Le sens du partage (2)

Juste une petite anecdote que j’ai vécue l’été dernier.
Si l’année 2021 a été plutôt une bonne année pour le jardin, elle ne l’a pas été pour les tomates.
Des amis m’ont amené visité le jardin de Christian au mois d’août. Très beau jardin (dans la droite ligne des jardins d’autrefois, comme je les aime) ! Dans la conversation, j’ai glissé le fait que j’avais réussi à faire quelques dizaines de bouteilles de sauces tomates mais que je n’irais guère plus loin, à cause du mildiou qui commençait d’attaquer tous mes plants. Christian m’a dit « Je verrrai ce que je peux faire ». 1 mois plus tard il m’appelait pour me dire de passer, il m’avait préparé deux magnifiques caisses de tomates d’excellente qualité (j’ai rarement vu des tomates aussi saines), gorgées de jus ! Et lorsque je suis arrivé, il m’a demandé « tu aimes les brocolis ? ». Alors il m’a mis par dessus le marché une grosse caisse de brocolis magnifiques (je n’ai jamais réussi à en avoir d’aussi beaux dans mon jardin).


Ce qui est dingue, c’est que Christian est quelqu’un que je ne vois presque jamais, une fois tous les dix ans peut-être … !
Là où je veux en venir avec cet article, c’est que le don gratuit existe encore dans nos campagnes. Placé dans le contexte de notre vie moderne, cela peut sembler extraordinaire. Mais en fait c’est juste la survivance d’une autre époque où les relations étaient bien différentes dans les villages et où ce type de relations était monnaie courante.
J’ai conscience que ce monde-là, qui est le monde campagnard d’où je viens, est en train de disparaître rapidement. Pas sûr qu’on verra ce genre de choses dans 10 ou 20 ans !
Cet automne je suis allé porter deux sacs de racines d’endives à Christian. Car, bien évidemment, c’est aussi comme ça que ça fonctionne : dans les deux sens !
Putain, ce que j’aime cette manière de faire !

Le Grand Corbeau (1)

Belle surprise à mon poste de nourrissage que ce Grand Corbeau faisant une attaque-éclair sur un héron cendré, forçant celui-ci à lâcher la nourriture qu’il s’apprêtait à ingurgiter !

(comme chaque fois, vous pouvez cliquer sur l’image pour l’avoir en meilleure qualité)

Brassens : l’association musique/texte

Dans le dernier article que je vous ai mis sur Brassens, j’ai parlé de la qualité de ses musiques.
Aujourd’hui, j’aurais aimé vous parlé de l’articulation entre la musique et les textes (car c’est là la force majeure de Brassens) mais une fois de plus beaucoup de choses sont déjà dites par ailleurs sur internet et je ne suis pas en mesure d’apporter une plus-value suffisante sur le sujet. Alors, autant vous proposer des choses qui existent déjà ! Voici donc trois vidéos que j’aime particulièrement :

Quand semer ses légumes ?

En vue d’une intervention prochaine (sur le thème des « graines et semis ») auprès des membres d’une association de jardinage, je viens de réaliser un tableau illustrant un exemple de planning possible (je dis bien « un exemple » car en matière de jardinage rien n’est jamais figé comme je l’ai souvent dit sur ce blog).

Je me suis dit que ce tableau, réalisé principalement en fonction de mon expérience de jardinier, pouvait intéresser certains d’entre vous. Il est valable sur le secteur de la moyenne vallée de l’Ognon proche de Besançon, mais il est facile de l’adapter à d’autres secteurs.

Quelques explications extrêmement simples sont tout de même nécessaires pour comprendre le tableau :

• la couleur orange indique la période de semis possible, la couleur orange foncé indique la période la plus favorable (de mon point de vue).
• Les semis sont à réaliser en pleine terre, sauf pour les périodes marquées G (en Godets, en situation chaude). Exemple pour la poirée : semis en godets en février/mars puis en pleine terre en avril/mai. Tous comme les jardiniers d’autrefois, j’ai plutôt privilégié les semis en pleine terre, c’est évidemment un parti-pris de ma part.
• Les périodes de repiquage de plants (achetés ou produits soi-même) ne sont pas abordées dans ce tableau, la culture sous serre non plus.

Bien évidemment, les personnes qui souhaiteraient s’adapter aux changements climatiques pourront expérimenter d’autres périodes de semis que celles indiquées dans ce tableau (et avec parfois de bien belles surprises, contre toute attente).

Bons semis pour celles et ceux qui vont bientôt s’y mettre (ou qui, comme certains fêlés de ma connaissance s’y sont déjà mis) !

Jusqu’au bout d’eux-mêmes !

