Mais ne boudons pas pour autant notre plaisir de cette année.

Evidemment, en n’observant les oiseaux que sur mon tout petit secteur de la vallée de l’Ognon, il est difficile d’extrapoler … mais voici un condensé, en vrac, de ce que je peux dire sur la nidification de ce printemps autour de chez moi.

Pic Mar très présent, nombreux chanteurs en forêt.

Pic Noir en extension, se reproduit même en dehors des forêts.

Bonne présence du Martin-pêcheur (trois couples sur ma commune)

Trois sites avec présence permanente du héron Bihoreau Gris (7 observations la semaine dernière !).

Retour de la Rousserolle Turdoïde (2 couples) après une très longue absence.

Nidification de la Huppe fasciée après plusieurs dizaines d’années d’absence complète.

Superbe année de reproduction pour le merle noir (il y a des jeunes partout dans les jardins) …

… et l’étourneau sansonnet.

Présence inhabituelle, permanente et surprenante du Grand cormoran (que je vois tous les jours de ce début juin).

Le Cygne Tuberculé est désormais présent tout au long de la rivière.

Présence du Chevalier Guignette en permanence sur trois sites différents (sans doute y a-t-il nidification).

Bergeronnette des ruisseaux sorties du nid depuis plus d’un mois.

Buse Variable omniprésente.

Explosion des populations de guêpiers d’Europe (plus d’une quarantaine de couples sur le secteur que je prospecte actuellement). Un vrai bonheur !

Enfin, du côté des mammifères, la femelle d’écureuil qui est autour de la maison est en train d’allaiter ses jeunes (on a entraperçu hier ses mamelles bien gonflées), ça laisse présager de bien belles observations pour la suite.

Je referai un article prochainement sur d’autres espèces.

Et chez vous, ça donne quoi cette année ?

Sarclo chante Dylan

Un petit tour vers mon chanteur suisse préféré et que j’avais un peu perdu de vue je dois dire …
Quelle surprise de le retrouver sur Youtube en train de chanter sept chansons de Dylan !

Bonne écoute !

 

 

Les estivales du jardin à dupdup

« Les estivales du jardin à dupdup », c’est l’un des moments que j’attends le plus dans l’année, elles me permettent de rencontrer de bien belles personnes. Car, après avoir bourlingué toute ma vie dans le monde associatif, notamment environnemental (toute ma vie professionnelle !), je me rends compte que c’est parmi les groupes de jardiniers que je me sens le mieux. Et de loin ! Les jardiniers, c’est pas des gens compliqués, ils n’ont pas « de porte de derrière » comme on dit ici, les relations avec eux sont simples et en plus ils ont un goût prononcé pour la convivialité (je ne connais d’ailleurs aucun jardinier buveur d’eau ! Si vous en connaissez un, dites-le moi, j’éviterai d’aller me promener de ce côté-là !).

Contrairement aux années précédentes (on en est déjà à la quatrième édition), il n’y aura pas de thème spécifique à chaque séance. Je me contenterai d’adapter à chaque fois le contenu de l’animation en fonction de ce qu’il y aura dans le jardin à ce moment-là et surtout en fonction des questions/demandes des uns et des autres. A chacune des séances j’essaierai de parler de cette question désormais primordiale : « Comment adapter ses pratiques de jardinage aux changements climatiques en cours ». Je ferai d’ailleurs un article sur ce sujet dans le courant de l’année.

Les séances sont une succession de trois moments :
– une animation avec visite des trois jardins
– un apéro
– un repas partagé sur la terrasse pour celles et ceux qui auraient envie de prolonger les échanges (ou simplement de passer du bon temps entre jardiniers).

Les animations ont toujours lieu le samedi matin à 9H30. Six dates sont proposées.

Joëlle et moi aurons évidemment un immense plaisir à accueillir les habitués de ce blog.