Profondément marqué par les hommes et femmes décrits dans les livres de Simenon, je suis toujours très touché par les gens qui vont, tels des personnages de romans, « jusqu’au bout d’eux-mêmes ». Car se réaliser ainsi, c’est sans doute la seule manière honnête de vivre et de pouvoir se regarder dans la glace.
Ces gens-là, on n’en trouve pas forcément beaucoup. Mais il y en a … notamment chez les grands artistes. Ces « grands parmi les grands », perdus (avec leurs ailes d’albatros) dans notre monde de dingue et qui, même vieux (comme Dylan en musique, mais ce n’est qu’un exemple), continuent leur trajectoire d’extraterrestre jusqu’au bout de leur vie (malgré la maladie, malgré la déchéance), me fascinent.

Je ne sais pas si les quelques lignes que je viens d’écrire ci-dessus seront comprises, mais c’est ce que j’ai eu envie d’écrire très spontanément en regardant les dernières images d’un géant, Johnny Cash, filmé ici en 2002, l’année précédant sa mort. Ce sont juste les mots qui me sont venus. Il y a dans les yeux et les traits du visage du vieux Cash le résumé et l’aboutissement de toute une vie. Et le regard plein d’amour que porte la chanteuse June Carter sur son mari est quelque chose de très fort dans la vidéo. June mourra quelques mois après le tournage de ces images, Johnny ne lui survivra que de quelques mois.

Sûr de son camouflage !

On croit observer les animaux sauvages, mais bien souvent ce sont eux qui nous guettent du coin de l’oeil. Parfois, au-dessus d’une route, là où passent des centaines de voitures et de piétons à quelques mètres, un hibou moyen-duc nous observe, impassible (photo faite hier après-midi). Cherchez-le en hiver, même en plein village comme ici … !


Merci à Bruno qui me l’a fait découvrir !

Les musiques de Brassens

Lorsqu’en 1969 je suis entré dans l’univers de Georges Brassens, c’est grâce à ses musiques. Pas ses textes ! Ses textes, pour si magnifiques qu’ils soient, ne sont entrés en moi que plus tard (enfin, guère plus tard …). Plusieurs de mes amis sont comme moi, c’est bien la musique qui a constitué pour eux la porte d’entrée dans  l’oeuvre de Brassens.

La richesse des musiques de Brassens, les musiciens connaissent bien … un  jeune saxophoniste de jazz qui évolue dans les milieux musicaux parisiens me disait il y a quelques semaines que tous ses copains musiciens, de son âge, connaissaient tous les musiques de Brassens.

Brassens est repris depuis longtemps par des tas de musiciens, par exemple des quatuors à cordes, mais surtout par les jazzmen (au moins une cinquantaine de ses morceaux ont été repris en jazz) et on sait que sa musique, quand on la regarde d’un peu près, c’est du jazz (comme le dit Joël Favreau qui a été son dernier musicien) ou tout du moins qu’elle « appelle » à être interprétée en jazz.

Il fut une époque où les gens raillaient le côté simpliste des musiques de Brassens. Aujourd’hui, je n’entends plus ce type de propos, je crois que les vieilles générations ont été remplacées par d’autres générations pour qui la musique a pris de l’importance au fil du temps. Depuis la période des sixties, on a tous été plus ou moins été baignés dans la musique et finalement, il y a bien plus de gens pour se rendre compte de la qualité des choses.

Avant de continuer ma série d’articles sur Brassens, j’ai donc trouvé important d’insister sur la qualité de ses musiques. Et je vous propose, en deux articles successifs, une série de vidéos qui en diront bien plus que moi, et infiniment mieux surtout. Prenez le temps de regarder ces trois premières, elles sont vraiment de qualité.

Dans le prochain article sur Brassens, trois autres vidéos vous parleront de l’adéquation entre musiques et textes. D’ici là, vivez … en musique !

Ah oui, j’oubliais un truc important : je dédie (« une fois n’est pas costume » dirait Fillon) cet article à Florent. :wink:

Meilleurs voeux

En cette période troublée, que vous souhaitez pour 2022 ?
Personne ne sait de quoi sera fait le monde de demain.
Une chose est sûre : la planète s’épuise et il y a aura bien moins de biens matériels à partager.
L’intuition que j’ai depuis longtemps, c’est que les personnes qui sont capables de se contenter de choses simples qui ne coûtent rien (la musique, la poésie, la peinture, l’observation de la nature, le sourire de ses proches, le verre partagé, …) s’en sortiront bien mieux que ceux qui ne vivent que de produits de consommation.
A une époque lointaine où un sondage révélait que pour les Français, Brassens était le plus heureux des hommes, celui-ci vivait encore, malgré sa célébrité, chez la Jeanne, dans le dénuement le plus complet. Dans un livre que j’ai lu récemment sur lui, il disait que s’il découvrait chez un poète deux vers qui lui plaisaient, il pouvait vivre ensuite pendant deux semaines simplement avec ces deux vers-là dans la tête. Je nous souhaite tous cette capacité d’être touché par la poésie (poésie des mots, poésie des notes, …).
Alors vivez simplement avec ce qu’il y a de plus simple et la vie continuera d’être belle pour vous, malgré tout. Pour les autres, ça ne sera pas gagné !
Avec cette vidéo mise sur youtube par un amateur, et qui m’a beaucoup ému, je vous souhaite juste de faire partie de ceux qui peuvent se contenter des rares choses indispensables à notre bonheur, par exemple trois petites notes de musique posés sur trois petits accords d’une simplicité extrême …

Blog en congés

Ce blog est en congés pour tout le mois de décembre et le prochain article paraîtra le 1er janvier (tradition des voeux oblige !).

Je suis un peu las de ce monde. Je me sens de moins en moins concerné par ce qu’il se passe dans notre société. Les reflexions des gens sur plein de sujets me font chier, même sur des sujets aussi anodins que la météo. Je commence à bien comprendre vers quel monde nous conduit la libération de la parole sur les réseaux sociaux.

J’ai lu ces jours-ci une petite citation dans un de ces papiers « à la con » que l’on trouve dans les papillotes de Noël : « il faut deux ans pour apprendre à parler, toute une vie pour apprendre à se taire ». Je commence à avoir sérieusement envie de me taire …

Une autre citation m’a intéressé les temps derniers :

« Loin de refléter l’état d’esprit du public, la plus grande partie de la presse française ne reflète que l’état d’esprit de ceux qui la font. A une ou deux exceptions près, le ricanement, la gouaille et le scandale forment le fond de notre presse. A la place de nos directeurs de journaux, je ne m’en féliciterais pas. Tout ce qui dégrade la culture raccourcit les chemins qui mènent à la servitude. Une société qui supporte d’être distraite par une presse déshonorée et par un millier d’amuseurs cyniques, décorés du nom d’artistes, court à l’esclavage malgré les protestations de ceux-là mêmes qui contribuent à sa dégradation. » (Albert Camus, 1951)

Mais c’est surtout une citation qui m’a été envoyée par mon ami Jacques que j’aimerais vous proposer comme sujet de discussion pendant la pause de ce blog. Cette citation, pourtant écrite il y a longtemps, me semble prémonitoire. Elle vient du philosophe allemand Günther Anders et extraite de « L’obsolescence de l’Homme, 1956 :

« Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut surtout pas s’y prendre de manière violente. Les méthodes archaïques comme celles d’Hitler sont nettement dépassées. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées…
Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique le niveau et la qualité de l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations matérielles, médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste..… que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements abrutissant, flattant toujours l’émotionnel, l’instinctif.
On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon avec un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de s’interroger, penser, réfléchir.
On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme anesthésiant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité, de la consommation deviennent le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.
Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur (qu’il faudra entretenir) sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions matérielles nécessaires au bonheur. L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un produit, un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité, son esprit critique est bon socialement, ce qui risquerait de l’éveiller doit être combattu, ridiculisé, étouffé…

Toute doctrine remettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutiennent devront ensuite être traités comme tels »

Désolé, mais en cette période où l’on approche les Fêtes, je n’ai pas de sujets plus joyeux à vous proposer.

Bonnes fêtes quand même !

Pensez au papillotes, aux cadeaux, … si vous en avez envie. Mais pensez aussi et surtout à l’amour de (et pour) vos proches.

L’autour et la poule

Le 27 juillet dernier, à la tombée de la nuit, je me suis aperçu qu’un autour des palombes était dans mon poulailler et avait mangé une de mes poules. Comment avait-il pu entrer alors qu’il y avait un filet de protection au-dessus du poulailler. La seule explication que j’ai trouvé, c’est que, emporté par son élan et sa grande vitesse d’attaque, les mailles du filet se sont élargies sous le poids de l’attaque et qu’il a réussi à passer.
Comme il faisait presque nuit, j’ai pensé qu’il n’était pas judicieux de le relâcher à ce moment-là. Le lendemain matin, aux aurores, j’ai ouvert la porte du poulailler et il s’est envolé tranquillement.
Deux images faites juste avant le relâchage de l’oiseau.


Deux heures plus tard, j’étais dans mon jardin qui est en plein champ (à 1 km de la maison). Mon frère était là et m’a  fait remarqué que tous les corbeaux freux et le choucas qui faisaient beaucoup de dégâts dans les cultures avaient disparu ce matin-là. J’ai fait le rapprochement avec la présence de l’autour.  Dix minutes plus tard, l’autour apparaissait dans le ciel, sans doute le même que celui qui était dans mon poulailler.

Tout est bien qui finit bien donc !