Davina & the Vagabonds

Merci à Isa, Baber et Michel qui sont venus renforcer les temps derniers les discussions sur le blog. Et merci évidemment aux autres, fidèles d’entre les fidèles, qui sont toujours là malgré les années qui passent.
J’avais promis un petit article « en clin d’oeil » pour Michel, mais je n’ai pas pris le temps de l’écrire. Raté donc, mais ce sera pour plus tard.
Le rythme du blog va changer un peu (au moins jusqu’à cet été lors de ma petite pause estivale) : dorénavant il y aura deux articles par semaine, un le lundi sur un thème habituel (nature, jardinage, société …), l’autre le vendredi consacré à la musique.
On a beaucoup parlé de musique sur ce blog les dernières semaines. Aujourd’hui, j’ai envie de poursuivre ma petite rubrique musicale par quelque chose d’un peu frais, de léger. Je vous propose donc une artiste et un groupe que j’ai découverts il y a six mois et que j’ai beaucoup aimés : Davina & The Vagabonds. C’est de la musique d’une autre époque, un peu datée diront certains d’entre vous, mais j’adore ! Quelque part entre ragtime, jazz, blues et la musique de Kurt Weill.
Si vous ne voulez visionner que la partie « concert », vous pouvez zapper les interviews qui sont en noir et blanc. Mais avant d’appuyer sur « play », ouvrez-vous une petite mousse, hein  (d’autant plus que c’est de la zik plutôt festive) !
Que la musique soit, et la musique fût (de bière) !

Bon week-end à tous !

Europe : il y avait les « uns », il y avait les « autres »

Il y avait les « uns » qui rêvaient d’une belle Europe
Une Europe d’abord fraternelle ouverte au monde
Une Europe mutualiste aidant ses pays membres en difficulté
Une Europe de la diversité qui respecte les différentes cultures
Une Europe sociale où tous les acquis seraient tirés vers le haut
Une Europe fiscale harmonisée de la manière la plus juste pour limiter les inégalités
Une Europe économique qui défendrait, la tête haute, sa place dans la jungle mondiale
Une Europe de la défense qui serait autonome, sans allégeance particulière
Une Europe où l’intérêt général primerait avant tout sur l’intérêt privé
Une Europe démocratique qui respecterait les décisions et la souveraineté des peuples
Une Europe de la liberté qui permettrait l’épanouissement de tous les citoyens du continent.

Et il y avait les « autres ». Ces autres ont fait croire aux peuples gogos et naïfs qu’ils pensaient comme les « uns » cités ci-dessus. Alors ils ont été élus. Forcément ! Ils ont donc eu le plein pouvoir. Et qu’en ont-ils fait de cette Europe ?
Une Europe qui s’est fermée sur elle-même
Une Europe qui a attisé les différences et qui a joué la carte des peuples les uns contre les autres
Une Europe qui a mis sous l’eau la tête des pays en difficulté
Une Europe antisociale qui a tiré toute la réglementation vers le bas (toujours vers le « moins disant »)
Une Europe qui a imposé aux acteurs économiques de son territoire des normes draconiennes (et qui ne s’est pas gênée par contre pour accueillir toute la merde du monde produite ailleurs dans des conditions – sociales et environnementales – inacceptables).
Une Europe antidémocratique qui n’a pas respecté le vote des peuples (exemple du vote sur la constitution, 2005)
Une Europe qui n’a pas lutté contre les paradis fiscaux existants en son sein
Une Europe du flicage permanent
Une Europe qui a joué la guerre économique à l’intérieur même de ses frontières
Une Europe qui a livré ses propres intérêts économiques à ses concurrents (exemples  des accords Ceta, Tafta, …)
Une Europe qui a été livrée aux technocrates
Une Europe qui été livrée aux lobbies
Une Europe qui a été livrée aux banques
Une Europe qui a été livrée à l’Otan
Bref, une Europe qui a été vendue, bradée !

Pourquoi j’enrage ? Parce que, si l’on prend le soin de lire les éditorialistes et chroniqueurs des principaux journaux (qui appartiennent tous à des hommes d’affaires ou à des banques) ce serait ces derniers, « les autres » donc (c’est à dire ceux qui ont sacrifié la belle idée d’Europe sur l’autel du libéralisme à tout crin), qui seraient les vrais Européens.
Et les « uns » alors ? Ces « uns » dont certains continuent tout de même de rêver à une Europe différente alors que la plupart d’entre eux n’y croit plus du tout, ces « uns » seraient donc les mauvais européens ?
Pour la simple et bonne raison qu’ils n’acceptent pas la ligne ultra-libérale et le saccage organisé du monde ?
Et tous ceux-là, les « uns », on les mettrait dans ce grand sac fourre-tout appelé « populisme » ?

Les médias, presque tous acquis à la Macronie, ont raison : les anti-Europe risquent effectivement de détruire l’Europe. Mais les anti-Europe, ne seraient-ce pas « les autres », c’est à dire ceux qui ont déjà livré, pieds et poings liés, notre bon vieux continent aux intérêts extérieurs et privés ?
Et puis, cette Europe, n’est-elle déjà pas détruite en très grande partie ?