Mais ce n’est pas vraiment l’avis de ma poule …

Le radis Blue Moon

J’ai déjà parlé à quelques reprises sur ce blog des radis d’automne et d’hiver. C’est pour moi l’un des légumes les plus importants du jardin et bien plus intéressants que les petits radis roses de printemps habituels. Les petits radis roses de printemps n’ont qu’un intérêt très limité, car les radis, pour être bons et pas trop piquants, doivent pousser vite dans une terre chaude et humide. Et ces conditions ne sont pas remplies au printemps, ce qui fait que les rares personnes qui ont de bonnes récoltes au printemps sont celles qui ont une serre. A l’automne par contre, la terre est chaude. Elle n’est pas forcément très humide mais comme les radis d’arrière-saison sont des grosses variétés, plus volumineuses, leur racine-pivot est suffisamment longue pour aller en profondeur et s’affranchir des conditions d’humidité que l’on trouve en surface. Et, autre avantage, les radis d’automne et d’hiver me semblent plus doux d’un point de vue gustatif.


Et, en se débrouillant bien, on peut en avoir sur sa table de septembre à mars (voire avril si on se débrouille bien), c’est à dire à une période où les légumes frais ne sont pas légion.

Cette année, comme je l’ai déjà dit dans un article tout récent, 2021 aura été une bonne année pour tous les légumes à racines, à bulbes et à tubercules, pour peu qu’on ait bien travaillé la terre. Les radis que j’ai semés en août se sont développés très harmonieusement car la terre a toujours été très meuble (c’est mon principe de jardinage n°1) et ils ont poussé très vite. A noter toutefois que j’ai contré les attaques d’altise – ce foutu coléoptère qui attaque toutes les plantes de la famille des crucifères (dénommées aujourd’hui brassicacées, mais je préfère l’ancien mot) – par des pulvérisations d’un mélange estampillé « Dupdup » (décoction de tanaisie et de piments).

Hier, je suis allé cueillir un radis d’une variété nouvelle pour moi (Blue Moon). Je n’en suis pas revenu de la taille : 1,443 kg !


Ce midi on l’a goûté (de manière très classique : à la croque, avec du beurre et du sel). Super bon, super doux ! Pas du tout creux malgré la taille. On n’a mangé qu’un tiers du radis alors que nous étions trois …

A noter que cette variété asiatique vient du catalogue Baumaux qui, quoi qu’en disent certains (mais la polémique n’est plus d’actualité), reste le meilleur catalogue français en matière de biodiversité cultivée.

Contrebrassens

Avec des amis on est rentré tout juste ce soir de Liège, la tête pleine de musiques. Pleine de musiques de Brassens. Car notre objectif était avant tout le festival Brassens. Nous n’avons pas tout vu, pas tout entendu, mais en deux jours : 6 concerts + une scène ouverte. Et pas beaucoup de temps pour aller boire des bières dans Liège !!!

Je reparlerai peut-être du festival dans un autre article mais pour l’instant je dirai juste quelques mots sur l’une des deux prestations qui m’a le plus impressionné : Contrebrassens organisé autour de la chanteuse Pauline Dupuy. Sur ses disques (deux albums et deux singles que vous pouvez écouter sur les sites de streaming), il y a en général de nombreuses musiciens mais en live l’accompagnement se réduit juste à Michael Wookey, homme « touche à tout » (banjo, piano, cloches …). Mais Pauline a une telle présence, elle est si scotchante avec sa contrebasse qu’elle remplit l’espace sonore à elle seule …

Sur Youtube, on trouve quelques vidéos de cette artiste, j’en ai sélectionné trois :

Vous pouvez trouver sur Youtube d’autres vidéos en tapant simplement « Contrebrassens ».

Bonne écoute à tous.

Une très belle année 2021 au jardin

L’année au jardin n’est jamais vraiment finie. Une saison de récolte se prolonge par une autre saison de récolte, même en hiver, et ainsi de suite.

Pour l’instant, si de nouvelles productions se profilent pour l’hiver (choux, poireaux, carottes, chicorées, …), on en est encore à la récolte des légumes qui craignent le froid et qui doivent être arrachés avant le gel ou les grands gels. Ainsi les patates douces récoltées le week-end dernier.

De l’avis presque unanime, les récoltes 2021 sont à marquer dans les annales (à quelques exceptions de légumes près, comme les tomates).

Comment expliquer la belle année 2021 année au jardin ?

J’y vois deux explications principales.

La première, c’est que pour la plupart des plantes potagères, l’optimum de fonctionnement (la photosynthèse) se situe entre 15 et 25°C. C’est exactement ce que nous avons eu cette année, vu qu’il n’y a pas eu d’excès de température (il faut savoir que la plupart des plantes s’arrêtent de fonctionner à 35°C, température vite atteinte en plein soleil les années précédentes).

Deuxième explication : la disponibilité de l’eau. Car, outre le facteur « température », le facteur limitant reste, bien entendu, l’eau. Or, de l’eau nous en avons eu bien plus que d’habitude (25% en plus chaque trimestre, par rapport aux moyennes habituelles) et cette abondance d’eau a favorisé la plupart des plantes. Les légumes n’en ont jamais manqué (sauf en avril, ce qui explique d’ailleurs que les semis précoces n’ont pas forcément été de grandes réussites).

Mais cette situation, idéale à bien des égards, n’est pas sans contreparties. Qui dit « pluie et humidité », dit aussi « maladies cryptogamiques ». Et, si pour la plupart des légumes l’année a été très bonne, voire exceptionnelle, les quelques légumes sensibles au mildiou ou à l’oïdium en ont fait les frais. Et les quelques rares légumes (ou plutôt fruits-légumes) à avoir besoin de chaleur n’ont pas bien, eux aussi, profité de l’année.

Donc, très bonne année en général pour au moins une vingtaine de sortes de légumes, mais bien moins bonne pour trois ou quatre autres. Donc bilan largement positif quand même.

Cette année, j’ai énormément discuté avec des jardiniers (il se passe rarement une journée sans que je discute « jardin » avec quelqu’un) et tout le monde (ou presque) a été enthousiasmé par cette saison … sauf pour les tomates !

Voici dans le détail, le bilan que je peux tirer de l’année. Ce bilan est le fruit de mes observations mais, chaque fois que j’ai pu, j’ai croisé mes informations avec celles qui m’ont été données par mes copains jardiniers.

Voici ce bilan, en utilisant l’ordre alphabétique qui, finalement, est le plus pratique.

  • ail : bonne récolte, dans la moyenne des autres années.
  • aromatiques : que du bonheur (les roquettes, basilics, moutardes … qui, les étés précédents, montaient en graine à la vitesse grand V, ont pris le temps de pousser harmonieusement).
  • aubergines : tout s’annonçait très décevant (manque de chaleur) mais étonnemment il y a eu une production d’automne plus que correcte (on a cueilli les dernières le 25 octobre).
  • betteraves rouges : exceptionnel ! Des tailles rarement atteintes !
  • carottes : dans la moyenne des autres années (à nuancer cependant : semis précoces avec rendements faibles, par contre semis tardifs avec très bons rendements).
  • chou : une année comme on n’en avait pas vu depuis plusieurs années, il était devenu impossible d’en récolter en plein été, alors que cette année … !!! Les jardins en regorgent encore.
  • concombres : exceptionnel ! Récolte jusqu’au 15 octobre.
  • côtes de bettes : très bonne année (comme pour tous les légumes-feuilles).
  • courgettes : production continue de juin à l’automne (j’en ai encore quelques-une à cueillir).
  • échalote : j’ai oublié d’en planter, je n’ai pas de retour de mes amis jardiniers.
  • fruits du verger : mauvaise année, mais après une année 2020 incroyablement excédentaire, on s’y attendait !
  • haricots : année exceptionnelle avec une production d’arrière-saison étonnante (avec un petit bémol cependant : ceux qui ont voulu tenter des semis précoces fin avril ont constaté l’échec de ces premiers semis, mais pour la suite de l’année, que du bonheur !!!).
  • melons et pastèques : quasiment néant.
  • oignon : exceptionnel, c’est même du jamais vu à ma connaissance !
  • patate douce : récolte très abondante, ce qui est assez étonnant pour des plantes réputées pour aimer la chaleur.
  • petits fruits rouges : très bonne année, mais énormément de fruits consommés par les oiseaux (merle et fauvette principalement, également rouge-queue et pic épeiche).
  • petits pois : rien à dire sur le sujet vu que j’ai oublié d’en semer, mais mes amis ont eu de super résultats au printemps, plus mitigés à l’automne.
  • physalis : moins de fruits mais plus gros et plus goûteux.
  • poireaux : jamais eu des poireaux aussi gros à l’automne, leur croissance s’est faite très vite.
  • poivron et piments : année de bonne production, mais difficulté pour certaines variétés à ariver au stade de pleine maturité.
  • pommes de terre : année exceptionnelle, sans doute la meilleure des 20 dernières années.
  • potirons et courges : tout le monde au eu de bons résultats cette année, mais pas moi (et je n’en comprends pas la raison).
  • salades : une situation redevenue normale : les laitues n’ont pas monté en graines aussi vite que les étés passés et la production a été régulière toute la saison, du printemps à l’automne. Production d’arrière-saison plus qu’exceptionnelle (on a rarement eu des conditions aussi bonnes).
  • tomates : pour ma part, nettement en retrait par rapport aux années précédentes  (3 mois de production au lieu de 5 mois) mais un ami est passé à la maison hier et m’a dit qu’il en avait encore quelques-unes à consommer (plantées à bonne exposition contre sa maison).

Bilan donc très positif mais curieusement, quelques personnes, qui ici avaient pris comme principe de ne pas travailler la terre, ont connu plein de déboires et n’ont pas eu ces résultats. Explication : la pluie a « dammé » le sol, celui a été tassé bien plus qu’à l’accoutumée et la terre (qui, chez beaucoup d’autres jardiniers, est travaillée après chaque pluie) a été bien moins aérée que d’habitude. Deux personnes, qui avait cru bon pailler leurs pommes de terres, ont même vu tous leurs tubercules pourir dès le printemps.

Mais bon, voilà, ce sont les aléas du jardin, chaque année est différente de la précédente et ça permet à chacun d’affiner ses méthodes.

Je persiste cependant à penser que le binage régulier de la terre compense les excès dans un sens ou dans un autre. En période de sécheresse, il permet d’améliorer la disponibilité en eau pour les plantes et favorise le développement des racines (d’où la fameuse expression « un binage vaut deux arrosages » qui est certainement l’expression la plus connue des jardiniers). A l’opposé, en période de fortes pluies, il permet d’aérer la terre asphyxiée par le surplus d’eau et favorise, là aussi, le développement du système racinaire. Avec le binage, on est donc gagnant dans tous les cas.

Une terre meuble, qui favorise donc la migration de l’eau dans le sol (par capillarité) et le développement des racines, voilà bien le principe le plus important du jardin.

Haricots d’arrière-saison

Les changements climatiques, pour terribles qu’ils soient, peuvent tout de même être mis à profit par la jardinier observateur. Ainsi, les années passées, on a pu prolonger de plusieurs semaines les récoltes de toutes sortes de légumes grâce à des automnes globalement beaux (d’autant plus que l’augmentation des vents au fil des années s’accompagne sur mon secteur de la vallée de l’Ognon d’une baisse importante des brouillards, ceux-ci étant vite dispersés par les mouvements de l’air). Mais ce qui semble être la tendance observée (par exemple des automnes de plus en plus beaux) n’est pas forcément quelque chose d’acquis. Exemple : alors que je m’étais habitué à récolter des haricots frais tout l’automne (parfois même jusqu’au début novembre), l’an passé avait failli à ce que je croyais être devenu la règle et plusieurs de mes plantations n’ont pas eu le temps de produire quoi que ce soit.

Cet été, après les premières récoltes de toutes sortes de légumes (pommes de terre, courgettes, concombres, tomates …) j’ai eu soudainement beaucoup de place au jardin. Alors j’ai semé des tonnes de haricots (jen ai semé jusqu’à la fin août) me disant que cette année je serais très vigilant. L’automne est arrivé apportant son lot de soleil mais avec des nuits tout de même plus fraîches que d’habitude (déjà trois matinées de gel).

J’avais semé tellement de haricots en août (environ 150 poquets de 9 haricots chacun) que j’ai décidé de les protéger à tout prix. Et je me suis dirigé vers un truc que je connaissais mais qui est peu utilisé ici : les voiles de croissance.

C’est très léger (17 g seulement par m2) mais c’est terriblement efficace. Et ce n’est pas cher du tout (autour de 4 € et des bananes la bande de 5 mètres de long … pour savoir le prix précis vous pouvez consulter sur internet le cours de la banane !).

Sans doute que la nuit on y gagne quelques degrés seulement (ce qui est suffisant pour protéger du gel) mais en journée, quand le soleil est là, la différence est bien plus grande, une petite atmosphère chaude règne en permanence sous le voile. Et ces voiles protègent des vents. Résultat des courses : alors que les haricots de mon frère (semés tardivement comme les miens) se sont bruquement arrêtés de produire en raison des nuits froides, les miens donnent à tire-l’haricot (ha ha !).

A noter toutefois que le fait d’enlever les voiles (pour cueillir les haricots) et de les remettre ensuite est assez chiant.


Tous les deux jours, je cueille de quoi faire trois ou quatre plats et certains semis de haricots ne vont commencer à produire que d’ici une semaine.

Ce matin, la nature était entièrement gelée au début du jour mais mes plantes protégées du voile ont continué à produire comme jamais, voir la photo (toutes les images de cet article ont été faites ce matin).

Cette technique du voile de croissance m’ouvre énormément de perspectives. Et vous, vous l’utilisez ?

Les Passantes (Antoine Pol / Georges Brassens)

Drôle de destin que ce texte d’Antoine Pol. Texte magnifique écrit il y a plus d’un siècle (1911) mais qui aurait pu sombrer dans les oubliettes de l’Histoire, y compris son auteur d’ailleurs, sans leur découverte par Brassens.

Lorsque Brassens est arrivé à Paris, il a été pendant quelques années un véritable « rat de bibliothèque », avalant goulûment tous les textes des poètes (on dit qu’il connaissait des milliers de poèmes par coeur) et c’est chez un bouquiniste qu’il a découvert en 1942 un livre de poésie d’Antoine Pol. Le texte « Les Passantes » l’a attiré et il a commencé à travailler dessus avant de le laisser de côté … pendant près de trente ans. Ce n’est que bien plus tard qu’il en a fait la musique définitive (ou plutôt « les musiques » car il existe deux versions alternatives non retenues), après avoir obtenu l’autorisation de le faire par Antoine Paul, auteur inconnu.

Lorsque Brassens a pris rendez-vous avec Antoine Pol, celui-ci venait juste de décéder et n’a donc jamais entendu la chanson.

La musique a été composée en 1969 et la chanson a été créée sur scène en octobre 1972, la voici chantée pour la première fois.

A noter que Brassens a apporté quelques modifications au texte d’Antoine Pol : il a éliminé deux strophes, remplacé trois mots et interverti deux vers.

Voici une autre version enregistrée quelques années plus tard en 1977 (derrière Brassens, Pierre Louki) :

Tout est dit ! Les autres versions qu’on trouve sur internet, bof bof … Je viens d’en regarder une dizaine, peu de choses m’ont séduit. A noter toutefois, dans un registre musical très différent, Djamel Djenidi :

Sans doute que je parlerai d’autres versions dans les commentaires de cet article, mais il faut que je cherche un peu plus sur Youtube et de manière plus approfondie que ce que j’ai fait jusqu’à présent.

En attendant, deux versions instrumentales aux antipodes l’une de l’autre :

Ça c’est de l’info !!!

J’ai déjà dit au moins une dizaine de fois (au bas mot) sur ce blog que les journalistes ne faisaient plus que répéter bêtement les dépêches de l’AFP, que tous les journaux finissaient par se ressembler, et que les journalistes ne faisaient plus de travail d’investigation.

La semaine dernière, l’annonce de la mort de Bernard Tapie a été un modèle du genre.

A cette occasion, je me suis amusé à faire des captures d’écran, juste pour étayer mes propos sur l’uniformisation de l’info dans notre pays.

25 médias ont à peu près tous dit la même chose.

Il y a eu ceux qui ont répété que Bernard Tapie avait eu six vies différentes : entrepreneuriale, politique, sportive, artistique, médidatique et judiciaire (personnellement, je me souviens surtout des épisodes judiciaires, peut-être simplement parce que c’est plus récent). Ils l’ont dit quasiment avec les mêmes mots. Exemples :

Et puis il y a eu ceux qui ont fait dans la surenchère, allant jusqu’à comptabiliser 1000 vies ! Je ne sais pas qui a eu l’idée de parler de ces milles vies, mais ça a fait un carton, tout le monde l’a répété ad nauseam (et pas que des journaux à la noix !).

 

 

Il y a eu Yahoo qui en a comptabilisé 1001, c’est sans doute faux (moi je n’en ai compté que 483 en compilant tous les articles parus depuis la naissance de Jésus-Christ), mais au moins ce média a au moins le mérite d’avoir essayé de nous faire prendre des lanternes pour des messies !

 

La palme revient au journal Le Point qui, en annonçant dans son titre que la cérémonie aurait lieu à la cathédrale de Marseille a cru bon d’annoncer juste au-dessous dans sa manchette, sans doute pour faire le buzz, qu’il serait inhumé dans la même cathédrale. Evidemment non, l’inhumation a eu lieu dans un cimetière et non dans une cathédrale. La ficelle pour amener sur le chemin de la sanctification une personne ayant eu affaire à la justice était quand même un peu grosse et les autres journaux n’ont pas repris cette fake-news. Et si le coup n’était pas volontaire et qu’il ne s’agissait que d’une erreur on se demande quand même comment ce type de bourde peut arriver dans un journal tel que Le Point.

 

Mais revenons à nos histoires de vies.

Six vies ou mille vies, perso je m’en tape.

Mais j’aurais aimé lire des choses différentes.

Evidemment, personne n’allait oser titrer « L’homme aux mille coups tordus », ce qui, là aussi, aurait donné une image trop erronée d’un personnage tout en ambiguïtés qu’on ne peut résumer d’une formule à l’emporte-pièce.

Et, dans ce pays, fort heureusement, il n’est pas question de parler de la vie privée des gens, on ne verra donc jamais, lors de la mort future de nos stars nationales, des titres tels que « L’homme aux mille vits ».

Et si on supprimait tous les journaux pour ne garder que l’AFP, ça serait un peu du pareil au même, non  !?!

Brassens, le sceptique

Brassens, homme libre par excellence, a toujours revendiqué le droit de vivre sa propre vie loin du troupeau. L’une des chansons des premiers disques, « la mauvaise herbe » le dit clairement.

Je me rappelle que le grand-père de Joëlle, dans les années 60, tombé comme beaucoup de personnes sous le charme du Brassens des années 50, ne lui avait pas pardonné le fait d’avoir écrit « La guerre de 14-18 ». Je comprends … mais on doit reconnaître bien évidemment le droit à Brassens d’avoir un avis contraire de celui de la majorité des gens (d’autant plus que, contrairement à la plupart des autres chansons, « la guerre de 14-18 » est à prendre au second degré. Et d’autant plus aussi que, fait peu connu, Brassens disait à ses amis que sans la guerre de 14-18, qui a tué le premier mari de sa mère, il ne serait jamais né). Ceci explique peut-être en partie cela.

Même si Brassens a été touché par le fait que sa chanson ait suscité une polémique, il a récidivé quelques années plus tard avec un texte de la même veine : « Les deux oncles ». Mettre dos à dos les Anglais (les alliés) et les Allemands (les attaquants), évidemment, ça n’allait pas faire l’unanimité, même si l’on était à une époque où la fibre patriotique était devenue rare. Et les mêmes personnes qui avaient réagi à « La guerre de 14-18 » lui en ont voulu une fois de plus. Je connais cette chanson par coeur, je la chante depuis 50 ans (j’en aime énormément la musique), mais comme cet été j’ai découvert un grand bonhomme (Jean-Pierre Arbon, dont je reparlerai dans un autre article), je vous la livre dans une version récitée, le fait de la réciter apportant, contre toute attente de ma part, un éclairage un peu différent (si vous n’avez pas le temps de regarder toutes les vidéos de cet article, regardez au moins celle-ci).

En 1971, dans son avant-dernier disque, Brassens a sorti une chanson qui n’a pas été comprise par les mêmes personnes et qui a été critiquée par nombre de militants de tous bords : « Mourir pour des idées ». Mais malgré tout la chanson a eu, d’une certaine façon, son heure de gloire car bon nombre de chansons du disque XI ont été très diffusées à la radio (Brassens, à cette époque-là, était devenu une institution et il était hors de question de censurer ses propos, contrairement à la décennie précédente). Je vous présente une autre version, récitée elle aussi (mais en plus théâtral) de cette chanson.

Et enfin, pour continuer sur le scepticisme de Brassens vis à vis des grandes causes, une dernière chanson qu’il a composée juste avant sa mort, dans laquelle il enfonce encore le clou, et qu’il n’a pas eu le temps d’enregistrer : « Le sceptique ». Jean Bertola l’a chantée et fait connaître au public en 1982, deux ans après la mort de Brassens. Même si je reconnais le mérite énorme de Bertola d’avoir fait connaître cette chanson posthume au grand public, je préfère celle de LeForestier une dizaine d’années plus tard et celle également de Denis Ruelland (membre du trio « Le bon maître nous le pardonne »). Voici les versions, très différentes l’une de l’autre, de Bertola et de Ruelland :

Brassenssophile ou non, y a dans cet article matière à discuter sur l’engagement militant et sur le fait que si on regarde notre histoire, récente ou non, même les idées les plus nobles ont engendré énormément de morts. De quoi effectivement être sceptique !

Ma dernière ligne droite, mais au ralenti …

Le moment devait fatalement arriver.
Ce blog mourra de sa belle mort, d’une mort douce, au ralenti.
Je crois avoir dit à peu près tout ce que j’avais envie de dire, et mes sujets de prédilection, finalement, ne sont pas si nombreux que ça, je ne ressens plus le besoin de les développer, voire de ressasser un peu les mêmes choses.
Les vieux finissent tous par radoter, je préfère tirer ma révérence avant.
J’ai aussi un besoin vital (la vie est courte, hein !) de repartir sur d’autres projets.
Mais si je crois avoir dit l’essentiel de ce que je voulais dire sur des tas de sujets, je n’ai pas envie d’arrêter sans parler auparavant de quelques sujets musicaux qui me tiennent à coeur.
Car la musique est au centre de ma vie.
Donc, pour les derniers articles qu’il me reste à écrire, je parlerai des musiciens qui me tiennent le plus à coeur, Brassens surtout, mais peut-être aussi Dylan, Bach et Miles Davis (j’évolue constamment entre ces quatre énormes piliers de la musique).
Ce n’est que lorsque j’aurai épuisé ce que j’ai envie de dire sur Brassens que ce blog s’arrêtera (avec, j’imagine, un dernier article pour remercier celles et ceux qui m’ont accompagné dans ce projet de longue durée  … bientôt 16 ans !).
Donc, pour cette dernière ligne droite, un article sur deux au moins sera consacré à la musique, le reste se partagera sur les sujets habituels (jardinage, nature …) que je n’abandonne pas tout à fait complètement … mais presque.

Mais où sont passés les insectes ?

Reprise du blog après une période inactive de deux mois.
J’espère que l’été a été bon pour vous tous.
Et meilleur surtout que pour les insectes !
Peu de papillons à butiner sur les buddleïas, pas de sauterelles dans les prés, très peu de bourdons terrestres, quasiment pas de frelons, aucune guêpe autour de la table quand on est sur la terrasse …
Mis à part quelques rares constats positifs (par exemple l’abondance du lucane en juin, voir photo ci-dessous), c’est la cata semble-t-il.
Est-ce passager (lié seulement à la météo) ou en est-on à quelque chose de plus durable, un véritable point de rupture avec une chute rapide et inexorable de la plupart des espèces ?